Louis Marie Cordonnier

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Louis Marie Cordonnier

Louis Marie Cordonnier, né à Haubourdin le et mort le à Peyrillac[1], est un architecte français. Il a construit et restauré de nombreux édifices dans la région Nord-Pas-de-Calais, ainsi que la célèbre basilique Sainte-Thérèse de Lisieux dans le Calvados. Son père Jean-Baptiste Cordonnier et son fils Louis-Stanislas Cordonnier sont également architectes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Haubourdin de Jean-Baptiste Ferdinand Cordonnier architecte également et de Rosalie Catherine Cambron, il étudie aux Beaux-Arts de Paris de 1875 à 1881. Il deviendra membre de l'Institut et sera Chevalier (1911) puis Officier (1929) de la Légion d'Honneur en qualité d'architecte et président de l'académie des beaux-arts. Il sera également décoré du titre de Commandeur de l'Ordre de St-Grégoire le Grand, de l'ordre du Christ du Portugal et enfin Officier d'Académie. Il résidait 28 rue d'Angleterre à Lille en 1929.

  • Architecte du Palais de la Paix (1913)
  • Président de la société centrale des architectes
  • Membre du comité spécial du Ministère des Régions libérées
  • Président de l'Office du Bâtiment (1918 à 1921)
  • Membre des jurys d'architecture et de l’École nationale des Beaux-Arts et du salon de la société des artistes français depuis 1911
  • Architecte de l'Opéra-Comique de 1916 à 1923
  • Membre du Conseil général des bâtiments civils (1916 à 1919)
  • Membre du Conseil des sciences (1920-1926)
  • Président du comité régional des Arts appliqués

Il a eu deux épouses, Pauline Jeanne Marie Lussigny, qu'il épousa le 25 juin 1881 à Valenciennes, elle décèdera le 15 mai 1896 à Lille. Il se remarie avec Mathilde Adèle Carpentier le 7 janvier 1898 à Lille[2].

Réalisations architecturales[modifier | modifier le code]

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Basilique Sainte Thérèse de Lisieux
L'église Saint-Vaast à Bailleul (Nord)

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Les hôtels de ville
Autres
Les villas
  • il est l'urbaniste de la station balnéaire d'Hardelot-Plage pour Sir John Whitley. Il va construire les nombreuses villas : Les Petits Crabes, Elisabeth, Wilhelmine pour lui-même, Le Bon Gîte, La Marmaille, Les Roses, Pax, Paulette, Francisca, Yvonne, Nelly, Jehanne, L'Escopette pour Louis Blériot, Ma Mie, La Maisonnette, Les Sablons, La Houle, etc... Après la seconde Guerre Mondiale, seules huit villas vont subsister.
  • il est l'architecte de deux remarquables villas au Touquet classées à l'inventaire du patrimoine architectural français :
    • La Rafale, construite en 1894 pour lui-même. Il voulait en faire sa résidence d’été, mais il la revend en 1900 lorsqu’il participe à la création de la station d’Hardelot. Cette villa est l’une des premières villas construites au Touquet. Elle associe les styles anglo-normand, germanique et hollandais. Inscrite aux MH par arrêté du 1er décembre 1997[3].
    • L’Ermitage, construite en 1894[4].
  • Maubeuge - La villa située 1 avenue de Ferrière (1922) avec l'architecte Jean Lafitte.
À l'étranger
Palais de la Paix à La Haye
Divers

Il est également l'architecte de nombreuses statues et monuments commémoratifs de Lille comme le Monument commémoratif de la défense nationale en 1870, la statue de Pasteur, le monument à Desrousseaux, la statue de Louise de Bettignies, la statue d'Auguste Angellier...

Une avenue lilloise porte son nom : l'avenue de l’Architecte Louis Cordonnier située dans le quartier Vauban.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]