Marquette-lez-Lille

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Marquette-lez-Lille
Mairie
Mairie
Blason de Marquette-lez-Lille
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Lille-Ouest
Intercommunalité Lille Métropole
Maire
Mandat
Jean Delebarre
2008-2014
Code postal 59520
Code commune 59386
Démographie
Gentilé Marquettois
Population
municipale
10 029 hab. (2011)
Densité 2 064 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 40′ 35″ N 3° 04′ 00″ E / 50.6763888889, 3.06666666667 ()50° 40′ 35″ Nord 3° 04′ 00″ Est / 50.6763888889, 3.06666666667 ()  
Altitude Min. 16 m – Max. 23 m
Superficie 4,86 km2
Localisation

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Marquette-lez-Lille est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à quatre kilomètres au nord de Lille, dans la plaine des Flandres françaises, en plein cœur de l'agglomération de Lille-Roubaix-Tourcoing.

La commune est desservie par les lignes de bus 14 en partance de Marquette-lez-Lille, le 56 en partance de Quesnoy-sur Deûle et le 88 en partance de Comines à destination de Lille Flandres

Les routes d'accès principales sont : la rocade nord-ouest D710 (sortie 10, "Marquette centre"), la RD617 et à l'est, la RD 949.

Environnement[modifier | modifier le code]

La Ville de Marquette-Lez-Lille a été en juin 2012 lauréate du prix Chloro’Villes/Environord 2012[1] (dans la catégorie : Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources naturelles) pour un projet d’écopâturage intitulé « Quand chauves souris, animaux de la ferme et habitants tissent des liens », visant à réintroduire des animaux en ville pour l'entretien des espaces verts ; Transhumance nocturne urbaine, bat’ night (protection des chauve-souris qui mangent moustiques et chironomes, mini-fermes associées aux crèches.

Dans cette ancienne ville industrielle, le projet environnemental "Naturellement votre" se base principalement sur la biodiversité et le retour des espèces.

Archéologie[modifier | modifier le code]

La situation géographique de Marquette-lez-Lille, située à la confluence de la Deûle et de la Marque, a permis à la ville d'être un véritable témoin historique. Un passé riche qui ressort aujourd'hui lors de campagnes de fouilles archéologiques.

Dans le quartier de Village-en-Flandres : des fouilles archéologiques menées sur trois hectares (aujourd'hui quartier de la Becquerelle) entre juillet 2008 et janvier 2009 ont permis de découvrir une voie romaine aménagée depuis plus de 2000 ans, un enclos circulaire culturel de l'âge du bronze, des parcelles et enclos du premier âge du fer et La Tène. Dans un puits, il a été retrouvé en état de parfaite conservation une balance, une semelle cloutée et 79 sesterces en cuivre et laiton représentant Antonin le Pieux, sa fille Antonina et sa femme Lucille[2].

Dans le quartier de l'Abbaye : sous l'ex usine chimique Rhône-Poulenc devenue la friche Rhodia, une abbaye cistercienne a été mis au jour. Celle-ci fût créée par la Comtesse Jeanne de Flandre qui en fit une des plus grandes d'Europe. Les fouilles ont permis de mettre au jour, entre autres, la tombe de Ferrand de Portugal. D'autres recherches viseront à retrouver la sépulture de Jeanne de Flandre.

Dans le quartier du Haut-Touquet : une nécropole mérovingienne, composée de 130 tombes, a été découverte en 2005-2006 avant la construction d'un nouveau quartier.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Marquette-lez-Lille
Verlinghem Wambrechies Bondues
Marquette-lez-Lille Marcq-en-Barœul
Saint-André-lez-Lille La Madeleine

Toponyme[modifier | modifier le code]

Noms anciens : Marchete, 1221 , cart. de St-Pierre de Lille. Markette, 1225, cart. de Loos.
Markete en flamand[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église Notre Dame-de-Lourdes

Le nom de Marckete apparaît pour la première fois en 1143 dans une bulle du pape Célestin II qui attribue les revenus de l'autel à l'abbatiale Saint-Pierre de Lille.

Sur le territoire de cette commune, les habitants de Lille, conduits par le Marquis de Roubaix, remportèrent une victoire signalée, en 1340, contre les Anglais et les Flamands.

Le village qui s'était d'abord développé sur la rive droite de la Deûle avec l'installation d'unités industrielles (amidonnerie, industrie chimique), s'étend sur l'autre rive à partir du milieu du XIXe siècle par la création d'un hôpital dédié à Saint-Jean-de-Dieu dans le quartier de Lommelet.

Le début du XXe siècle voit l'implantation de deux importantes minoteries mais c'est dans les années 1920 que la commune s’industrialise fortement et compte nombre d’entreprises qui emploient la main d'œuvre locale : Kuhlmann, Decauville, Les Grandes Malteries Modernes, Massey-Harris ou encore Les Grands Moulins de Paris.

La fermeture de ces entreprises dans les années 1970, laisse de nombreux sites et bâtiments à l'abandon. Depuis, la commune a entrepris sa reconversion, laissant la place aux activités davantage tertiaires. Les aménagements urbains permettent aujourd’hui à la commune de se prévaloir d’un cadre de vie en constante amélioration tout en développant de nombreuses infrastructures modernes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Marquette-lez-Lille (Nord).svg

Les armes de Marquette-lez-Lille se blasonnent ainsi :"D'azur au nom de Marquette d'argent mis en bande entre deux cotices du même."

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1962 Henri Delmotte    
1962 1980 Michel Delebarre sans étiquette  
1980 1994 André Marescaux sans étiquette  
1994 mars 2008 Jean Delebarre DVD  
en cours Jean Delebarre DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Marquette-lez-Lille fut le siège de nombreuses industries :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 029 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 221 872 875 1 024 1 316 1 366 1 461 1 746 1 887
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 244 2 489 2 867 3 069 3 250 3 770 4 307 4 722 4 930
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 005 5 477 5 610 5 151 6 006 6 330 6 548 6 067 6 741
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
8 050 9 007 8 244 7 880 11 013 10 822 9 933 10 029 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Marquette-lez-Lille en 2007 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
1,0 
3,8 
75 à 89 ans
7,6 
7,1 
60 à 74 ans
9,0 
24,5 
45 à 59 ans
22,1 
20,4 
30 à 44 ans
22,1 
22,5 
15 à 29 ans
19,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement du premier degré[modifier | modifier le code]

École maternelle[modifier | modifier le code]
  • École maternelle publique Groupe scolaire Jeanne de Flandre
  • École maternelle publique Les Alouettes
  • École maternelle publique Pasteur
  • École maternelle publique Van Hecke - Groupe scolaire de l'Abbaye
  • Ecole maternelle privée Saint-Joseph
École primaire[modifier | modifier le code]
  • École primaire privée Saint-Joseph
  • École primaire publique Groupe scolaire Jeanne de Flandre
  • École primaire publique Jacques-Yves Cousteau - Groupe scolaire de l'Abbaye
  • École primaire publique Paul Bert

Enseignement du second degré[modifier | modifier le code]

Collège[modifier | modifier le code]
  • Collège Albert Debeyre
Lycée[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de lycées sur la commune, les lycées les plus proches sont situés à Marcq-en-Barœul, La Madeleine et Lille.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

ex-Grands Moulins de Paris
  • Les vestiges de l'Abbaye du repos de Notre-Dame de Marquette créée en 1228 où se trouve le tombeau de la Comtesse Jeanne de Flandre et de Constantinople. Inscrit à l'inventaire des monuments historique le 30 mars 2005[8].
  • Le site du Lommelet (1825), premier hôpital psychiatrique de la région qui comprend une chapelle, des bâtiments de soins, des ateliers et une ferme.
  • L'école de musique (ancienne mairie)(1848).
  • L'hôtel de ville (1874 - château Despretz où la mairie s'est installée en 1930).
  • L'école Jules Ferry (1872 - à présent rénovée en annexe de l'Hôtel de Ville).
  • L'église Saint-Amand (1874).
  • L'église Notre Dame de Lourdes (1932).
  • Les ex-Grands Moulins de Paris (1921), de style néo-flamand, inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 2001[9]. Ils ne fonctionnent plus depuis 1986[10].
  • La chapelle Saint-Roch (rue Lalau).
  • Les pavillons de l'Épinette (1923), cité ouvrière située au bord de la Marque.
  • Le Domaine du Vert Bois, parc de 4,5 hectares qui compte 660 espèces d'arbres.
  • Le patrimoine ferroviaire du dépôt de tramway de l'AMITRAM, dont plusieurs machines sont classées monument historique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Folklore et tradition[modifier | modifier le code]

Le tram Wambrechies - Marquette
  • L'hôpital pour les pauvres, fondé par Jeanne de Constantinople, au sein de l'abbaye de Marquette fonctionnait grâce à des dons sous forme d'argent ou d'aliments, principalement de volailles, qui après avoir été engraissées, prenaient le nom de chapons et étaient distribuées aux pauvres. En 1968, la municipalité de Marquette décide de ressusciter cette coutume : des chapons, petits biscuits à l'effigie du volatile, sont jetés à l'occasion de la Fête des Chapons, le premier week-end de juin.
  • À la belle saison, chaque dimanche et jours fériés, l'Amitram (Association du Musée International des Transports Métropolitains) propose un circuit d'environ 3 km le long de la Deûle, à bord de tramways anciens, du pont Mabile à Marquette à la ferme Saint-Chrysole à Wambrechies[11].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. C5 inq collectivités du Nord-Pas de Calais lauréates du prix Chloro’Villes 2012, L'Eco du nord, Energies, Developpement Durable... Mardi, 12 Juin 2012
  2. Voix du Nord du 13 mars 2009
  3. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. « Évolution et structure de la population à Marquette-lez-Lille en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 30 juillet 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 30 juillet 2010)
  8. « Notice no PA59000113 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Notice no PA59000071 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Emmanuel de Roux, Patrimoine industriel, p. 44-53, Éditions Scala, Paris, 2007 (ISBN 978-2-86656-406-3)
  11. Eric Maitrot et Sylvie Cary, Lille secret et insolite, éditions Les Beaux Jours, mai 2007