Le Crotoy

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Le Crotoy
Le Quai Courbet.
Le Quai Courbet.
Blason de Le Crotoy
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Rue
Intercommunalité Communauté de communes Authie-Maye
Maire
Mandat
Jeanine Bourgau
2014-2020
Code postal 80550
Code commune 80228
Démographie
Gentilé Crotellois
Population
municipale
2 179 hab. (2011)
Densité 134 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 13′ 00″ N 1° 37′ 33″ E / 50.2166666667, 1.62583333333 ()50° 13′ 00″ Nord 1° 37′ 33″ Est / 50.2166666667, 1.62583333333 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 14 m
Superficie 16,32 km2
Localisation

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Le Crotoy

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Le Crotoy

Le Crotoy est une ville portuaire de la Baie de Somme située dans le département de la Somme, en Picardie.

Le magazine L'Express l'a classé en 2004 parmi les plus beaux et recherchés villages de France. Ses habitants sont appelés les Crotellois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Crotoy est sur une lande de terre au bord de la Manche, qui lui donne une configuration de quasi-presqu'île. L'étymologie du nom de la commune signifierait « habitants des sables ».

La commune est à 2 heures de Paris, 40 minutes d'Amiens et 2 heures de la Belgique. Elle est desservie par l'autoroute A16, la SNCF (gare de Rue ou Noyelles) et le Chemin de fer de la baie de Somme.

Le Crotoy possède la caractéristique d'être une plage de sable fin exposée plein Sud (d'où le nom de plage blanche ou le slogan contemporain de « Le Crotoy, plage plein sud »).

Le village est aujourd'hui une station balnéaire animée. Son centre-ville pittoresque, son activité à l'année, sa plage, son port, ses nombreuses activités touristiques, ses capacités d'hébergement, son site protégé, le Parc du Marquenterre, et la réserve naturelle de la baie constituent assurément des atouts importants. Un important réseau de pistes cyclables dessert Le Crotoy.

Le centre ville offre tous les commerces et artisanats de proximité, hôtels, restaurants, galeries d'art, services de santé, écoles...

L'extraction de matériaux dans les carrières de Saint-Firmin-lès-Crotoy (toujours en activité) a conduit au creusement d'un important plan d'eau, étendu du Crotoy aux limites communales avec la ville de Rue. Une base nautique y a été active à La Bassée.

Article détaillé : Saint-Firmin-lès-Crotoy.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Le Crotoy compte 2 314 habitants (soit une diminution de 5 % par rapport à 1999). La commune occupe le 4 312e rang au niveau national, alors qu'elle était au 3 815e en 1999, et le 31e au niveau départemental sur 782 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Le Crotoy depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1936 avec 2 894 habitants.

En 2011, la commune comptait 2 179 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
924 887 1 196 961 1 152 1 248 1 211 1 171 1 176
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 216 1 411 1 509 1 567 1 585 1 761 1 962 2 041 2 262
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 342 2 562 2 556 2 724 2 654 2 547 2 894 2 719 2 726
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 481 2 412 2 429 2 347 2 440 2 439 2 331 2 314 2 179
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (30,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,7 %, 15 à 29 ans = 16,5 %, 30 à 44 ans = 16,4 %, 45 à 59 ans = 23,4 %, plus de 60 ans = 27 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 15,7 %, 15 à 29 ans = 14,7 %, 30 à 44 ans = 16,8 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 33,3 %).
Pyramide des âges à Le Crotoy en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90  ans ou +
1,2 
7,7 
75 à 89 ans
12,1 
18,5 
60 à 74 ans
20,0 
23,4 
45 à 59 ans
19,4 
16,4 
30 à 44 ans
16,8 
16,5 
15 à 29 ans
14,7 
16,7 
0 à 14 ans
15,7 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

Economie[modifier | modifier le code]

À l'instar de Saint-Valery-sur-Somme, la ville a instauré le stationnement payant sur tout son territoire. Les procès verbaux dressés par la police municipale ne sont pas sans incidence sur les activités commerciales, artisanales et de restauration[6].

La pêche[modifier | modifier le code]

L'une des activités historiques du Crotoy est la pêche, pêche en mer et surtout pêche à pied pour les coques, salicornes et, depuis 1981, la culture de la moule de bouchots.

La cueillette[modifier | modifier le code]

La commune vit aussi au rythme de la cueillette d'une plante marine, la Salicorne, (Salicornia europea) que l'on peut consommer comme légume tel les haricots verts, ou comme condiment préparé comme les cornichons.

On cueille également les "Oreilles de cochon", feuilles jeunes de l'Aster maritime. Elles sont préparées en légume comme les épinards pour accompagner viandes rouges, poissons, etc. On peut aussi, comme pour la salicorne, les préparer comme condiment.

Ces plantes sont caractéristiques des "prés salés" appelés aussi "mollières" en Baie de Somme

Tourisme balnéaire[modifier | modifier le code]

Cabines de plage au Crotoy.

La commune a une longue tradition balnéaire (1er établissement de bains en 1846, création du Syndicat des baigneurs en 1907, et du Syndicat d'initiative en 1922). Elle offre aujourd'hui toutes les prestations d'une station balnéaire: bains de mer sur la plage orientée plein sud, une résidence "Pierre et vacances" avec piscine, de nombreux hôtels, chambres et maisons d'hôtes…

Culture, fêtes, sport et loisirs[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Le festival de l'oiseau[modifier | modifier le code]

Cette manifestation d'ornithologie se déroule chaque année depuis 1991 au mois d'avril en baie de Somme. (festival de l'oiseau et de la nature)

Peinture[modifier | modifier le code]

La tradition artistique se perpétue aujourd'hui par des galeries d'artistes et le Local à chalut[7], lieu authentique réhabilité par la commune pour des expositions de peinture. Des stages de peinture en baie sont proposés toute l'année.

Loisirs[modifier | modifier le code]

La chasse[modifier | modifier le code]

La chasse aux gibiers d'eau est une activité traditionnelle. Soit à la botte, soit à la hutte ou au hutteau (trou de la longueur d'une personne sur 1,20 m de large et de 0,30 m de profondeur où on dépose de la paille, et recouvert d'une toile couleur sable, la toile est posée sur 3 à 4 tiges de bois piquées dans le sable en forme de cerceau pour donner une forme bombée au hutteau). Le chasseur fait un hutteau à environ 20 mètres d'un cours d'eau ou d'une flaque d'eau où il dépose des appelants plastiques et vivants. Il peut y passer la nuit ou la journée.

Fêtes[modifier | modifier le code]

La Transhumance des moutons[modifier | modifier le code]

Le Crotoy vit chaque année un événement suivi par des milliers de personnes, celui de la transhumance des moutons de prés salés de la baie de Somme, que les éleveurs font remonter de leurs pâtures salées de la Baie sur la terre ferme afin de les mettre à l'abri pour l'hiver.

C'est l'occasion d'une grande fête sur le port avec notamment des stands d'éleveurs locaux qui présentent leurs produits. Réputé pour son goût et sa finesse, l'agneau de prés salés de la baie de Somme est une appellation d'origine contrôlée (AOC).

Pour des raisons essentiellement administratives, cette fête n'existe plus depuis 2008.

Sports[modifier | modifier le code]

Le Crotoy est une station de chars à voile, vols à voile et autres sports de glisse, un plan d'eau douce pour la voile, un port de plaisance, un club de navigateurs, des associations de randonnées en baie de Somme. Il y a également un club de football et un centre équestre.

La Transbaie[modifier | modifier le code]

Chaque année, aux environs du mois de juin, Le Crotoy abrite également une course à pied, mobilisant des milliers de sportifs amateurs, appelée Transbaie. Celle-ci consiste à effectuer un aller-retour à travers la baie de Saint-Valery-sur-Somme au Crotoy, soit une quinzaine de kilomètres aller-retour. En 2009, la Transbaie s'est déroulée le 19 avril et près de 5000 coureurs ont pris le départ de la course.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Jean-Baptiste Arsène Desgardin[8]    
Les données manquantes sont à compléter.
1983 mars 2001 Jean-Louis Wadoux RPR Entrepreneur TP
mars 2001 mars 2008 Roselyne Bourguelle Sans étiquette Buraliste
mars 2008[9] avril 2014 Jean-Louis Wadoux RPR Entrepreneur TP
avril 2014[10] en cours
(au 5 mai 2014)
Jeanine Bourgau DVG  

La commune du Crotoy comprend une annexe : Saint-Firmin-lès-Crotoy, qui dispose elle-même d'une mairie. Jusqu'à peu de temps[Quand ?], cette entité était dotée d'un adjoint spécial et d'une école.

Saint-Firmin a été rattaché au Crotoy entre 1790 et 1794.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire du Crotoy est particulièrement riche pour une petite cité.

Moyen Age[modifier | modifier le code]

La flotte de Guillaume le Conquérant constituée pour la conquête de l'Angleterre partit de Saint-Valery et quelques navires partirent du Crotoy, en 1066.

En 1290, le comte du Ponthieu, Édouard, roi d'Angleterre, acheta de la commune du Crotoy-Maiocq-Berteaucourt une rente dont le capital fut appliqué aux besoins de cette commune[11].

La reine Isabelle de France et son fils embarquèrent du Crotoy en 1326 pour gagner la Hollande puis l'Angleterre afin d'y renverser leur mari et père, Édouard II.

Durant la guerre de Cent Ans, la commune fut alternativement sous domination anglaise et française. Édouard III d'Angleterre séjourne au Crotoy et y fit construire en 1340 une très importante forteresse. Assiégée, Le Crotoy, dernière position française de la baie de la Somme, capitula le 1er mars 1424. Après la bataille de Verneuil, Jean II, duc d'Alençon y fut interné durant 3 ans.

Jeanne d'Arc y fut emprisonnée avant d'être emmenée à Rouen pour son procès. Le Crotoy fut le lieu de résidence, durant ces périodes troublées, d'un gouverneur et d'une garnison. Jacques d'Harcourt fut le gouverneur le plus célèbre du Crotoy : il le défendit avec audace et courage contre les armées anglo-bourguignonnes. Une rue éponyme lui rend hommage dans le centre-ville.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Pendant les guerres de religion, Le Crotoy prit le parti d'Henri de Navarre. Par un édit de 1594, Henri IV déchargea d'impôts les Crotellois. Il séjourna dans la commune le 18 avril 1596.

La forteresse du Crotoy, « qui estait place imprenable» selon Leprêtre, a soutenu pas moins de vingt-cinq sièges dans son histoire[12].

En 1674, en application des clauses du traité d'Aix-la-Chapelle, le château du Crotoy fut détruit. La ville s'endormit jusqu'au XIXe siècle et resta un simple port de pêche.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le Crotoy devint un lieu de résidence recherché et une station balnéaire en vogue à partir de 1850. De nombreux établissements de bains et un casino (à l'emplacement actuel de la résidence Pierre & Vacances) y furent construits.

En septembre 1837, Victor Hugo visita Le Crotoy.

Pierre Guerlain, futur parfumeur de l'Impératrice Eugénie, y acquit de nombreux terrains et une grande maison en bord de mer, qu'il appela son "petit manoir". Cette maison, souvent confondue avec l'Hôtel des tourelles, édifice qui, lui, date de la toute fin du XIXe siècle, existe toujours. En 1850 Pierre Guerlain fit construire au Crotoy le Grand Hôtel (les derniers vestiges de ce bel hôtel ont été démolis au début des années 1970 pour faire place à une résidence d'appartements) : la station balnéaire était lancée. Une tradition orale indique que l'impératrice Eugénie aurait effectué une visite au Crotoy ; une rue à son nom commémorerait cet événement. Elle aurait voulu faire du Crotoy une station balnéaire complémentaire de Deauville, station lancée par le demi-beau frère de Napoléon III, le duc de Morny. Hypothèse peu vraisemblable car, l'impératrice séjournait régulièrement à Biarritz où l'Empereur Napoléon III avait fait construire, dès le début de leur mariage, une grande résidence d'été.

L'écrivain Jules Verne s'installa, dans une maison, « La Solitude », qui existe toujours, à côté du port. Il passa près de huit ans au Crotoy. Il y rédigea notamment 20000 Lieues sous les Mers. Une légende locale veut que la maquette du Nautilus soit enfouie dans le port du Crotoy. Pendant la Guerre de 1870, Jules Verne était capitaine de la garde locale et patrouilla à bord de son voilier le Saint-Michel.

De nombreux peintres furent fascinés par les paysages du Crotoy : Sisley séjourna à de nombreuses reprises au Crotoy et y réalisa quelques toiles, Toulouse-Lautrec effectua à la fin de sa vie de nombreux séjours de 1887 à 1900 dans une maison du centre-ville, "Les mouettes blessées", Georges Seurat vint en 1889 au Crotoy et peignit deux toiles : Le Crotoy amont représentant le bourg et Le Crotoy aval représentant la plage. Alfred Manessier « enfant » du Crotoy a peint de très nombreuses toiles des port et paysages crotellois pendant un demi-siècle.

Colette séjourna cinq ans au Crotoy, à partir de 1906, notamment durant l'été, dans la villa "Belle-Plage", en compagnie de la fille du duc de Morny, Mathilde de Morny et dans la Villa des Dunes. Elle y rédigea Les Vrilles de la vigne et La Vagabonde.

L'écrivain Paul Eudel, natif du Crotoy, y séjourna régulièrement et y rédigea certaines de ses œuvres (parfois sous le pseudonyme de Paul du Crotoy !).

Une des vastes maison construites à l'emplacement de l'ancien château-fort du Crotoy a été le manoir de la famille du poète élégiaque, Charles-Hubert Millevoye.

La commune fut également la terre d'élection des frères Caudron pionniers de l'aviation. De nombreux vols d'essais eurent lieu sur la plage. Le premier vol validé eut lieu le 24 mai 1909. Dès 1910, les frères Caudron créèrent la toute première école de pilotage du monde,(École de pilotage Caudron du Crotoy) attirant dans la Somme de futurs grands aviateurs. En 1912, ils créèrent aussi le premier hydravion de l'histoire.

En 1913, l'école de pilotage se doubla d'une école militaire de pilotage. Cette école d'aviation militaire fut l'une des plus importantes de la Première Guerre mondiale, avec celles situées sur les terrains proches des villes de Chartres, d'Istres, de Chateauroux, ou encore, d'Avord.

Durant l'année 1913, Gaston Caudron créa en Chine la première école de pilotage de ce pays. Il est le premier pilote à survoler la Cité interdite, lors de la livraison de douze biplans type G3 commandés par la Chine. 4 700 pilotes furent diplômés de l'École Caudron du Crotoy. C'est ici que la première femme américaine de couleur, Bessie Coleman, passa son brevet de pilote, ce qui lui était alors interdit aux États-Unis. Le Roi des belges Albert Ier vint visiter la plage et ses terrains d'aviation en 1920. L'École d'aviation quitta le Crotoy en 1928. L'entreprise de construction d'avions des frères Caudron fut finalement rachetée en 1933 par le groupe Renault.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Locomotive à vapeur à la gare.
Port du Crotoy.
Centre-ville du Crotoy.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Réserve naturelle de la Baie de Somme[modifier | modifier le code]

La Baie de Somme.

Étangs de la "Bassée"[modifier | modifier le code]

Des plans d'eau sont situés dans le marais communal. On peut y voir des nichées de cygnes, colverts, poules d'eau, foulques et occasionnellement des cigognes, aigrettes, hérons... Les carrières d'extraction de galets, de l'autre côté de la route, forment un plan d'eau de plusieurs kilomètres de long.

Chemin de fer de la baie de Somme[modifier | modifier le code]

  • le Chemin de fer de la baie de Somme est un chemin de fer touristique faisant le tour de la baie avec des locomotives à vapeur. Autrefois ligne régulière du chemin de fer à voie étroite allant du Crotoy à Noyelles-sur-Mer où se faisait la correspondance avec la ligne Paris-Calais.
Article détaillé : Gare du Crotoy.

Port[modifier | modifier le code]

  • Le port de pêche avec son estacade, et les étals de poissonneries...
  • Le port de plaisance et un bateau de visite touristique de la baie...

Grand bassin de chasse[modifier | modifier le code]

Contigüe au port, sur 66 hectares, cette « chasse d'eau » se vide à marée basse pour désensabler la baie

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

La tour-façade est du XIIIe siècle. A l'intérieur, on peut découvrir un plan ancien du Crotoy avec sa forteresse, un retable du XVe retraçant la vie de saint Honoré, des ex voto sous forme de navires...

Église de Saint-Firmin[modifier | modifier le code]

Dont le cimetière comporte le monument aux morts des deux guerres mondiales

Ancien chalet "Felix-Suzanne-Madeleine"[modifier | modifier le code]

aux bow-windows de Emile-Alexandre Taskin, chanteur d’opéra comique proche d’Offenbach, édifié en 1880

Promenade Jules-Noiret[modifier | modifier le code]

le long de la plage, sur 2 km

Maison Millevoye[modifier | modifier le code]

À l'emplacement de l'ancien château (ne se visite pas) en centre-ville, face à la baie

Vestiges de la forteresse[modifier | modifier le code]

Avec les restes de remparts du XIIe siècle, la tour Jeanne-d'Arc...

La "Solitude"[modifier | modifier le code]

villa de Jules Verne (ne se visite pas) en centre-ville

Les Tourelles[modifier | modifier le code]

Les Tourelles.

Ancienne villa de Gustave Lecoq, rue Guerlain, devenu hôtel-restaurant.

Monument à Jeanne d'Arc[modifier | modifier le code]

La statue de Jeanne d'Arc est due au sculpteur Athanase Fossé. Elle fut inaugurée le 28 août 1881, avec dédicaces lyriques, bombardes et canons.

Monument aux Frères Caudron[modifier | modifier le code]

Le monument aux frères Caudron est situé dans le jardin public devant un kiosque à musique fin XIXe siècle

Ancienne école de pilotage[modifier | modifier le code]

Ancien terrain d'aviation des frères Caudron, piste sur la plage et hangars, doublé d'une école de pilote militaire en 1913, n'existe plus : voir École de pilotage Caudron du Crotoy

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jules Verne, possédait une résidence secondaire au Crotoy.
  • Colette, écrivain.
  • Les Frères Caudron, aviateurs qui possédaient une école d'aviation sur Le Crotoy.
  • La famille Guerlain, propriétaire des parfumeries du même nom, qui voulut faire du Crotoy une station balnéaire sous le Second Empire.
  • Henri de Toulouse-Lautrec a effectué plusieurs séjours au Crotoy, notamment au printemps 1900 où il a peint le portrait en pied de son ami Maurice Joyant chassant en baie de Somme, tableau exposé au musée Toulouse-Lautrec d'Albi[13]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Crotoy d'hier, vie quotidienne au Crotoy de 1860 à 1940, Chemins de traverses, 1988
  • Hélène Braeuener, Les peintres de la baie de Somme, La Renaissance du livre, 2001
  • Marie-Noëlle Craissiti, Sur les pas des écrivains, balade dans la Somme, Éditions alexandrines, 2007
  • Pierre Devismes, Jeanine Bourgau, Une vie de pêche en baie de Somme, Engelaere édit., imp. New Golf -9030 Gent, novembre 2009, (ISBN 978-2 917 621 042)
  • Caroline Fayaud-Zigurs, Reflets, la baie de Somme, Graphos, 2008
  • Annie Jacques, La vie balnéaire en baie de Somme : Le Crotoy au temps de Guerlain, Jules Verne, Colette et Toulouse Lautrec, Engelaere éditions, 2011
  • Annie Jacques et Carole Koempgen, Le Crotoy architectures d'hier et d'aujourd'hui, Association de la Sauvegarde de la Mémoire du Crotoy, 2009
  • Florentin Lefils, Le Crotoy (réédition), Office d'édition du livre d'histoire, 1994
  • Florentin Lefils, Histoire de la ville du Crotoy et de son château, réédit. la Vague verte, 80460-Woignarue, 1999, (ISBN 2-908 227-93-2)
  • Alain Minard, Les Femmes et la Mer et Brave fille, Elise et la baie de Somme, (réédition du roman de Fernand Calmettes), Aquadec, 2010
  • Gonzague Saint Bris, Sur les pas de Jules Verne, 2004
  • Bernard Toulier, dir., Patrimoines en perspective, villégiatures des bords de mer, Éditions du Patrimoine Centre des monuments nationaux, 2010

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 17/07/2008.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à Le Crotoy en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 novembre 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 novembre 2010)
  6. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, octobre 2013
  7. « Expositions et Peinture au Crotoy », sur Office du tourisme du Crotoy
  8. Registres état-civil-1874
  9. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 27 janvier 2009 (consulté en 1er mars 2009)
  10. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 7 avril 2014, p. 13.
  11. Ernest Prarond, Cartulaire du Ponthieu, tome 2, p. 531
  12. Abbé Eugène Outrequin, curé du Crotoy, Jeanne d'Arc au Crotoy, imp. Piteux frères, Amiens, 1909, Chap. I
  13. Roger Noyon, Promenades en baie de Somme de Victor Hugo à Robert Mallet, Fressenneville, Imprimerie Carré, 1995, p. 32-35 et 63.