Grande-Synthe

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Grande-Synthe
Maison communale (mairie) actuelle de Grande-Synthe
Maison communale (mairie) actuelle de Grande-Synthe
Blason de Grande-Synthe
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Grande-Synthe
Intercommunalité Communauté urbaine de Dunkerque Grand Littoral
Maire
Mandat
Damien Carême
2014-2020
Code postal 59760
Code commune 59271
Démographie
Gentilé Grand Synthois
Population
municipale
20 933 hab. (2011)
Densité 976 hab./km2
Géographie
Coordonnées 51° 00′ 50″ N 2° 18′ 10″ E / 51.0138888889, 2.30277777778 ()51° 00′ 50″ Nord 2° 18′ 10″ Est / 51.0138888889, 2.30277777778 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 17 m
Superficie 21,44 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-grande-synthe.com/

Grande-Synthe (en néerlandais : Groot-Sinten[1]) est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

La commune a été classée quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Grande-Synthe dans son canton et son arrondissement

Situation[modifier | modifier le code]

Frontalier et à l'ouest de Dunkerque, à 6 km de son centre, Grande-Synthe est située sur la façade maritime du triangle le plus densément peuplé, urbanisé et équipé de voies de communication de notre continent, en effet Grande-Synthe est reliée à Lille par l'autoroute A25, au Tunnel sous la Manche via Calais par l'A16/E40 et à Bruxelles par l'A16/E40.

Cette proximité maritime confère un climat océanique tempéré.

La ville a été amenée à renoncer à sa côte naturelle pour mieux accueillir les bateaux du monde entier grâce au port en eau profonde de Dunkerque.

Dans la Flandre française s’achevant sur les monts d’Artois, Grande-Synthe dispose d’un tissu d’axes de communication diversifié : autoroutes gratuites sur de longues distances, gare TGV à Dunkerque mettant Paris à 1 h 30 de la côte ; proximité du tunnel sous la Manche, voies navigables intérieures, première gare de triage de France en volume traité…

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Grande-Synthe
Dunkerque Mer du Nord Dunkerque
Loon-Plage Grande-Synthe Dunkerque
Craywick Spycker Armbouts-Cappel

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Capitale mondiale de la biodiversité 2010[modifier | modifier le code]

La commune est l'une des premières de la région et de France à avoir largement appliqué les principes de la gestion différentiée de ses espaces verts pour y restaurer une certaine biodiversité. Elle dispose de plusieurs milieux importants pour la trame verte locale, dont le « Puythouck » (130 ha incluant 3 ha de verger pédagogique) et le « Prédembourg » (81 ha). Bien que très industrialisée, la commune voit aussi passer de très nombreux oiseaux en migration, grâce à son positionnement sous un corridor de migration d'importance paneuropéenne.
Ceci lui a permis d'obtenir le titre de Capitale française de la biodiversité[3], décerné par NatureParif, lors du 1er concours pour ce titre lancé en 2010, année mondiale de la biodiversité.
La commune a ainsi pu co-représenter la France au Japon lors de la Conférence mondiale sur la biodiversité de Nagoya (2010)[4].

L'étude CUBA[modifier | modifier le code]

Grande-Synthe et le proche site industriel d'ArcelorMittal-Dunkerque sont aussi et pour 3 ans (à partir de 2012) le lieu d'une étude scientifique pluridisciplinaire sur la biodiversité. Cette étude, dite « CUBA », financée par le Conseil régional et sélectionnée avec le soutien de la FRB (Fondation pour la recherche pour la biodiversité) a été lancée dans le cadre d'un appel à projet Biodiversité.
L'acronyme CUBA signifie « les Corridors de l'Un sont les Barrières des Autres », car il s'agit ici d'étudier plus finement (échelles des micro-paysages) l'intégrité écologique d'un territoire et la fonctionnalité du maillage des corridors via les interactions entre corridors biologiques naturels ou semi-naturels. Un des sujets d'étude est le fait qu'un corridor pour une espèce peut être une barrière écologique (voire quand il s'agit d'un milieu artificiel, un piège écologique) pour une autre ; dans un même environnement (urbain en l’occurrence), certaines espèces ont des besoins différents voire contradictoires (espèces aquatiques et terrestres, par exemple). Les chercheurs tenteront ici de mesurer la fonctionnalité de la trame verte à l'échelle communale en étudiant la distribution et les déplacements de quelques espèces animales indicatrices, aux exigences écologiques connues et contradictoires en termes d’habitats, de gestion et de sensibilité à la fragmentation. Différents taxons de papillons, amphibiens, oiseaux et mammifères seront suivis à différentes échelles (individus, populations et communautés d'espèces), avec « analyse critique des méthodes de suivi (...) état de référence et recommandations en termes d’aménagement et de gestion »[5]
Pour cela, de nombreux scientifiques et ingénieurs vont in situ étudier ces interactions, sur la base d'observations des déplacements de la faune dans le paysage communal et du site industriel (Le porteur du projet est le BE Biotope, en partenariat avec le Muséum national d'histoire naturelle, l'Université d'Angers, le Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier et l'Université de Lille 1 (sciences et technologies), avec aussi les bagueurs locaux de Cap Ornis Baguage et des ONGE spécialisées dans le domaine de la biodiversité et de l'écologie[6].

Futur éco-quartier[modifier | modifier le code]

Une « écomaison » préfigure aussi un écoquartier de 400 logements écologiques intégrant un souci de mixité sociale[7], conçu avec les concepteurs de BedZED. C'est une maison « zéro carbone » (à émissions de CO2 très réduites et compensées par une production d'énergie) construite par les auteurs du quartier de BedZED en Angleterre (Zedfactory) et Claude Debrock[8]. C'est l'ancienne « maison témoin » d'une foire expo qui joue ici un rôle de vitrine, préalable à l'un des écoquartiers qui naissent dans la région. Le public peut la visiter en semaine[9].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le réseau de transports en commun de la communauté urbaine de Dunkerque DK' Bus lignes 1, 2, 7, 9, et A.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de la ville[modifier | modifier le code]

Avant la ville contemporaine, il y avait un village rural de fermes entourées de champs gagnés sur la mer au fil des siècles. Première mention des Synthes en 648. À partir du VIIIe siècle, les connaissances et le travail des Bénédictins permettent de canaliser les eaux en ayant recours aux wateringues qui s’écoulent dans les fleuves comme l’Aa ou directement dans la mer. De nouvelles terres sont ainsi rendues cultivables par les seigneurs et abbayes car la puissance, le pouvoir, venait de la terre, de sa possession, de sa capacité à nourrir les familles. Et bien qu’habitant un village côtier, les Synthois sont longtemps restés des agriculteurs à l’abri des dunes. Le village s'appelle Sentinas au IXe siècle. Le comte Jean fait édifier une première digue dès 1280 au niveau de l’actuelle rue qui porte son nom. Mais il est bien difficile de prospérer au calme quand on fait partie de la Flandre maritime : alliances, mariages, successions, hégémonies cycliques d’abbayes diverses, enjeu stratégique entre les trois grandes puissances des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles : Espagne (qui occupe alors les Pays-Bas), Angleterre et France. Combien de batailles en Flandre ont décidé du sort des Synthois… Le 14 juin 1648, Dunkerque et les bourgades environnantes changent de nationalité trois fois dans la même journée : espagnole le matin, française à midi, anglaise le soir. En 1662, Louis XIV rachète la place aux Anglais. Grande-Synthe, qui dépend du châtelain de Bergues, entre dans le territoire de Dunkerque. Dunkerque représentait un port intéressant dans cette zone aux frontières fluctuantes et son histoire est riche et glorieuse. Après 1870 et son épidémie de choléra arrivée par bateau au port particulièrement meurtrière, la fin du XIXe siècle fut une époque plus stable et prospère pour les familles synthoises. Las, Dunkerque allait se retrouver aux premières loges dans le théâtre des opérations lors des deux conflits mondiaux…

Le début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Lors de la Première Guerre mondiale, les rives de l’Yser sont une ligne de front moins célèbre en France aujourd’hui que le chemin des Dames. Malgré les efforts des Allemands, Dunkerque ne “tombe” pas et sert même de “camp retranché”. Les plages permettent d’amener les troupes du Commonwealth grâce aux aérodromes aménagés autour de la ville. Une visite aux monuments aux morts d’Ypres et de Dixmude donne toute la dimension de ces années terribles… Dès le retour de la paix, la première usine locale sort de terre le long du canal de Bourbourg. Le groupe Carel et Fouché y fabrique des péniches, avec jusqu’à 400 salariés entre les deux guerres, alors que la ville comptait moins de 3500 habitants. La cité des Deux-Synthe est construite pour héberger ouvriers et contremaîtres. Grâce à l'arrivée de l'électricité en 1923, la prospérité du village est de retour puisqu’elle permettait la transformation des produits agricoles et une substantielle valeur ajoutée…

La Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale a bouleversé Grande-Synthe de façon irrémédiable. Elle débuta par la drôle de guerre mais l’offensive allemande par la Meuse et la Somme encercle les troupes anglo-françaises dans la poche de Dunkerque. Elle se termine avec l’extraordinaire opération Dynamo qui permet à de nombreux soldats britanniques et français de réembarquer pour l’Angleterre sur une flottille hétéroclite mais héroïque dont le 60e anniversaire fut célébré en 2000 à Dunkerque. Freinés par l’ouverture des vannes qui inondent les sols inférieurs au niveau de la mer, les Allemands retiendront le stratagème quand à leur tour ils se replieront sur la ville en 1944. Ils ne se rendront qu'une fois Berlin tombée, un jour après la signature de l'armistice, le 9 mai 1945. Entre temps, pendant l'Occupation, le “terrain d’aviation” présente un intérêt aux yeux des envahisseurs. Ils transforment la ferme du petit Prédembourg en Kommandantur. Les Anglais bombardent quelquefois le village afin de détruire ces aéroports, d'où décollaient des avions allemands participant au blitzkrieg contre l'Angleterre. Après le débarquement de juin 1944, l’espoir renaît dans la population mais la percée alliée après la fin de la bataille de Normandie va se heurter ici à un ennemi sur la défensive, prêt à tout pour conserver sa position dunkerquoise. Les Grand-Synthois ont tous en mémoire la nuit du 15 septembre 1944. Les villageois encore présents à ce moment-là furent chassés de leur domicile en quelques heures n’emmenant que bien peu de choses et cherchant alors à se loger dans la famille, plus à l’intérieur des terres, déjà libéré. 239 des 371 maisons de la commune furent complètement détruites ainsi que l’église, dynamitée. 132 furent sinistrées et aucune maison ne resta intacte.

De retour 8 mois plus tard, les habitants ne peuvent que constater qu’il n’y a plus rien. Ils doivent repartir de zéro et les années qui suivent sont difficiles. Ils peinent à rebâtir leur domicile, accaparés par l’urgence de rendre la terre cultivable de nouveau, traumatisés par ceux qui sont morts à cause des mines en voulant remettre leurs champs en état. Les marraines de guerre américaines et canadiennes envoient des chèques et des colis, 10 août 1945 : venue du Général de Gaulle dans le cadre de la libération celui-ci accorde au village une “croix de guerre” mais au quotidien, tout fait défaut… et déjà, le village n’est pas rebâti suivant les fondations ancestrales.

L’épopée moderne : 1950 à nos jours[modifier | modifier le code]

Le séisme n’est pas fini puisque malgré ce lien vital qui unit les Grand-Synthois à leur terre, la France désire retrouver son rang de puissance économique, tournée vers l’avenir. Pour cela il faut entre autres de l’acier issu d’une usine performante : elle s’implantera précisément sur les terres synthoises avec les premières expropriations qui ont lieu à la fin des années 1950.

Les états d’âme des maraîchers et agriculteurs, qui ont tant donné d’eux-mêmes pour se relever, ne pèsent pas lourd dans ces enjeux de dimension européenne car autour du site industriel, il faut bâtir une véritable ville pour loger ceux qui le créent et y travailleront. Une ville-champignon va ainsi sortir de terre.

C’est alors une génération de pionniers qui viendra projeter Grande-Synthe dans une ère moderne. Foin du passé, on découvre des vestiges de galions en creusant les fondations de l’usine ? Qu’à cela ne tienne ! C’est demain qui importe. Les logements sont à peine achevés qu’ils sont déjà occupés : en ”cité” ou en HLM. Tous, Grand-Synthois de souche et nouveaux arrivants, ont alors en commun que leur vie est faite de ruptures… toutes les familles abandonnent un ”ailleurs” forcément rassurant pour un eldorado en perpétuel chantier dans la ville la plus septentrionale de France. Tous déracinés, et surtout les femmes qui suivent leurs maris sans autres motivations que celle d’épouse et de mère. La ville champignon a besoin d'infrastructure, en 1965 inauguration du Stade de football Jean Deconninck, de l'église Saint Jacques et de la gare de triage. L’infrastructure portuaire favorise alors l’implantation d’autres groupes industriels en Flandre maritime, profitant et générant à leur tour des flux en tous genres : transports, énergies, main-d’œuvre…jusqu’à un point d’inflexion qui se situe vers 1975, conséquence du choc pétrolier mais aussi du début d’une réflexion pour s’intéresser à l’amélioration du cadre de vie, à l’aspiration d’un retour à la nature. Ceci se vérifiera dans le quartier de Courghain, conçu pour valoriser le “bien-être familial dans un paysage respectueux de la Flandre” tout en étant moderne et innovant et par la décision de créer artificiellement un “poumon vert” au Puythouck. Beaucoup de jeunes adultes se souviennent d’avoir planté “leur arbre” en classe. Le travail de sensibilisation à la nature commençait déjà. 1er janvier 1981 : le quartier de l'Albeck, qui dépendait de Dunkerque, est rattaché à Grande-Synthe. Le progrès est un peu myope et l’urgence faisait loi mais dès 1982, des HLM construits 20 ans auparavant sont détruits.

Arrivé à un point de rupture de sa croissance constante, la ville doit apprendre à “souffler”, à trouver son rythme. Grâce à une utilisation optimale de financements gouvernementaux dans le cadre du plan “Développement social des quartiers”, la ville se transfigure et lance les axes qui sont les fondamentaux de la ville aujourd’hui. Ainsi, Grande-Synthe est devenue une ville verte, qui recherche l’équilibre indispensable pour réussir le XXIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 mars 1971 Dr. Michel Duhem    
mars 1971 1992 René Carême[10] PS Vice-Président de la Communauté urbaine de Dunkerque[11].
1992 mars 2001 André Demarthe PS 1er Vice-Président de la Communauté urbaine de Dunkerque de 1992 à 2001[12].
mars 2001 en cours Damien Carême PS Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais[13],
Vice-président de la Communauté urbaine de Dunkerque[14].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 20 933 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
482 451 512 598 1 000 1 108 1 170 1 260 1 292
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 510 1 572 1 739 724 753 782 821 887 936
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
981 1 019 1 044 1 175 1 342 1 333 1 404 916 1 551
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 875 12 559 24 250 26 231 24 362 23 247 21 408 20 933 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Grande-Synthe en 2007 en pourcentage[17].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,1 
2,2 
75 à 89 ans
3,4 
11,1 
60 à 74 ans
11,3 
19,3 
45 à 59 ans
21,0 
18,8 
30 à 44 ans
19,8 
24,7 
15 à 29 ans
21,9 
23,8 
0 à 14 ans
22,5 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[18].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Grande-Synthe compte quatre collèges : Anne Frank, Jules Verne, du Moulin, et de l'Abbé-Bonpain et trois lycées : le lycée du Noordover, le lycée des Plaines du Nord, et le lycée automobile.

Grande-Synthe compte également 17 écoles : Federico García Lorca, Abbé-René Bonpain, Jacques Brel, Buffon, Chabrier, Clemenceau, Pierre-et-Marie Curie, Julie-Daubié, Francisco-Ferrer, Jules Ferry, Célestin Freinet, Victor Hugo, Blaise Pascal, Paul Verlaine, Jean Moulin, Jacques Prévert, Des Deux-Synthe.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Un festival de blues, le Bay Car Blues Festival, a lieu chaque année en Septembre/Octobre à Grande-Synthe.

Un festival de Musiques du Monde, le Festival des Mondes Pluriels, a lieu chaque année en Avril/Mai à Grande-Synthe.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Grande-Synthe compte, en 2005, 6 327 licenciés sportifs, soit 20,8 % de la population. 33 disciplines pratiquées grâce à 42 sections sportives. La ville, propose 17 248 m2 de surface couverte et 68 500 en extérieur. Le ministère des sports a décompté 83 équipements sportifs sur le territoire de la commune en 2013[19].

  • 6 stades : stade Jean-Deconinck (2 terrains de football), stade André-Calcoen (3 terrains de football), stade Debussy (1 terrain de football), stade du Moulin (2 terrains de football, 1 terrain de rugby), Stadium du litorral : 3 terrains de rugby dont un en synthétique, 2 terrains de football.
  • 3 terrains multisports, 2 dans le quartier du moulin, un dans l'albeck
  • 12 gymnases : gymnase Buffon, gymnase Chabrier, gymnase Clemenceau, gymnase Dupailler, gymnase Du Basroch, gymnase du Moulin, gymnase Léo-Lagrange, gymnase Jean-Marc-Bobeuf, gymnase Victor-Hugo, halle de sports Debussy, halle de sports Dufour, halle de sports du Noordover

Équipements sportifs spécifiques grand-synthois :

  • Base de voile, boulodrome, salle de boxe, vélodrome, halle de sports du Noormeulen (spécialisée pour le volley), salle d’haltérophilie, dojo, salle de gymnastique, complexe de tennis, amicale canine, terrain de tir à l'arc (20 m, 30 m, 50 m, 70 m, 90 m ; 6 blasons 120 cm max)
  • 2 espaces jeunes : Moulin et Albeck avec gymnase et activité divers
  • Piscine Léo-Lagrange (25 m) spécialisée dans le water polo, grand et petit bassin.

Médias[modifier | modifier le code]

Une chaîne de télévision locale, l'ASTV, peut être regardée à Grande-Synthe et sur internet (voir lien plus bas). Il s'agit de la première télévision associative de France, créée par Patrice Vermeersch.

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Église St-Jacques
  • Église St-Joseph

En 1965, la cloche de l'église de Paul-Robert actuellement Taougrite en Algérie, ramenée en France par le secours catholique, est installée dans l'église Saint-Joseph de Grande Synthe[20].

  • Mosquée Essalam

Économie[modifier | modifier le code]

La polyclinique de Grande-Synthe

Simple hameau au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, elle doit son essor rapide à partir des années 1960 au développement de l'industrie sidérurgique.

Proximité immédiate avec l’ensemble des villes de la Communauté urbaine de Dunkerque, grands axes routiers en liaison directe avec Bruxelles, Lille, Calais, liaison rapide, directe et privilégiée avec les ports de Dunkerque et le port de Loon-Plage, autant d’atouts qui procurent à Grande-Synthe une large ouverture sur le littoral Nord de la France, mais aussi sur la Grande-Bretagne et la Belgique.

Terre d’accueil de la métallurgie et de ses corollaires, richement dotée d’équipements sportifs et culturels, Grande-Synthe regroupe des activités économiques liant tradition et modernité.

Grande-Synthe a vu la première étude en France sur les potentialités de l'écologie industrielle, menée avec le soutien d'entreprises comme Gaz de France. L'expérience est pilotée par l'association Ecopal, qui rassemble 200 entreprises de la région de Dunkerque. Les objectifs de l'étude étaient d'identifier des opportunités pour un meilleur usage des ressources, et d'élaborer une méthodologie d'étude pour une zone industrielle française standard[21].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La guerre eut raison de la mairie en brique de sable, de style flamand, aux pignons caractéristiques, typique de la région. Les volets et boiseries étaient souvent repeints de couleurs pimpantes pour Pâques. Elle se situait entre le cimetière et le Crédit agricole, avec l'école.

Totalement détruit pendant la guerre, la mairie, à l'image de beaucoup de Synthois, se contenta d'un chalet anglais provisoire symbolise bien la vie difficile qui s’organisa dans ces baraquements de fortune, faits de bois et de carton bitumé, désignés UK100… ( UK pour United Kingdom et 100 pour le nombre de pièces constituants le chalet )

Les lignes modernes des années 1950/60 caractérisent la nouvelle mairie inaugurée en 1958 par Julien d'Hulster. Elle fut rapidement le théâtre d'un bouleversement total puisque l'arrivée d'Usinor allait « booster » le village de façon très artificielle. Elle sert désormais aux réunions des associations.

Sa taille, répondant aux nécessités d’un village, n’était plus adaptée à la ville moderne qui a vu la population décupler et son centre déplacé autour de l’actuelle maison communale conçue par le cabinet d’architectes Allain et Prieur (voir photo). Elle a connu un petit agrandissement au deuxième étage qui n'a pas dénaturé l'ensemble.

  • L’histoire des églises synthoises mérite également quelques explications qui vont de pair avec celle des mairies

Il ne reste que quelques clichés de l’église trapue de style roman construite en 1757 et dynamitée avec 600 kg d’explosifs par les Allemands la nuit du 16 juin 44. Seule une partie du bronze de la cloche a pu être récupérée pour fondre la « Jacqueline » qui résonne à Saint-Jacques. Point de passage d’un des chemins vers Compostelle au XIe siècle en raison notamment de la légende du Kruysbellaert, Cette particularité justifie le saint qui donne son nom à l’église. D’ailleurs un autre vestige de l’ancienne église est enchâssée dans l’actuelle : une statue en bois le représentant. Une autre reproduction plus contemporaine nous accueille sur la façade principale.

Les vitraux sont d’une époque qui dura peu et ils risquent ainsi de devenir notable pour les historiens de l’art : ils sont l’œuvre d'un 1er prix de Rome et sont encore une représentation des personnages saints avant que l’abstraction ne se généralise dans les églises modernes…

Ce qui est le cas dans la seconde, l'église Saint-Joseph, construite dans la moitié orientale du territoire par l’évêché qui voyait la population synthoise augmenter. Avec ses volumes et l’usage du béton typique des années 1970, et à l’inverse de certains bâtiments de cette époque, elle traverse bien le temps et garde une forte personnalité même si elle est désormais inutilisée.

  • La digue du Breack qui protège sur 10 kilomètres les installations industrielles, érigée en 1965, est un haut lieu du tourisme industriel. Elle permet une vision unique et très impressionnante sur le site portuaire et industriel dunkerquois et grand-syntois.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Partis de classiques massifs de rosiers il y a 30 ans, les jardiniers municipaux ont, au fur et à mesure des années, acquis une connaissance technique qui a favorisé une reconnaissance de leur travail et la notoriété de la ville en matière de gestion différentiée. Grande-Synthe a su grandir en préservant et améliorant le cadre de vie de ses habitants : 220 000 fleurs y sont plantées chaque année ! La nature est présente partout dans cette ville de Flandre aux maisons de briques, parcourue par un réseau de canaux et jalonnée de jardins. De nombreux itinéraires ont été créés pour une découverte originale de la ville.
  • Un sentier de randonnée urbain de 10 km au fil de l'eau;
  • La gestion différenciée de l'espace naturel est une spécialité reconnue de la ville de Grande-Synthe, exportée partout en France, qui est un des modes de gestion recommandée pour la Trame verte régionale.

La ville de Grande-Synthe a obtenu de nombreuses récompenses pour ses efforts environnementaux :

  • Grand prix national du fleurissement en 1991, 1994, 1997, 2000, 2003, 2006 et 2007[22].
  • Label quatre fleurs des villes fleuries depuis 1991.
  • Prix national de l'arbre en 1992 et en 2005
  • 1er prix du concours Transmanche en 1993
  • Prix de l'association internationale des producteurs et horticulteurs pour l'innovation, la qualité et la diversité des espaces verts du fleurissement en 2000.
  • Ville Capitale de la Biodiversité en 2010

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La médiathèque Nelson-Mandela est un des lieux privilégiés de partage de la culture. Elle compte pas moins de 4700 adhérents et organise régulièrement des animations comme des lectures publiques, des contes…

La galerie Robespierre propose une dizaine d’expositions d'arts plastiques par saison culturelle : peintures, sculptures, vidéo, photographies, installations. Les œuvres des artistes locaux et professionnels s’y croisent. Des visites guidées des expositions sont possibles pour les groupes sur simple demande. Des stages d’arts plastiques ainsi que des conférences ont également lieu dans une perspective de sensibilisation à l’art moderne et contemporain.

Le cinéma Le Varlin programme des films « grand public » et met en place des actions de sensibilisation à l’image : projections débat, expositions, projections vidéo, diaporamas… Les habitants peuvent intégrer la commission du Varlin afin de proposer de nouveaux projets et bénéficier d’un accompagnement professionnel dans la mise en œuvre d’actions.

La maison du théâtre, située dans le quartier du Courghain, passerait presque inaperçue… Par volonté de se rapprocher des gens dans leur quotidien. Fi des temples aux colonnes qui vous écrasent, la culture doit être un acte courant, pas l’exception. Récemment de mise aux normes et améliorée en termes techniques, elle est le centre névralgique où se forment nos acteurs.

L'école municipale des arts de la scène et lieu musical, située à l'Atrium, accueille des cours de danse classique, modern-jazz, hip hop et contemporain. Des graines de danseurs qui depuis des années ont su se faire remarquer dans divers concours régionaux, nationaux et internationaux.

Le Palais du littoral a été reconstruit entièrement et inauguré en 2007, il comporte maintenant une grande salle de Théâtre et une grande salle de concert de 3000 places.

L'Atrium a été construit et inauguré en 2006 dans le quartier de l'Albeck, nouvelle maison de quartier, il comporte une grande salle de réception disponible pour les mariages et autres évènements, une salle de danse, une salle de musique, des bureaux, une garderie pour tout-petits.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, devise, drapeau et logotype[modifier | modifier le code]

Blason de Grande-Synthe

Les armes de Grande-Synthe se blasonnent ainsi :

« D'azur à une fleur de lis d'or, au chef d'argent chargé d'un lion léopardé de sable. »

La ville de Grande-Synthe possède son propre drapeau : il est «  divisé en deux verticalement et d'azur et d'or  » [23]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  2. Site officiel des Villes et Villages Fleuris
  3. Grande-Synthe, Capitale française de la biodiversité 2010, et Plaquette de présentation
  4. Olivier tartart, Voix du Nord, Industrielle, Grande-Synthe ? Non ! Capitale française de la biodiversité ! ; 17.10.2010
  5. Source Projets retenus par l'AAP Région/FRB Biodiversité 2011 (Voir le chapitre consacré au programme « CUBA »)
  6. La Voix du Nord Grande synthe ; Quand la commune se retrouve sous la loupe des chercheurs, article publié 2012-03-31
  7. Ville de Grande-Synthe et ZedFactory présentation de l'écomaison et du projet d'écoquartier, PDF, 16 pages,
  8. Guide de l'écoconstruction en Caps et Marais d'Opale, syndicat mixte du Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, 2010
  9. Visite de l'écomaison (consulté 28 nov 2008)
  10. Décès de René Carême, maire de Grande-Synthe de 1971 à 1992 sur le site de la ville de Grande-Synthe.
  11. http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Dunkerque/actualite/Secteur_Dunkerque/2011/04/13/article_deces-de-rene-careme-une-vie-de-militant.shtml
  12. http://citoyens-sans-cible.over-blog.com/article-grande-synthe-perd-un-autre-maire-86162572.html
  13. http://www.nordpasdecalais.fr/institution/organisation/elu_damien_careme_98.asp
  14. http://www.communaute-urbaine-dunkerque.fr/fr/institution/organisation-politique/les-vice-presidents/index.html
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  17. « Évolution et structure de la population à Grande-Synthe en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  19. « Recensement des équipements sportifs, espace et sites de pratiques - détail par communes - », sur Site ministériel du recensement des équipements sportifs (consulté en 6 février 2014)
  20. Voix du Nord, 16/10/1965
  21. Élisabeth Laville, L'entreprise verte, Village Mondial, page 175
  22. Source : Villes et Villages Fleuris
  23. source: Cyber flag