Bachata

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Bachata

Origines stylistiques boléro, son cubain, tango
Origines culturelles République dominicaine
Instruments typiques guitares, basse, bongos, maracas, guira
Scènes régionales République dominicaine, États-Unis (New York…), …

Genres dérivés

bachatango

Genres associés

merengue

La bachata est un rythme dansant originaire de République dominicaine, plein de folklore. On peut le considérer comme un mélange de boléro (surtout, le boléro rythmique) avec d'autres influences musicales d'origine africaine et avec d'autres styles comme le son, le merengue, le cha-cha-cha et le tango.

La bachata est jouée par plusieurs guitares (deux ou trois), accompagnées de percussions (bongo, maracas, güira) et une basse. On parle aussi de bolero campesino, bolero antillano ou cancion del amargue, une musique associée pendant longtemps aux couches sociales les plus défavorisées de Saint-Domingue[1].

Au tout début, la bachata était dédaignée car c'était une musique qui provenait des classes sociales basses.

À ses débuts, elle était très peu diffusée en radio. Mais l'intérêt a surgi à partir des années 1980, avec l'expansion des moyens massifs de communication, le développement du tourisme, et l'effort de quelques compositeurs qui ont remarqué qu'avait surgi un nouveau genre. Les auteurs comme Juan Luis Guerra et Víctor Víctor dans les années 1990, et de Luis Días depuis 1980, ont apporté une vision plus moderne et urbaine.

L'expansion du tourisme en République dominicaine dans les années 1980 a offert à la bachata une popularité internationale, qui est alors devenue un symbole de la République dominicaine.

Évolution de la musique[modifier | modifier le code]

La première vague[modifier | modifier le code]

De cette génération appartiennent des chanteurs comme José Manuel Calderón, Rafael Encarnación et Luis Segura. La bachata naît le 30 mai 1962 dans la voix de José Manuel Calderón (accompagné du trio “Les Juvéniles”), avec les titres Borracho de Amor et Condena (que será de mí) de Bienvenu Fabián, enregistrés dans les studios de la Radio Télévision Dominicaine.

Rafael Encarnación a aussi séduit les amateurs de ce rythme, mais son parcours dans le show business a duré moins d'un an. Rafael Encarnación a débuté sa carrière en octobre 1963, et il est décédé tragiquement en mars 1964.

Luis Segura enregistre son premier single (Cariñito de mi vida) en 1964, année où est créée également Radio Guarachita, qui va aider à diffuser ce genre...

La seconde vague[modifier | modifier le code]

Luis Segura (L'Añoñaíto) peut être considéré comme le père de cette deuxième vague de succès de la bachata. Son succès Pena por ti, enregistré en 1982, a tourné une autre page dans l'histoire de ce rythme, en le faisant accepter des classes sociales plus élevées.

Mélida Rodríguez ("La Patiente") et Leonardo Paniagua sont aussi des chanteurs à succès de cette époque.

Leonardo Paniagua a aussi connu le succès avec des reprises telles que Chiquitita (du Groupe ABBA), Amada Amante (de Roberto Carlos).

La troisième étape[modifier | modifier le code]

Les chansons sont plus élaborées et termes d'arrangements musicaux et la qualité des textes est améliorée. De nouveaux sous-genres apparaissent, comme la "bachata rosa" et la tecnoamargue.

Le chanteur Juan Luis Guerra

La bachata rosa est représentée surtout par les auteurs interprètes Victor Victor et Juan Luis Guerra : c'est une fusion de bachata et de ballade romantique.

La tecnoamargue est représentée par la chanteuse Sonia Silvestre et le compositeur Luis Días : la bachata fusionne avec rock, le jazz et d'autres rythmes dominicains et caribéens. L'expressionnisme abstrait et la poésie caractérisent les textes.

De nos jours[modifier | modifier le code]

Les paroles sont romantiques, sensuelles et parfois érotiques. Les vers sont poétiquement élaborés, avec des images littéraires raffinées. Les textes sont souvent liés au thème de l'amour (passion, infidélité, tristesse, séparation...).

Des artistes comme Teodoro Reyes, Joe Veras, Luis Vargas, Antony Santos, Frank Reyes, Yóskar Sarante, Luis Miguel del Amargue, Raulín Rodríguez, Zacarías Ferreira, le groupe Aventura entre autres, forment la légion des nouvelles stars du genre. Apparaissent des duos comme Monchy y Alexandra, certains d'entre eux ne sont pas originaires de la République dominicaine.

La sociologie de la bachata[modifier | modifier le code]

Le bachata, reproduit le même esprit mélancolique, nostalgique et d'une animosité aimante d'autres expressions musicales latino-américaines comme le soi-disant tango - chanson des quartiers de Buenos Aires du Buenos Aires, où se combine l'animosité passionnelle (l'amour - indifférence) avec la nostalgie du migrant. À l'égal, dans la bachata nous connaissons le côté nostalgique dans l'expression musicale grâce au fait que cela ait coïncidé avec la période de la plus grande apogée de la culture suburbaine provenant de la migration rurale-urbaine à partir de 1961. Dans cette période il a été connu comme "musique d'amargue" au sens nostalgique qui évoquait [2].

La danse[modifier | modifier le code]

Le mouvement simple de la danse est une série de pas simples qui produit un mouvement d'avant en arrière, ou d'un côté à l'autre. Un schéma représentatif serait de la manière suivante : avec le pied gauche, faites un pas vers la gauche, puis ramener le pied droit à côté du pied gauche 2 fois de suite, les 4 premiers temps. Faites aussi de même vers la droite en commençant par le pied droit, pour le retour. Sur le quatrième temps et le huitième temps, pointez respectivement le pied droit puis le pied gauche. Le caractère de la danse est obtenu par un mouvement sensuel du corps et de la hanche qui garde une similitude avec certaines danses africaines.

Cette danse latine se danse généralement dans les soirées de salsa où elle est insérée par moment. Peu de cours existent encore pour cette danse mais se développent.

La rueda de bachata est une manière de danser la bachata à plusieurs couples en effectuant les mêmes figures annoncées par une personne, à la manière de la rueda de casino.

L'étymologie[modifier | modifier le code]

Dans ses origines les plus lointaines connues, au début des années 1920, le terme bachata désignait à Cuba un type de réunion sociale, apparentée avec la fête de l'époque, défini par la présence de quelques genres populaires de musique et de danse. Étymologiquement, le mot bachata d'une origine africaine et désigne la fête, la fête et la virée, selon Fernando Ortiz.

Le bachata constituait une forme de récréation populaire : une fête qui était réalisée dans toute cour, sous l'ombre d'un arbre de la rue, ou dans n'importe quel coin, et dont le précédent africain est évident, tandis que nous pouvons établir le précédent espagnol que c'était le fandango, duquel il rapporte Marcio Veloz Maggiolo que : "Presque tous les chroniqueurs qui touchent ce sujet le rapportent à une fête ouverte et non à une musique".

Les deux mentions les plus anciennes au sujet de la bachata que nous avons trouvées dans des documents datent de 1922 et 1927. La première contient un rapport qui se réfère à l'homme commun du hameau de Sabaneta, dans la Ligne du Nord-ouest, et dit qu'il trouve chez le peuple "tout ce qui peut flatter ses vices et appétits mal mesurés  : des combats de coqs, de friandises et de rhum; mais ce qui l'enchante plus et l'attire est la fête (s'il est d'un accordéon) ou la bachata s'il est des guitares et de chants ou de boléros. Là on est de longues heures, entre une gorgée et une gorgée, sans qu'elle ne le préoccupe pour rien, l'hétérogénéité sociale de l'ensemble, ni l'haleine asphyxiante avec laquelle la poussière et la sueur raréfient l'atmosphère, ni la forme incivile avec laquelle les uns arrachent aux autres les bailadoras, jusqu'à ce que très rentrée la nuit il revienne grisé au foyer".

Quelques artistes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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