Isabelle Adjani

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Isabelle Adjani

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Isabelle Adjani à la 35e cérémonie des César en 2010.

Nom de naissance Isabelle Yasmina Adjani
Naissance 27 juin 1955 (59 ans)
Paris, Île-de-France
Nationalité Drapeau de France Française
Profession Actrice
Films notables L'Histoire d'Adèle H.
Possession
L'Été meurtrier
Subway
Camille Claudel
La Reine Margot
Bon voyage
La journée de la jupe

Isabelle Adjani, née le 27 juin 1955 dans le 17e arrondissement de Paris[1], est une comédienne française, cinq fois lauréate du César de la meilleure actrice.

Elle débute à 14 ans au théâtre, puis entre à 17 ans à la Comédie-Française et devient célèbre au milieu des années 1970 grâce au cinéma. Elle y interprète fréquemment des personnages névrosés, fragiles, mystérieux, perturbés, déments ou psychologiquement instables.

Isabelle Adjani est reconnue pour l'intensité dramatique de ses compositions, la dévotion totale qu'elle accorde à son jeu et l'empathie extrême qu'elle revendique pour chacun de ses personnages[2],[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Isabelle Yasmina Adjani naît le 27 juin 1955 dans le 17e arrondissement de Paris, d'un père algérien, Mohammed Chérif Adjani, soldat dans l'armée française durant la Seconde Guerre mondiale, originaire d'Iferhounène en Kabylie, et d'une mère allemande, d'origine bavaroise, Emma Schweinberger, surnommée Gusti, décédée en février 2007[4],[5],[6]. Dans une interview donnée en 1985, Isabelle Adjani explique pourquoi sa mère avait l'habitude de dire que son mari était d'origine turque : elle avait honte de ses origines algériennes. Elle lui demanda également de changer son prénom Mohammed en Chérif car cela faisait plus « américain »[7].

Elle grandit à Gennevilliers, au nord-ouest de Paris, avec son frère cadet Éric Hakim (qui deviendra plus tard photographe), va au collège Paul-Lapie à Courbevoie et poursuit ses études secondaires à Reims, au lycée Jean-Jaurès. Elle obtient un premier rôle à 14 ans dans un film pour enfants, Le Petit Bougnat, puis joue à seize ans dans Faustine et le bel été avec les jeunes premiers Muriel Catala, Francis Huster, Jacques Spiesser, Jacques Weber, Nathalie Baye et, le temps d'une scène, Isabelle Huppert.

Elle entre à la Comédie-Française le 1er décembre 1972 ; grâce à la télévision puis au cinéma, elle accède rapidement au vedettariat.

En 1996, Adjani quitte la capitale française et s'établit en Suisse, à Genève. Elle déclarera : « lorsqu'on a la possibilité d'offrir à ses enfants une meilleure qualité de vie, il ne faut plus hésiter ». Elle reviendra en France présider le jury du 50e Festival de Cannes en 1997.

Elle a deux fils : le premier du chef opérateur et réalisateur Bruno Nuytten, Barnabé Saïd, né en avril 1979 et le second de l'acteur Daniel Day-Lewis, Gabriel-Kane, né le 9 avril 1995.

Le jour de Noël 2010, son frère, Éric Hakim, meurt subitement d'une crise cardiaque. Il avait cinquante-trois ans.

Carrière[modifier | modifier le code]

Révélation[modifier | modifier le code]

En 1972, Isabelle Adjani joue avec la troupe de Robert Hossein, dans La Maison de Bernarda Alba de Federico García Lorca avec Annie Ducaux. La pièce, une coproduction avec la Comédie-Française, est un triomphe et sera reprise plus tard au Théâtre de l'Odéon.

En 1973, Annie Ducaux recommande sa partenaire à Jean-Paul Roussillon qui prépare une mise en scène de L'École des femmes de Molière à la Comédie-Française et cherche l'Agnès idéale. Elle prend le rôle dans lequel elle fait sensation aux côtés de Pierre Dux dans le rôle d'Arnolphe (après une version télévisée avec Bernard Blier). Elle tient ensuite le rôle-titre d'Ondine de Jean Giraudoux, mis en scène au Français par Raymond Rouleau.

Au cinéma, elle est révélée au grand public en 1974 grâce à son rôle de jeune fille en rébellion contre son père dans La Gifle de Claude Pinoteau, dont le succès la propulse au rang des jeunes actrices françaises les plus en vue. Plusieurs cinéastes de premier plan l'engagent : François Truffaut pour L'Histoire d'Adèle H., André Téchiné pour Barocco et Les Sœurs Brontë, Roman Polanski pour Le Locataire ou encore Werner Herzog dans Nosferatu, fantôme de la nuit. Son interprétation dans ces cinq films révèle son goût du mystère et de la complexité psychologique. Elle illustre par ailleurs déjà son registre de prédilection : la fragilité et la passion jusqu'à la perdition, la folie ou la mort.

Succès[modifier | modifier le code]

En 1981, elle est à l'affiche de Possession d'Andrzej Żuławski et de Quartet de James Ivory, deux films pour lesquels elle remporte le Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes. Ces deux succès, joints à celui, immense, de L'Été meurtrier de Jean Becker en 1983 en font, dans les années 1980, l'actrice française la plus populaire et la plus adulée. La même année, Mortelle Randonnée de Claude Miller lui offre un autre nouveau rôle sombre de jeune meurtrière, poursuivie par Michel Serrault qui croit reconnaître en elle sa fille disparue et efface les quelques traces laissées sur les scènes de crime.

Dans Possession, elle interprète un double rôle sulfureux, halluciné et extrême qui fait d'elle l'incarnation-type de l'héroïne romantique, tumultueuse et exaltée. Elle reçoit pour son interprétation un premier César en 1982. Vingt ans plus tard, en pleine promotion de La Repentie, de Laetitia Masson, elle déclare à Studio Magazine détester ce film : « je dois à la « mystique » d'Andrzej Żuławski de m'avoir révélé des choses que je ne voudrais jamais avoir découvertes... Possession, c'était un film infaisable, et ce que j'ai fait dans ce film était tout aussi infaisable. Pourtant, je l'ai fait et ce qui s'est passé sur ce film m'a coûté tellement cher... Malgré tous les prix, tous les honneurs qui me sont revenus, jamais plus un traumatisme comme celui-là, même pas... en cauchemar ! ».

Chanson[modifier | modifier le code]

Avec Serge Gainsbourg, Isabelle Adjani s'essaye à la chanson en 1974. Il lui fait enregistrer, pour une émission de télévision animée par Maritie et Gilbert Carpentier, Rocking Chair. En 1983, elle réalise un album entier sous sa direction et se retrouve en tête des ventes de 45 tours avec Pull marine[8], dont le vidéo-clip est réalisé par Luc Besson. Elle obtient également un petit succès avec les titres Ohio[9] et Beau oui comme Bowie[10]. Quelques années plus tard, elle sort un single écrit sans Gainsbourg, La Princesse au petit pois, qui n'obtient qu'un succès très faible[réf. nécessaire]. Adjani a aussi enregistré des duos avec Jacques Higelin[11], Pascal Obispo (sur l'album Sidaction, Ensemble contre le Sida, 10 ans ensemble) et Christophe. Un album écrit et composé par Pascal Obispo était prévu pour l'année 2007 mais n'est finalement jamais sorti dans les bacs malgré l'annonce de duos prestigieux (Étienne Daho, Christophe, Daniel Darc, Youssou N'Dour, Akhenaton…).

Actrice aux multiples Césars[modifier | modifier le code]

Après Possession, elle obtient quatre autres Césars du meilleur premier rôle : en 1984, 1989, 1995 et 2010. Ils ont distingué respectivement son interprétation d'Elle, la jeune femme mystérieuse et provocante de L'Été meurtrier où elle vainc sa répugnance à tourner nue ; son incarnation de la sculptrice, fragile et sensible, Camille Claudel dans le film du même nom ; sa prestation en truculente et passionnée Marguerite de Valois dans La Reine Margot et enfin le rôle de Sonia Bergerac, professeur de français en ZEP qui perd pied et prend sa classe en otage dans La Journée de la jupe. Elle a en outre été nommée deux fois à l'Oscar de la meilleure actrice : en 1976 et en 1990 respectivement pour ses rôles d'Adèle Hugo dans L'histoire d'Adèle H. et de Camille Claudel dans l'œuvre qu'elle a d'ailleurs produite. Lors de la réception du 3e César de sa carrière, elle fait sensation en lisant un extrait des Versets sataniques de Salman Rushdie, sous le coup d'une fatwa islamique[12]. La statuette qu'elle reçoit en 2010 fait d'elle la personnalité française la plus récompensée de la cérémonie, hommes et femmes réunis (5 trophées gagnés sur 8 nominations).

Isabelle Adjani au festival de Cannes 2009.

Cinéma international et comédies[modifier | modifier le code]

Très tôt, Isabelle Adjani internationalise sa carrière à la suite du succès de L'Histoire d'Adèle H., tournant en 1978 aux États-Unis le film noir The Driver au côté de Ryan O'Neal, expérience sans intérêt selon ses dires[réf. nécessaire]. Outre Herzog, Zulawski et James Ivory – qui la met en scène dans le Paris des années folles avec Quartet –, elle travaille avec l'Espagnol Carlos Saura pour lequel elle incarne l'intellectuelle féministe mexicaine Antonieta Rivas Mercado dans Antonieta. En 1987, elle connait une seconde expérience américaine, jugée catastrophique : la comédie d'action Ishtar, où elle donne la réplique à Warren Beatty et Dustin Hoffman, est un très lourd échec commercial[13].

En France, elle s'impose aussi dans la comédie sentimentale, dans la lignée de La Gifle, grâce à Violette et François avec Jacques Dutronc en 1977, puis avec Clara et les chics types et L'Année prochaine... si tout va bien où elle a pour partenaire Thierry Lhermitte. Suit Tout feu, tout flamme de Jean-Paul Rappeneau, où elle joue une polytechnicienne angoissée, victime d'un père baroudeur, immature et inconséquent incarné par Yves Montand. Grâce à Subway de Luc Besson (1985), elle marque les esprits avec un rôle plutôt court mais plein de fantaisie aux côtés de Christophe Lambert, Michel Galabru et Jean-Hugues Anglade.

Le tumulte des années 1990 et 2000[modifier | modifier le code]

Après le triomphe de Camille Claudel en 1988, Isabelle Adjani disparaît du grand écran. Elle ne retrouve le chemin des plateaux qu'en 1993 pour les besoins du film Toxic Affair. Cette comédie, pour laquelle elle touche un cachet de 10 millions de francs, ce qui représente alors un salaire-record pour le cinéma français, est cependant un lourd échec critique et public[14]. La Reine Margot lui offre l'année suivante le rôle principal d'un nouveau film de prestige et lui vaut de renouer un temps avec le succès. Mais Diabolique, remake du film d'Henri-Georges Clouzot tourné aux États-Unis, où elle est opposée à Sharon Stone, ne rencontre pas les faveurs de la presse et des spectateurs. Ses prestations à l'écran se raréfient à nouveau. Après quatre ans de retraite en Suisse, Isabelle Adjani revient à Paris à l'automne 2000 pour jouer sur la scène du théâtre Marigny La Dame aux camélias. En 2002, La Repentie, film écrit spécialement pour elle, est un nouvel échec commercial. La même année, elle interprète la Comtesse Ellénore dans Adolphe de Benoît Jacquot, l'adaptation cinématographique du chef-d'œuvre de Benjamin Constant. En 2003, elle devient une vedette de cinéma hystérique et mythomane, prise dans la débâcle de 1940 dans Bon voyage de Jean-Paul Rappeneau. En dépit d'un accueil critique relativement favorable, ces deux nouvelles productions n'obtiennent pas le succès escompté.

Retour au premier plan[modifier | modifier le code]

Après trois nouvelles années d'absence, Isabelle Adjani fait un retour sur les planches du Marigny à l'automne 2006, pour incarner le rôle titre de la pièce de Wolfgang Hildesheimer: La Dernière Nuit pour Marie Stuart, reine d'Écosse et de France, exécutée en 1587. Du 11 juin au 16 juillet 2007, elle tourne dans la région de Fontainebleau une nouvelle adaptation télévisée du Mariage de Figaro de Beaumarchais intitulée simplement Figaro et réalisée par Jacques Weber, où elle reprend le rôle de la comtesse Almaviva.

Isabelle Adjani à l'hôtel Amour, le 21 octobre 2012.

Durant le printemps 2008, Adjani tourne pour Arte La Journée de la jupe, film dans lequel elle incarne une professeur de banlieue qui perd ses moyens et prend sa classe en otage. Ce film, où elle apparaît fragile, métamorphosée et arrondie, fait sensation au Festival de La Rochelle. Il est diffusé sur Arte le 20 mars 2009 en avant-première (record d'audience historique de la chaîne avec 2,2 millions de téléspectateurs), puis dans les salles de cinéma à partir du 25 mars 2009. Malgré le boycott de nombreux distributeurs, le film rencontre un large public et le 5e César qu'elle reçoit pour ce film lui permet de revenir au premier plan de la scène médiatique. En 2010, elle apparaît dans un rôle secondaire mais remarqué de fantôme d'autoroute pour le duo Benoît Delépine-Gustave Kervern grâce à la comédie sociale à succès Mammuth, avec également Gérard Depardieu et Yolande Moreau.

Fin 2010, elle tourne le thriller De force de Frank Henry aux côtés d'Éric Cantona et Anne Consigny. Le film sort en octobre 2011 mais est un échec retentissant. La critique, à la suite de nombreux problèmes techniques lors des projections de presse, n'a pas la possibilité de voir le film avant sa sortie et donc de publier le moindre article. Sans aucune critique, le film passe inaperçu et disparaît très vite. Il est malgré tout édité en vidéo dès février 2012.

De mars à mai 2011, elle tourne David et Madame Hansen d'Alexandre Astier. Dans ce film, qui sort en salles le 29 août 2012, elle tient un rôle initialement prévu pour Alain Delon, et transformé en personnage féminin après la défection de ce dernier et l'arrivée d'Adjani sur le projet[15].

Durant l'année 2012, Isabelle Adjani fait partie de la distribution du film de Bollywood Ishkq in Paris (en), notamment aux côtés des stars indiennes Preity Zinta et Arjun Rampal. Le tournage a commencé en février. Six mois plus tard, quelques scènes n'avaient toujours pas été tournées, faute d'autorisations suffisantes dans de nombreux endroits de Paris. C'est à Prague que le tournage dut se terminer.

En juin 2014, elle figure au générique de la comédie Sous les jupes des filles, le premier long métrage de la comédienne Audrey Dana. À partir du mois d'octobre, Isabelle Adjani sera sur la scène du théâtre de Paris pour la création de la pièce américaine Kinship de Carey Perloff, mise en scène par Julien Collet Vlaneck et Nils Ohlund aux côtés de Carmen Maura et Niels Schneider[16].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Isabelle Adjani a intégré la Comédie-Française en 1972, en tant que pensionnaire, sans être passée par l’obligatoire Conservatoire national d’art dramatique. Elle y est restée près de trois ans.

À la Comédie-Française :
Hors Comédie-Française :

Discographie[modifier | modifier le code]

  1. Ohio
  2. Entre autres pas en traître
  3. O.K. pour plus jamais
  4. D'un taxiphone
  5. C'est rien je m'en vais c'est tout
  6. Le Mal intérieur
  7. Beau oui comme Bowie
  8. Le bonheur c'est malheureux
  9. Je t'aime idiot
  10. Et moi chouchou
  11. Pull marine
  1. Princesse au petit pois
  2. Léon dit

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Récompense Année Film Reçu
César de la meilleure actrice 1976 L'Histoire d'Adèle H.
1977 Barocco
1982 Possession Fait
1984 L'Été meurtrier Fait
1986 Subway
1989 Camille Claudel Fait
1995 La Reine Margot Fait
2010 La Journée de la jupe Fait
Oscar de la meilleure actrice 1976 L'Histoire d'Adèle H.
1990 Camille Claudel
Prix d'interprétation féminine (Festival de Cannes) 1981 Possession Fait
Quartet Fait

Ensemble des récompenses reçues[modifier | modifier le code]

Année Récompense Catégorie Film
1973 Prix du Syndicat de la critique Meilleure comédienne L'École des femmes (pièce)
1974 Prix Suzanne-Bianchetti Jeune comédienne -
1975 David di Donatello Meilleure jeune comédienne étrangère La Gifle
1975 National Board of Review Meilleure actrice L'Histoire d'Adèle H.
New York Film Critics Circle Award
National Society of Films Critics Awards
1976 David di Donatello Meilleure actrice étrangère L'Histoire d'Adèle H.
1976 Festival de Carthagène Meilleure actrice L'Histoire d'Adèle H.
1978 Bambi Meilleure actrice Nosferatu, fantôme de la nuit
1981 Festival de Cannes Prix d'interprétation féminine Possession
Quartet
1982 César Meilleure actrice Possession
1983 Festival Fantasporto Meilleure actrice Possession
1984 César Meilleure actrice L'Été meurtrier
1989 Camille Claudel
Festival de Berlin Camille Claudel'
1995 César La Reine Margot
2003 Festival de Cabourg Adolphe
2004 Festival de Montréal Grand prix spécial des Amériques Carrière
2009 Festival de Monte Carlo Meilleure actrice La Journée de la jupe
2010 Prix Lumière Meilleure actrice
Globe de Cristal
Étoile d'or
César

Meilleures entrées[modifier | modifier le code]

Liste des films avec Isabelle Adjani ayant attiré au moins un million de spectateurs en France

Films Réalisateur Années France (entrées)
1 L'Été meurtrier Jean Becker 1983 5 137 040
2 La Gifle Claude Pinoteau 1974 3 385 541
3 Subway Luc Besson 1985 2 920 588
4 Camille Claudel Bruno Nuytten 1988 2 717 136
5 Tout feu, tout flamme Jean-Paul Rappeneau 1982 2 279 445
6 La Reine Margot Patrice Chéreau 1994 2 002 915
7 Sous les jupes des filles Audrey Dana 2014 1 347 658
8 Driver Walter Hill 1978 1 102 183

Prises de position politiques[modifier | modifier le code]

  • En 1988, elle se rend en Algérie, patrie de son père, et participe à un meeting sur le campus de Bouzareah, près d'Alger, à la veille du référendum proposé par le président Chadli Bendjedid, afin de « soutenir la naissance d'une démocratie ».
  • Lors de la présidentielle française de 1988, son nom ayant été utilisé pour la campagne de Jacques Chirac, elle intervient sur TF1 pour dire qu'elle ne soutient personne.
  • En 1999, elle refuse de se rendre à l'Élysée pour la réception du président algérien Abdelaziz Bouteflika. Elle dénonce tant le pouvoir algérien que les terroristes. En 1997, soutenant la manifestation parisienne « pour la paix en Algérie », elle donne une interview retentissante qui lui gagne l'affection du peuple algérien, titrée en une du Figaro « L'Algérie m'empêche de dormir, et vous ? ».
  • En octobre 2007, elle participe à la manifestation, aux côtés de plusieurs personnages connus, contre la mise en place du test ADN pour le regroupement familial.
  • En février 2009, elle affirme que les propos du Pape Benoît XVI sur l'inefficacité supposée du préservatif pour lutter contre la propagation du sida devraient être, comme pour tous ceux qui vont dans ce sens, « passibles de crime contre l'Humanité »[17].
  • En juillet 2009, elle participe à l'inauguration du festival panafricain d'Alger.
  • En décembre 2009, Isabelle Adjani devient présidente d'honneur du Club des amis et actionnaires du journal Bakchich[18].

Annulations / Refus[modifier | modifier le code]

  • Départ de la Comédie-Française en janvier 1975 alors que la prestigieuse compagnie lui propose un contrat de sociétaire qui la lierait pour un minimum de 10 ans. Adjani préfère se consacrer au cinéma. Le français titre alors : « Adjani, c'est fini ! » et Catherine Guérard dira d'elle : « Une Adjani, il n'y en a qu'une par siècle ! »
  • En 1982, par peur des scènes de nudité, elle refuse dans un premier temps le rôle d'« Elle » dans L'Été meurtrier (rôle pourtant écrit pour elle depuis 1979). Cette raison l'avait déjà poussée à décliner l'offre de Luis Buñuel pour Cet obscur objet du désir. Mais elle se ravise, obligeant la production de Mortelle Randonnée de Claude Miller, sur laquelle elle était engagée, à repousser les dates de tournage.
  • En 1983, elle abandonne après quelques jours, le tournage de Prénom Carmen que réalise Jean-Luc Godard. Isabelle Adjani dira notamment, à propos du réalisateur : « pendant ces quelques jours avec lui, je me suis sentie sans protection, vulnérable ». Elle est remplacée par Marushka Detmers.
  • En mai 1983, elle provoque une grève des photographes au Festival de Cannes après avoir annulé sa présence à la conférence de presse de L'Été meurtrier de Jean Becker puis après avoir refusé de participer à la séance de photos pour la presse. Durant la montée des marches par l'équipe du film, les appareils et télé-objectifs seront posés au sol et les professionnels tournent le dos à la star.
  • À l'automne 1983, Isabelle Adjani joue au théâtre Édouard VII, la pièce d’August Strindberg, Mademoiselle Julie, au côté de Niels Arestrup. Au bout de quelques représentations, elle abandonne invoquant une grande fatigue. « Ça ne met pas en bonne santé le cinéma », dit-elle. C’est la comédienne Fanny Ardant qui la remplace.
  • En 1996, elle abandonne un projet prévu avec Roman Polanski : une grosse production intitulée The Double, dans laquelle elle aurait dû donner la réplique à John Travolta. Le film ne verra jamais le jour à cause des différends opposant le réalisateur, les producteurs internationaux et la star américaine[19].
  • Fin 2012, Isabelle Adjani est annoncée, au côté de Gérard Depardieu, dans la prochaine réalisation du cinéaste américain Abel Ferrara, inspirée de l'affaire DSK. Elle devait interpréter le rôle d'Anne Sinclair et Depardieu celui de Dominique Strauss-Kahn[20]. En mars 2013, elle se retire du projet estimant que « dans un contexte qui ne relève que de l'intrusion destructrice dans la sphère privée de ces deux personnalités, le parti pris d'interpréter ce film ne peut plus me correspondre aujourd'hui. J'aime et j'admire l'énergie de rédemption qui existe dans le cinéma d'Abel Ferrara, et j'ai toujours dit apprécier que le projet de son film sur l'histoire qui aurait lié Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair depuis les événements du Sofitel à New York en soit une œuvre inspirée. »[21].
  • En 2013, elle annule sa présence dans la mini-série de TF1 Résistances, aux côtés notamment de Richard Berry et Isabelle Nanty, invoquant des problèmes de santé[22],[23].

Particularités[modifier | modifier le code]

  • Outre le français, Isabelle Adjani parle couramment l'allemand, l'anglais et l'italien. En allemand, elle a interprété le rôle féminin principal de Nosferatu, fantôme de la nuit. Elle a également joué Driver, Possession, Quartet, Ishtar et Diabolique en langue anglaise. Elle est d'ailleurs la première comédienne à recevoir un César de la meilleure actrice pour un rôle non francophone en 1982 (dans Possession). Néanmoins, ses deux nominations aux Oscars ont distingué chacune une interprétation en français.
  • Avec Christine Pascal et Isabelle Huppert, Isabelle Adjani a formé un trio complice. Elles ont été un temps colocataires au début de leurs carrières respectives[24],[25],[26]. Plus tard, les deux Isabelle se sont donné la réplique dans Les Sœurs Brontë d'André Téchiné. Depuis leur ascension fulgurante, lors des années 1970, la presse a souvent commenté leur rivalité[27]. D'après la biographie d'Erwan Chuberre (La Légende Adjani), l'inimitié entre Huppert et Adjani daterait justement des Sœurs Brontë et aurait touché à une concurrence amoureuse au sujet du directeur de la photographie Bruno Nuytten. Par ailleurs, Adjani explique avoir mal vécu sa mise à l'écart de certains projets, au début des années 1980, à cause du producteur Daniel Toscan du Plantier, directeur de la Gaumont, qui aurait tenté d'imposer Isabelle Huppert, alors sa compagne, comme nouvelle étoile du cinéma français[28]. André Téchiné a reconnu que la relation très tendue entre les deux actrices a compliqué son travail sur le tournage des Sœurs Brontë[29]. Interrogée sur cette perpétuelle comparaison, Isabelle Adjani a affirmé en 2009 être, en tant que comédienne, plus tournée vers l'empathie pour ses personnages qu'Huppert, en retrait et à distance[3]. Cette dernière a toutefois répondu que le regard d'un film ne dépendait que du metteur en scène et qu'il lui semblait dangereux, pour tout acteur, d'idéaliser son rôle[30]. À noter que Claude Chabrol désirait réaliser un film sur la vie de Camille Claudel et souhaitait offrir le rôle-titre à Isabelle Huppert, sa nouvelle actrice fétiche, ce qui lui fut refusé par les héritiers de l'artiste[31]. Finalement, ce fut Isabelle Adjani qui obtint l'autorisation de la famille Claudel pour jouer la sculptrice dans le film à succès dont elle était coproductrice et qui était réalisé par Bruno Nuytten, son ancien compagnon[31]. À l'inverse, Adjani avait exprimé, dès 1980, le désir d'interpréter au cinéma Marguerite Gautier, l'héroïne du roman La Dame aux camélias d'Alexandre Dumas fils[31]. Le projet, qui devait être mis en scène par Joseph Losey, ne vit jamais le jour mais Huppert fut choisie par le réalisateur italien Mauro Bolognini pour incarner ce rôle à l'écran[31]. Adjani prêta finalement ses traits au personnage au théâtre, en 2000, dans une mise en scène d'Alfredo Arias[31]. Elle fut nommée au Molière de la meilleure comédienne en même temps qu'Huppert pour son interprétation de Médée d'Euripide, mis en scène par Jacques Lassalle[31]. Bien que les pronostics annonçassent une bataille entre les deux vedettes, ce fut Corinne Jaber qui remporta le trophée pour la pièce Une bête sur la lune[31]. Les deux actrices, à quelques années d'intervalle, ont également interprété Marie Stuart sur les planches et ont toutes deux marqué la rentrée théâtrale de 2006[31].
  • Isabelle Adjani paraît en 1981-1982 dans deux publicités télévisées pour la marque de lessive Woolite et en 1984 dans une publicité pour la marque de savon Lux.
  • Le 18 janvier 1987, pour faire taire une rumeur selon laquelle elle aurait été atteinte du sida ou qu'elle serait même décédée, l'actrice se fait interviewer par le journaliste Bruno Masure, au Journal de 20 heures de TF1, pour prouver qu'elle est bien vivante et en bonne santé, lui faisant la bise en quittant le plateau.
  • Le 19 octobre 1992, elle clôt au Louvre le dernier défilé de Gianfranco Ferré pour Dior habillée d'une robe XVIIIe siècle et d'un masque vénitien. Ce défilé est encore cité comme l'un des plus célèbres de la fin du XXe siècle.
  • Elle préside en 1997 le jury du 50e Festival de Cannes, qui attribue la Palme d'or ex æquo aux films Le Goût de la cerise d'Abbas Kiarostami et L'Anguille de Shohei Imamura. Les jurés sont Gong Li, Mira Sorvino, Paul Auster, Tim Burton, Luc Bondy, Patrick Dupond, Mike Leigh, Nanni Moretti et Michael Ondaatje.
  • Deux chansons évoquent Isabelle Adjani : Belle comme Isabelle de Midi V, écrit et composé par Jean-Marc Filippi (Car elle était belle / Comme Isabelle / Elle était jolie / Comme Adjani, 1988), et Cannes de Barbara Carlotti (Au bras d'Isabelle Adjani / Tu toises la foule et tu souris, 2006).
  • Hervé Guibert, dont elle fut proche, en a fait un personnage prénommé Marine en référence à la chanson Pull marine dans son roman d'autofiction À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie (1990), et l'écrivain américain Bret Easton Ellis la fait apparaître dans une scène parisienne de son roman Glamorama (1998) : « Soudain, Bertrand est bloqué, d'abord par un garçon qui porte un plateau de hors-d'œuvre, que Bertrand refoule avec rage, puis par une Isabelle Adjani d'une insistance inhabituelle et avec laquelle il se force à converser. »
  • Au fil des ans, elle est modèle photographique pour la marque de lingerie française Lejaby (1988), pour la marque américaine de vêtements Gap (1994), pour le catalogue français de vente par correspondance La Redoute (automne-hiver 2004) et pour la maison de joaillerie française Poiray (2012).
  • Elle campe l'héroïne du roman Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov durant quinze jours au cours du mois de juin 2008 à Moscou et ses environs, avec la collaboration d'une centaine d'acteurs, figurants et de techniciens, sous l'objectif de Jean-Daniel Lorieux. Il s'agirait de la prise de vue la plus chère de l'histoire de la photographie[réf. nécessaire]. Le « shooting » a donné lieu à une exposition itinérante qui a débuté à Paris dans la galerie Ariane Dandois du 10 décembre 2008 au 24 janvier 2009 (prolongée) pour aboutir à Moscou, via quelques capitales européennes. « La réalisation d'un tel projet est comme une victoire symbolique sur le matérialisme ambiant. » a affirmé la comédienne après la séance photos.
  • En 2008, la marque de maroquinerie de luxe française Lancel crée en étroite collaboration avec l'actrice le sac « L'Adjani » qui s'avère un gros succès de vente.
  • Le lundi 2 juillet 2012, elle clôt à l'ambassade de Suisse à Paris le défilé automne-hiver 2012 du couturier franco-suisse Jean-Luc Amsler dans une robe noire.

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Isabelle Adjani, 2 ou 3 choses qu'on ne sait pas d'elle de Frank Dalmat, scénario et interview Julien Collet Vlaneck, musique Barnabé Nuytten, production Puzzle Media et Isia Films, diffusé dimanche 5 mai 2013 sur Arte.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Préfaces rédigées par Isabelle Adjani[modifier | modifier le code]

  • Le drame de la pédophilie : états des lieux, protection des enfants, éditions Albin Michel, 1997.
  • L'Esprit de Cannes. De A à Z, éditions Assouline, 2004.
  • Enquête sur une société qui consomme des enfants, éditions du Souvenir, 2008.

Sur Isabelle Adjani[modifier | modifier le code]

  • Jean-Luc Douin, Comédiennes aujourd'hui : au micro et sous le regard, Lherminier, 1980.
  • Claire Devarrieux, Les Acteurs au travail, Renens, 5 Continents, Hatier, 1981.
  • Jean-Yves Rogale, Francis Huster : Molière et les autres…, Mengès, 1982.
  • Éric Neuhoff, Un triomphe, Paris, Olivier Orban, 1984, Bernard Pascuito, 2010.
  • Christian Roques-Briscard, La Passion d'Adjani, Lausanne, Favre, 1987.
  • Christian Dureau, Isabelle Adjani : biographie non autorisée, Paris, Justine, 1987.
  • Ça c'est du cinéma ! Le 7e art et la manière, Les Dossiers du Canard, 1987.
  • Gérard Depardieu, Lettres volées, Jean-Claude Lattès, 1988.
  • Meinolf Zurhorst, Isabelle Adjani. Ihre Filme - Ihr Leben. Heyne Film und Fernsehbibliothek, Band 163. München, Heyne, 1992.
  • Michèle Halberstadt, Adjani aux pieds nus - Journal de la repentie, Calmann-Lévy, 2002.
  • Guy Austin, Foreign bodies: Jean Seberg and Isabelle Adjani, S. 91-106 in: ders., Stars in Modern French Film, Londres, Arnold, 2003.
  • Guy Austin, Telling the truth can be a dangerous business: Isabelle Adjani, race and stardom, in: Remapping World Cinema: Identity, Culture and Politics in Film, herausgegeben von Stephanie Dennison und Song Hwee Lim, London: Wallflower Press, 2006.
  • Michel David (psychanalyste), Isabelle Adjani, la tentation sublime, Imago, 2008.
  • Erwan Chuberre, La Légende Adjani, Cogito, 2010.
  • Arnaud Duprat, Isabelle Adjani, un mythe de l’incarnation, Le Bord de l’eau, 2013.
  • Dominique Choulant, Isabelle Adjani, la Magnifique, Mustang éditions, 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Filiation sur Wikifrat de Fraternelle
  2. [Isabelle Adjani] sur l'encyclopédie Larousse, consulté le 23 janvier 2013
  3. a et b Isabelle Adjani : “J’aime passionnément ce métier, mais je passe mon temps à y échapper”, Télérama, consulté le 22 septembre 2012
  4. « Allemande rencontrée en Bavière qu'épousa à la fin de la Seconde Guerre mondiale Mohammed Adjani, soldat kabyle de l'armée française », Jean de La Guérivière, Amère Méditerranée: Le Maghreb et nous, Seuil, 2004, p. 391
  5. Isabelle Adjani : « Mon père, algérien, s'était engagé dans l'armée française à 16 ans, et c'est en remontant d'Italie jusqu'en Bavière à la fin de la seconde guerre mondiale qu'il rencontre et séduit ma mère » (Interview donnée à Télérama)
  6. À propos de sa famille, elle déclare : « « Isabelle », c'était fait pour ne pas attirer l'attention. Mon frère se prénomme Éric Akim. Mon père venait d'une Algérie française. Il parlait français mieux que vous. Il ne parlait jamais arabe devant nous. Sauf l'accent allemand de ma mère, tout était fait pour que nous soyons français, même si cela n'empêchait pas mon père de cuisiner des plats traditionnels ou d'évoquer Constantine. En revanche, quand il écrivait à sa famille, j'ai découvert que, dans ses lettres, j'étais « Yasmina », jamais « Isabelle ». », [1]
  7. « Ma mère était bavaroise. Elle se sentait très mal en France, où elle était arrivée sans parler un mot de français. Elle ne supportait pas que son mari soit algérien. Elle disait qu'il était d'origine turque et je le croyais. Entre mes parents, il y avait un racisme conjugal. Ma mère traitait mon père de crouille et mon père lui répondait : Sale boche. Il s'appelait Mohammed mais ma mère l'avait obligé à changer de prénom. Sur notre boîte aux lettres, il y avait : Cherif Adjani. Ma mère trouvait que ça faisait américain. », Adjani la vérité, Interview Isabelle Adjani, Le Nouvel Observateur, 1985
  8. De Brigitte Brdot à Vanessa Paradis : Les muses de Serge Gainsbourg, Puretrend, 8 février 2011
  9. Alain Brunet, The National: dans un état… pas si proche de l'Ohio, LaPresse.ca, 30 juillet 2010
  10. Marc Lambron, VIDÉOS. Bowie, l'art du phénix, Le Point, 11 mars 2013
  11. Biographie d'Isabelle Adjani, Plurielles
  12. [vidéo], Youtube « Isabelle Adjani, César pour Camille Claudel », consulté le 14 août 2013.
  13. 'Ishtar': Seven Myths Regarding The Legendary Flop, moviefone.com, 23 mai 2012
  14. Isabelle Adjani sur ecrannoir.fr
  15. Notes de Production - David Et Madame Hansen, sur commeaucinema.com
  16. Isabelle Adjani revient sur scène en octobre à Paris dans Kinship, sur leparisien.fr, consulté le 21 juin 2014
  17. [vidéo], YouTube.fr, « L'hebdo cinéma Isabelle Adjani bonus 1 », consulté le 15 août 2010.
  18. Isabelle Adjani soutient Bakchich, article signé de sa main publié le 10 décembre 2009 sur le site de Bakchich
  19. Objectif cinéma.fr, « The Double de Roman Polanski, la guerre des étoiles aux studios de Boulogne », consulté le 17 décembre 2010.
  20. La Dépêche.fr « Cinéma : Isabelle Adjani dans le rôle d’Anne Sinclair, Gérard Depardieu en DSK », consulté le 22 septembre 2012
  21. Isabelle Adjani renonce au film sur le couple Sinclair DSK, sur ozap.com, consulté le 2 mars 2013
  22. « Isabelle Adjani annule sa présence dans Résistances, la série de TF1 », Télérama,‎ 25 octobre 2013 (lire en ligne)
  23. « Isabelle Adjani renonce à la série événement de TF1 sur la Résistance », 20 minutes,‎ 23 octobre 2013 (lire en ligne)
  24. (Cf. Catherine Breillat, Corps amoureux, 2006)
  25. Biographie d'Isabelle Adjani sur IMDB
  26. Isabelle Huppert, songe d’un jour d'été, Libération, consulté le 22 septembre 2012
  27. Huppert-Adjani : la querelle des Isabelle, Le Nouvel Obs, consulté le 22 septembre 2012
  28. Les Inrockuptibles (article du 6 novembre 2009, mis en ligne sur le blog d'Isabelle Adjani) « [http://www.isabelleadjaniblog.com/2009/11/06112009-une-relation-gemellaire.html Isabelle Adjani : une relation gémellaire (avec Hervé Guibert) », consulté le 22 septembre 2012
  29. Isabelle Adjani, Isabelle Huppert : interview d'André Téchiné, Allociné, consulté le 22 septembre 2012
  30. Isabelle Huppert : « Le cinéma est une très agréable dépendance », L'Express, consulté le 22 septembre 2012
  31. a, b, c, d, e, f, g et h Marie-Élisabeth Rouchy « Adjani et Huppert, la guerre des Isabelle », article du Nouvel Obs publié sur le forum AlloCiné, consulté le 07 avril 2013.

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