Mouscron

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Mouscron
(nl) Moeskroen
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Mouscron
Héraldique
Drapeau de Mouscron
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Mouscron
Bourgmestre Alfred Gadenne (cdH)
Majorité cdH-MR
Sièges
cdH
PS
Ecolo
MR
37
19
10
3
5
Section Code postal
Mouscron
Dottignies
Herseaux
Luingne
7700
7711
7712
7700
Code INS 54007
Zone téléphonique 056
Démographie
Gentilé Mouscronnois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
56 023 (1er janvier 2014)
48,36 %
51,64 %
1 398 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
22,18 %
60,58 %
17,24 %
Étrangers 17,24 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 15,72 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 11 731 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 44′ N 3° 13′ E / 50.733, 3.21750° 44′ Nord 3° 13′ Est / 50.733, 3.217  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
40,08 km2 (2005)
49,86 %
0,01 %
48,41 %
1,72 %
Localisation
Situation de la ville dans l’arrondissement de Mouscron et la province de Hainaut
Situation de la ville dans l’arrondissement de Mouscron et la province de Hainaut

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte administrative de Belgique
City locator 14.svg
Mouscron

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte topographique de Belgique
City locator 14.svg
Mouscron
Liens
Site officiel mouscron.be

Mouscron [mukrɔ̃ ][1] (en néerlandais Moeskroen, en picard Moucron) est une ville francophone à facilités de Belgique située en Région wallonne, chef-lieu d'arrondissement dans la province de Hainaut. Mouscron fait également partie du Hainaut Occidental, mais aussi de la région culturelle de la Flandre romane. Le symbole de la ville est le Hurlu, personnage qui écumait les campagnes de la région lors des guerres de religion et vivait de vols et exactions en tous genres. La Fête des Hurlus ou fête de la ville est célébrée chaque année lors du premier week-end d'octobre. La ville a connu un essor important au XIXe siècle et surtout au début du XXe siècle avec le développement de l'industrie textile dans le nord de la France. Ses habitants s'appellent les Mouscronnois. Avec Lille et les villes de l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, elle participe aussi à un ensemble métropolitain de près de 3,8 millions d'habitants, appelé « aire métropolitaine de Lille ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Le « Grand Mouscron » et ses quatre sections correspondant aux anciennes communes fusionnées (I : Mouscron • II : Luingne • III : Herseaux • IV : Dottignies).

La ville de Mouscron est située à 110 kilomètres à l'ouest de Bruxelles, à l'extrême-ouest de la province de Hainaut depuis le 1er septembre 1963, à la frontière entre la Belgique et la France. Avant cette date, elle faisait partie de la province de Flandre-Occidentale.

Le territoire de la commune touche à la fois la frontière française, Neuville-en-Ferrain, Tourcoing et Wattrelos et la frontière linguistique, Aalbeke et Rekkem (qui la sépare de la Région flamande). Elle connaît cependant toujours un régime de facilités linguistiques pour les néerlandophones.

Les villes françaises de Roubaix et Lille se trouvent respectivement à 9 et 23 km de Mouscron, les villes néerlandophones de Menin et Courtrai à 12 et 15 km, et la ville francophone de Tournai à 27 km.

Depuis 1976, année de la fusion des communes en Belgique, la commune de Mouscron ou « Grand Mouscron » regroupe les localités de Dottignies, Luingne, Herseaux et Mouscron.

Environnement[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Certains documents attestent de Moscheron, dès 1060, ce qui signifie petite (suffixe -eron) terre humide (germanique *muska « humide, moisi », ou roman muscus « mousse, humidité »)[2],[3].

Armoiries[modifier | modifier le code]

L'arrêté de l'Exécutif de la Communauté française du 18 décembre 1991 reconnait à la ville de Mouscron l'usage d'armoiries particulières, d'un sceau et d'un drapeau.

Blasonnement : Écartelé aux 1 et 4 de gueules au chevalier armé de toutes pièces d'azur monté sur un cheval cabré d'argent et brandissant une épée de même, aux 2 et 3 d'argent à une barre hérissée de flammes de gueules, sur le tout, d'or à l'aigle bicéphale de sable, becquée, langée, membrée et diadémée de gueules, surmontée de la couronne impériale[4]

Par un acte daté de son château de Mouscron le 23 septembre 1676, Nicolas-Ferdinand Basta, comte d'Hust et de Mouscron déclare « faire tradition aux bourguemaistre et eschevins de son comté de Mouscron des sceaux de ses armes, pour à l'advenir et dèz à présent leur en servir aux actes judiciaires collégialement délibéréz et par eux despéchéz ou à despécher par leur ordonnance ».
En 1885, le conseil communal souhaita doter la communes des armoiries Basta, en invoquant le document de 1676, mais cette requête fut refusée car l'archiviste général n'admettait pas d'armoiries familiales pour les communes.
L'administration communale utilisa donc ces armoiries officieusement jusqu'à leur concession effective[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du XIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Monument funéraire d'Oste de la Barre, Seigneur de Mouscron (ca 1380-1446) et de sa seconde épouse, Cécile de Mourkercke (ca 1400-1462) - Transept droit de Église Saint-Barthélémy

Le comte de Flandre attribue, à la collégiale Saint-Pierre de Lille, des terres de Mouscron en l'an 1066. L'abbaye Saint-Barthélemy de l'Eeckhout de Bruges, propriétaire de l'autel de Mouscron, à l'origine de la paroisse, le céda par échange à l'abbaye Saint-Martin de Tournai en 1149 avec une partie des dîmes qui appartenait au chapitre chapitre cathédral de Tournai. Mouscron qui faisait partie de la châtellenie de Courtrai devint territoire français entre les traités d'Aix-la-Chapelle en 1668 et de Nimègue en 1678 et revint aux Pays-Bas après Utrecht en 1713. Mouscron était alors partagé par trois seigneuries : La seigneurie de Mouscron relevant de la cour féodale d'Harelbeke. La seigneurie du fief du Val dépendant de Warcoing. La seigneurie de Saint-Pierre de Lille[5].

Château des Comtes, vestige de la demeure seigneuriale.

Les seigneurs d'Audenarde 1154-1243, branche cadette de la maison de Louvain, étaient en possession de la seigneurie de Mouscron qui s'étendait sur la presque totalité de la paroisse. Le 19 janvier 1332, Béatrice de Louvain vendit Mouscron à un bourgeois tournaisien, Bernard de la Barre, pour la somme de 1.400 livres parisis[6]. Le domaine passa par mariage aux Liedekerke en 1592. L'un d'eux, Ferdinand, acquit le privilège en 1627 de voir sa seigneurie instaurée en comté par le roi d'Espagne Philippe IV. Faute de descendance directe, Mouscron passa en 1645 aux mains des Basta[5]. Par l'intermédiaire du mariage d'Hippolyte d'Ennetières avec Alexandrine Françoise Basta le 1er janvier 1681, la seigneurie fut transférée aux Marquis d'Ennetières en 1682. Cette famille s'éteignit avec la mort de Frédéric d'Ennetières au château de Duras (province de Limbourg) le 23 juillet 1875[6]. À la suite de la confiscation de la ferme des Ramées transformée alors en demeure seigneuriale, la seigneurie de Mouscron, ensemble de terres et de fiefs au XIVe siècle, vit apparaître son château aux alentours de 1430, le Château des Comtes. Petit à petit, ses propriétaires acquirent tous les fiefs situés sur la paroisse, dont, en 1481, celui du Val[5].

Le combat de Mouscron.

La fin du XVe siècle se singularisa par des guerres qui marqua Mouscron et toute la région, qui dû subir les attaques et les saccages de la garnison de Tournai. Ce sont les guerres de religion de la fin du XVIe siècle qui permirent aux Hurlus de s'accaparer un court moment du château en 1579. La seconde moitié du XVIIe siècle, fut dramatique pour le village qui souffrit beaucoup des guerres de Louis XIV. Il s'y déroula en 1794 une bataille entre Français et Hanovriens. Le dernier évènement guerrier que vit Mouscron, nonobstant l'occupation allemande lors des deux guerres mondiales, reste l'échauffourée du Risquons-Tout en 1848.

Jusqu'au milieu de XVIIIe siècle, Mouscron restera un village agricole. L'industrie textile ne prendra son extension qu'en 1769, quand Lille interdira la fabrication du molleton, un tissu fabriqué à partir d'un mélange de lin et de laine, aux Roubaisiens et aux Tourquennois, qui prendront la route vers les Pays-Bas autrichiens. Il est à souligner que cette fabrication est autorisée à Mouscron depuis 1758[5].

Du XIXe siècle à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

L'activité textile prendra une plus grande d'importance entre 1800 et 1815, elle s'ouvrira alors au coton. Vers 1850, le manque de main-d'œuvre dans le nord de la France attirera un grand nombre d'ouvriers flamands à Mouscron. C'est, vers 1890-1900 et entre les deux guerres mondiales, que des patrons français investissent sur place et construisent filatures et usines de tapis. Cela aura pour effet de fixer une importante partie des très nombreux travailleurs frontaliers du côté belge. Par le biais de cette industrie, Mouscron gardera, sur le plan économique, une place prépondérante[5].

En 1910 la statistique indique que 7.318 personnes de Mouscron, Dottignies, Herseaux et Luingne passent quotidiennement la frontière pour aller travailler dans l'industrie du Nord, pour le plus grand nombre dans l'industrie textile. Plus de 5.000 travailleurs rien que pour Mouscron font cette navette[6].

Le village rural traditionnel se verra bien sûr modifier radicalement par cette expansion. C'est entre 1919 et 1939 que des quartiers urbains entiers surgissent de terre, exigeant par cela une nouvelle structure socio-culturelle. Aujourd'hui, l'agglomération de Mouscron forme une conurbation avec la métropole du nord de la France. Essentiellement francophone (94 % en 1846, 74 % en 1947), Mouscron est rattaché au Hainaut en 1963 et devient la première ville du Hainaut par le nombre de ses habitants avant les fusions de communes de 1977[5].

Quelques moments de la vie de la cité :

  • En 1872 le bourgmestre Julien Mullier-Blangny et deux échevins décident que Mouscron devient une ville, mais c'est par une loi du 20 mars 1986 que ce titre lui sera officiellement attribué[7].
  • Le cimetière du Centre situé entre la rue de Menin et la rue des Feux-Follets est inauguré le 1er mai 1890, celui du Mont-à-Leux, rue de l'Âtre en 1891.
  • Fin 1899, ouverture de l'abattoir public rue de Menin.
  • L'hôpital civil de l'avenue Royale devient opérationnel en 1910.
  • L'école de musique, qui en 1919 prendra l'appellation Académie de musique, est fondée le 11 novembre 1912.
  • Le premier cinéma ouvre ses portes rue de la Marlière le 18 août 1913, il se nomme Le vieux Mouscron qui deviendra par la suite le Studio 31, celui-ci fermera en avril 2001. Le cinéma rouvre le 20 avril 2013 avec pour nom, le For&Ver[8].
  • Inauguration du monument aux morts, œuvre de Firmin Ollivier d'Avelgem, sur la grand-place le 13 mai 1923 .
  • Le 1er septembre 1944, c'est le jour du départ des soldats allemands de Mouscron[6].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

  • Évolution de la population entre 1740 et 1990[6]
  • 1740     2.800 habitants
  • 1765     2.901  (pour 636 maisons)
  • 1800     3.644
  • 1807     4.500
  • 1815     4.860
  • 1830     5.540
  • 1846     5.175  (5 hab. par ha.)
  • 1866     7.644  (6 hab. par ha.)
  • 1878     10.404
  • 1890     13.764
  • 1900     19.366
  • 1910     22.515
  • 1914     23.570
  • 1918     22.995
  • 1930     33.000  (8.507 maisons)
  • 1939     35.976  (10.705 maisons)
  • 1944     35.148  (10.658 maisons)
  • 1955     36.202
  • 1965     37.746  (point culminant avant la fusion)
  • 1976     37.200  (avant la fusion des communes)
  • 1977     54.551  (après la fusion des communes)
  • 1985     54.015
  • 1990     53.648

En 2006, Mouscron compte 40,1 km² et 52 825 habitants, soit une densité de 1 318 habitants/km².
Parmi les 69 communes de la province de Hainaut, elle se situe à la 43e place par rapport à sa surface, à la 5e par rapport à son nombre d’habitants et à la 4e place par rapport à sa densité.
Parmi les 262 communes de la région wallonne, elle se situe à la 159e place par rapport à sa surface, à la 9e place par rapport à son nombre d’habitants et à la 11e place par rapport à sa densité.
Parmi les 589 communes belges, elle se situe à la 296e place par rapport à sa surface, à la 27e place par rapport à son nombre d’habitants et à la 47e place par rapport à sa densité[9].

La population de la ville s'élève au 1er janvier 2012 à 55.973 habitants[10].

Mouscron était la ville la plus peuplée du Hainaut avant la fusion des communes en 1977.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Primaire[modifier | modifier le code]

  • École communale Raymond Devos
  • École Immersive français/néerlandais (maternelles et primaires)
  • École Saint Dominique Savio (pédagogie PNL)
  • École maternelle et primaire évangélique L'Arche
  • Collège Sainte-Marie

Secondaire[modifier | modifier le code]

  • Athénée Royal Thomas Edison de Mouscron
  • Collège d'Enseignement Technique Saint-Henri
  • Collège Sainte-Marie
  • Institut des Frères Maristes
  • Institut du Sacré-Cœur

Supérieur[modifier | modifier le code]

  • École des Sports
  • Haute École Provinciale du Hainaut Condorcet (comptabilité et immobilier)
  • Haute École Louvain en Hainaut (études d'infirmerie et en secrétariat de direction)

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Résultats des élections[modifier | modifier le code]

Résultats des élections et répartitions des sièges au conseil communal depuis la fusion des communes (1977) et la création du « Grand Mouscron »[11].

Résultats des élections de 1976
Parti Voix (32 678) Sièges
PSC 13 520 (41,37 %) 17
PS 9 034 (27,65 %) 11
DC 4 118 (12,60 %) 4
PCB 3 363 (10,29 %) 3
PRL 2 213 (6,37 %) 2
Résultats des élections de 1982
Parti Voix (31 700) Sièges
PSC 14 095 (44,46 %) 20
PS 10 460 (33,00 %) 14
PRL 2 399 (7,57 %) 2
Ecolo 2 001 (6,31 %) 1
Résultats des élections de 1988
Parti Voix (31 635) Sièges
PSC 16 209 (51,24 %) 21
PS 10 879 (34,39 %) 13
Ecolo 2 478 (7,83 %) 2
PRL 1 076 (5,39 %) 1


Résultats des élections de 1994
Parti Voix (30 478) Sièges
PSC 10 599 (34,78 %) 15
PS 8 119 (26,64 %) 11
Ecolo 4 613 (15,14 %) 5
PRL 3 495 (11,47 %) 4
ADM 1 711 (5,61 %) 1
Agir 1 509 (4,95 %) 1
Résultats des élections de 2000
Parti Voix (30 230) Sièges
PSC 11 586 (38,33 %) 15
PS 7 999 (26,46 %) 10
Ecolo 5 014 (16,59 %) 6
PRL-MCC 4 255 (14,08 %) 5
FNB 1 376 (4,55 %) 1
Résultats des élections de 2006
Parti Voix (30 762) Sièges
Cdh 13 457 (43,75 %) 17
PS 9 591 (31,18 %) 12
MR 4 058 (13,19 %) 4
Ecolo 3 656 (11,88 %) 4


Résultats des élections de 2012[12]
Parti Voix (29 461) Sièges
Cdh 13 416 (45,54 %) 19
PS 7 854 (26,66 %) 10
MR 4 251 (14,43 %) 5
Ecolo 3 055 (10,37 %) 3


Liste des bourgmestres[modifier | modifier le code]

Sous les DE LIEDEKERKE 1592-1645

  • Jean le Febvre 1625-1629
  • Pierre Duquesne 1629-1634
  • Michel Mulier 1634-1637
  • Pierre Duquesne 1637-1643

Sous les BASTA 1645-1682

  • Philippe Tiberghien 1643-1651
  • Jean Desplancques 1651-1654
  • Antoine de Bungne 1654-1656
  • Jean le Veugle 1656-1660
  • Guillaume Liebert 1660-1665
  • Jacques Duquesne 1665-1667
  • Guillaume Liebert 1667-1669
  • Antoine Callens 1675-1677

Sous les D'ENNETIERES 1682-1794

  • Jacques Duquesne 1678-1691
  • Pierre Stock 1691-1696
  • Jacques Duquesne 1696-1701
  • Rogier Dumortier 1701-1711
  • Antoine du Jardin 1711-1713
  • Robert-Claude Hollebecque 1713-1716
  • Jean-Philippe Selosse 1716-1717
  • Nicolas le Chantre 1717-1721
  • Jean-Baptiste Odou 1721-1724
  • Pierre-Philippe Braye 1724-1727
  • Pierre-Philippe Escrohart 1727-1732
  • Jean-François Vanoverschelde 1732-1735
  • Pierre Mullier 1735-1746
  • Jean-Baptiste Lechantre 1746-1748
  • Jean-Baptiste Masquelie 1748-1754
  • Pierre Mullier 1754-1758
  • Blaise Tiberghien 1758-1762
  • Pierre Hollebecq 1762-1765
  • Blaise Tiberghien 1765-1767
  • Pierre Hollebecq 1767-1782
  • Jean-Baptiste Odou 1782-1794
  • Pierre Lecroart 1798-1799 (maire provisoire)
  • Dominique Vanoverschelde 1799-1801
  • Pierre Lecroart 1801-1801
  • Antoine Joseph Jacquart 1801-1801 (maire provisoire)
  • Jean-Baptiste Demyttenaere 1801-1812
  • Louis François Joseph Delaoutre 1813-1825
  • Benoît Delanglez 1826-1826 (maire intérimaire)
  • Fréderic Dussolier 1826-1830
  • Jacques François Braye 1830-1863 Parti catholique
  • Jean-Baptiste Saffre 1863-1872 Parti libéral
  • Julien Mullier-Blangny 1872-1879 Parti catholique
  • Louis Dassonville 1879-1886 Parti libéral
  • Henri Dubiez 1886-1891 Parti catholique
  • Floris Mulliez 1894-1900 Parti catholique
  • Aloïs Den Reep 1900-1921 Parti catholique
  • Joseph Vandevelde 1921-1938 & 1953-1958 PSB
  • Omer Vandenberghe 1938-1940 & 1944-1953 PSC-CVP
  • Léonce Busschaert Parti catholique 1940-1941 bourgmestre faisant fonction
  • Silvirius (dit Silvère) Derveaux 1941-1944 nommé par le V.N.V. Vlaams Nationaal Verbond
  • Robert Devos 1959-1979 PSC[6].

Patrimoine et culture[modifier | modifier le code]

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Par ordre chronologique de construction:

Architecture civile et parc[modifier | modifier le code]

Vue printanière du parc de Mouscron
  • Le château des comtes, construit entre le XIVe et le XVe siècle. Quatre grandes familles de Seigneurs s'y succédèrent durant 6 siècles et deux événements historiques importants qui lui sont liés, restent aujourd'hui gravés dans la tradition et le folklore local: Charles Quint y logea lors d'une visite à Mouscron et les célèbres " Hurlus ", adeptes de Luther (guerres de religion), gueux qui pillèrent la région[13], occupèrent le château durant trois mois, le vidant de son mobilier. Aujourd'hui, de ce vaste domaine subsistent encore sa "gentilhommière" de style tournaisien, une basse cour délimitée de vestiges de dépendances des XVIe et XVIIe siècles et un site agrémenté de douves.
  • Deux ans et demi s'écoulent entre la décision de principe de la construction d'un hôtel de ville le 25 janvier 1887 et son inauguration le 13 juillet 1890. Le style présenté par l'architecte brugeois René Aimé Buyck peut être défini néo-gothique de la Flandre maritime. Le bâtiment est remarquable par l'harmonie de ses proportions, les jeux de la pierre blanche de France et de la brique, et la finesse de ses sculptures[6].
  • Maison Picarde, aujourd'hui ne subsistent que la salle de danse et les bureaux: l'actuelle Maison Picarde dont l'architecte est Martial Rémi (1879-1938). L'intérieur de ce bâtiment érigé entre 1922 et 1923 vaut aussi le détour. En effet les faïences peintes qui ornent la salle du premier étage ont été classées: elles représentent des scènes bucoliques d'édification et portent au pinacle les valeurs proposées par le socialisme en marche, parmi elles, le travail, l'émancipation, le savoir, le culte de la famille. Elles sont le résultat d'un travail titanesque exécuté en grande partie par l'atelier des disciples de Jules Biesbroek.
  • La Rénovation urbaine (L'Espace des Fontaines), au début des années 1980, une grande entreprise de revitalisation du centre urbain de Mouscron est décrétée. L'ancienne Place Verte (aménagée sur le cimetière de l'Église Saint - Barthélémy) a été recomposée et porte le nom de place Emmanuel de Neckere. Elle fait directement la jonction entre le parvis de Saint-Barthélémy et de la Grand-Place. Le dallage y est particulièrement intéressant : il représente la devise de la ville "jusqu'à porter la besace". Une statue nommée "Le lecteur" réalisée par le sculpteur d'origine vénézuélienne Osvaldo Parise y est installée[14]. Un escalier descend, longeant la cure néogothique (fin XIXe siècle) pour arriver sur une seconde place piétonne: la place Gérard Kasiers. On remarquera, au centre de cet atrium moderne, une œuvre d'art particulièrement intéressante : la fontaine des Hurlus réalisé par le Cominois Bernard Verhaeghe en 1987.
  • Le parc communal est considéré comme l'un des plus beaux de la région[15]. Le parc de Mouscron abrite sur une surface de 7 ha 36 a[6], à part une dizaine d'espèces, toutes les variétés plantables sous le climat local. Le parc fut inauguré le 17 juillet 1932 par Fernand Cocq, Ministre de la Justice[16].

Folklore[modifier | modifier le code]

Le Hurlu ornant le perron de l'hôtel de ville.

La Fête des Hurlus, créée en 1973 pour maintenir le folklore et donner un coup de pouce au commerce[17], se déroule au début du mois d'octobre. Elle débute le vendredi soir par le cortège des allumoirs. Venus des quatre coins de Mouscron, des centaines d'enfants costumés de la tête aux pieds, se donnent rendez-vous sur la Grand-Place. Les enfants sont accompagnés par des fanfares, musiciens, et autres groupes folkloriques. À l'unisson, ils déambulent dans les rues de la cité, chantant le refrain de l'hymne du jour : « Vivent les allumoirs, ma mère, vivent les allumoirs. On les allume quand il fait noir, Vivent les allumoirs ! ». Le samedi matin, tous les habitants gagnent le centre-ville, à la rencontre des groupes folkloriques, des majorettes, des commerçants ambulants, des musiciens et des artisans. Un concours géant de pétanque y est organisé tous les ans. C'est le samedi qu'a lieu le Cortège Historique dans les rues de la ville. Il est centré sur deux éléments légendaires majeurs : l’enlèvement du Curé Adins, poursuivi par les Hurlus alors qu’il sortait du château, montrant ainsi sa soumission au pouvoir, le curé se réfugie dans le clocher de son église dont il sera délogé par les Hurlus.
Deuxième évènement : la présence espagnole, à l’espace des Fontaines, le combat entre Don Ferrante de la Plancha y otros barrios et le chef des Hurlus à travers cinq épreuves d’adresse et de spectacle. Si le Hurlu l’emporte, le cortège jettera à la population des clopinettes, petites poupées Hurlus boiteuses censées protéger celui qui les détient contre la grosse tête.

La fête bat au rythme des tambours et des trompettes, jusqu'au dimanche où se situe un épisode majeur de la fête quand, sur la Grand-Place, du haut d'une longue échelle a lieu le "lancer des Hurlus" vers des milliers de mains tendues.

Musées[modifier | modifier le code]

  • Musée de Folklore Léon Maes; le Musée de Folklore mène le visiteur au gré de la vie transfrontalière entre 1850 et 1950. Outre ses collections, le Musée propose également de nombreuses animations, des stages, des ateliers, des découvertes du patrimoine immatériel, cinq parcours audio-guidés et un centre de documentation très fouillé sur l'histoire, la vie quotidienne et le patrimoine Mouscronnois.
  • Café-musée Wap Doo Wap; Juke box d’époque, déco sixties, affiches, pochettes de disques, photos y ressuscitent cette époque glorieuse de la musique Yé-Yé dont Mouscron fut un peu la capitale. Ce lieu n’évoque pas seulement le passé. Il donne l’occasion à des groupes anciens ou plus récents de s’y produire régulièrement en direct.
  • Musée Marcel Marlier; en projet (2014) dans une annexe du château des comtes.

Principaux lieux de culture et d'expositions[modifier | modifier le code]

Le centre Marius Staquet
  • L'ancienne piscine communale (Musée des Beaux-Arts); d'un style inspiré du "Bauhaus bateau", c'est une architecture claire et fonctionnelle, caractérisée par des lignes horizontales harmonieuses, des briques ocres et d'un grand lanterneau en verre. Le lieu abrite des manifestations artistiques provisoires.
  • Le Centre Marius Staquet; le lieu est un ensemble architectural moderne. Il est composé principalement de trois lieux : le Théâtre Raymond Devos, l’auditorium André Demeyère et l’espace Jacques Brel (vaste salle d'exposition de 1 000 m2 de plain-pied polyvalente. C'est une salle qui marie très bien le bois et l'acier. Le vert, omniprésent jusque dans la charpente, rappelle la verdure du petit parc situé face à la verrière du centre).
  • Bibliothèque publique.
  • Académie de Musique; Théâtre, Danse et Beaux-Arts.
  • Centr'expo; salon d'expositions, de foires et de divers événements.
  • Factory studio; salle de concerts, de spectacles et d'expositions, studio photo.
  • El bar; bar alternatif, salle de concerts.
  • Studio RQC (Radio qui chifel); radio libre de la région de Mouscron.
  • Espace Citoyen "De l’Aut’Côté"; Exposition, spectacles, conférences, débats et ateliers y sont organisés régulièrement.

Evénements récurrents et festivités locales[modifier | modifier le code]

  • Festival à Cloche-scène; festival de spectacles pour enfants durant les vacances de Pâques.
  • Tournoi d'éloquence, avril.
  • Salon "Génération Collections", bourse internationale de collectionneurs, avril.
  • Salon du livre et de la BD, dernier week-end d'avril.
  • Century Festival, début mai.
  • Festival Cités Métisses, Mont à Leux, mi-mai
  • Marché aux fleurs de l’Ascension, jeudi de l’Ascension (fin mai - début juin).
  • Venise à Mouscron, défilé vénitien, début juin, tous les 2 ans.
  • Festival Mouscr'on the Rock, fin juin.
  • Fête du Toubac à Herseaux, (le 2e Weekend de Juillet) surtout connu pour sa braderie-brocante du Lundi.
  • Fête nationale du parc, 21 juillet.
  • Ducasse de la rue de Menin (fin août - début septembre), surtout connue pour sa brocante du premier dimanche de septembre.
  • Fête de la main de Dottignies, septembre.
  • 24H en course libre, dernier week-end de septembre.
  • Festival Trianglaïrock; fête de la musique de Mouscron organisée par les jeunes FGTB de Mouscron en partenariat avec la braderie des commerçants du centre ville de Mouscron, de septembre à juin.
  • Fête des Hurlus, premier week-end d'octobre.
  • Salon des Antiquaires, novembre.
  • Mouscron sur glace, durant près d'un mois, un marché d'artisans et une patinoire sont installés dans le centre de la ville pour les fêtes de fin d'année.
  • Week-end MUCO, chaque année le week-end de la Pentecôte. Tournoi de foot, repas, rallye automobile, ballade cycliste, tournoi de pétanque, etc. Organisé en faveur de l'Association Mouscronnoise de Lutte contre la Mucoviscidose (AMCM).

Musique[modifier | modifier le code]

Mouscron a été des années 1960 à 1980 un lieu d'où bon nombre de tubes et musiques populaires ont fait leur apparition. Notamment grâce à l'éditeur-producteur Marcel De Keukeleire et Jean Van Loo. Les studios artistiques et de production de Mouscron (principalement l'arrière-boutique du magasin de disque de Marcel De Keukeleire, situé rue de La Marlière) ont fourni les Hit Parade du monde entier avec des artistes tels que: Chocolat's (Brasilia Carnaval), Patrick Hernandez (Born to Be Alive), Amadeo (Moving Like A Superstar), J.J. Lionel (La Danse des canards) et le groupe Crazy Horse, composé en partie de Mouscronnois. Un documentaire d'Olivier Monssens a été réalisé en 2004 sur l'œuvre de De Keukeleire : « Marcel Superstar »[18].

Le 5 mars 1967, Jimi Hendrix a donné son seul concert en Belgique à Mouscron, au Twenty (Relais de la Poste)[19]. Lieu où de nombreux groupes désormais célèbres se sont produits à la fin des sixties, parmi lesquels : The Animals, The Kinks, The Moody Blues. Ces derniers s'étaient d'ailleurs exilés à Mouscron pour l'écriture de l'album « Days of Future Passed » en 1967. Un clin d'œil à la ville sera également fait en 1978 dans la chanson « Top rank suite » de l'album Octave avec cette phrase : « They played a good game of football in Mucron ». Les Moody Blues étant des fans de football, ont certainement un souvenir ayant un rapport avec le football à Mouscron. Souvenir quelque peu flou au moment de l'écriture au vu de l'orthographe de "Mucron".

La légende veut que Madonna ait séjourné à Mouscron en 1979, séjour qui fut l'initiative de Jean Van Loo et Patrick Hernandez, qui l'avaient repérée lors d'un casting à New-York et souhaitaient lui proposer des chansons pour faire d'elle une star. Chansons qu'elle refusera, car trop "commercial".
La chanteuse américaine se serait inspirée d'une chanson du Mouscronnois Salvatore Acquaviva pour l'écriture de son titre « Frozen » 19 ans plus tard. En 2005, Madonna est accusée de plagiat par le compositeur Belge au Tribunal de Mons. Le tribunal décida que plusieurs mesures des deux chansons sont identiques. La diffusion du titre est désormais interdite sur les télévisions et radios Belges. Madonna a toujours démenti s'être rendue à Mouscron.

Le début de la chanson « Les Bourgeois » de Jacques Brel, « Le cœur bien au chaud, les yeux dans la bière, chez la grosse Adrienne de Montalant », fait référence à Adrienne du Mont-à-Leux (quartier de Mouscron), la tenancière d'un café populaire du quartier à l'époque. Le nom ayant été modifié pour faciliter la rime[20].

Sport[modifier | modifier le code]

  • La ville a eu un club de football évoluant en division 1 belge depuis la saison 1996/1997 jusqu'au 28 décembre 2009, date de son dépôt de bilan : l'Excelsior. Un nouveau club est reparti de promotion en 2010 : ce club évolue désormais en division 1 sous le nom de Royal Mouscron-Péruwelz dans le stade Le Canonnier. Le club a un centre d'entraînement et de formation : le Futurosport, créé lors de la saison 1997/1998.
  • Le Tiger Club Mouscron est une école de Full-contact (Kick Boxing) et karaté Contact qui évolue en élite internationale (championnat du Monde et championnat d'Europe)
  • Le Handball Club Mouscron évolue depuis 2010-2011 en ligue Brabant-Hainaut. Le club a déjà obtenu à plusieurs reprises le prix du Mérite Sportif de la ville.
  • La ville abrite également un club de water-polo, le Royal Dauphins mouscronnois, champion de Belgique à 5 reprises et détenteur de 3 coupes de Belgique.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Personnalités nées à Mouscron[modifier | modifier le code]

Monument dédié à Rémy Cogghe (né Rémi Coghe) dans le parc communal.

(Par ordre chronologique)

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters,‎ 1994 (lire en ligne), p. 106
  2. A. Carnoy, Origines des noms des communes de Belgique, Louvain, Éditions Universitas,‎ 1948, 2 vol.
  3. Jules Herbillon, Les noms des communes de Wallonie, Bruxelles, Crédit communal, coll. « Histoire » (no 70),‎ 1986
  4. a et b Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 2 : Communes wallonnes M-Z, Communes bruxelloises, Communes germanophones, Bruxelles, Dexia,‎ 2002, p. 570-571
  5. a, b, c, d, e et f Ville de Mouscron, Histoire, Mouscron :[1]
  6. a, b, c, d, e, f, g et h Jules Debaes, Robert Vandenberghe, Mouscron 1789-1945, itinéraire du village paysan à la cité industrielle, Mémoires de la société d'histoire de Mouscron et de la région, 1991
  7. Le Soir, [2], 6 janvier 1992
  8. Nord Eclair, [3], 19 avril 2013
  9. Comité Subrégional de l'Emploi et de la Formation, Mouscron: La commune déchiffrée !, Édition 2006
  10. Union des Villes et Communes de Wallonie
  11. Site officiel des résultats électoraux belges.
  12. Site de la Région wallonne
  13. Ville de Mouscron, Folklore, Fêtes des Hurlus: [4]
  14. La Voix du Nord, [5], 23 janvier 2009
  15. Jean-Paul Laboudette, Dominique Auzias, Marie-Madeleine Lauprete, Nathalie Serin, Escapades autour de Lille, 2008, p. 357
  16. Le parc communal de Mouscron fête ses 60 ans, Le Soir, 3 juillet 1993: [6]
  17. « La fête des Hurlus prisée des boulistes français », Nord Éclair,‎ 3 octobre 2010 (lire en ligne)
  18. Marcel Superstar
  19. Luc Parret, « Le 5 mars 1967, sur la scène du Twenty », Nord Éclair,‎ 20 février 2000, p. 1 (magazine)
  20. J'ai la mémoire qui chante
  21. L'avenir, "Loncke, membre de l'Explorer's Club", 13 juillet 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alphonse-Marie Coulon, Histoire de Mouscron : d'après les documents authentiques, t. 1, Courtrai, Typographie de Veuve Nys & Fils,‎ 1890, 453 p.
  • Alphonse-Marie Coulon, Histoire de Mouscron : d'après les documents authentiques, t. 2, Courtrai, Typographie de Veuve Nys & Fils (présentation en ligne)
  • Jules Debaes et Robert Vandenberghe, Mouscron 1789-1945 : itinéraire du village paysan à la cité industrielle, Mouscron, Société d'histoire de Mouscron et de la région, coll. « Mémoires de la Société d'histoire de Mouscron et de la région »,‎ 1991, 592 p.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]