Autisme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Autisme
et Trouble envahissant du développement
Classification et ressources externes
Autism-stacking-cans 2nd edit.jpg
Aligner des objets d'une manière répétitive est un comportement occasionnel chez les individus atteints d'autisme.
CIM-10 F84 TED
F84.0 autisme infantile
CIM-9 299.00
OMIM 209850
DiseasesDB 1142
MedlinePlus 001526
eMedicine med/3202  ped/180
MeSH D001321
GeneReviews Autism overview
Wikipédia ne donne pas de conseils médicaux Mise en garde médicale

L'autisme ou plus généralement les troubles du spectre autistique (TSA) sont des troubles du développement humains caractérisés par une interaction sociale et une communication anormales, avec des comportements restreints et répétitifs[1]. Les symptômes sont généralement détectés par les parents dès les deux premières années de la vie de l'enfant.

L'autisme semble associé à des différences de développement du cerveau, observable par la nature des réseaux de neurones et le fonctionnement de leurs interconnexions (ou synapses).

Les troubles du spectre autistique sont définis cliniquement et recouvrent une diversité d'état et de causes potentielles[HAS 1]. On les explique en distinguant une part génétique complexe et des influences environnementales encore mal comprises, mais les recherches se poursuivent (en neurophysiologie[2], psychologie cognitive[3], etc).

L'histoire de la notion d'autisme est complexe, avec une évolution des critères de définition dont une en 2013[4] et une prévue pour 2015 dans différentes classifications. Plusieurs articles connexes couvrent plus en détail divers aspects de ce sujet.

Le 2 avril est la « journée mondiale de la sensibilisation à l'autisme »[5].

En France, l'autisme est reconnu comme un handicap depuis 1996[6].

Définition[modifier | modifier le code]

La définition de l'autisme renvoie aux critères de psychopathologie clinique de référence : la classification internationale des maladies (CIM), et Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM).

C'est l'association de deux critères de trouble, l'un social et l'autre comportemental, qui tend à définir aujourd’hui l'autisme (dans le DSM V)[4]. Ces deux critères se substituent à une notion de triade autistique qui fait néanmoins toujours office de définition de référence (dans le CIM 10)[7], sans contradiction car elle ne fait que distinguer communication et interaction dans le volet social. Cette triade mise en évidence cliniquement est la suivante [8] :

  • Troubles qualitatifs de la communication verbale et non-verbale,
  • Altérations qualitatives des interactions sociales,
  • Comportements présentant des activités et des centres d'intérêt restreints, stéréotypés et répétitifs

« Ces anomalies qualitatives constituent une caractéristique envahissante du fonctionnement du sujet, en toutes situations » [7],[HAS 2],[N 1].

Les parents peuvent s'apercevoir des premiers signes de l'autisme durant les deux premières années de leur enfant au niveau du regard et de l'absence de tentative de communication de celui-ci par les gestes ou le babillage. Les signes se développent le plus souvent progressivement, néanmoins certains enfants se développent d'abord normalement, puis soudainement régressent[9],[10].

Évolution des critères de définition[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la notion d'autisme.
  • En 1911, l'autisme désignait un des différents états identifiés au sein des schizophrénies[11], la psychose en étant un autre.
  • En 1943, les signes et symptômes de référence catégorisant l'autisme comme un trouble infantile distinct ont été établis par le pédopsychiatre Leo Kanner[12], mais ce n'est qu'en 1980 qu'ils ont été distingués sous le nom d’« autisme infantile » dans le DSM, et non plus comme un type infantile de schizophrénie[13].
  • En 1983, la psychiatre Lorna Wing établit la triade autistique de référence[8], après avoir mis en évidence la notion de continuité au sein des troubles du spectre autistique[14] sur la base de travaux réhabilitant ceux de Hans Asperger[15] qui furent concomitant à ceux de Kaner.
  • En 1987, la catégorie autisme infantile est renommée « trouble autistique » avant de devenir « trouble envahissant du développement » (TED) en 1994 dans le DSM IV[13]. Elle deviendra enfin « troubles du spectre autistique » (TSA) en 2013 dans le DSM V qui instaure des critères diagnostiques continus, distinguant l’intensité de trouble sociaux d'une part et comportementaux d'autre part, en supprimant les sous-catégories comme le syndrome d'Asperger[4].
  • Si les critères du DSM servent mondialement de référence (en plus du CIM très proche), l'autisme en France est souvent abordé selon une approche distincte, et c'est la classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent (CFTMEA) qui est souvent utilisée, même si la Fédération Française de Psychiatrie impose depuis 2005 de préciser une correspondance selon les références internationales (CIM-10)[HAS 3]

D'après les recherches physiologiques[modifier | modifier le code]

Des recherches ont identifié de multiples singularités physiologiques cérébrales chez des autistes.

On distingue depuis le début du 21e siècle des différences au niveau du cerveau dans l'ensemble distingué par les critères cliniques. Les recherches en neurosciences ont ainsi rapporté des différences dans l’organisation du cortex[16], au niveau des dendrites (arborescences des neurones) et des synapses (connexion entre neurones), voire des modifications plus larges de structures cérébrales. Il est possible que les différences corticales apparaissent au cours d'un stade de développement anténatal[16].

En corrélation avec les déficits fonctionnels observés au niveau comportemental, il a été relevé que les enfants autistes auraient un nombre de neurones plus élevé et un cerveau plus gros[N 2].

À l'échelle des synapses, des études mettent en évidence des modifications dans le système des neurotransmetteurs, en particulier celui du transport de la sérotonine en association notamment avec des modifications de gènes impliqués. L'implication du système dopaminergique ou glutamatergique semble moins bien démontrée. Enfin, des études prometteuses sont en cours sur le rôle du système cholinergique, de l'ocytocine ou encore de certains acides aminés impliqués dans la neurotransmission[1].

D'après l'étiologie et la théorie[modifier | modifier le code]

Les différents troubles liés à l'autisme semblent le plus souvent d'origine « multifactorielle, avec une forte implication de facteurs génétiques[17] » et de nombreux facteurs de risques concomitants[1].

La modification de gènes liée à la maturation synaptique semble principalement en cause et oriente ainsi les études neurobiologiques vers les modifications de la connectivité et des neurones induites par l'expression de ces gènes[1]. Leurs suppressions chez des rongeurs provoquent des symptômes pseudo-autistiques[18],[19].

Des travaux sur l'héritabilité de l'autisme suggèrent que 90 % de la variabilité est attribuable à des facteurs génétiques[1]. Selon une étude parue en mai 2014[20], l'une des plus vastes réalisées[21], l'autisme n'est génétique qu'à hauteur de 50%, à part égale avec les facteurs environnementaux[21]. Il est cependant difficile de distinguer les facteurs génétiques et les facteurs environnementaux, l'autisme étant un caractère phénotypique issu d’interactions complexes[22]. Les structures cérébrales caractéristiques de la maladie étant acquises durant la grossesse[23], il n'est pas possible d'isoler l'effet de l'environnement en étudiant les jumeaux monozygotes qui sont exposés aux mêmes conditions de développement prénatal. Les interactions des gènes liés à l'autisme entre eux et avec l'environnement sont complexes : un même profil génétique et le même environnement peut produire des individus autistes et normaux, les jumeaux monozygotes n'étant pas systématiquement autistes ou normaux. Dans les années 1990, l'autisme était considéré comme une maladie polygénique de 5 à 15 gènes à transmission non mendélienne. Or, depuis les années 2000, plusieurs centaines de gènes à transmission mendélienne impliqués dans l'autisme ont été mis en évidence[24]. L’autisme serait lié à 1 034 gènes différents, et les effets de mutations spontanées ne sont pas négligeables[25].

Facteurs de risques non génétique[modifier | modifier le code]

  • L'acide valproïque, un médicament antiépileptique, pris chez la femme enceinte semble favoriser la survenue d'un autisme (ou de troubles apparentés) chez l'enfant[26].
  • Les médicaments à base d'inhibiteur de sérotonine pris durant la grossesse[27]
  • Les troubles respiratoires périnatals [28]
  • L'exposition à la pollution atmosphérique durant la grossesse[29]
  • Les naissances trop tôt, par césarienne et les nouveaux nés trop légers ont plus de risque[30]
  • Déficiences nutritionnelles de la mère, notamment en vitamine et en acide folique[31]

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Diagnostic clinique[modifier | modifier le code]

Il n'existe à ce jour pas d'examens complémentaires permettant de dépister l'autisme. Le diagnostic de l'autisme et des autres troubles envahissants du développement (TED) est clinique[HAS 1] et se fonde sur une double approche :

  • un entretien approfondi avec les parents, afin de préciser au mieux les différentes étapes du développement de l'enfant et d'établir un bilan de ses comportements et interactions actuels ;
  • l'observation de l'enfant et des mises en situation à visée interactive, afin d'évaluer les différentes manifestations du syndrome autistique qu'il peut présenter, et le degré de son aptitude à nouer des liens sociaux, communiquer et interagir avec un environnement donné.

Le diagnostic doit être supervisé par un médecin spécialiste (psychiatre ou neuropédiatre) et comprend obligatoirement l'élimination de pathologies qui peuvent se manifester d'une manière proche de celle d'un autisme (voir les recommandations de la HAS[HAS 4]) :

  • un bilan auditif, pour éliminer une surdité éventuelle ; en effet un enfant malentendant peut manifester des comportements similaires à ceux d'un enfant autiste ;
  • un ou plusieurs bilans-diagnostics avec un psychologue ou psychiatre spécifiquement formé : ADI-R, ADOS, CARS sont les plus connus et validés ;
  • un bilan d'orthophonie (développement du langage oral), afin d'évaluer le niveau de retard de langage s'il y a lieu ;
  • un bilan psychomoteur: on retrouve fréquemment des troubles du développement moteur dans l'autisme.

En complément :

  • un examen neurologique pour détecter une pathologie neurologique ou une épilepsie associée ;
  • si jugé nécessaire par le neurologue, une IRM pour rechercher des anomalies visibles du cerveau ;
  • une enquête génétique pour dépister certaines affections génétiques connues pouvant entraîner un TED.

Le spécialiste (psychiatre ou neuropédiatre) effectue la synthèse de ces éléments et de ses propres observations cliniques pour délivrer le diagnostic, qui doit être posé selon la nomenclature de la CIM-10.

En France, étant donné le déficit de professionnels formés à ce sujet, il est recommandé, en cas de soupçon de TED, d'effectuer le diagnostic dans un des Centres Ressource Autisme régionaux[32].

Les différents diagnostics de l'autisme[modifier | modifier le code]

Les sous-catégories diagnostiques[modifier | modifier le code]

Si le DSM V ne fait plus de distinction interne au spectre autistique autre que la quantification des troubles sociaux d'une part et comportementale d'autre part, la CIM-10 distingue principalement trois diagnostics :

  1. l'autisme infantile — en tant que diagnostic distinct — appelé aussi trouble autistique (DSM-IV) ou parfois autisme de Kanner en référence aux premiers critères cliniques établis par ce dernier.
  2. le syndrome d'Asperger (sous-catégorie supprimée dans le DSM V),
  3. l'autisme atypique, par exclusion des deux précédents.
Les classifications de l’autisme et des TED[HAS 5]
CIM-10 CIM-10[33] DSM-IV CFTMEA
F.84 TED TED Psychoses précoces (TED)
F.84.0 Autisme infantile Troubles autistiques Autisme infantile précoce – type

Kanner

F.84.1 Autisme atypique

Autres troubles envahissants du développement

Troubles envahissants du développement non spécifiés incluant l’autisme infantile Autres formes de l’autisme
  • Psychose précoce déficitaire
  • Retard mental avec troubles autistiques
  • Autres psychoses précoces ou autres
  • TED
  • Dysharmonie psychotique
F.84.2 Syndrome de Rett Syndrome de Rett Troubles désintégratifs de l’enfance
F.84.3 Autres troubles désintégratifs de l’enfance Troubles désintégratifs de l’enfance
F.84.4 Troubles hyperactifs avec retard mental et stéréotypies Pas de correspondance Pas de correspondance
F.84.5 Syndrome d'Asperger Syndrome d'Asperger Syndrome d'Asperger

Autisme infantile[modifier | modifier le code]

Exemple de comportement stéréotypé d'un enfant autiste
Article détaillé : Autisme infantile.

Le terme renvoie aux troubles autistiques du contact affectif définis en 1943 par Leo Kanner[12]. Il a officiellement été distingué sous ce nom d'autisme infantile pour la première fois dans le DSM III en 1980[13].

Dans le même temps, la notion, appelée autisme par commodité, a évolué au point que ces critères premiers sont distingués comme autisme typique (ou autisme de Kanner, ou encore autisme infantile précoce), tandis que l'ensemble plus vaste est appelé trouble envahissant du développement (TED) dans les DSM IV[13] et CIM 10, et tend à devenir celui des troubles du spectre autistique dans les évolutions.

Syndrome d'Asperger[modifier | modifier le code]

Un intérêt hors norme pour un domaine d'étude particulier (ici la structure moléculaire), peut être représentatif de certaines formes d'autismes.
Article détaillé : Syndrome d'Asperger.

Appelé psychopathie autistique en 1943 par Hans Asperger[34], ce syndrome est formalisé cliniquement en 1981 par Lorna Wing[15]. Ses travaux suivants[14],[8] permettent d'inclure ce syndrome dans l'autisme et de définir une triade autistique qui dès lors sera la définition de référence de l'autisme en général[7].

Ce syndrome, qui incarne donc la continuité d'un spectre autistique, rejoint dans un premier temps les critères diagnostiques dans le CIM-10 en 1993 et le DSM IV en 1994[13], puis la distinction spécifique tend à disparaître au profit d'une notion de continuité incarnée par les critères diagnostiques du DSM V en 2013[4].

Autisme atypique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Autisme atypique.

C'est un critère diagnostique qui distingue un caractère autistique autre que l'autisme infantile ou le syndrome d'Asperger. Contrairement au diagnostic de trouble envahissant du développement non spécifié, le caractère autistique est clairement indiqué (il pointe l’existence des trois critères de référence de l'autisme, sociaux, communicationnel et de centre d’intérêt).

Autres affections[modifier | modifier le code]

Certaines affections connues et identifiées distinctement sont souvent associées à un diagnostic d'autisme, et contrairement aux maladies associées elles sont considérées comme un cause connue des troubles autistiques. C'est le cas des affections suivantes :

Dans l'ensemble, le fait de parler d'autisme dans ces cas n'est pas consensuel. Ainsi pour faire les comptes épidémiologiques le syndrome de Rett a été tantôt inclus, tantôt exclu des décomptes.« Il est à noter que leur appartenance au spectre des troubles autistiques est actuellement en cours de discussion[17]. »

Diagnostic différentiel[modifier | modifier le code]

Le diagnostic différentiel des troubles du spectre autistique se fonde en partie sur une évaluation des trois critères centraux du spectre : socialisation, communication, comportement[N 3].

Trouble autistique Syndrome d'Asperger Trouble envahissant du développement non spécifié
Âge au diagnostic 0–3 ans (3–5 ans) >3 ans (6–8 ans) Variable
Régression ~25 % (sociale / communication) Non Variable
Ratio (m:f) 2:1 4:1 M>F (variable)
Socialisation Pauvre (>2 critères DSM-IV) Pauvre Variable
Communication En retard, anormale; peut être non verbale Pas de retard précoce; difficultés qualitatives et pragmatiques plus tard Variable
Comportement Plus sévèrement atteint (inclut comp. stéréotypés) Variable (intérêts circonscrits) Variable
Déficience intellectuelle >60 % Absente ou légère Légère à sévère
Cause Plus probable d'établir des causes génétiques autres que dans s.A. ou PDD-NOS Variable Variable
Épilepsie 25 % sur la durée de l'existence Autour de 10 % Autour de 10 %
Pronostic Pauvre à modéré Modéré à bon Modéré à bon

Si la mère a consommé des boissons alcoolisées pendant la grossesse, même en faible quantité, ce peut être la cause d'un TSAF dont des symptômes peuvent être à tort interprétés comme ceux du spectre autistique[35].

Traitement et prise en charge[modifier | modifier le code]

Une prise en charge adaptée d'enfant autiste est souvent associée à une diminution des troubles observés.

On peut distinguer plusieurs dimensions de prise en charge selon plusieurs approches — éducatives, psychologiques, psychanalytiques voire médicales — et donc diverses méthodes de soin plus ou moins en concurrence[36].

En France, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) émet le 8 novembre 2007 dans son avis no 102 le constat suivant :

« Il n’y a pas aujourd’hui de traitement curatif, mais une série de données indiquent depuis plus de quarante ans qu’un accompagnement et une prise en charge individualisés, précoces et adaptés, à la fois sur les plans éducatif, comportemental, et psychologique augmentent significativement les possibilités relationnelles et les capacités d’interaction sociale, le degré d’autonomie, et les possibilités d’acquisition de langage et de moyens de communication non verbale par les enfants atteints de ce handicap[37]. »

L'autisme affecte parents et proches du fait de l'insuffisance de structures adaptées à la prise en charge scolaire, éducative, sociale et thérapeutique de leurs enfants[38].

À l'âge adulte, des modalités de prises en charges sont proposées par le rapport d'Autisme Europe de 2009 : « Le projet thérapeutique adulte doit mettre l’accent sur :

  • l’accès au logement avec des réseaux de soutien,
  • la participation au monde du travail et l’emploi,
  • l’éducation continue et permanente,
  • le soutien nécessaire pour prendre ses propres décisions, d’agir et de parler en son propre nom ; l’accès à la protection et aux avantages garantis par la loi »[39].

Éducative[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Approches éducative.

Selon certaines études, les interventions cognitives et comportementales peuvent dès les premiers symptômes aider les enfants autistes à gagner en autonomie et en assurance en société et développer des habitudes de communication[40].

Les approches sensorielles (snoezelen, balnéothérapie, équithérapie ou la dolphinothérapie) peuvent également aider à la communication et au bien-être des personnes atteintes d'autisme ou de T.E.D[réf. souhaitée].

Psychanalytique[modifier | modifier le code]

L'approche psychanalytique, qu'elle concerne les théories sur l'origine des troubles autistiques ou leur prise en charge est source de vives controverses[36]. En France, des recommandations spécifiques[37],[HAS 6] ont été élaborées en 2012 par la Haute Autorité de Santé. Celles-ci, après une consultation pluridisciplinaire sur l'état des connaissances[HAS 2], classent l'approche thérapeutique psychanalytique dans la catégorie des approches « non consensuelles ». Ces recommandations ont également entraîné un vif débat. Des associations de familles militant pour que l'approche psychanalytique soit considérée comme « non recommandée » ont exprimé leur déception[41], certaines associations de psychanalystes ont protesté[42]. Des réserves ont été émises par la revue Prescrire sur la méthodologie d'élaboration des recommandations de la Haute Autorité de Santé : « L’élaboration de ce guide est basée sur la méthode dite du consensus formalisé. Mais le terme de consensus ne reflète pas la réalité [...] Ce guide privilégie les méthodes cognitivo-comportementales, et écarte les autres approches sans arguments solides. Ce choix exclusif est non ou mal étayé. Il n’aide pas les soignants de premiers recours ni les familles à faire un choix éclairé »[43].

On trouve les origines de cette controverse notamment sur le plan médiatique, avec Bettelheim qui a repris le terme de « mère réfrigérateur » de Kanner pour désigner des mères comme cause de l'autisme de leur enfant. Bien qu'il prône lui une prise en charge psychoéducative et qu'il exclue de sa définition de l'autisme les causes innées (là où Kanner fait le contraire) il reste le symbole du refus d’entendre la part génétique, innée de ces troubles. Ses théories ont effectivement été reprises en psychanalyse relativement à l'autisme, même si on les considère maintenant liées aux situations extrêmes. Une dérive vers l'absence de prise en charge autre que d'inspiration psychanalytique a ensuite longtemps et vivement été dénoncée par les associations de parents, accusant donc cette psychanalyse qui guidait le choix de certains pédopsychiatres.[réf. souhaitée]

Dans l'ensemble, le rapport de la psychanalyse à la notion d'autisme est plus complexe, liée aux précurseurs de la psychanalyse. Ainsi, l'Histoire de la notion d'autisme montre une distinction première par Jung dès 1905, avant même les théories de Freud et le choix du mot « autisme » par Bleuler précisément pour se distinguer de ces théories. Puis en 1925 Klein propose déjà la distinction du sous ensemble infantile décrit par Leo Kanner en 1943. Plus tard, Tutsin et Meltzer seront ensuite reconnus pour leurs apport théorique à la notion médicale préexistante. En 2009, le psychiatre et psychanalyste Hochmann qui a retracé l'histoire de l'autisme écrit :

« La psychanalyse bien comprise et les hypothèses qu’elle permet de faire sur la psychopathologie de l’autisme n’ont aucune prétention causale[N 4]. »

Médical[modifier | modifier le code]

Article détaillé : traitement médicaux.

L'avis no 102 du CNCE précise qu' « il n'existe pas de traitement curatif »[37], et il n'existe pas non plus de traitement médicamenteux recommandé officiellement[44]. Néanmoins, certains déséquilibres souvent associés aux troubles autistiques, comme le taux d'ocytocine ou de mélatonine, peuvent trouver des réponses médicales.

Par exemple la prescription de mélatonine pourrait améliorer significativement le temps de sommeil total[45],[46],[N 5].

Maladies associées[modifier | modifier le code]

Le soin médical passe aussi par l'identification et le soin d'autres affections souvent associées. Les personnes atteintes d'autisme et d'autres TEDs en général sont fréquemment affectées par d'autres troubles et pathologies[HAS 7] :

  • Des troubles du sommeil sont fréquemment rapportés par les familles d'enfants autistes.
  • L'épilepsie est plus fréquente parmi les TEDs que dans la population générale[47] et pourrait partager avec l'autisme un point génétique commun : notamment une mutation dans le gène SYN1.
  • Le retard mental : sa prévalence au sein des TEDs est très discutée car il est difficile de faire passer un test de quotient intellectuel à une personne dont la communication verbale ou non verbale est déficitaire. Le retard mental est en revanche très rarement présent chez les personnes atteintes du syndrome d'asperger : certaines sont au contraire surdouées[réf. souhaitée].
  • L'anxiété et la dépression sont fréquents chez les adultes TEDs sans retard mental ; un risque existe également à l'adolescence lors de la prise de conscience difficile de la différence avec les autres durant cette période critique du développement psycho-affectif[réf. nécessaire]
  • Le trouble du déficit de l'attention est fréquemment mentionné comme pathologie associée à l'autisme (autour de 50 % à 55 % selon une étude de 2006 (Leyfer) et 43 % selon une étude de 2009 (Hofvander)[HAS 8].

Pronostic et évolution[modifier | modifier le code]

Temple Grandin, qui s'exprime ici sur l'autisme en tant qu'autiste[48], est un exemple d'accès a l'autonomie, dont l'histoire est présenté dans le film du même nom.

Si l'autisme est officiellement reconnu comme un handicap dans de nombreux pays dont la France, la perspective d'une évolution hors de certains critères du handicap n'est pas exclue, notamment en ce qui concerne l'autonomie. Parmi des exemples notables de personnes devenues autonomes[49] peut être cité le cas emblématique de Donald Triplett[50], qui n'est autre que le premier cas de la toute première étude de Leo Kanner qui a initié l’acceptation actuelle de la notion d'autisme[51].

Bien qu'il n'existe aucun traitement connu faisant largement consensus[40], il est rapporté que certains enfants autistes peuvent « guérir »[52].

Intégration sociale et professionnelle[modifier | modifier le code]

La dimension sociale des troubles du spectre autistique affecte la capacité des individus à s'intégrer dans le monde professionnel, notamment lorsque le relationnel a beaucoup d'importance (aux États-Unis, par exemple, 10 % des autistes ne peuvent pas parler, 90 % n'ont pas d'emploi régulier et 80 % des adultes autistes sont dépendants de leurs parents). Pourtant, selon Laurent Mottron [N 6], seuls 10 % d'entre eux souffrent d'une maladie neurologique associée qui diminue l'intelligence (par exemple, le syndrome du X fragile)[53].

Les facultés autistiques[modifier | modifier le code]

Zones activées en situation de coordination visualo-motrice ; [jaune] pour le groupe des autistes ; [bleu] pour le groupe-témoin ; [vert] pour les deux groupes. Ces différences pourraient ne pas être qu'une preuve d'un trouble fonctionnel, mais aussi la preuve d'une « organisation alternative du cerveau », parfois plus efficace (cf. tests d'intelligence non-verbale)[53].

Les TSA sont aussi associés, comme l'identifiait Hans Asperger dès 1943, à des facultés particulières, potentiellement utiles à la société. Divers mouvements pour les droits de la personne autiste revendiquent l’épanouissement dans les singularités propres plutôt que de les contrarier systématiquement. Certaines équipes scientifiques travaillent sur cette dimension et la documentent, c'est le cas à l'Université de Montréal de Laurent Mottron et Michelle Dawson (elle-même autiste) qui développent « un regard différent sur l'autisme »[54].

Certains autistes peuvent exceller dans certaines tâches, même non répétitives, grâce à une forte capacité de concentration qui en font parfois de réels « experts autodidactes »[55],[53]. Certains autistes possèdent une bonne capacité de discrimination, par exemple en détectant plus facilement une forme dans un contexte distrayant, un motif musical au sein d'un morceau de musique ou de bruit par exemple[56]). Ils possèdent parfois des capacités particulières d'apprentissage ou des formes différentes d'analyse des problèmes (parfois plus efficace et jusqu'à 40 % plus rapidement dans le test des matrices progressives de Raven (test d'intelligence non-verbale)[55], avec dans ce cas la mobilisation d'aires différentes du cerveau chez les autistes[55]). Enfin, ils ont peut-être toujours l'impression qu'il y a un problème à résoudre.

Les différences d'activation de certaines régions du cerveau montrées par l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) pourraient ne pas être seulement une preuve d'un trouble du fonctionnement du cerveau, mais aussi la preuve d'une organisation alternative du cerveau (observée comme efficace, par exemple lors de tests d'intelligence non-verbale). Ainsi, les variations de volume du cortex cérébral sont considérées comme des facteurs de déficit quand elles sont associées à l'autisme, peut-être à tort quand il s'agit d'un épaississement[53]. Cette organisation différente permettrait parfois d'effectuer certaines tâches complexes avec plus de succès. Une autre communication (non-verbale) existe chez beaucoup d'enfants autistes (par exemple quand ils prennent non pas leur main, mais la main d'une autre personne pour la diriger vers un frigidaire pour demander à manger, ou vers la poignée d'une porte pour signifier qu'ils aimeraient sortir)[53].

Ainsi, Laurent Mottron, après avoir travaillé sept ans avec Michelle Dawson, une des ses collaboratrices, autiste, ancienne postière devenue scientifique, qui a depuis publié treize articles de recherche et coécrit plusieurs chapitres d'ouvrages scientifiques, estime ainsi qu'« Une personne "autiste" douée d'une extrême intelligence et d'un intérêt pour la science, peut être une chance incroyable pour un laboratoire de recherche » et que « Trop souvent, les employeurs ne réalisent pas ce que les autistes sont capables de faire, et leurs assignent des tâches répétitives et presque serviles »[53].

La plupart des autistes repèrent plus vite un motif atypique dans une série ou un environnement, peuvent simultanément traiter de grandes quantités d'informations perceptives, dans des ensembles volumineux de données, et avoir une vision heuristique de type down-up, c'est-à-dire basée sur les données (très utile pour analyser des systèmes à grand nombre de données)[53], mieux que les non-autistes[57]. Ce pourrait être très utile dans le domaine scientifique ou pour certains métiers, dès lors qu'un employeur et une équipe y facilite leur intégration (idéalement avec accompagnement d'un médiateur expérimenté pouvant les aider face à des situations génératrices d'anxiété tels que déclenchent des évènements non planifiés ou vécus comme hostiles (ex : panne ou problème informatique, critique négative…). Mottron ajoute que la personne autiste, focalisant l'essentiel de son intérêt sur les faits concrets et les données réelles, est moins susceptible de biais (quand elle a accès à toute les données nécessaires) et qu'elle est aussi moins soumise à des motifs carriéristes, qui peuvent consciemment ou inconsciemment induire des biais même chez les meilleurs scientifiques[53].

De la même manière que la société a cherché à aider les déficients visuels et auditifs à s'insérer dans le monde du travail et les lieux publics, Mottron estime qu'il faudrait faire de même pour les personnes autistes, en encourageant la science à mieux étudier les déficits autistiques, sans vouloir toujours passer par le langage (qui met en avant le déficit, et n'invite pas à tenir aussi compte des capacités et atouts dont beaucoup de personnes atteintes d'autisme sont dotées), en comprenant comment les autistes apprennent et réussissent dans un environnement naturel[53].

Initiatives[modifier | modifier le code]

  • Des ONG aident des autistes à trouver du travail leur convenant (par exemple l'association « Aspiritech»[58], place des autistes (syndrome d'Asperger surtout) comme testeurs de logiciels dans des entreprises informatiques).
  • En Europe, la société danoise « Specialisterne » a aidé plus de 170 autistes à trouver un emploi entre 2004 et 2011 et sa société-mère, la fondation Specialist People Foundation, vise à aider un million de personnes autistes à trouver un travail[53].
  • En 2013, le groupe SAP annonce un objectif d'embauche de personnes autistes correspondant à 1% de ses salariés pour l'année 2020[59],[60].

Rôle du microbiote digestif dans le développement des symptômes autistiques[modifier | modifier le code]

Dans une étude sur des souris présentant des symptômes autistiques, des chercheurs ont découvert qu’une molécule appelée 4-ethylphenylsulphate (4EPS) était présente à des taux 46 fois plus élevés dans la flore intestinale d'animaux souffrant de troubles autistiques et que ce composé chimique possédait une structure similaire à celle du paracresol (en), une molécule retrouvée en quantité importante chez les personnes autistes[61],[62].

Cette molécule ayant été injectée dans la flore intestinale de souris saines, celles-ci ont commencé à se comporter comme les souris autistes, répétant plusieurs fois le même mouvement ou couinant de manière inhabituelle.

D'autre part, aussi, des chercheurs ont constaté que ces souris autistes présentaient des trous dans leurs intestins et étaient plus sujettes aux problèmes gastriques[61],[63]. Ils ont montré que les souris malades possédaient moins de bactéries de l’espèce Bacteroides fragilis (en) dans leur système digestif, que chez les animaux sains et que, en nourrissant les rongeurs autistes avec la bactérie en question, leurs comportements ainsi que leurs troubles digestifs ont été améliorés[63]. « Il est incroyable de voir qu’en ajoutant uniquement cette bactérie on peut inverser les symptômes de l’autisme » explique John Cryan, un pharmacien de l’University College Cork en Irlande[64].

Épidémiologie et politique de santé dans le monde[modifier | modifier le code]

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

Plusieurs publications font état d'un taux de prévalence de plus de 60 enfants sur 10 000, touchés par une forme d'autisme, soit 1 enfant sur 166. Aux États-Unis en 2000[N 7] ; en Angleterre en 2001[65] ; en France en 2002[66].

Ce chiffre serait en augmentation selon les dernières études épidémiologiques menées aux États-Unis depuis 2000 par les CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies), sur des centaines de milliers d'enfants : la prévalence de l'autisme atteindrait désormais un enfant sur 150[67], un garçon sur 94 ; il est question en 2008 d'1 sur 88 pour les troubles du spectre autistique et en 2012 d'un chiffre en augmentation[68]. S'est alors posée la question de la raison de cette évolution de la prévalence d'autistes diagnostiqués. Les réponses proposées sont une amélioration du diagnostic, une inclusion plus large d'enfants auparavant diagnostiqués d'une autre manière, une augmentation du nombre d'autistes ou, plus vraisemblablement, une combinaison de tous ces facteurs[69].

« Nous avons estimé qu'un enfant sur quatre qui reçoit un diagnostic d'autisme aujourd'hui n'aurait pas été diagnostiqué ainsi en 1993. Ce constat n'exclut pas la contribution éventuelle d'autres facteurs étiologiques, y compris les toxines environnementales, la génétique ou leurs interactions, dans l'augmentation de la prévalence de l'autisme. En fait, il nous aide à reconnaître que de tels facteurs jouent certainement un rôle important dans l'augmentation de la prévalence de l'autisme. Il n'y a aucune raison de croire que l'une de ces hypothèses de travail est erronée et de nombreuses raisons de croire que l'augmentation de la prévalence de l'autisme est en fait le résultat de plusieurs processus qui s'auto-renforcent[69]. »

L'augmentation de la prévalence des troubles du spectre autistique diagnostiqués est constatée dans de nombreux pays. Cette croissance serait donc en partie due au changement des méthodes de diagnostic, qui font que plus de personnes sont détectées et incluses dans ce diagnostic. L'autre part pourrait être due à des facteurs tels que l'augmentation de l'exposition à des toxines environnementales (thème développé dans les théories sur le rapport entre autisme et intoxication).

En Belgique[modifier | modifier le code]

En janvier 2014, le Conseil Supérieur de la Santé a publié un avis scientifique très complet sur la qualité de vie des jeunes enfants autistes et de leur famille. Le Conseil a notamment réalisé un aperçu des politiques existantes et à mettre en œuvre en Belgique pour améliorer la qualité de vie des enfants autistes (de moins de 6 ans) et celle de leur famille. Un « Plan National Autisme » devrait d’ailleurs faire suite à ces recommandations et celles du Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE). Pour la Belgique, le Conseil recommande notamment[70] :

  • de se référer à l’avenir à la définition du DSM-5 pour les troubles du spectre de l’autisme (TSA), tout en faisant attention à ne pas exclure des services les jeunes enfants ayant le syndrome d’Asperger ;
  • coordination et renforcement des centres de références et des structures d’accueil ;
  • formation continue et promotion des pratiques les plus « evidence based ». À l’heure actuelle, pas assez de preuves scientifiques et d’évaluation critique des approches psychanalytiques pour être recommandées. Par contre, le « Projet Personnalisé d’Intervention » (PPI) est l’outil majeur de coordination des interventions entre les professionnels bien sûr mais aussi avec la famille. Il faut associer à cela l’importance du coordinateur professionnel, et le partenariat étroit avec les parents. Ensuite, les pratiques recommandées pour les jeunes enfants de moins de 4 ans sont « les interventions éducatives, comportementales et développementales » (par exemple, ABA et Treatment and Education of Autistic and related Communication Handicapped Children (TEACCH)) d’une durée d’au moins 25 heures par semaine par des professionnels formés ou de 20 heures par semaine + 5 heures par semaine par les parents avec un taux d’encadrement 1/1 – y compris les temps de scolarisation avec un accompagnement individuel adapté et les activités en petit groupe, organisées dans un environnement structuré adapté aux particularités de l’enfant. L’analyse comportementale appliquée, ou Applied Behavior Analysis (ABA) est la méthode de traitement la plus détaillée et évaluée. Quand cette méthode est appliquée de manière très intensive (20 à 40 heures par semaine ; on parle alors d’Intervention Comportementale Intensive Précoce, ICIP) il semble que les jeunes enfants avec un TSA évoluent plus positivement que si on applique des traitements éclectiques plus conventionnels. Ces interventions intensives sont cependant encore difficiles à mettre en application en Belgique. L’accompagnement à domicile et la revalidation sont en effet limités à quelques heures par semaine ;
  • simplification et clarification des démarches et de l’offre de prise en charge et renforcement du support global pour familles et les fratries ;
  • importance de la détection et du dépistage précoces par les enfants et tous les intervenants du secteur de la petite enfance et directives de qualité pour le diagnostic dans un délais inférieur à trois mois ;
  • en Belgique, les enfants avec un TSA se retrouvent aussi bien dans l’enseignement normal que spécialisé de différents types. Ici aussi, une meilleure collaboration devrait permettre à plus d’enfants d’être intégrés dans l’enseignement normal, en bénéficiant de moyens spécifiques. Les enseignants devraient également être formés à cet accueil inclusif (le système scolaire s’adapte aux enfants avec un TSA et non le contraire). Le Conseil souligne également la problématique des enfants avec un TSA (surtout en-dessous de 6 ans, et particulièrement en Région Bruxelloise) qui ne sont pas scolarisés ;
  • que les institutions prévues à cet effet doivent informer et aider les parents dans leurs démarches pour faire valoir les droits fondamentaux des enfants avec un TSA.

En France[modifier | modifier le code]

L'Inserm évoque 100 000 personnes de moins de 20 ans atteintes d'un TED en France (avec un ratio masculin/féminin 4/1)[71].

Les données épidémiologiques de référence sont les suivantes (rassemblées en 2010 par le rapport des connaissances sur l'autisme de la Haute autorité de santé) :

Estimation de la prévalence des troubles envahissants du développement[HAS 9]
source : Fombonne, 1999 Inserm, 2002 Fombonne, 2003 Fombonne, 2005 Fombonne, 2009
Nombre d’études incluses dans la revue 23 31 32 40 43
TED 18,7/10 000
(1/535)
27,3/10 000
(1/336)
27,5/10 000
(1/364)
37/10 000
(1/270)
63,7/10 000
(1/156)
Autisme infantile 7,2/10 000
(1/1389)
9/10 000
(1/1111)
10/10 000
(1/1000)
13/10 000
(1/769)
20,6/10 000
(1/485)
Autre trouble désintégratif de l’enfance - - 0,2/10 000
(1/50000)
0,2/10 000
(1/50000)
0,2/10 000
(1/50000)
Syndrome d’Asperger - 3/10 000
(1/3333)
2,5/10 000
(1/4000)
3/10 000
(1/3333)
6/10 000
(1/1667)
Autisme atypique, Autres TED 11,5/10 000
(1/870)
15,3/10 000
(1/654)
15/10 000
(1/666.7)
21/10 000
(1/476)
37,1/10 000
(1/270)

Dépistage[modifier | modifier le code]

La Haute Autorité de santé, dans ses « Recommandations sur le dépistage et le diagnostic de l'autisme », précise que le diagnostic se fonde sur divers arguments cliniques avec la collaboration des proches de la personne, et émet des recommandations destinées au professionnels et intervenants[72]. Concernée par les formes adultes, la Haute Autorité de santé a également publié en juillet 2011 une recommandation de bonne pratique[HAS 10] visant à améliorer le repérage des troubles et le diagnostic des TED chez l'adulte, grâce à une meilleure sensibilisation des professionnels de la santé.

La Fédération française de psychiatrie a émis depuis 2005 des recommandations pour le diagnostic de ces troubles[HAS 11]. Tout patient ou représentant légal du patient (par exemple, s'agissant d'enfants, les parents) est en droit de s'opposer à un diagnostic (y compris « en contre ») qui n'a pas été réalisé selon ces recommandations et à demander à un autre praticien de réaliser ce diagnostic selon les recommandations.

Les associations Autisme France et Autistes sans Frontières proposent des indications sur les signes d'alerte pouvant indiquer un autisme durant la petite enfance[73],[74].

Un dépistage précoce peut être effectué à partir de 18 mois de manière assez fiable (avec le test M-CHAT) par un pédiatre ou par les parents le cas échéant[75]. En cas de doute, à la suite de ce test il est recommandé d'effectuer dans les mois qui suivent un diagnostic plus précis en milieu spécialisé avec l'ADOS et l'ADI-R. La possibilité d'un dépistage précoce, avant 18 mois, est un enjeu important et fait l'objet d'intenses recherches. De nombreuses études sur le développement des personnes autistes démontrent par ailleurs qu'un dépistage précoce permet la mise en place d'une prise en charge adaptée au plus tôt, ce qui permet d'augmenter notablement les chances de progression ultérieure de l'enfant.

Politique de santé[modifier | modifier le code]

La France est le seul pays dans lequel il existe un autre système de référence que la CIM et le DSM : la CFTMEA. Un ensemble de praticiens y reste très attaché, tandis qu'un ensemble de parents d'autiste y est très opposé[réf. souhaitée].

En janvier 2012, le député Daniel Fasquelle présente une « proposition de loi visant l’arrêt des pratiques psychanalytiques dans l’accompagnement des personnes autistes, la généralisation des méthodes éducatives et comportementales et la réaffectation de tous les financements existants à ces méthodes[76]. »

Parmi les sujet de controverse, on trouve la notion de psychose, le rapport à la psychanalytique et l’éventuelle déduction théorique sur le rôle des parents. Ces derniers, regroupés en association, ont amené ces controverse en politique ; c'est pourquoi il y a eu dans les années 2000 de nombreuses interventions politiques qui ont abouti à des recommandations sur les bonnes pratiques par le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) en 2005[37] et la Haute Autorité de santé (HAS) en 2012[HAS 6]. Qualifié d'interventionniste cette situation n'est pas du goût de tous les praticiens[36].

Rapport de 2003[modifier | modifier le code]

Dès 2003, un rapport du député Jean-François Chossy remis au Premier ministre[77] expose la situation des personnes atteintes d'autisme. Ce rapport émet dans sa conclusion 12 aspects à considérer :

  • un diagnostic précoce et une stimulation de la recherche sur l'autisme ;
  • un accompagnement de la personne autiste tout au long de sa vie, avec des moyens humain, technique et financier ;
  • une formation continue et adaptée des intervenants ;
  • l'organisation d'une « conférence de consensus » ;
  • une relance du soutien à domicile ;
  • « Tendre à l’intégration sociale, scolaire et professionnelle » ;
  • « Ne pas opposer l’approche « psychodynamique » à la tendance « éducative » » ;
  • « Intégrer en développant en priorité les méthodes éducatives » ;
  • des places de prise en charge correspondant aux besoins ;
  • un plan pluriannuel ;
  • une circulaire ministérielle « pour la promotion d’actions innovantes et performantes, avec les moyens financiers programmés » ;
  • le recours à la solidarité nationale[77].
Avis du CCNE[modifier | modifier le code]

Rendu en 2007, l'avis no 102 du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) – saisi par des associations de familles d'autistes en 2005 – indique que la France accuse un retard, en comparaison aux pays d'Europe du Nord ou anglo-saxons, en ce qui concerne le diagnostic et l'accès à un accompagnement éducatif adapté[37]. Ce rapport critique la situation difficile des familles en France, la succession de rapports et de lois sans effet depuis plus de dix ans et remarque que « depuis les années 1980, la classification internationale des syndromes autistiques comme "troubles envahissants du développement" a conduit à l’abandon de la théorie psychodynamique de l’autisme et de la notion de "psychose autistique" dans la quasi-totalité des pays, à l’exception de la France et de certains pays d’ Amérique latine, où la culture psychanalytique exerce une influence particulièrement importante dans la pratique psychiatrique. »[37]. Il note par ailleurs que se développent « des formes intéressantes de participation de psychanalystes à des modalités d’accompagnements et de prises en charge multidisciplinaires fondées sur les approches éducatives recommandées au niveau international ». Il insiste également sur la nécessité d'un « accès à un diagnostic fiable et précoce » et d'une « prise en charge éducative précoce et adaptée de l’enfant, en relation étroite avec sa famille, lui permettant de s’approprier son environnement et développant ses capacités relationnelles »[78]. L'avis du CCNE sur la psychanalyse est critiqué notamment[N 8] par le psychanalyste Boris Chaffel et la pédopsychiatre Anne-Sylvie Pelloux qui considèrent l'histoire des théories conceptuelles décrite comme « réductrice et tronquée », et qu'il est essentiellement la caricature de la « forteresse vide » de B. Bettelheim qui a eu des conséquences terribles sur les familles d'enfant autiste et que cet avis occulte les « travaux novateurs » qui ont suivi et permis une « clinique extrêmement fine » à même de « prendre en compte la subjectivité et la créativité de chaque patient »[79].

Á partir de 2005[modifier | modifier le code]

Une circulaire interministérielle demande en mars 2005 une évaluation quantitative et qualitative de la politique concernant les personnes autistes ou atteintes de TED, afin d'établir un état des lieux et de définir les réponses à apporter, notamment en ce qui concerne les centres de ressources autisme[80].

Les familles ou proches de personnes autistes disposent en France depuis 2005 de centres Ressources Autisme (CRA) dans leur région, structures dédiées résultant du Plan Autisme 2005-2007[81],[82] pour obtenir un diagnostic selon les critères internationaux. Des associations de parents et de professionnels ont été créées pour accompagner les 600 000 autistes français et leurs familles avec une prise en charge éducative des sujets autistes et un soutien aux familles[83].

2012, Recommandations de la HAS[modifier | modifier le code]

En 2012, des recommandations ont été émises par la Haute Autorité de Santé à l'attention des professionnels du pays[HAS 6], deux ans après le bilan sur l'état des connaissances sur le sujet[HAS 2]. À cette occasion, la HAS note que « l’absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques ou la psychothérapie institutionnelle[HAS 12] » et elle considère ces données comme étant « non-consensuelles[HAS 12] ». Ces recommandations ont également entraîné un vif débat. Les associations de familles militant pour que l'approche psychanalytique soit considérée comme « non recommandée » ont exprimé leur déception[41], certaines associations de psychanalystes ont protesté[42].

La revue médicale Prescrire a émis des réserves sur la méthodologie d'élaboration de ces recommandations, évoquant un « faux-consensus »[84].

Au Canada[modifier | modifier le code]

Le nombre des personnes atteintes d'autisme ou de TED a été évalué à 69000 en 2003, soit une personne sur 450[85]. Une étude de l'Hôpital de Montréal pour enfants sur l'année 2003-2004 indique une prévalence de 0,68 pour 1 000 ; une augmentation du taux chez les enfants scolarisés est évoquée dans plusieurs provinces par la Société canadienne d'autisme[85].

Au Maroc[modifier | modifier le code]

La part de la population souffrant d'autisme au Maroc est estimée en 2000 de 4 000 à 26 000 personnes[86], dont la plus grande partie est prise en charge exclusivement par la famille. Il existait des centres d'accueil dans les grandes métropoles telles que Casablanca et Rabat, qui sont d’ailleurs fermés jusqu'à présent. La scolarisation des enfants autistes dépend essentiellement des initiatives privées. Le milieu associatif tente d'établir un partenariat avec le ministère de l'Éducation nationale (MNE) afin de disposer de classes adaptées dans les écoles primaires publiques et d'auxiliaires de vie scolaire[87].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la notion d'autisme.
Leo Kanner expose en 1943 les dérangements autistiques du contact affectif.

La première formalisation clinique d'un trouble infantile distinct des schizophrénies a été faite en 1943 par Leo Kanner qui définit les « troubles autistiques du contact affectif » à travers onze cas correspondants[12].

Il reprend le terme autisme créé en 1911 par le psychiatre Eugen Bleuler à partir de la racine grecque αὐτός qui signifie « soi-même »[88]. Il l'utilisait alors pour distinguer l'un des trois comportements typiques des schizophrénies (adulte)[11] pour faire face a une réalité oppressante. Ce premier comportement, nommé autisme, consistait pour y faire face à l'ignorer ou à l'écarter ; un deuxième consistait à la reconstruire, c'est la psychose ; et un troisième consistait à la fuir par dé-socialisation, ce qu'il associait aussi à la plainte somatique (hypocondrie). Bleuler est alors marqué par les travaux de psychopathologie de Wilhelm Wundt et par les idées de Sigmund Freud qui lui furent transmises par Carl Jung, alors son assistant.

Le besoin de distinguer et d'isoler un trouble propre au jeune enfant se retrouve avant 1943 Mélanie Klein comme le rapporte Jacques Hochmann[89].

Vers la fin des années 1970, Lorna Wing redécouvre le travail oublié de Hans Asperger qui, comme Leo Kanner la même année, avait isolé des cas cliniques d'un trouble spécifiquement infantile qualifié d'« autistique »[34]. Elle publie en 1981 sa propre étude sur ce qu'elle nomme syndrome d'Asperger[15]. En 1982, elle propose l'idée d'une continuité entre les distinctions faites par Kanner et celles faites par Asperger[14], ce qu'elle met en évidence l’année suivante (1983) en définissant trois critères de référence[8] :

  • Troubles qualitatifs de la communication verbale et non-verbale
  • Altérations qualitatives des interactions sociales réciproques
  • Comportement présentant des activités et des centres d'intérêt restreints, stéréotypés et répétitifs

Cette « triade autistique » reste aujourd’hui une référence pour identifier et définir l'autisme et le trouble envahissant du développement. Cette catégorie (en abrégé : TED) est apparue en 1994 avec le passage du DSM III au DSM IV[13], mais la tendance en 2011 semble être à la préférence de la notion de spectre autistique et à la simplification de la triade en deux critères : l'un social, l'autre comportemental[90]. Cette description clinique a permis le développement, dans les années 1990, de la recherche en génétique et en neurophysiologie sur les causes et le traitement de l'autisme, puis du spectre autistique.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Par ordre chronologique de parution

Essais[modifier | modifier le code]

  • Bruno Bettelheim, La Forteresse vide, 1re édition originale, 1967, Gallimard, France, 1969.
  • Frances Tustin, Autisme et psychose de l'enfant, Ed. du Seuil Points, 1972.
  • Donald Meltzer, Exploration dans le monde de l'autisme, Ed. Payot, 1975.
  • Frances Tustin, Les états autistiques chez l'enfant, Ed. Seuil, 1986.
  • Uta Frith, L’Énigme de l’autisme, Paris, Odile Jacob, 1988.
  • Frances Tustin, Autisme et protection, Ed.: Seuil, 1992, Coll. La couleur des idées, (ISBN 2-02-013661-9)
  • Gilbert Lelord, L'Exploration de l'autisme : le médecin, l'enfant et sa maman, Grasset, 1998
  • Simon Baron-Cohen, La Cécité mentale, un essai sur l'autisme et la théorie de l'esprit, PUG, 1998.
  • Anne Alvarez, Susan Reid, Autisme et personnalité, Ed. du Hubbot, 1999.
  • Trehin Paul, Laxer Gloria, Les troubles du comportement, Mougins, Autisme France Diffusion, 2001.
  • Howard Buten, Ces enfants qui ne viennent pas d'une autre planète : les autistes, 2002. (ISBN 2070549550).
  • Tony Attwood, Le Syndrome d'Asperger, Dunod 2003
  • Roge Bernadette, L’autisme. Comprendre et Agir, Paris, Dunod, 2003.
  • Tardif Carole, Gepner Bruno, L’Autisme, Paris, Nathan Université, 2003.
  • Mottron Laurent. 2004. L’autisme : une autre intelligence, Belgique, Pierre MARDAGA éditeur.
  • Howard Buten, Il y a quelqu'un là-dedans, Ed. O. Jacob 2003 (ISBN 978-2738112279)
  • Howard Buten, Quand j'avais cinq ans je m'ai tué, Broché, 2004 (ISBN 978-2020685757)
  • Berthoz, A., L'Autisme, de la recherche à la pratique, Odile Jacob, mai 2005.
  • Pierre Delion, L'Enfant autiste, le bébé et la sémiotique, Presses Universitaires de France, Collection Le fil rouge, 2005, (ISBN 2-13-055119-X)
  • Jacqueline Berger, Sortir de l´autisme, Buchet-Chastel, 2007.
  • Unapei & Arapi, L’Autisme, où en est-on aujourd’hui ?, Unapei, 2007.
  • Henri Rey-Flaud, L'enfant qui s'est arrêté au seuil du langage, Paris, Aubier, 2008
  • Jacques Hochmann, Histoire de l'autisme, Paris, Odile Jacob, 2009.
  • Henri Rey-Flaud, Les Enfants de l’indicible peur, Paris, Aubier, 2010
  • Claire Grand, Toi qu'on dit autiste, L'Harmattan 2012
  • Théo Peeters, Autisme, la forteresse éclatée, éd. Pro Aid Autisme
  • sous la direction de Sesto-Marcello Passone et Hélène Suarez Labat, Après l'autisme Comment sortir de l'état autistique, éditions In Press, 2013
  • Catherine Vanier, en collaboration avec Bernadette Costa-Prades, Austisme : comment rendre les parents fous !, Albin Michel, 2014

Recommandations et rapports[modifier | modifier le code]

  • CECE (rapporteur : Christel PRADO), Avis Le coût économique et social de l'autisme (et synthèse), saisine parlementaire de l'Assemblée nationale, rapport adopté le 09/10/2012, publié le 09/10/2012
  • Guide français de 1996[91], et rapport consultatif est paru en 2010[HAS 13];
  • Guide de bonnes pratiques du Ministère de la santé espagnol en 2006[92] ;
  • SIGN pour l'Écosse en 2007[93] ;
  • Guide de l'État de New-York [94].

Autobiographies (par des personnes diagnostiquées)[modifier | modifier le code]

  • (en) Temple Grandin et Margaret Scariano, Emergence : labeled autistic, New York, Warner Books,‎ 1996, 180 p. (ISBN 978-0-4466-7182-8, OCLC 34357106)
  • Donna Williams (trad. Fabienne Gérard, préf. Dr Lawrence Bartak), Si on me touche, je n'existe plus le témoignage exceptionnel d'une jeune autiste, Paris, Ed. J'ai lu, coll. « J'ai lu » (no 3445),‎ 1992 (réimpr. 1993, 1998, 2003, 2008), 310 p. (ISBN 978-2-2901-3445-0, OCLC 708530731).
  • Donna Williams (trad. Paule Collet), Quelqu'un, quelque part [« Somebody, somewhere »], Paris, Éd. J'ai lu, coll. « J'ai lu » (no 4144),‎ 1996 (ISBN 978-2-2772-4144-7, OCLC 463781280).
  • Birger Sellin (trad. Peter Schmidt), Une âme prisonnière : grace a la communication assistee, un jeune autiste nous revele son univers [« Ich will kein Inmich mehr Sein ; Botschaften aus einem autistischen Kerker. »], Paris, R. Laffont, coll. « Réponses »,‎ 1994, 208 p. (ISBN 978-2-2210-7762-7, OCLC 34061170).
  • Temple Grandin (trad. Virginie Schaefer, préf. Oliver Sacks), Penser en images : et autres témoignages sur l'autisme [« Thinking in pictures and other reports from my life with autism »], Paris, O. Jacob,‎ 1997, 261 p. (ISBN 978-2-7381-0487-8, OCLC 37621631)
  • Temple Grandin (préf. Gilbert Lelord), Ma vie d'autiste [« Emergence : labeled autistic »], Paris, O. Jacob, coll. « Poches Odile Jacob » (no 38),‎ 2000, 233 p. (ISBN 978-2-7381-0919-4, OCLC 466734556)
  • Jacqueline Léger (préf. Willy Barral), Un autisme qui se dit-- fantôme mélancolique, Paris, L'Harmattan, coll. « Psychanalyse et civilisations »,‎ 1997, 300 p. (ISBN 978-2-7384-5841-4, OCLC 301583409)
  • Birger Sellin (trad. Martine Keyser, préf. Michael Klonovsky, post. Michael Klonovsky), La Solitude du déserteur : un autiste raconte son combat pour rejoindre notre monde [« Ich Deserteur einer artigen Autistenrasse »], Paris, R. Laffont, coll. « Réponses »,‎ 1998, 263 p. (ISBN 978-2-2210-8280-5, OCLC 39218143)
  • Gunilla Gerland (trad. Sigurd Amundsen, préf. Étienne-Henri Charamon), Une personne à part entière [« En riktig människa »], Mougins, Autisme France diffusion,‎ 2004, 240 p. (ISBN 978-2-9517-4643-5, OCLC 469602613)
  • Daniel Tammet, Je suis né un jour bleu, Les Arènes Ed., 2007. (ISBN 978-2-290-01143-0)
  • Marc Segar, Faire face, Ed. Autisme Alsace.
  • Hugo Horiot, L'empereur, c'est moi, L'Iconoclaste, Paris, 2013 (ISBN 978-2-913-36658-9) (Syndrome d'Asperger)

Autres biographies[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Mark Haddon (trad. Odile Demange), Le bizarre incident du chien pendant la nuit [« The curious incident of the dog in the night-time »], Paris, Pocket, coll. « Pocket » (no 12418),‎ 2005, 345 p. (ISBN 978-2-266-14871-9, OCLC 469995086)
  • Celia Rees (trad. Luc Rigoureau), Tuer n'est pas jouer, Paris, Hachette, coll. « Le livre de poche jeunesse » (no 1097),‎ 2005, 280 p. (ISBN 978-2-0132-1164-2)
  • Kochka, Au clair de la Luna
  • Patrick Cauvin, Le silence de Clara : roman, Paris, Albin Michel, coll. « Litt.Generale »,‎ 2004 (ISBN 978-2-2261-5499-6)
  • Michel Tramontane, pseud. Michel Teston, Mémoires d'autiste (2008) (ISBN 2-9509937-2-9), éd. Teston, 07530 Antraigues, France.
  • (en) Elizabeth Moon, The speed of dark, New York, Ballantine Books,‎ 2005, 369 p. (ISBN 978-0-3454-8139-9, OCLC 61098055)

Médias[modifier | modifier le code]

L'autisme connaît une médiatisation variant largement d'un pays à l'autre. Certains films le mettent en scène :

  • Un enfant attend, film de fiction américain de John Cassavetes, 1963
  • Le Moindre Geste, Ferdinand Deligny et son équipe, tournage amateur du quotidien avec les enfants sans/hors langage, de 1962 à 1964 dans les Cévennes'; Fiction sur l'évasion de deux adolescents d'un asile et leur parcours;
  • Le cinéaste François Truffaut avait abordé le cas d'un enfant dont le comportement évoquait l'autisme au travers de son film intitulé : L'Enfant sauvage (1969).
  • Ce gamin-là, Renaud Victor, 1972-1976 réponse à l'enfant sauvage de François Truffaut
  • Son-Rise : A Miracle of Love, par Glenn Jordan (1979). Un résumé de l'histoire de la création du programme Son-Rise et du traitement réussi de Raun k.Kaufman.
  • Bien que l'autisme n'en constitue pas le thème central, le disque de Pink Floyd The Wall (1979) et le film d'Alan Parker qui en a été tiré (1982) contiennent de très nettes allusions à l'univers autistique.
  • Rain Man de Barry Levinson (1989), œuvre de fiction inspirée d'un personnage réel, Kim Peek.
  • Silent Fall de Bruce Beresford (1994) film policier classique où un enfant autiste est le témoin du double meurtre de ses parents.
  • Code Mercury de Harold Becker (1997) est un film d'action avec Bruce Willis qui met en scène un enfant autiste non verbal.
  • Cube (1997) de Vincenzo Natali
  • Molly de John Duigan (1999)
  • Hillbilly Eyes de Adam Feinstein (2002)
  • Les Diables (2002) film de Christophe Ruggia
  • My Family and Autism, documentaire de Fran Landsman (diffusé sur BBC Two le 30 juillet 2003)
  • L'autisme est un monde documentaire de Gerardine Wurzburg (2004)
  • Main Aisa Hi Hoon de Harry (2005)
  • Shen hai de Wen-Tang Cheng (2005)
  • Marathon de Jeong Yun-Cheol (2005) qui retrace fidèlement la vie d'un jeune homme autiste qui se prépare pour le marathon de Séoul.
  • Mozart and the Whale (Crazy in love dans sa version française) de Petter Næss (2005). C'est l'histoire d'un génie des mathématiques qui tombe amoureux d'une experte en art et en musique. Leur amour est compromis par leurs syndromes d'Asperger respectifs.
  • The Boy Inside de Marianne Kaplan (2006)
  • Snow Cake, un film de Marc Evans de 2006 : En plein hiver, à Wawa dans l'Ontario, Alex, un quinquagénaire britannique plutôt introverti, frappe à la porte de Linda, une femme autiste.
  • Beautiful Son de Don King, Julianne King (2007)
  • Ben X de Nic Balthazar (Belgique) (2007) est inspiré d'un fait vécu, le suicide d'un jeune enfant souffrant du syndrome d'Asperger, victime d'intimidation à l'école.
  • Elle s'appelle Sabine, tourné en 2007 par Sandrine Bonnaire, portrait de l'une de ses sœurs sorti en salles en janvier 2008.
  • Mon petit frère de la lune, court métrage d'animation d'un parent d'enfant autiste, le mettant en scène par le regard de sa grande sœur ; sur le blog de la Fondation Orange, 7 mai 2008
  • Mary et Max d'Adam Elliot (2009). Film d'animation racontant l'histoire d'une relation par correspondance entre une jeune fille de 8 ans vivant en Australie et un homme de 44 ans de New York atteint du syndrome d'Asperger.
  • The Whole Truth, série américaine (2010), saison 1, épisode 10, Kelly Burne, jeune fille de 14 ans qui est autiste, voit un homme tirer sur sa mère et décide d'aller témoigner devant le juge au tribunal[réf. souhaitée].
  • Temple Grandin, film américain réalisé par Mick Jackson (2010), portrait d'une femme souffrant d'autisme qui a révolutionné les pratiques de traitement des animaux dans les ranchs et les abattoirs
  • Hors du langage, un territoire, documentaire sonore autour du lieu de vie initié par Fernand Deligny et quelques autres dans les Cévennes avec des enfants autistes (2010)
  • Touch, série télévisée américaine
  • Le Cerveau d'Hugo, documentaire-fiction de Sophie Révil (2012)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le DSM-IV précise que ces derniers doivent être accompagnés d'un trouble dans au moins un des trois domaines suivants : les interactions sociales, le langage utilisé dans la communication sociale, la symbolique ou les jeux d'imagination. Il exclut notamment le syndrome de Rett et le trouble désintégratif de l'enfance : définition exacte en anglais, traduction française
  2. 67 % de neurones en plus selon un étude de novembre 2011 rapporté selon une étude publié en 2012 ici ou
  3. Tableau présenté au sein de l'article Levy 2009 pour fins de diagnostic différentiel, la colonne « autism » est une sous-catégorie d'« autism spectrum disorders ». Dans la source que l'article du Lancet entend résumer (cet article) l'acceptation du mot autisme est précisé en se référant à Leo Kanner, mais il est bien précisé que la correspondance avec des critères du DSM IV est remise en cause.
  4. Jacques Hochmann Un phénomène social : l'autisme (source utilisée) il précise ensuite : « Elles cherchent à élucider les mécanismes qu’utilise un enfant, privé, pour toutes sortes de raisons, en grande partie biologiques, d’une communication normale avec son environnement, afin d’organiser sa représentation du monde. »
  5. « Identification d'un gène associé à l'autisme », sur www.pasteur.fr,‎ 15 mai 2007 (consulté en 31 août 2010) : « Une équipe de l'Institut Pasteur vient d'identifier un nouveau gène associé à l'autisme. Le rôle clé de ce gène dans la synthèse de la mélatonine apporte de nouvelles informations sur ce trouble du développement, atteignant les jeunes enfants, et dont l'origine demeure encore très mystérieuse. Ces travaux sont publiés en avant-première sur le site de la revue Molecular Psychiatry. »
  6. Laurent Mottron est professeur en psychiatrie, titulaire d'une chaire de neurosciences cognitives de l'autisme à l'Université de Montréal et dirige un programme sur l'autisme à l'hôpital de Rivière-des-Prairies de Montréal.
  7. L'étude de Brick, réalisée en 2000 dans le New Jersey (États-Unis), auprès d'une population de 8 886 enfants donne 67,4/10 000 enfants appartenant au « spectre autistique ». (ensemble des troubles envahissants du développement hors syndrome de Rett et trouble désintégratif de l'enfance).
  8. mais pas exclusivement. Voir le commentaire du psychiatre et rédacteur en chef de la revue Perspective Psy, Jean-Marc Guilé : Jean-Marc Guillé, « Politiques publiques, discours et pratiques professionnelles autour de l'autisme », Perspectives Psy, EDK, Groupe EDP Sciences, vol. Vol. 47, no 2,‎ 1er juin 2008 (ISSN 0031-6032, résumé, lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) Levy et al., « Autism », Lancet, vol. 374, no 9701,‎ 7 novembre 2009, p. 1627–1638 (DOI 10.1016/S0140-6736(09)61376-3, lire en ligne)
  2. Le monde va trop vite pour l'enfant autiste sur www.larecherche.fr, par B. Gepner et C. Tardif, article du 01/12/2009, no 436, p. 56.
  3. [PDF] L’autisme: vers une nécessaire révolution culturelle par Brigitte Chamak et David Cohen, depuis www.erudit.org, relu le 23 juillet 2013.]
  4. a, b, c et d Explication des changements (en) Autism Spectrum Disorder DSM V
  5. Texte de la résolution adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 18 décembre 2007
  6. Loi no 96-1076 du 11 décembre 1996 modifiant la loi no 75-535 du 30 juin 1975 relative aux institutions sociales et médico-sociales et tendant à assurer une prise en charge adaptée de l'autisme, dite Loi Chossy Fiche sur legifrance.gouv.fr
  7. a, b et c CIM-10 section F84
  8. a, b, c et d (en) 1983 avec E. Burgoine, Identical triplets with Asperger's Syndrome, British Journal of Psychiatry, 143, p. 261-265.
  9. (en) GA Stefanatos, « Regression in autistic spectrum disorders », Neuropsychol Rev, vol. 18,‎ 2008, p. 305–19 (PMID 18956241, DOI 10.1007/s11065-008-9073-y)
  10. (en) F Volkmar, K Chawarska et A Klin, « Autism in infancy and early childhood », Annu Rev Psychol, vol. 56,‎ 2005, p. 315–36 (PMID 15709938, DOI 10.1146/annurev.psych.56.091103.070159)
  11. a et b dementia praecox oder gruppe der schizophrenien, Leipzig : Deuticke, 1911, ( N° (OCLC 458570341) ) ; réédition 1988 (ISBN 9783892955252) ( N° (OCLC 23771605) )
  12. a, b et c (en) Leo Kanner "Autistic Disturbances of Affective Contact", Nervous Child 2:217-50, 1943. (Visionner l'article (en) [PDF])
  13. a, b, c, d, e et f (en)Histoire de l'autisme dans le DSM
  14. a, b et c (en) "The handicaps of autistic children" (1982) ; "Autistic Spectrum Disorders: an Aid to Diagnosis" (réédition 1993), "Autistic continuum disorders : an aid to diagnosis"(réédition 1996)
  15. a, b et c (en) Lorna Wing, « Asperger's syndrome: a clinical account », Psychological medicine, vol. 11, no 1,‎ 1881, p. 115-29 (lire en ligne)
  16. a et b Rich Stoner, Ph.D., Maggie L. Chow, Ph.D., Maureen P. Boyle, Ph.D., Susan M. Sunkin, Ph.D., Peter R. Mouton, Ph.D., Subhojit Roy, M.D., Ph.D., Anthony Wynshaw-Boris, M.D., Ph.D., Sophia A. Colamarino, Ph.D., Ed S. Lein, Ph.D., and Eric Courchesne, Ph.D., « Patches of Disorganization in the Neocortex of Children with Autism », N Engl J Med, 2014, volume 370, pages 1209-19 (http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1307491).
  17. a et b Dossier Autisme par l'INSERM
  18. (en) « Rodent of the Week: Is autism a disease of synaptic function? - Los Angeles Times »
  19. (en) J Peça, C Feliciano, JT Ting et al., « Shank3 mutant mice display autistic-like behaviours and striatal dysfunction », Nature,‎ mars 2011 (PMID 21423165, DOI 10.1038/nature09965)
  20. Sandin S, Lichtenstein P, Kuja-Halkola R, Larsson H, Hultman CM, Reichenberg A., « The Familial Risk of Autism », Journal of the American Medical Association, 2014;311(17):1770-1777. DOI:10.1001/jama.2014.4144, [1]
  21. a et b Le Monde, « Les causes de l'autisme à moitié génétiques et à moitié environnementales », 5 janvier 2014, [2]
  22. Transl Psychiatry. 2014 Feb 11;4:e360. doi: 10.1038/tp.2014.4. Environmental toxicants and autism spectrum disorders: a systematic review. Rossignol DA1, Genuis SJ2, Frye RE3.
  23. Patches of Disorganization in the Neocortex of Children with Autism, Rich Stoner, Ph.D., Maggie L. Chow, Ph.D., Maureen P. Boyle, Ph.D., Susan M. Sunkin, Ph.D., Peter R. Mouton, Ph.D., Subhojit Roy, M.D., Ph.D., Anthony Wynshaw-Boris, M.D., Ph.D., Sophia A. Colamarino, Ph.D., Ed S. Lein, Ph.D., and Eric Courchesne, Ph.D. N Engl J Med 2014;370:1209-19.
  24. Pascal Lenoir, Joëlle Malvy, Chrystèle Bodier-Rethore, L'autisme et les troubles du développement psychologique, Elsevier Masson,‎ 2007 (lire en ligne), p. 80-81
  25. (en) John Timmer, New autism studies find new mutations, many genes behind the disorder sur Ars Technica.
  26. Christensen J, Grønborg TK, Sørensen MJ et al. Prenatal valproate exposure and risk of autism spectrum disorders and childhood autism, JAMA, 2013;309:1696-1703
  27. J Autism Dev Disord. 2014 May 7. [Epub ahead of print] In Utero Exposure to Selective Serotonin Reuptake Inhibitors and Risk for Autism Spectrum Disorder. Gidaya NB1, Lee BK, Burstyn I, Yudell M, Mortensen EL, Newschaffer CJ.
  28. J Psychiatr Res. 2014 Mar 29. pii: S0022-3956(14)00092-2. doi: 10.1016/j.jpsychires.2014.03.019. [Epub ahead of print] Prenatal and perinatal risk factors in a twin study of autism spectrum disorders. Froehlich-Santino W1, Londono Tobon A2, Cleveland S2, Torres A2, Phillips J2, Cohen B3, Torigoe T3, Miller J3, Fedele A3, Collins J4, Smith K5, Lotspeich L2,Croen LA4, Ozonoff S6, Lajonchere C3, Grether JK7, O'Hara R2, Hallmayer J2.
  29. Environmental and State-Level Regulatory Factors Affect the Incidence of Autism and Intellectual Disability Andrey Rzhetsky, Steven C. Bagley, Kanix Wang, Christopher S. Lyttle, Edwin H. Cook Jr, Russ B. Altman, Robert D. Gibbons
    PLOS Computational BIOLOGY Published: March 13, 2014
  30. http://www.cdc.gov/ncbddd/autism/features/keyfindings-risk-factors.html
  31. Int J Epidemiol. 2014 Apr;43(2):443-64. doi: 10.1093/ije/dyt282. Epub 2014 Feb 11. Maternal lifestyle and environmental risk factors for autism spectrum disorders. Lyall K1, Schmidt RJ, Hertz-Picciotto I. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24518932
  32. Liste des CRA en France
  33. (en) CIM10
  34. a et b Titre original : Die « Autistischen Psychopathen » im Kindesalter [lire en ligne].
  35. https://www.mofas.org/2012/02/fasd-vs-asd/
  36. a, b et c Données d'ensemble correspondant à ce qui est présenté dans « Autisme : la guerre est déclarée », Le cercle psy, 2012, numéro spécial sur l'autisme.
  37. a, b, c, d, e et f rapport No 102 du Comité consultatif national d'éthique « Sur la situation en France des personnes, enfants et adultes, atteintes d’autisme » [PDF]
  38. Besoins des personnes autistes et de leurs familles, Rapport d'Autisme-Europe de novembre 2001
  39. Personnes atteintes d'Autisme, Identification, Compréhension, Intervention. [PDF]pages 22-23
  40. a et b (en) SM Myers, CP Johnson et Council on Children with Disabilities, « Management of children with autism spectrum disorders », Pediatrics, vol. 120,‎ 2007, p. 1162–82 (PMID 17967921, DOI 10.1542/peds.2007-2362, résumé, lire en ligne)
  41. a et b [3]
  42. a et b Critique sur l'intervention de la HAS sous le titre pétition internationale pour l’abord clinique de l’autisme, Lacan Quotidien février 2012
  43. Prescrire, avril 2013/Tome 33, no 354, p. 305, Autisme chez les enfants et les adolescents : un faux consensus
  44. http://www.autisme.qc.ca/TED/programmes-et-interventions/traitements/autisme-et-medicaments.html
  45. (en) Wright B, Sims D, Smart S, Alwazeer A, Alderson-Day B, Allgar V, Whitton C, Tomlinson H, Bennett S, Jardine J, McCaffrey N, Leyland C, Jakeman C, Miles J, « Melatonin Versus Placebo in Children with Autism Spectrum Conditions and Severe Sleep Problems Not Amenable to Behaviour Management Strategies: A Randomised Controlled Crossover Trial », J Autism Dev Disord,‎ juin 2010 (résumé, lire en ligne)
  46. (en) Ivy M. Andersen, JoAnna Kaczmarska, Susan G. McGrew et Beth A. Malow, « Melatonin for Insomnia in Children With Autism Spectrum Disorders », J. Child. Neurol., vol. 23, no 5,‎ mai 2008, p. 482-485 (DOI 10.1177/0883073807309783, résumé, lire en ligne)
  47. Sheena Goodyear, QMI Autism, epilepsy have common genetic roots: Study 8 avril 2011
  48. Conférence TED en 2010 (accès vidéo site ted.com)
  49. (en) P Howlin, I Magiati et T Charman, « Systematic review of early intensive behavioral interventions for children with autism », Am J Intellect Dev Disabil, vol. 114,‎ 2009, p. 23–41 (PMID 19143460, DOI 10.1352/2009.114:23-41)
  50. Dan Olmsted l'a rencontré en 2005 (American Chronicle) puis plus récemment les journalistes Donvan et Zucker (vidéo et article Atlantic magazine october 2010) (en)
  51. retranscription consultable en ligne
  52. (en) M Helt, E Kelley, M Kinsbourne et al., « Can children with autism recover? if so, how? », Neuropsychol Rev, vol. 18,‎ 2008, p. 339–66 (PMID 19009353, DOI 10.1007/s11065-008-9075-9)
  53. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Laurent Mottron, Changing perceptions: The power of autism Nature 479, 33–35 publié le 3 novembre 2011.
  54. Un regard différent sur l’autisme par la revue Affaires Universitaires
  55. a, b et c Soulières, I., Dawson, M., Samson, F., Barbeau, E. B., Sahyoun, C. P., Strangman, G. E., Zeffiro, T. A. and Mottron, L. (2009), Enhanced visual processing contributes to matrix reasoning in autism. Human Brain Mapping, 30: 4082–4107. doi: 10.1002/hbm.20831 (Résumé)
  56. Heaton, Pamela. J. Pitch memory, labelling and disembedding in autism ; Psychology and Psychiatry 2003; 44:543–551 ; en ligne le 28 mars 2003 ; DOI:10.1111/1469-7610.00143 (Résumé)
  57. Plaisted K; O'Riordan M; Baron-Cohen S., Enhanced discrimination of novel, highly similar stimuli by adults with autism during a perceptual learning task ; Journal of child psychology and psychiatry, and allied disciplines, (1998 Jul) Vol. 39, No 5, p. 765-75. Journal code: 0375361. ISSN: 0021-9630. L-ISSN: 0021-9630 (Résumé)
  58. Aspiritech ONG sans but lucratif, basée à Highland Park, Illinois.
  59. « Un groupe allemand veut recruter des centaines de salariés autistes » sur www.lexpress.fr (afp.com/Frederic J. Brown), publié le 21 mai 2012, relu le 31 août 2013.
  60. « Les autistes sont recherchés pour travailler dans l'informatique » sur www.rtbf.be, mis à jour le 10 juin 2013, relu le 31 août 2013.
  61. a et b (en) Sara Reardon, « Bacterium can reverse autism-like behaviour in mice », Nature News, vol. .,‎ 5 décembre 2013 (DOI 10.1038/nature.2013.14308)
  62. (en) Persico AM, Napolioni V, « Urinary p-cresol in autism spectrum disorder », Neurotoxicol Teratol, no 36,‎ 2013, p. 82-90 (PMID 22975621, DOI 10.1016/j.ntt.2012.09.002)
  63. a et b (en) Elaine Y. Hsiao, Sara W. McBride, Sophia Hsien, Gil Sharon, Embriette R. Hyde, Tyler McCue, Julian A. Codelli, Janet Chow, Sarah E. Reisman, Joseph F. Petrosino, Paul H. Patterson, Sarkis K. Mazmanian, « Microbiota Modulate Behavioral and Physiological Abnormalities Associated with Neurodevelopmental Disorders », Cell, vol. .,‎ 2013 (DOI 10.1016/j.cell.2013.11.024, résumé)
  64. Agnès Roux, Futura-Sciences, le 9 décembre 2013
  65. étude de Chakrabarti et Fombonne menée en Angleterre sur 15 500 enfants et publiée en 2001 dans The Journal of American Medical Association conduit à un taux de prévalence pour l'ensemble des troubles envahissants du développement de 62,6 pour 10 000.
  66. Le rapport INSERM, « Troubles mentaux, dépistage et prévention chez l'enfant et l'adolescent » expertise collective publiée en 2002, cite le chiffre de 60 pour 10 000 pour l'ensemble des troubles envahissants du développement.
  67. Synthèse du rapport en anglais du CDC
  68. New Data on Autism Spectrum Disorders Article CDC
  69. a et b (en) M King et P Bearman, « Diagnostic change and the increased prevalence of autism », Int J Epidemiol, vol. 38, no 5,‎ octobre 2009, p. 1224–34 (PMID 19737791, PMCID 2800781, DOI 10.1093/ije/dyp261, lire en ligne)
  70. « Qualité de vie des jeunes enfants autistes et de leur famille », Avis du Conseil Supérieur de la Santé no 8747, Conseil Supérieur de la Santé,‎ janvier 2014 (consulté le 30 janvier 2014).
  71. « Autisme », sur inserm.fr (consulté en 13 décembre 2013)
  72. [PDF] Dépistage et diagnostic de l’autisme, recommandations sur le dépistage et le diagnostic de l’autisme, Recommandations pour les professionnels de première ligne Portail www.has-sante.fr, relu le 16/02/2013.
  73. Site Dépistage Autisme
  74. Brochure dépistage Autisme France
  75. Test M-CHAT de dépistage précoce de l'autisme
  76. Proposition de loi, 24 janvier 2012, exposé des motifs. sur www.assemblee-nationale.fr, documents parlementaires, proposition de loi, no 4211, relu le 13 décembre 2013.
  77. a et b [PDF]La situation des personnes autistes en France, besoins et perspectives Rapport par J. F. Chossy, député de la Loire, en mission auprès de la Secrétaire d'État aux personnes handicapées, rapport remis au Premier ministre, septembre 2003.
  78. Les recommandations de l’Avis no 102 du CCNE : Sur la situation en France des personnes, enfants et adultes, atteintes d’autisme Fiche sur www.legislation-psy.com, 9 décembre 2007/
  79. Anne-Sylvie Pelloux et Boris Chaffel, « Éditorial. Le ccne se prononce sur l’ autisme », Enfances&Psy, ERES, vol. n°38, no 1,‎ 27 mai 2008 (ISBN 9782749209029, ISSN 1286-5559, DOI 10.3917/ep.038.0006, résumé, lire en ligne)
  80. [PDF] Circulaire interministérielle du 08 mars 2005 relative à la politique de prise en charge des personnes atteintes d'autisme et de troubles envahissants du développement (TED) sur circulaire.legifrance.gouv.fr, relu le 19 juin 2013.
  81. CRA Casse Normandie
  82. Association Nationale des Centres Ressources Autisme
  83. Liste des associations (carte)
  84. « Autisme chez les enfants et les adolescents : un faux consensus » Revue Prescrire 2013, no 354
  85. a et b L'autisme infantile au Canada : questions relatives à l'intervention comportementale, Services d'information et de recherches parlementaires, Bibliothèque du Parlement par S. Norris, J.-R. Paré et S. Starky, sur www.parl.gc.ca, publié le 26 janvier 2006, relu le 28 août 2013.
  86. Un centre pour enfants autistes ouvre quatre ans après sa création Édition no 875, 17 octobre 2000
  87. Rachida Bami, « Entretien avec le professeur Afaf Amarti, membre du bureau de l’association Miroir pour enfants autistes «L’intégration de l’enfant autiste nécessite une lourde prise en charge» », Le Matin (Maroc),‎ 4 avril 2013 (lire en ligne)
  88. étymologie (par CNRTL)
  89. Jacques Hocmann, Histoire de l'autisme : de l'enfant sauvage aux troubles envahissants du développement, Paris, Odile Jacob,‎ 2009 (ISBN 978-2-7381-2153-0) (Visualisation en ligne)
  90. C'est le cas dans le projet de DSM V (révision du 26 janvier 2011), lui-même prévu pour être aussi compatible que possible avec la CIM-11 (prévus pour 2014). (source).
  91. Avis sur la prise en charge des personnes autistes en France
  92. Guide de bonnes pratiques dans le traitement des troubles du spectre autistique [PDF] (traduit en français dans sa révision 2006)
  93. Assessment, diagnosis and clinical interventions for children and young people with autism spectrum disorders [PDF] Guide écossais officiel de juillet 2007
  94. description et recommandation sur l'autisme émises pas l'État de New York
  1. a et b Résumé 2010 p. 3
  2. a, b et c Synthèse 2010 p. 8
  3. [PDF] Recommandation 2005 p. 13
  4. Résumé 2010 p. ?
  5. Recommandation 2005 p. 38
  6. a, b et c Recommandation HAS 2012.
  7. argumentaire p. ?
  8. Argumentaire 2010 p. 38
  9. État des connaissances 2010, partie "argumentaire" p. 27, tableau 4
  10. Autisme et autres TED, diagnostic et évaluation chez l’adulte.
  11. Recommandation 2005
  12. a et b HAS, recommandations 2012 p. 27
  13. résumé

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]