Marquette-lez-Lille
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade Bon début quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l'atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d'aide à la rédaction d'un article de commune. Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion. |
| Marquette-lez-Lille | ||
Mairie |
||
Blason |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Nord-Pas-de-Calais | |
| Département | Nord | |
| Arrondissement | Lille | |
| Canton | Lille-Ouest | |
| Intercommunalité | Lille Métropole | |
| Maire Mandat |
Jean Delebarre 2008-2014 |
|
| Code postal | 59520 | |
| Code commune | 59386 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Marquettois | |
| Population municipale |
9 797 hab. (2010) | |
| Densité | 2 016 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 16 m — Max. 23 m | |
| Superficie | 4,86 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
Marquette-lez-Lille est une commune française, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune est située à quatre kilomètres au nord de Lille, dans la plaine des Flandres françaises, en plein cœur de l'agglomération de Lille-Roubaix-Tourcoing.
La commune est desservie par les lignes de bus 14 en partance de Marquette-lez-Lille, le 56 en partance de Quesnoy-sur Deûle et le 88 en partance de Comines à destination de Lille Flandres
Les routes d'accès principales sont : la rocade nord-ouest D710 (sortie 10, "Marquette centre"), la RN 17 et à l'est, la RD 949.
Environnement [modifier]
La Ville de Marquette-Lez-Lille a été en juin 2012 lauréate du prix Chloro’Villes/Environord 2012[1] (dans la catégorie : Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources naturelles) pour un projet d’écopâturage intitulé « Quand chauves souris, animaux de la ferme et habitants tissent des liens », visant à réintroduire des animaux en ville pour l'entretien des espaces verts ; Transhumance nocturne urbaine, bat’ night (protection des chauve-souris qui mangent moustiques et chironomes, mini-fermes associées aux crèches.
Archéologie [modifier]
Des fouilles archéologiques menées sur trois hectares entre juillet 2008 et janvier 2009 près de la Deûle devant accueillir un nouveau lotissement et/ou divers aménagements ont permis de découvrir une voie romaine aménagée depuis plus de 2000 ans, un enclos circulaire culturel de l'âge du bronze, des parcelles et enclos du premier âge du fer et La Tène. Dans un puits, il a été retrouvé en état de parfaite conservation une balance, une semelle cloutée et 79 sesterces en cuivre et laiton représentant Antonin le Pieux, sa fille Antonina et sa femme Lucille[2].
À Marquette-lez-Lille sous l'ex usine chimique Rhône-Poulenc devenue la friche Rhodia ont été également découvert une abbaye de l'Ordre cistercien (Abbaye de la comtesse Jeanne de Flandre)[3],[4],[5] et des tombes d'époque des Mérovingiens.
Communes limitrophes [modifier]
Toponyme [modifier]
Noms anciens : Marchete , 1221 , cart. de St-Pierre de Lille. Markette, 1225, cart. de Loos.
Histoire [modifier]
Le nom de Marckete apparaît pour la première fois en 1143 dans une bulle du pape Célestin II qui attribue les revenus de l'autel à l'abbatiale Saint-Pierre de Lille.
Sur le territoire de cette commune , les habitants de Lille , conduits par le marquis de Roubaix, remportèrent une victoire signalée, en 1340, contre les Anglais et les Flamands.
Le village qui s'était d'abord développé sur la rive droite de la Deûle avec l'installation d'unités industrielles (amidonnerie, industrie chimique), s'étend sur l'autre rive à partir du milieu du XIXe siècle par la création d'un hôpital dédié à Saint-Jean-de-Dieu dans le quartier de Lommelet.
Le début du XXe siècle voit l'implantation de deux importantes minoteries mais c'est dans les années 1920 que la commune s’industrialise fortement et compte nombre d’entreprises qui emploient la main d'œuvre locale : Kuhlmann, Decauville, Les Grandes Malteries Modernes, Massey-Harris ou encore Les Grands Moulins de Paris.
La fermeture de ces entreprises dans les années 1970, laisse de nombreux sites et bâtiments à l'abandon. Depuis, la commune a entrepris sa reconversion, laissant la place aux activités davantage tertiaires. Les aménagements urbains permettent aujourd’hui à la commune de se prévaloir d’un cadre de vie en constante amélioration tout en développant de nombreuses infrastructures modernes.
Héraldique [modifier]
|
Les armes de Marquette-lez-Lille se blasonnent ainsi :"D'azur au nom de Marquette d'argent mis en bande entre deux cotices du même." |
Administration [modifier]
Jumelage [modifier]
Fredersdorf-Vogelsdorf (Allemagne)
Sleaford (Royaume-Uni)
Tiszafüred (Hongrie)
Şomcuta Mare (Roumanie)
Économie [modifier]
Marquette-lez-Lille fut le siège de nombreuses industries :
- La société Decauville où furent fabriqués les wagonnets du même nom ainsi que des milliers de kilomètres de voie de 60 cm, qui servirent à transporter le charbon au fond des mines du Nord-Pas-de-Calais et un peu partout en France dans les forêts et les industries.
- L'industrie chimique avec les établissements Kuhlmann et Dekachimie en 1961.
- L'usine Massey-Harris devenue Massey-Ferguson qui produisait des moissonneuse-batteuses pour le monde entier, jusqu'en 1982.
- Les Grands Moulins de Paris (minoterie) dont l'usine construite en 1923 sera fermée en 1989.
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Marquette-lez-Lille depuis cette date :

Pyramide des âges [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Les vestiges de l'Abbaye du repos de Notre-Dame de Marquette créée en 1228 où se trouve le tombeau de la Comtesse Jeanne de Flandre et de Constantinople. Inscrit à l'inventaire des monuments historique le 30 mars 2005[13].
-
Article détaillé : Abbaye du repos de Notre-Dame de Marquette.
- Le site du Lommelet (1825), premier hôpital psychiatrique de la région qui comprend une chapelle, des bâtiments de soins, des ateliers et une ferme.
- L'école de musique (ancienne mairie)(1848).
- L'hôtel de Ville (1874 - château Despretz où la mairie s'est installée en 1930).
- L'école Jules Ferry (1872 - à présent rénovée en annexe de l'Hôtel de Ville).
- L'église Saint-Amand (1874).
- L'église Notre Dame de Lourdes (1932).
- Les ex-Grands Moulins de Paris (1921), de style néo-flamand, inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 2001[14]. Ils ne fonctionnent plus depuis 1986[15].
- La chapelle Saint-Roch (rue Lalau).
- Les pavillons de l'Épinette (1923), cité ouvrière située au bord de la Marque.
- Le Domaine du Vert Bois, parc de 4,5 hectares qui compte 660 espèces d'arbres.
- Le patrimoine ferroviaire du dépôt de tramway de l'AMITRAM, dont plusieurs machines sont classées monument historique.
- Le Village en Flandres (1990), partie ouest de la ville.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Isabelle Aubret, chanteuse, née à Lille, a vécu à Marquette-Lez-Lille jusqu'à 13 ans.
- Jeanne de Constantinople, (env. 1200 - 1244), comtesse de Flandre et de Hainaut, y a vécu de 1240 à son décès en 1244.
- Alexandre Descatoire, sculpteur français décédé en 1949 à Marquette-lez-Lille.
- Nathalie Vincent, Animatrice de télévision.
Folklore et tradition [modifier]
- L'hôpital pour les pauvres, fondé par Jeanne de Constantinople, au sein de l'abbaye de Marquette fonctionnait grâce à des dons sous forme d'argent ou d'aliments, principalement de volailles, qui après avoir été engraissées, prenaient le nom de chapons et étaient distribuées aux pauvres. En 1968, la municipalité de Marquette décide de ressusciter cette coutume : des chapons, petits biscuits à l'effigie du volatile, sont jetés de l'hôtel de ville ; certains d'entre eux étant marqués d'un signe qui permet de les échanger contre un volatile en chair et en os[16]. Depuis, la fête des chapons a lieu chaque année, le troisième dimanche de mai. C'est aussi, le jour de la première sortie de la géante Jeanne de Flandre, escortée par la confrérie des Chapons et les Dames de Jeanne.
- À la belle saison, chaque dimanche et jours fériés, l'AMITRAM (Association du Musée International des Transports Métropolitains) propose un circuit d'environ 3 km le long de la Deûle, à bord de tramways anciens, du pont Mabile à Marquette à la ferme Saint-Chrysole à Wambrechies[17].
- Depuis presque dix ans, la ville remet au mois d'octobre le prix Isabelle Aubret récompensant la plus belle lettre d'amour de l'année.
Notes et références [modifier]
- C5 inq collectivités du Nord-Pas de Calais lauréates du prix Chloro’Villes 2012, L'Eco du nord, Energies, Developpement Durable... Mardi, 12 Juin 2012
- Voix du Nord du 13 mars 2009
- Marquette-lez-Lille, à la redécouverte de l’abbaye de la comtesse Jeanne, Marquette-lez-Lille, 2002, 476 p., ill. ; Compte rendu in Revue d’histoire de l’Église de France, 89 (2003), p. 208-209.
- « À la redécouverte de l’abbaye de Marquette, une approche méthodologique originale ? », in Revue Mabillon, à paraître.
- Marquette, abbaye cistercienne de Flandre, Moisenay, Gaud, 2003, 32 p. ill.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 30 juillet 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 30 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 30 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2008, sur Insee. Consulté le 6 février 2011
- Recensement de la population au 1er janvier 2009, sur Insee. Consulté le 7 janvier 2012
- Évolution et structure de la population à Marquette-lez-Lille en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 30 juillet 2010
- Résultats du recensement de la population du Nord en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 30 juillet 2010
- Notice no PA59000113, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA59000071, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Emmanuel de Roux, Patrimoine industriel, p. 44-53, Éditions Scala, Paris, 2007 (ISBN 978-2-86656-406-3)
- Claude Malbranke, Guide de Flandre et Artois mystérieux, Les guides noirs, Editions Princesse, Paris, 1976
- Eric Maitrot et Sylvie Cary, Lille secret et insolite, éditions Les Beaux Jours, mai 2007