Sous le soleil de Satan (film)

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Page d'aide sur les redirections Pour le roman de Georges Bernanos, voir Sous le soleil de Satan.

Sous le soleil de Satan

Réalisation Maurice Pialat
Scénario Sylvie Pialat
Acteurs principaux
Sociétés de production Erato Films
Films A2
Flach Film
Action Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Sortie 1987
Durée 108 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Sous le soleil de Satan est un film français de Maurice Pialat, sorti en 1987, Palme d'or du Festival de Cannes en 1987. Le film est une adaptation du roman éponyme de Georges Bernanos publié en 1926.

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans un village du nord de la France, l'abbé Menou-Segrais (Maurice Pialat) accueille au sein de sa paroisse le jeune abbé Donissan (Gérard Depardieu). Rongé par le doute sur sa vocation, ayant recours aux mortifications, Donissan éprouve d'énormes difficultés à assurer ses fonctions de culte quotidiennes. Menou-Segrais, figure tutélaire, le révèle à lui-même et lui dévoile son aspiration profonde qui tend à la sainteté.

Tout près d'ici, Germaine Malhorty (Sandrine Bonnaire), dite Mouchette, une adolescente de 16 ans, fille d'un gros brasseur de la région, se cherche, entre mythomanie et chantage au suicide, en multipliant les aventures avec des hommes mûrs. Amante du marquis de Cardignan, noble ruiné sur le point de vendre ses biens, elle fréquente aussi un médecin marié, le député Gallet.

Un matin après une nuit passée chez son amant, elle le tue d'un coup de fusil de chasse dans un geste mi accidentel, mi autodestructeur.

Mouchette, enceinte, révèle son forfait à Gallet. Pragmatique jouisseur, soucieux de sa position sociale, il tente de la rassurer en lui révélant que l'enquête a conclu à un suicide mais refuse de l’avorter. Mouchette qui vit de plus en plus mal sa culpabilité continue sa dérive, sans repère.

Alors que Menou-Segrais envoie Donissan porter assistance à une paroisse voisine, ce dernier rencontre à travers champ un étrange maquignon qui se révèle être une incarnation de Satan. Alors que Donissan, épuisé, lui résiste, ce dernier lui offre un « don de vision à travers les êtres ».

Donissan s'en va alors trouver Mouchette dont il sait tout à présent et tente de la ramener à Dieu. Mais elle se tranche la gorge avec un rasoir à son retour chez elle. Donissan, perdu, ne peut qu’offrir le corps de Mouchette agonisante aux pieds de l'autel de l'église. Ce geste scandaleux lui vaut alors une retraite forcée à la trappe de Tortefontaine.

Nommé curé du hameau de Lumbres dans lequel il s’investit corps et âme, Donissan a acquis la réputation d’un saint homme. Un paysan d'une commune voisine vient alors le chercher alors que son fils agonise d’une méningite. Alors qu’il pensait donner les derniers sacrements, il se retrouve face à son destin : la famille et le prêtre en charge attendent de lui non moins qu’un miracle, l’enfant étant mort.

Fuyant, persuadé de sa défaite au côté de Dieu face à Satan, il est rattrapé et ressuscite l’enfant. À bout de force, bien que suppliant Dieu de lui laisser la vie s'il peut encore être utile aux autres, il meurt en plein confessionnal où l’abbé Menou-Segrais le trouve inanimé alors qu’il était venu lui rendre visite.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Maurice Pialat, lors de la remise de la Palme d'or à Cannes en 1987, adressa, levant le poing au public de journalistes qui sifflaient cette récompense, cette déclaration : « Je ne vais pas faillir à ma réputation : je suis surtout content ce soir pour tous les cris et les sifflets que vous m'adressez. Et si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus. » Beaucoup [Qui ?] avaient en effet donné Les Ailes du désir (Der Himmel über Berlin) de Wim Wenders comme favori pour la récompense suprême[réf. souhaitée].

Yves Montand, président du Jury, déclara devant les caméras d'Antenne 2, que « La Palme [avait] été donnée à l'unanimité, parce que nous avons considéré que le travail qu'[avait] réussi Pialat [était] un travail qui [mettait] le cinéma sur un autre niveau, à un autre étage. On peut forcément — moi-même, je suis comme ça — être sensible à des films peut-être un peu plus abordables, plus faciles, mais heureusement qu'il y a des Pialat, des Godard, des Resnais, pour porter le cinéma à une autre hauteur. Et je me réjouis que ce film ait émergé à l'unanimité, même si deux ou trois membres du Jury ont regretté que, parfois, certains mots leur échappaient — La langue de Bernanos, c'est déjà difficile pour nous, imaginez pour les étrangers — mais l'unanimité s'est faite de manière très spontanée. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]