Aéroport de Paris-Orly

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Paris-Orly
L'aéroport vu d'un avion de ligne(Paris est à gauche et le sud est à droite).
L'aéroport vu d'un avion de ligne
(Paris est à gauche et le sud est à droite).
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Ville Orly, Villeneuve-le-Roi, Paray-Vieille-Poste, Wissous, Athis-Mons, Chilly-Mazarin, Morangis
Coordonnées 48° 43′ 32″ N 2° 21′ 34″ E / 48.72551, 2.359443 ()48° 43′ 32″ Nord 2° 21′ 34″ Est / 48.72551, 2.359443 ()  
Superficie 1 528 ha
Altitude 89 m (291 ft)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Paris-Orly

Géolocalisation sur la carte : Paris et la petite couronne

(Voir situation sur carte : Paris et la petite couronne)
Paris-Orly
Pistes
Direction Longueur Surface
06/24[1] 3 650 m (11 975 ft) béton bitumineux
08/26 3 320 m (10 892 ft) béton
02/20 2 400 m (7 874 ft) béton
Informations aéronautiques
Code AITA ORY
Code OACI LFPO
Nom cartographique P. ORLY
Type d'aéroport Civil
Gestionnaire Aéroports de Paris (ADP)
Cartes SIA VAC - IAC - ARR/DEP

L'aéroport de Paris-Orly[2] (code AITA : ORY • code OACI : LFPO) couramment abrégé en « aéroport d'Orly » est un aéroport francilien situé à quatorze kilomètres au sud de Paris, près de la commune d'Orly. L'aéroport, ses aérogares et ses pistes, sont réparties à cheval entre les départements de l'Essonne et du Val-de-Marne. Il est placé sous l'autorité du préfet du Val-de-Marne[3].

Il est essentiellement utilisé pour les vols nationaux, européens, et les vols à destination du Maghreb, du Moyen-Orient et des DOM-TOM français.

Deuxième plate-forme aéroportuaire de France après l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, il était en 2010 le onzième aéroport européen, avec 25 203 639 passagers. Il est divisé en deux aérogares principales : l'aérogare Sud et l'aérogare Ouest (quatre halls) et dispose de trois pistes. L'aéroport compte aussi une aérogare de fret et une zone d'entretien. Il est géré par la société Aéroports de Paris (ADP).

Situation géographique[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Paris-Orly est situé à quatorze kilomètres au sud de Paris. Il est construit sur un plateau complètement plat, appelé plateau de Longboyau, à une altitude de 88 mètres. À l'ouest, quelques petites collines limitent la vue. À l'est, le plateau tombe rapidement sur la Seine. Le climat de l'aéroport est un climat océanique dégradé. Les températures moyennes sont plutôt douces, allant de + °C en janvier à 19 °C en août. Par temps clair, on peut voir la tour Eiffel et la tour Montparnasse en direction du nord, et les émetteurs de radios de Sainte-Assise au sud.

Ses 1 528 hectares — un septième de la superficie de Paris intra muros, ou l'équivalent d'une ville comme Nancy — se répartissent sur sept communes appartenant à deux départements :

Essonne 61,7 % Val-de-Marne 38,3 %
Paray-Vieille-Poste 27,4 % Villeneuve-le-Roi 22,5 %
Wissous 15,5 % Orly 15,8 %
Athis-Mons 13,6 %
Chilly-Mazarin 2,8 %
Morangis 2,4 %

Histoire et dates[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Inauguré le 23 mai 1909, Port-Aviation, installé à Viry-Châtillon, au bord de la Seine, est le premier aérodrome organisé au monde[4]. C'est là que se tiennent la plupart des meetings aériens de l'époque. Le site de l'actuel aéroport de Paris-Orly, le plateau de Longboyau, situé à l'est de la route nationale 7, est alors occupé par des champs. Ces champs vont servir de terrain de secours à Port-Aviation, comme lors des inondations de 1910 qui l'ont rendu inutilisable. Au début de la Première Guerre mondiale, le site, facilement repérable et accessible, sert de terrain de secours aux avions alliés, et les agriculteurs du plateau les voient fréquemment s'y poser.

Le 1er janvier 1918, le ministère des Armées réquisitionne onze hectares sur le plateau de Longboyau et y construit un hangar. C'est le début du camp d'aviation d'« Orly - Villeneuve ». De plus en plus d'avions sont envoyés sur le front à partir de ce terrain. Le 31 mars 1918, les Américains établissent leur base aérienne sur le plateau d'Orly. Au début de 1919, le service des entrepôts généraux de l'aviation civile (SEGA) est installé à Orly. Il est pris en charge par l'armée américaine pour le stockage du matériel aérien de guerre[5]. Sur ce terrain militaire, les Français, les Belges et les Américains se côtoient jusqu'en 1919.

Après 1918[modifier | modifier le code]

Aérodrome d'Orly vers 1926.

Après la Première Guerre mondiale, le terrain a une vocation essentiellement militaire pour la Marine. Deux immenses hangars sont construits pour accueillir des dirigeables, versés à titre d'indemnités de guerre par l'Allemagne à la France. Mais les dirigeables sont perdus en Méditerranée, et les hangars seront occupés par des avions. Le pilote Henri Guillaumet a été formé à l'école militaire d'Orly.

Déjà, un aéroport civil est installé au nord du site, accueillant des avions de passagers civils. Plusieurs écoles de pilotage sont installées à Orly, comme celle de Charles Nungesser[6], dans laquelle l'aviatrice Hélène Boucher fera ses premiers vols. Le terrain accueille en outre la plupart des rencontres aéronautiques de l'époque.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le terrain est d'abord attaqué par la Luftwaffe (armée de l'air allemande), puis devient ensuite une base militaire allemande. Il est systématiquement bombardé par l'aviation alliée ; le 23 août 1944, les US Army Air Forces (forces aériennes de l'armée des États-Unis) s'installent à Orly. C'est à ce moment que l'ancienne tour de contrôle est construite, encore visible aujourd'hui, ainsi que les pistes nord-sud (02/20) dont l'une est désormais abandonnée, mais toujours présente.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

Ancienne tour de contrôle d'Orly, toujours visible aujourd'hui. Le radar TA23 à gauche n'existe plus et a été démonté pour être remplacé par un radar STAR 2000.

En 1945, la société Aéroports de Paris[7] est créée, chargée d'exploiter les aéroports autour de Paris. Le 7 novembre 1946, les Américains rendent la gestion de l'aéroport à la France[8]. Une aérogare provisoire, juste à côté de l'ancienne tour de contrôle, est construite, de même que la piste 3 longue de 2 100 mètres. En 1948 est inaugurée l'aérogare nord, détruite aujourd'hui. L'aéroport du Bourget reste encore, pour peu de temps, l'aéroport principal de Paris. Le salon de l'aéronautique se tient à Orly.

En 1947, la marine revient à Orly. En 1950 a lieu le dernier meeting aérien sur le site. Mais dès cette époque, le besoin d'un nouvel aéroport civil proche de Paris va donner un essor, et la prédominance définitive à l'activité civile. Air France quitte l'aéroport du Bourget pour Orly le 28 novembre 1952[9]. L'aéroport du Bourget récupère le meeting aérien, devenu depuis le fameux Salon aéronautique du Bourget. Cette année-là, avec 1,2 million de passagers, Orly accueille déjà deux fois plus de passagers que l'aéroport Paris-Le Bourget. L'ère de la marine prend définitivement fin le 1er mars 1954. Orly devient alors un aéroport entièrement civil.

L'armée française et l'armée américaine continuent cependant à utiliser parfois l'aéroport de Paris-Orly. Par exemple, c'est d'Orly que sont parties les dernières troupes françaises pour l'Indochine, le 3 mai 1954.

Fin 1960, l'aéroport occupe « la superficie du cinquième de Paris (1 080 hectares + 410 supplémentaires) » et dispose d'une surface de hangars de 15 600 m2, ce qui le classe alors comme premier d'Europe continentale[9].

La Marine à Orly entre 1927 et 1954[modifier | modifier le code]

Dans les années 1920, la Marine nationale créée ce qui s’appelle alors L’Aviation maritime et qui est de nos jours L’Aviation navale ou Aéronavale. Les constructeurs en aéronautique étant quasiment tous installés en région parisienne, la Marine cherche donc un lieu lui permettant de réceptionner les avions en pièces détachées, les monter et les tester avant de les envoyer à leurs lieux d'affectation.

Ce sera tout d’abord à Nanterre, puis sur l’aérodrome de Saint-Cyr-l'École dans les Yvelines que les marins s’installeront. Enfin et par besoin d’extension de ses locaux, la Marine arrive à Orly le 1er avril 1927. Elle récupère les infrastructures devenues libres du fait de l’arrêt d’exploitation des ballons dirigeables civils, dont les deux immenses hangars en béton construits par l’ingénieur Eugène Freyssinet qui seront détruits en 1944 par l'aviation alliée.

Cette nouvelle base marine devient l’entrepôt général de l’aviation maritime puis plus tard l’entrepôt général de l’Aéronautique navale (EGAN).

En juin 1940, à la suite de l’avancée des troupes nazies sur Paris, la Marine évacue l’EGAN vers Rochefort en Charente-Maritime puis le transfère à Cuers dans le Var.

À la Libération de Paris, les Américains s’installent à Orly. L’amiral Henri Nomy, chef de l’Aéronautique navale, réclame auprès des américains le retour de la Marine à Orly. Ce n’est pas sans difficulté qu’il obtiendra que l’escadrille 31S, alors basée aux Mureaux dans les Yvelines, puisse créer à Orly une escale pour ses plus gros avions et entre autres les quadrimoteurs Bloch 161 Languedoc et SO 30P Bretagne. Cette escadrille est alors chargée de transporter le personnel de la Marine, principalement de la Métropole vers l’Afrique du Nord. Ce retour de la Marine à Orly sera toutefois de courte durée car en 1954, la 31S devra migrer vers Dugny-Le Bourget[10] afin de laisser la place aux engins de travaux publics qui vont entamer la construction de l’aéroport international Paris-Orly et l’aérogare d’Orly Sud.

Jusque dans les années 1980, un arrêt de bus de la RATP baptisé La Marine rappelait encore cette présence à Orly. Quelques habitants des communes voisines ont aussi, aujourd’hui toujours en mémoire l’image des immenses hangars à dirigeables. Certains d’entre eux ont même travaillé sur le camp d’Orly pour la Marine nationale[11].

L'aérogare Sud, les « dimanches à Orly »[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative de l'inauguration de l'aérogare d'Orly Sud.
Vue sur l'aérogare d'Orly Sud et la tour de contrôle. Au premier plan, on peut voir le VOR/DME OL de l'aéroport. Au-dessus de la tour de contrôle, on peut voir le radôme abritant le radar de sol Astre 2000.

L'aérogare Sud (1957-1960) consacre une évolution marquée. Elle a été officiellement inaugurée le 24 février 1961 par le général de Gaulle[12],[13]. Son architecture est innovante (voir infra). Pour pouvoir agrandir l'aéroport, de nombreux terrains ont été réquisitionnés, et continuent à l'être dans les années suivantes. La Nationale 7 est déviée vers l'ouest pour la faire passer juste en dessous d'Orly-Sud. Ceci permet une desserte plus rapide de l'aéroport depuis Paris.

Dans les années suivantes, l'aérogare Sud est visitée par des touristes qui viennent passer leur « dimanche à Orly ». De nombreux commerces dans l'aérogare, qui accueille de plus un cinéma avec deux salles, attirent touristes et locaux. Une célèbre chanson de Gilbert Bécaud parle de ces dimanches à Orly. L'aérogare Sud est alors un symbole de luxe et de modernité, une vitrine de la France, qui ne cesse de faire rêver. On y croise parfois les plus grandes vedettes qui se font photographier. En 1963, plus de trois millions de visiteurs non passagers sont venus, faisant de cette aérogare le monument le plus visité de France, devant la tour Eiffel. Le nombre des touristes atteint même 4 millions en 1965.

L'aéroport s'équipe progressivement des installations adéquates. En 1953, le premier radar est mis en place. En 1957, un VOR est installé, permettant une approche plus précise sur l'aéroport.

Le 3 juin 1962, le Boeing 707 F-BHSM d'Air France affrété par un groupe culturel d'Atlanta et à destination de New York s'écrasa durant le décollage. Il y avait 132 personnes à bord ; 130 furent tuées. Les seules survivantes furent deux hôtesses de l'air qui étaient assises à l'arrière de l'appareil. Elles furent seulement légèrement blessées. À cette époque, c'était le record du plus grand nombre de morts dans l'accident d'un seul avion.

La croissance du trafic est telle que l'aérogare Sud accueille 6 millions de passagers en 1965 et 9 millions en 1969, soit moitié plus que sa capacité théorique. En 1966 est inaugurée une nouvelle tour de contrôle à Orly, toujours en service actuellement. Dans le même temps, une nouvelle piste, dite « piste 4 » est construite. De plus, le transfert à Rungis du marché international favorise la croissance de l'activité de fret.

Mais déjà, la forte urbanisation de la banlieue parisienne rend difficile la cohabitation entre les riverains et l'aéroport. Le couvre-feu nocturne de 23 h 30 à h du matin entre en vigueur en avril 1968, par décision ministérielle.

À partir des années 1970[modifier | modifier le code]

Pour faire face à un trafic passagers toujours en hausse, la construction de l'aérogare Ouest, conçue elle aussi par Henri Vicariot, est lancée en 1967. Elle entre en service le 26 février 1971, après 40 mois de travaux. Elle est organisée selon un schéma nouveau pour l'époque : les départs au premier étage, et les arrivées au rez-de-chaussée. L'aérogare d'Orly Sud sera réorganisée plus tard selon un schéma similaire. L'aérogare Ouest connaît de nombreux agrandissements par la suite.

Mais l'aéroport de Paris-Orly manque alors d'espace pour s'agrandir, la zone étant déjà fortement urbanisée, et les terrains disponibles limités. Pour faire face à sa saturation annoncée, l'aéroport de Paris-Roissy entre en service en 1974.

Le 11 juillet 1973, le Boeing 707 du vol 820 Varig effectuant la liaison Rio-Paris s'écrase près d’Orly après qu'un incendie se fut déclaré à bord. On compte 123 morts sur 134 personnes à bord.

Le 3 mars 1974 le vol 981 de Turkish Airlines pour Londres s'écrase dans la forêt d'Ermenonville, peu après avoir décollé d'Orly. Cet accident, connu sous le nom de catastrophe d'Ermenonville, est dû à un problème de fermeture de porte de la soute du McDonnell Douglas DC-10. Les 346 passagers périrent.

La cible d'attentats[modifier | modifier le code]

Le 13 janvier 1975 a lieu un attentat à Orly. Des terroristes soutenus par le FPLP, avec Carlos à leur tête, tirent avec un lance-roquettes sur un avion de la compagnie israélienne El Al, mais le ratent. Un avion yougoslave est touché, faisant 3 blessés. La terrasse d'Orly Sud sera fermée au public à la suite de cet événement. Progressivement, beaucoup de compagnies quittent Orly pour Roissy. Peu à peu, l'aérogare perd sa fréquentation touristique, et le cinéma est définitivement fermé en 1992[réf. nécessaire]. C'est la fin des « dimanches à Orly ».

Le 19 janvier 1975, Carlos revient avec deux autres personnes. Ils attaquent l'aéroport et prennent deux personnes en otage. Ils demandent et obtiennent un avion pour partir à Bagdad. Cette attaque a fait 21 blessés.

Le 20 mai 1978, une fusillade éclate dans la zone internationale de l'aérogare Sud, au comptoir d'El Al, tuant quatre personnes, dont les trois terroristes.

Le 12 juin 1980, Action directe commet un attentat contre la consigne de l'aéroport, blessant 8 personnes.

Le 15 juillet 1983, un attentat à Orly organisé par le groupe terroriste arménien ASALA, visant le comptoir de la compagnie Turkish Airlines, fait 8 morts et 55 blessés[14].

Le 7 juillet 1983, Orly reçoit pour la première fois un appareil détourné. Il s'agit d'un Boeing 747 d'Iran Air dont le contrôle a été pris par six moujahiddins dotés d'armes et d'explosifs et opposés au régime politique iranien. Cet événement s'achève sans faire de victimes après qu'un responsable moujahiddin présent en France arrive, depuis la tour de contrôle, à convaincre les terroristes de se rendre.

À partir des années 1990[modifier | modifier le code]

En 1991 est créée la liaison Orlyval permettant de relier l'aéroport à la gare d'Antony. Elle utilise le système de transport automatique VAL qui fut mis au point pour le métro de Lille et est aujourd'hui également utilisé à Rennes, à Toulouse, aux États-Unis et à Paris-CDG.

Ces années 1990 marquent un tournant dans l'aéroportuaire parisien. En effet, avant 1992, Orly est l'aéroport « leader » de l'agglomération alors que Roissy-Charles-de-Gaulle est considéré comme une plate-forme éloignée réservée à quelques vols long-courrier. La compagnie Air France, dirigée à l'époque par Christian Blanc, bâtit néanmoins à Roissy son hub dès 1996. C'est une véritable plate-forme de correspondance visant à assurer une connexion permanente entre vols long-courrier et moyen-courrier pour récupérer de nombreux passagers aux compagnies étrangères. Cette stratégie se révèle redoutablement efficace et attire de nombreuses compagnies qui veulent se rapprocher de ce hub. Progressivement, l'activité d'Orly se réduit au profit de Roissy qui accueille rapidement plus de passagers. Roissy passe alors en tête des aéroports parisiens et la priorité de développement lui est donnée.

Orly change alors de vocation. Il devient un aéroport essentiellement consacré aux liaisons « point à point » vers les destinations métropolitaines, le Maghreb et les DOM-TOM après le départ pour Roissy de nombreux vols long-courriers et d'une grande partie de l'activité de fret. Cette vocation est confirmée avec la création des navettes d'Air France qui desservent les plus grandes villes françaises : Toulouse, Nice, Bordeaux et Marseille. Les navettes fréquentes et les compagnies aériennes à bas prix démocratisent peu à peu le transport aérien et le rendent plus facile.

Également, durant la décennie 1990, Orly a failli connaître à deux reprises une catastrophe aérienne.

  • Le 22 octobre 1993, un Airbus A320 d'Air Inter décolle avec précipitation pour échapper à des manifestants grévistes en zone réservée d'Orly. Dans la confusion, l'équipage oublie de rentrer le train d'atterrissage et ressent rapidement des vibrations sur l'avion. L'équipage croit à une défaillance des moteurs et les coupe successivement transformant l'Airbus en planeur. Réalisant son erreur, le pilote redémarre les moteurs à moins de 500 m du sol et rentre à Orly[15].
  • Le 24 septembre 1994, un Airbus A310 en provenance de Bucarest, en fin d'approche d'atterrissage sur la piste 26 d'Orly effectue une montée brutale suivie d'un décrochage et d'un piqué vers le sol que le pilote rattrape à 240 m du sol seulement. Les 186 passagers et membres d'équipage s'en tireront sans blessures et remercieront l'équipage. C'est néanmoins une erreur de pilotage (confusion de commandes) qui est à l'origine de cet incident[16].
Hall 2 (La Navette Air France) à Orly Ouest.

Durant les années 2000, de vastes travaux de rénovation des aérogares, des pistes et du tarmac sont lancés. Le hall 2 de l'aérogare Ouest (qui accueille les vols La Navette d'Air France) est rénové en 2006[17]. En 2008, les circuits internationaux de l'aérogare Sud sont réorganisés : les flux de départ et d'arrivée sont séparés, une grande zone commerciale et un espace unique d’embarquement sont créés[18].

Du 16 au 19 avril 2010, Orly a dû être fermé au trafic aérien en raison des éruptions du volcan islandais Eyjafjöll. Le nuage de cendres émis a transité sur la France et la traversée du pays par ce nuage a présenté un danger réel pour les avions en vol.

Depuis mars 2011, la direction de l'aéroport est assurée par Franck Mereyde[19]. Il succède à Franck Goldnadel, qui occupa cette fonction de 2009 à 2011, nommé directeur de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle[20].

Projets de rénovation et d'extension[modifier | modifier le code]

L'année 2010 démarre sur un vaste projet nommé « Cœur d'Orly ». L'objectif d'Aéroports de Paris est de créer un quartier d'affaires international sur 15 hectares qui comprendra notamment des bureaux, un centre de congrès international, un hôtel quatre étoiles et un pôle de commerces et de services. Le « Cœur d'Orly » se développera autour de l'ex-route N7 (à l'est de la N7 actuelle) et sera accessible par les dessertes actuelles (RER, VAL, Tramway T7) et à venir (Grand Paris Express, TGV). Sur le long terme, Aéroports de Paris dispose d'un terrain d'une superficie de plus de 100 hectares pour développer la totalité de ce quartier d'affaires[21].

Une proposition de loi déposée le 1er juin 2011[22], relative à la desserte aérienne du Grand Paris, évoque l'hypothèse d'une « délocalisation » de la plateforme aéroportuaire de Paris-Orly. Parallèlement, de nombreux projets redessinent sa desserte et son aménagement. Parmi ces derniers, le projet du Grand Paris affirme le rôle central de cet aéroport avec l’arrivée du Grand Paris Express et d’une gare TGV qui accueillera le projet d’interconnexion sud TGV et la future ligne LGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon. L’aéroport de Paris-Orly est une composante essentielle de ces projets. Il se situe sur un territoire couvert par une opération d’intérêt national dont l’aménagement a été confié à établissement public d’aménagement Orly-Rungis Seine Amont. Une Commission stratégique sur l’avenir de l’aéroport de Paris-Orly a été créée le 3 octobre 2011 par Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de l’Écologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, Maurice Leroy, ministre de la Ville et Thierry Mariani, ministre chargé des Transports. Cette commission, présidée par le préfet André Viau, vise à définir le rôle de l’aéroport de Paris-Orly dans un contexte de croissance attendue du trafic, à encourager les synergies avec le projet du Grand Paris et enfin à définir les conditions d’une insertion harmonieuse de l’aéroport dans son environnement (voir ci-dessous la section Impact environnemental de l'aéroport). À l’issue des travaux de cette commission, un rapport sera remis à l’automne 2012 au nouveau gouvernement[23].

Dès 2013 et jusqu'en 2018, Aéroports de Paris va lancer un plan de rénovation d'envergure qui visera à transformer radicalement le visage du deuxième aéroport français derrière Roissy pour en faire un terminal unique organisé autour de trois halls d'embarquement (contre six actuellement). Ces trois halls d'embarquement correspondront à un trafic différent : Orly Sud et sa nouvelle salle d'embarquement accueilleront les vols internationaux, Orly Ouest conservera les trafics domestique et Schengen et le bâtiment de jonction sera réparti entre l'international et Schengen avec l'éventualité d'en modifier le ratio selon l'évolution du trafic. Ce dernier d'une surface de 80 000 m2 permettra de joindre les deux actuels terminaux Sud et Ouest. Cet édifice pourra accueillir 1 500 m2 de boutiques supplémentaires, permettra un parcours enregistrement-embarquement simplifié et bénéficiera de la lumière naturelle permettant une vue sur les pistes. Une nouvelle salle d'embarquement internationale de 20 000 m2 sera également construite à l'extrémité de l'actuel terminal Sud. Dans cette salle, deux nouveaux postes d'inspection-filtrage seront installés et il pourra également accueillir l'Airbus A380 « au contact » alors que les installations actuelles ne le permettent pas. Les terminaux existants seront modernisés à partir de 2013 avec l'extension de la salle de livraison bagages ainsi que la refonte du système bagages, la réorganisation de l'embarquement Schengen à Orly Sud et la mise en place de l'inspection-filtrage unique à Orly Ouest fin 2016[24].

Statistiques et données générales[modifier | modifier le code]

Équipements pour l'aviation[modifier | modifier le code]

Plan des pistes de l'aéroport d'Orly en 2005.

Les équipements pour l'aviation comprennent :

  • 4 pistes, dont une (la no 1) est actuellement fermée et utilisée comme taxiway :
    • piste 1, nord-sud, longueur 1 850 m, fermée, était peu utilisée et réservée aux avions légers par bonnes conditions météo,
    • piste 2, nord-sud, longueur 2 400 m, prévue pour supporter des charges supérieures à 200 tonnes, utilisée essentiellement lors des fermetures pour travaux des pistes 3 ou 4,
    • piste 3, est-ouest, longueur 3 300 m, construite en 1947, prolongée en 1960, longtemps la piste principale de l'aéroport,
    • piste 4, est-ouest, longueur 3600, sur 45 m de largeur, adaptée aux avions les plus lourds.
Les pistes 3 et 4 sont généralement exploitées en « doublet », l'une pour les décollages et l'autre pour les atterrissages.
  • 156 postes de stationnement pour les avions (de capacités différentes suivant la taille des avions prévus) et 3 postes de stationnement pour les hélicoptères (très rarement utilisés) ;
  • 2 radars de sol et 2 radars d'approche ;
  • 1 balise VOR/DME.

L'aéroport en chiffres[modifier | modifier le code]

Trafic[modifier | modifier le code]

Évolution du trafic passagers et fret[25]
1990 1995 2000 2005 2006 2007 2008 2009
Mouvements commerciaux 201 800 232 700 238 900 222 900 229 400 232 911 234 017 223 901
Passagers commerciaux 24 300 000 26 995 000 25 381 000 24 860 532 25 622 152 26 440 736 26 209 703 25 107 693
Fret en tonnes 93 330 95 345 95 520 95 770 91 072
2010 2011 2012 2013
Mouvements commerciaux 219 205 231 840 230 558 229 654
Passagers commerciaux 25 203 969 27 139 076 27 232 263 28 274 154
Fret en tonnes 92 123 94 590 94 700 94 270

Architecture et bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

Orly Sud[modifier | modifier le code]

Rez-de-chaussée de l'aérogare d'Orly Sud.
Premier étage de l'aérogare d'Orly Sud.

La construction de l'aérogare d'Orly Sud a débuté en février 1957 et s'est achevée en février 1961. L'aérogare a marqué l'évolution de l'aéroport et lui a donné une renommée internationale. Elle a été inaugurée par le général de Gaulle, ajoutant un mot resté célèbre dans l'histoire de l'aéroport : « Si jamais un ouvrage justifia la fierté de ceux qui l'ont édifié de leur cerveau et de leurs mains, c'est bien celui que voilà, à la rencontre du ciel et de la terre… ». Son architecture, conçue par Henri Vicariot, est entièrement métallique, fondée sur des méthodes importées d'Amérique du Nord (Lever House). Le large recours à l'acier, à l'aluminium et aux murs-rideaux (les premiers en France) est alors une innovation technique majeure.

La nationale 7 a été déviée lors de la construction de l'aérogare. C'est la première fois que cet axe est retracé depuis la période romaine. Elle passe désormais sous l'aérogare Sud et sous les taxiways ; l'automobiliste voit parfois un avion manœuvrer juste au-dessus de lui. De loin, il voit l'aérogare scintiller, et barrer de manière spectaculaire l'axe vers Paris.

L'aérogare se déploie face aux pistes en une barre de plus de 700 mètres de longueur, constituée d'un bâtiment principal de 200 mètres et de deux jetées latérales. Elle est profonde de 70 mètres. Cette disposition permet de limiter à 300 mètres le parcours à pied des voyageurs, soit sensiblement moins que la distance pour rejoindre la tête d'un train sur le quai d'une gare.

Le grand hall au premier étage est, à l'époque, d'une dimension inconnue dans un bâtiment public, et donne au visiteur une impression d'espace remarquable, grâce à son atmosphère lumineuse et aérée. Les murs-rideaux offrent une vue imprenable sur le tarmac et permettent d'y observer l'activité autour des avions, qui paraissent à portée de main. Les boutiques de luxe, le cinéma, l'accès aux terrasses, les bars, les restaurants en feront un pôle d'attraction touristique majeur. Dans les années 1960 et 1970, cette aérogare constituera une véritable vitrine de la France. Le succès est tel que l'aérogare deviendra le monument le plus visité de France devant la tour Eiffel.

L'atmosphère sonore a elle aussi été soigneusement pensée, pour donner une sensation plus calme que celle régnant dans les gares de l'époque. Plus de 3 000 haut-parleurs de faible niveau sonore sont répartis dans l'aérogare. Une voix féminine suave égrène les destinations les plus exotiques. Les messages de service ne sont pas envoyés par haut-parleur, mais par radio à chaque agent, soulageant ainsi le visiteur d'informations qui ne lui sont pas utiles.

Après l'achèvement en 1962 des jetées latérales, l'aérogare s'est agrandie.

Orly Ouest[modifier | modifier le code]

Premier étage d'Orly Ouest. Au centre, on peut voir le fameux globe d'Orly Ouest, nommé « l'Astrolabe »

La construction d'Orly Ouest, lancée en 1967, est inaugurée le 24 février 1971. Les halls 2 (rénové en 2006 pour accueillir les vols « La Navette » d'Air France) et 3 sont inaugurés ce jour-là. Elle a été conçue par les architectes Vicariot, Coutant, Vigouroux et Laroche. En 1986, le hall 4 est mis en service. Le hall 1 est inauguré en 1993, conçu par Paul Andreu.

Son architecture est elle aussi métallique. Mais surtout, la conception est novatrice. L'aérogare est conçue pour faciliter l'embarquement rapide et efficace des passagers.

Tout d'abord, les niveaux sont séparés, le premier étage servant à l'embarquement, et le rez-de-chaussée aux arrivées. Ensuite, la répartition dans le hall permet au passager de trouver rapidement son comptoir d'embarquement. Le 16 novembre 2011, le premier système en France de dépose bagage automatique, permettant aux passagers d’enregistrer eux-mêmes leurs bagages en trente secondes, y a été testé[26],[27]. Enfin, le déploiement des passerelles, les premières en France, permet un embarquement rapide des voyageurs, directement de l'aérogare dans l'avion.

Au premier étage, il y a un globe nommé « l'Astrolabe »[28], devenu un emblème d'Orly Ouest, censé représenter le système solaire.

La maison de l'Environnement[modifier | modifier le code]

La maison de l'Environnement.

La maison de l'Environnement de l'aéroport d'Orly est un lieu d'information et de documentation pour le grand public. Ce lieu permet de découvrir l'histoire de l'aéroport, les procédures de la circulation aérienne et les activités de l'escale sur l'aéroport. Des expositions sur l'environnement, sur la prévention et le contrôle des nuisances dues au trafic aérien y sont fréquemment organisées. Des anciens contrôleurs aériens d'Orly y font des vacations pour apporter toutes les explications nécessaires aux visiteurs. Les riverains peuvent y visualiser les trajectoires des avions, en cas de litige. Le premier rôle de cet établissement dépendant d'ADP est de permettre une meilleure communication de l'aéroport avec les riverains autour d'Orly. Chaque année, des rencontres y sont organisées exposant au public les formations aéronautiques.

Ce bâtiment contemporain (1995) est similaire à la maison de l'Environnement construite à Roissy par ADP, sur les plans de l'architecte Pierre-Michel Delpeuch assisté par l'architecte Graciela Torre. Très lumineux et donnant une vue panoramique sur l'aéroport d'Orly, il est entouré de plantations de charmes conçus par les paysagistes de l'agence Signes.

Le bâtiment est ouvert du lundi au vendredi de h à 16 h 30. L'entrée et le parking sont gratuits.

Autres bâtiments[modifier | modifier le code]

Le pavillon d'honneur[modifier | modifier le code]

Pavillon d'honneur d'Orly vu du côté de la zone publique.
Le président des États-Unis, Barack Obama à Orly le 5 juin 2009 pour sa première visite officielle en France.

Un pavillon d'honneur existe à Orly, situé juste à côté de l'aérogare Ouest. Il permet la réception de chefs d'État et autres responsables politiques de tous pays lors de leurs déplacements aéroportés. Les cérémonies qui s'y déroulent sont plus ou moins prestigieuses selon les demandes de la délégation du pays concerné. Elles sont placées sous la surveillance étroite des forces de l'ordre pour parer à tous risques d'attentat. Ce pavillon accueille les papes de l'église catholique lors de leurs déplacements en France. Benoît XVI y a été reçu le 12 septembre 2008. Il est entouré de mâts sur lesquels sont accrochés les drapeaux du pays accueilli. Son surnom est « l'isba » car son premier hôte fut Nikita Khrouchtchev, président du Conseil des ministres (Gouvernement) de l'ex-URSS. Il existait un ancien pavillon en bois transféré comme aérogare à l'aéroport de Toussus-le-Noble où il a brûlé accidentellement.

Le centre de contrôle en route[modifier | modifier le code]

Près de l'aéroport de Paris-Orly, sur le territoire de la commune d'Athis-Mons, se trouve le Centre de contrôle en route (CCR), appelé aussi Centre en route de la navigation aérienne (CRNA). Ce centre sert au contrôle aérien des avions lorsqu'ils sont en croisière, les prenant en charge pour les survols de la région parisienne ainsi que pour les régulations des départs et approches des aéroports du secteur, notamment Orly et Roissy.

La centrale[modifier | modifier le code]

La centrale est un bâtiment qui intrigue souvent les passagers et les visiteurs. C'est à partir de là qu'est distribuée toute l'eau de l'aéroport, que ce soit pour l'eau potable, ou bien pour les climatisations. C'est également là qu'est reçue, transformée et redistribuée toute l'électricité dans l'aéroport.

La tour de contrôle[modifier | modifier le code]

La tour de contrôle. Au second plan, l'aérogare Ouest.

La tour de contrôle a été construite en 1966, juste à côté de l'aérogare Sud, dans le même style que l'aérogare, constituant avec elle un ensemble harmonieux. Elle est haute de 54 mètres. Elle comporte une vigie, ainsi qu'une salle IFR[29]. C'est là qu'est gérée la circulation aérienne sur le tarmac d'Orly et dans l'espace aérien d'approche. Le contrôle aérien d'Orly gère aussi l'approche des aérodromes de Toussus-le-Noble et de Vélizy-Villacoublay.

L'ancienne tour de contrôle[modifier | modifier le code]

L'ancienne tour de contrôle, construite en 1945 par l'armée américaine est toujours visible aujourd'hui. Elle présente toujours le même aspect qu'à l'époque.

Le centre de régulation des aires[modifier | modifier le code]

Le centre de régulation des aires de trafic, en abrégé CRA, se trouvait dans une petite tour parfois confondue avec la tour de contrôle. Elle se situe juste en face de l'aérogare Orly Sud, de l'autre côté d'un taxiway appelé « W1 » . Elle était utilisée pour décider des parkings des avions et leur envoyer les différentes ressources nécessaires à l'escale (tracteur, escabeau, engins...). Cette petite tour n'est plus utilisée et l'affectation des parkings des avions et des ressources se fait depuis le « pavillon Blériot » situé dans l'aérogare Orly Sud. Le terme « CRA » a disparu au profit de l'appellation « PC Ressources ».

La zone d'attente[modifier | modifier le code]

L'aéroport d'Orly compte aussi une zone d'attente où sont placées les personnes qui se voient refuser l'entrée en France ainsi que les demandeurs d'asile en attente du traitement de leur demande d'entrée sur le territoire au titre de l'asile (voir aussi l'article Droit d'asile en France). Aucune association n'y assure de présence régulière et les visites de juges ou d'élus autorisés à y rentrer sont rares[30].

Impact environnemental de l'aéroport[modifier | modifier le code]

La situation de l'aéroport de Paris-Orly, proche de l'autoroute A6 et de l'autoroute A86, a fait naître des zones d'activités, notamment à Rungis tout à côté, mais aussi dans les autres villes autour de l'aéroport. De multiples entrepôts et entreprises sont implantés, comme à Massy. Il en résulte un vaste bassin d'emplois ainsi que le développement des communes alentours et ce malgré les nuisances (bruit, pollution, risque d'accident). Cependant, au nom du respect environnemental de par la situation géographique de l'aéroport en zone urbanisée, certaines associations demandent qu'une étude alternative sur le bien-fondé du développement économique de l'aéroport de Paris-Orly soit effectuée.

Bien que l'aéroport soit implanté sur seulement sept communes, plus de 45 se plaignent des nuisances sonores et de la pollution de l'air qui s'étendent sur tout le sud francilien. Les riverains et communes ont créé plus de cent associations (AVEVY, OYE349, NARN91, ANA, CNADR) pour s'opposer à l'augmentation de ces nuisances, et réclament la création d'un autre aéroport dans le grand bassin parisien.

L'aéroport est concerné par un Plan d'exposition au bruit (PEB) depuis le 3 septembre 1975 qui est destiné à éviter l'accroissement de la population à proximité de l'aéroport. Le PEB a été dernièrement revu par arrêté préfectoral le 21 décembre 2012.

Les avions sont supposés suivre des trajectoires bien définies, mais ne les respectent pas toujours. Des VPE (volume de protection environnementale) définissent des couloirs obligatoires pour les décollages et les atterrissages. Quatre stations mesurent le niveau sonore des passages d'avions autour d'Orly (réseau Vitrail).

Malgré les demandes des riverains qui souhaitent déposer plainte à un organisme indépendant, les riverains ne peuvent porter plainte qu'à la Maison de l'environnement d'Orly gérée par le gestionnaire de l'aéroport, et y visualiser les trajectoires d'avions. Les cas litigieux sont jugés et sanctionnés par le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) et l'Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA). Les plaintes concernent principalement l'Essonne (46 %) et le Val-de-Marne (40 %). Il y en a eu 1 757 en 2003, 1 788 en 2004 et 753 en 2005. Les principaux motifs sont[31] :

Cause Part
     Nombreux survols 35 %
     Survols inhabituels 34 %
     Basse altitude 7 %
     Trafic de nuit 1 %
     Bruit 1 %
     Virages anticipés 1 %
     Autres 21 %
Repartition plaintes riverains Orly.jpg
Répartition des plaintes des riverains d'Orly.

Pour tenter de limiter ces problèmes, des efforts sont faits pour insonoriser les logements, selon le plan de gêne sonore (PGS) établi qui a été revu en 2004[32]. L'utilisation de la piste nord-sud (02/20) est très rare pour éviter le survol de zones fortement urbanisées. L'aéroport est fermé au trafic de 23 h 30 à h du matin (décision ministérielle du 4 avril 1968), mais des dérogations peuvent parfois être accordées. Une pétition[33] de l'« Association Vigilance Environnement de la Vallée de l'Yerres » (AVEVY)[34] demande à étendre cette mesure afin d'améliorer la qualité de sommeil de 320 000 riverains. Un arrêté d'exploitation du 6 octobre 1994 fixe une limitation à 250 000 créneaux horaires pour obtenir environ 200 000 mouvements d'avions par an, mais depuis ce sont 228 000 en moyenne par an qui sont observés (voir statistiques plus haut).

La fermeture nocturne (qui ne peut être remise en question sans créer une violente opposition des habitants du sud Francilien) a tendance à favoriser le déport de l'activité de fret vers les aéroports de Roissy et de Vatry. C'est ce qu'a fait l'aéropostale, qui s'est installée à Roissy et ne maintient qu'une activité limitée à Orly.

Les discussions pour concilier les nuisances et les intérêts économiques pour tous les acteurs et habitants de la région sont difficiles. Certaines communes redoutent la perte de retombés économiques, mais sont de toute façon paupérisées par les nuisances subies (bruit et pollution) qui limitent leur développement. Une étude commandée par l'ACNUSA sur l'évolution des prix de l'immobilier en région parisienne montre qu'entre 1996 et 2005 les communes étant soumises aux nuisances aéroportuaires ont connu une hausse de seulement 25,5 % du prix du logement contre 70 % dans l'ensemble de la région[35]. Le débat revient régulièrement sur le devant de la scène, comme lors de la mise en service de la réorganisation des couloirs aériens dans le sud parisien en 2003.

Le Pôle Orly a pour objectif la performance économique, sociale et environnementale dans un esprit de développement durable, pour préserver et améliorer la qualité de vie des habitants. Dans le cadre des premières assises en 2005, un état des lieux de l’impact sonore de l’activité aéroportuaire d’Orly[36] a été réalisé par le Centre d'information et de documentation sur le bruit (CIDB).

L'ampleur des travaux d'extension planifiés sur l'aéroport (voir ci-dessus la section Projets de rénovation et d'extension) laissent craindre une dégradation conséquente et rapide du cadre de vie des riverains d’Orly, du fait de l’intensification des nuisances qui en découleront inévitablement, notamment par l'accroissement du nombre d’avions gros-porteurs et le risque sur le plafonnement annuel des mouvements qui n'est déjà pas respecté. Dans le cadre de l'enquête publique qui se déroule jusqu'au 9 novembre 2013, le collectif « Alerte Nuisances Aériennes » (ANA) lance une pétition[37] pour le respect du cadre de vie des riverains.

Liaisons[modifier | modifier le code]

Liaisons de transport en commun[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs moyens de se rendre à l'aéroport de Paris-Orly via les transports en commun.

RER / Orlyval[modifier | modifier le code]

Orlyval devant Orly Sud

La navette bus « Paris par le train », exploitée par Bièvre Bus Mobilités, relie les terminaux à la gare du Pont de Rungis - Aéroport d'Orly. Temps moyen de parcours depuis gare d'Austerlitz : 35 minutes.

Dans les faits, l'aéroport de Paris-Orly souffre de l'absence de liaison ferroviaire directe, ce qui a nui à son développement.

Dans le cadre du projet de ligne dite LGV Interconnexion Sud, il est prévu qu'une gare TGV soit implantée près ou au cœur de l'aéroport, ainsi qu'une interconnexion d'OrlyVAL au RER C[38]. Le projet de Grand Paris Express prévoit également qu'une station de ce « Métro du Grand Paris » soit construite à l'aéroport, desservie par la ligne 18 et le prolongement de la ligne 14. La gare d’Orly du Grand Paris Express sera implantée entre les deux aérogares Orly Ouest et Orly Sud à une profondeur de 21 m. Elle accueillera, côte à côte, les lignes 14 et 18 du Grand Paris Express et offrira un accès direct au bâtiment de jonction des aérogares, qui sera construit par ADP[39],[40].

Tramway[modifier | modifier le code]

Bus[modifier | modifier le code]

Les temps de parcours, soumis aux aléas du trafic routier, ne sont données qu'à titre indicatif.

Noctilien (bus de nuit)[modifier | modifier le code]
Autres[modifier | modifier le code]

Liaisons routières[modifier | modifier le code]

Vue sur la nationale 7 à hauteur de Paray-Vieille-Poste, montrant le côté nord de l'aérogare d'Orly Sud et la tour de contrôle.

Les parkings[modifier | modifier le code]

  • Parkings pour l'aérogare d'Orly Ouest : P0 et P2[41].
  • Parkings pour l'aérogare d'Orly Sud : P1 et P3[41].
  • Parkings éloignés à tarifs réduits : P4, P5, P6 et P7[41].
  • Parking réservé Premium (dans le Parking P0)[42].

L'aéroport dans la littérature, le cinéma, la chanson, la philatélie[modifier | modifier le code]

Livres et romans[modifier | modifier le code]

De nombreux autres livres et romans évoquent l'aéroport d'Orly.

Tournages[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Paris-Orly a été le lieu de tournage de nombreuses scènes de films et de séries télévisées. On peut citer, de manière non-exhaustive, pour les plus célèbres :

Films[modifier | modifier le code]

Selon le Guide du film français, l'aéroport d'Orly a accueilli les tournages de huit longs métrages pour la seule année 2004[43].

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

  • 1964 : Alerte à Orly, de Jacques R. Villa.
  • 2009 : Braquo, d'Olivier Marchal.

Chansons et clips[modifier | modifier le code]

  • 1951 : Télégramme, chanson interprétée par Édith Piaf, écrite et composée par Michel Emer. Le personnage de Marie Bélage reçoit un télégramme en provenance de son amour de jeunesse, qui l'invite à le retrouver à l'aéroport d'Orly après vingt ans de séparation.
  • 1963 : Dimanche à Orly, chanson écrite, composée et interprétée par Gilbert Bécaud.
  • 1970 : Samba de Orly, chanson interprétée par Chico Buarque.
  • 1974 : Orly-bar, chanson écrite et interprétée par Jean-Roger Caussimon, sur l'album Jean-Roger Caussimon 1974.
  • 1977 : Orly, chanson écrite, composée et interprétée par Jacques Brel ; le refrain fait référence à la chanson de Bécaud : « Nom de Dieu que c'est triste Orly le dimanche / Avec ou sans Bécaud ». Relatant la difficile séparation d'un couple dont la femme doit prendre l'avion, Brel y aurait intégré des éléments biographiques, une rupture qu'il aurait lui-même vécu dans les mêmes conditions.
  • 1985 : Paris Orly, écrit, composé et interprété par le groupe minimal électro pop français Deux : « Paris Orly, direction Austerlitz ; Paris Orly, taxi pour Stalingrad. »[44].
  • 1986 : V.I.P. de Françoise Hardy. Le refrain est « V.I.P. bienvenue à Paris-Orly ».
  • 1991 : Dans le clip de la chanson La fille de l'aéroport, de Patrick Bruel, on voit le chanteur à l'aéroport d'Orly.
  • 2006 : le clip de la chanson Montréal de l'artiste québécoise Ariane Moffatt est en partie tourné à Orly notamment l'aérogare sud et l'Orlyval.

Timbres[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Aumônerie interreligieuse[modifier | modifier le code]

Deux bureaux d'accueil interreligieux permettent d'accueillir les passagers et les membres du personnel de l'aéroport qui le désirent : au niveau 2 du terminal Sud et au niveau Arrivées, porte H, du terminal Ouest. Une chapelle œcuménique, une synagogue et une mosquée avec deux salles de prière (une pour les hommes et une pour les femmes), ouvertes de h 30 à 23 h 30 sont mises à la disposition de tous ceux qui désirent se recueillir dans le calme[46].

Des aumôniers sont sur la plateforme tous les jours pour accueillir passagers, accompagnants et salariés de l'aéroport: la pasteure Anniel Hatton pour l'aumônerie protestante[47], le père Paul Allili et les sœurs Marie-Louise Thépaut et Odile Brongniart pour l'aumônerie catholique, tandis que peuvent venir sur demande les rabbins Haim Korsia et Moïse Lewin pour l'aumônerie israélite, ainsi que les imam Hazem El Shafei et Nadir Mehidi pour l'aumônerie musulmane[48].

Concorde 102 visible au musée Delta à l'aéroport de Paris-Orly.

Outre le soutien spirituel aux voyageurs et au personnel de l'aéroport, les aumôniers peuvent notamment être chargés de missions extrêmement délicates face à des familles endeuillées lors de catastrophes aériennes ou de tragédies humaines personnelles[49]. Ils sont aussi très présents lors de rapatriements de citoyens français en urgence, et font partie des encadrants auxquels il est fait appel en cas de crise majeure.

Musée de l'air, dit « musée Delta »[modifier | modifier le code]

L'aéroport accueillait un musée de l'air, appelé musée Delta, dans l'enceinte de l'aéroport, mais sur le territoire de la commune d'Athis-Mons. Il était plus spécialement consacré à l'histoire de l'aile Delta, parce que c'est là que fut mis au point l'un des premiers avions à aile delta au monde. On peut encore y voir[50] le Concorde 102. La Caravelle, le Dassault Mercure 100, ainsi que les deux avions de combat Mirage III ont été déplacés.

Caractéristiques techniques et événements[modifier | modifier le code]

Le 18 février 1956, un ovni fut aperçu à Orly par plusieurs avions de ligne, et détecté par les radars[51]. Le Sunday Mirror du 11 mars 1956 et le New York Times du 20 février 1956 relatent l'événement.

La station de métro Orly-Sud est une station de métro jamais ouverte située au sein de l'aéroport, qui a été prévue dès la conception de l'aérogare Sud, pour être connectée avec la branche Villejuif de la ligne 7 du métro de Paris. Mais ce prolongement a été repoussé et tout est resté en l'état[52].

La construction d'une cinquième piste était prévue, parallèle à la piste no 2, mais n'a jamais été réalisée. Elle était située à l'ouest de la piste no 2 actuellement en service.[réf. nécessaire]

Un hydravion PBY Catalina est encore visible en zone industrielle au nord de l'aéroport. Jusqu'en 2009, un B-17 Flying Fortress et un DC-3 y étaient présents. Le B-17 a quitté Orly pour l'aérodrome de Melun. À l'occasion du meeting de la Ferté-Alais qui a lieu traditionnellement le week-end de la Pentecôte, Orly accueille la patrouille de France ou d'autres avions présentés au meeting mais qui ne peuvent pas se poser sur la piste en herbe de l'aérodrome de Cerny où se déroule le meeting. Ils utilisent Orly pour se mettre en place en vue du meeting et font parfois une démonstration au-dessus d'Orly.

Un couloir de circulation d'hélicoptères traverse Orly dans l'axe nord-sud, passant au-dessus de l'aérogare Sud.[réf. nécessaire]

L'aérogare Sud est répertoriée à l'inventaire général du patrimoine culturel[53]. L'aspect « années 1960 », notamment le mobilier en bois de l'aérogare Sud, ne peut être modifié, afin de conserver l'atmosphère de l'époque.[réf. nécessaire]

La Méridienne verte traverse l'aéroport de Paris-Orly.[réf. nécessaire]

Des renards et des faucons crécerelles habitent dans l'aéroport.[réf. nécessaire]

Un avion de combat Étendard IV est visible dans un parc à Paray-Vieille-Poste, juste à côté de l'aéroport.

Une partie du chauffage est fournie par l'usine d'incinération du M.I.N. de Rungis, à proximité. L'aéroport de Paris-Orly possède sa propre centrale thermique et électrique qui lui fournit une partie de l'électricité qui lui est nécessaire. Des travaux sont en cours en 2010 pour recourir à la géothermie de nappes souterraines existantes.[réf. nécessaire]

A380 à Orly le 11 novembre 2009.

Orly est terrain de déroutement pour l'avion géant Airbus A380. ADP a ainsi procédé à l'élargissement de certaines voies de circulation avion et au renforcement des pistes. À Paris, son aéroport normal d'exploitation est l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Cependant, en cas d'impossibilité d'y atterrir (météo, crise...), l'A380 se posera à Orly minimisant ainsi la gêne pour ses passagers. Trois postes de stationnement ont été créés pour lui (deux à l'Ouest et un à l'Est). Pour tester les travaux réalisés, Air France a effectué un atterrissage de l'A380 le 11 novembre 2009 pour le plus grand plaisir du personnel de l'aéroport venu nombreux à cette occasion. Cependant, il n'est pas prévu dans un avenir proche[Quoi ?] de lignes régulières avec l'A380 au départ d'Orly.[réf. nécessaire]

Il existait jusqu'à la fin des années 1990 une courte piste en herbe dans la partie sud-est du terrain, au sud de la piste 08/26, et orientée approximativement au 06/24. Elle disparut des cartes aéronautiques après 2000. On peut encore en déceler la trace sur les photos satellites. Elle permettait à l'aéroport d'accueillir des petits avions de tourisme. On aperçoit encore en zone publique un hangar et une petite voie de circulation qui accueillaient cette activité d'aéroclub.[réf. nécessaire]

Le 11 février 2009, une bombe datant probablement de 1944 et pesant près de 500 kg a été découverte a environ 3 mètres sous terre. Larguée par les Américains lors de la Seconde Guerre mondiale, les 120 kg d'explosifs qu'elle contenait n'ont jamais explosé. Elle fut désamorcée par le service de déminage de la sécurité civile le 26 mars 2009 à 11 h 15 après l'établissement d'un périmètre de sécurité de 400 mètres autour de la bombe.[réf. nécessaire]

Environ 23 kilomètres de clôture font le tour de l'aéroport par ailleurs longés par une piste cyclable en zone publique (à l'exception de la partie nord).[réf. nécessaire]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Orly, base marine, livre publié en 1998, par l'Amicale des Anciens Marins des Aéroports de l'Île-de-France
  • Années 1930. Architecture des aéroports (Berlin, Liverpool, Paris), l'histoire des premiers aéroports commerciaux, aux éditions du Patrimoine (ISBN 2-85822-328-9)
  • Historic Airports, recueil de conférence sur l'architecture aéroportuaire par Bob Hawkins, Gabriele Lechner and Paul Smith London, English Heritage, 2005 (ISBN 1-873-592-833)
  • (en) U.S. Air Force in France 1950-1967 (2005), Chapitre 14, Paris-USAF Operations, par Jerome J. McAuliffe
  • J. Delarue, G. Ibergay, C. Poupon, D. Renaux, Histoire de la ville d'Orly, Imp. Freynet, 1980, (ISBN 2-86296-006-3)
  • Rapport d'activité économique et de développement durable 2007 publié par ADP[54]
  • Entre Voisins, magazine d'information d'ADP
  • Conférence donnée par Madame Jeanine Hénin en 1995

Photographies[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le déplacement du nord magnétique induit un changement d'orientation de la piste par rapport à ce nord. C'est pour cette raison que la piste 07/25 est devenue orientée 06/24 au cours de l'année 2003.
  2. Présentation de l'aéroport Paris-Orly sur le site officiel de l'exploitant Aéroports de Paris. Consulté le 24/08/2012.
  3. Arrêté préfectoral n° 2007/5053 du 21 décembre 2007 relatif à la police sur l'aéroport d'Orly – [PDF]« Préfecture du Val-de-Marne, Recueil des actes administratifs, n° 10 du 16 au 30 mai 2008, p.9 et suiv. », sur val-de-marne.gouv.fr,‎ Mai 2008 (consulté le 3 avril 2014).
  4. Site dédié à Port-Aviation. Consulté le 24 février 2012.
  5. J. Delarue et autres, Histoire de la ville d'Orly, Imp. Freynet, 1980 (ISBN 2-86296-006-3), p. 217.
  6. J. Delarue et autres, Histoire de la ville d'Orly, Imp. Freynet, 1980, (ISBN 2-86296-006-3), p. 219.
  7. La société Aéroport de Paris est passée du statut de établissement public à caractère industriel et commercial au statut de société anonyme en 2005
  8. L'USAF continuera de fréquenter Orly jusqu'en 1955, et plus épisodiquement jusqu'en 1967, notamment pour le transport du personnel diplomatique et des officiels, successivement avec la 1408e unité d'USAF, puis avec le 1630e escadron
  9. a et b J. Delarue et autres, Histoire de la ville d'Orly, Imp. Freynet, 1980 (ISBN 2-86296-006-3), p. 221.
  10. « B.A.N. Dugny le Bourget », sur aeronavale-porteavions.com,‎ 28 février 2012 (consulté le 26 avril 2013).
  11. JC JACOB Président de l’Amicale des Anciens Marins des Aéroports de l’Île-de-France. Auteur du livre Orly Base Marine (1998)
  12. J. Delarue et autres, Histoire de la ville d'Orly, Imp. Freynet, 1980, (ISBN 2-86296-006-3), p. 224.
  13. Histoire d'Aéroports de Paris de 1945 à 1981, sur le site « aeroportsdeparis.fr ». Consulté le 12 mai 2013.
  14. http://www.ina.fr/economie-et-societe/justice-et-faits-divers/video/CAB8302248501/attentat-orly.fr.html
  15. L’avion protégé par la Vierge de Lourdes (I), article de « Bakchich.info » du 4 août 2009, consulté le 12 avril 2010
  16. aviatia.ro et rapport du BEA
  17. Le nouveau Hall 2 d’Orly Ouest, Dossier de presse ADP
  18. Investissements, Site d'ADP
  19. Franck Mereyde, Directeur de l'aéroport de Paris-Orly, consulté sur site www.aeroportsdeparis.fr le 28 janvier 2012
  20. ADP : Franck Goldnadel nommé directeur de Paris CDG, 31/03/2011, consulté sur tourmag.com le 8 novembre 2011
  21. Cœur d'Orly
  22. Proposition de loi no 3486 relative « à la desserte aérienne du Grand Paris » du 1er juin 2011, sur assemblee-nationale.fr. Consulté le 8 août 2012.
  23. L’aéroport de Paris-Orly, porte d’entrée internationale, un maillon essentiel de l’attractivité de Paris Île-de-France, Chambre de commerce et d'industrie de Paris, 7 juin 2012. Consulté le 8 août 2012.
  24. Aéroports de Paris présente le futur visage de l'aéroport Paris-Orly, communiqué du 17 octobre 2012, sur aeroportsdeparis.fr, consulté le 27 octobre 2012.
  25. Union des aéroports français, « Statistiques annuelles de l'aéroport de Paris-Orly », sur aeroport.fr (consulté le 7 juillet 2014).
  26. Aéroports de Paris présente la Dépose Bagage Automatique, Site ADP
  27. ALSTEF Baggage drop-off BAGXpress, Site Youtube
  28. Anne-Sophie Cathala, « L'astrolabe redécolle », Le Figaro, 18 novembre 1999
  29. Une salle IFR (Instrument flight rules) sert à gérer l'espace aérien au-dessus de l'aéroport de Paris-Orly
  30. Une présentation du rapport de la dernière visite à Orly de l'Association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé) dans la zone d'attente de l'aéroport d'Orly est téléchargeable sur : http://www.anafe.org/download/rapports/presentation%20rapports-orly.pdf voir aussi le site de l'association www.anafe.org
  31. Chiffres donnés par le rapport d'activité économique et de développement durable 2005 publié par ADP.
  32. Plan de gêne sonore, sur le site de l'Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA) acnusa.fr, consulté le 22 août 2013.
  33. Exigez l'allongement du couvre-feu à Paris-Orly !, article sur lapetition.be, consulté le 18 octobre 2013.
  34. AVEVY, flah no 15, octobre 2012, consulté le 18 octobre 2013.
  35. Évolution des prix de l’immobilier (1996 – 2005) dans 9 communes franciliennes nouvellement survolées par les avions, rapport sur le site de l'ACNUSA. Consulté le 18 février 2013.
  36. État des lieux 2005 de l’impact sonore de l’activité aéroportuaire d’Orly, sur le site du conseil général du Val-de-Marne. Consulté le 18 avril 2013.
  37. Non à l'augmentation du trafic à Orly. Non au projet d'extension de l'aéroport, article sur mesopinions.com, consulté le 18 octobre 2013.
  38. Interconnexion sud des lignes à grande vitesse en Île-de-France, Pré-études fonctionnelles et préparatoires au débat public - Fiche thématique sur l’aéroport d’Orly, septembre 2010
  39. [PDF]Grand Paris Express : La future gare d’Orly sera implantée entre les deux aérogares Ouest et Sud - Communiqué de presse de la Société du Grand Paris - 15 avril 2013
  40. [PDF] Présentation lors de la réunion publique d’information à Orly - 24 juin 2014 Société du Grand Paris
  41. a, b et c Parkings à l'aéroport Paris-Orly, sur le site Web « aeroportsparis.fr » consulté le 22 avril 2010
  42. Parc de stationnements Paris-Orly Premium
  43. [PDF] Aéroports de Paris accueille les stars depuis 60 ans, dossier de presse d'AdP, octobre 2005, sur le site d'AdP.
  44. discographie du groupe minimal électro pop français Deux, consulté le 28 novembre 2010.
  45. Le timbre de 1961
  46. La chapelle de l’aéroport d’Orly, sur theses.univ-lyon2.fr, consulté le 9 novembre 2013.
  47. Aumônerie des aéroports, sur aumonerie-protestante-aeroports.over-blog.com, consulté le 9 novembre 2013.
  48. Aéroports de Paris, Espaces de prières, sur aeroportsdeparis.fr, consulté le 9 novembre 2013.
  49. Aumôniers aux portes du ciel.
  50. vue satellite du musée Delta
  51. D'après certaines sources, cet événement aurait eu lieu le 19 février
  52. « L’aéroport veut une gare TGV en sous-sol », Le Parisien,‎ 15 janvier 2011 (consulté le 20 août 2013).
  53. « Aéroport dit aérogare Orly Sud », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  54. Rapport d’activité et de développement durable 2007, consulté le 20 mars 2010