Histoire de Calais

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Cet article décrit l'histoire de Calais, commune française située dans le département du Pas-de-Calais (62) et la région Nord-Pas-de-Calais.

Les débuts de Calais[modifier | modifier le code]

En 997, Baudouin IV[réf. nécessaire] fait améliorer le port en le faisant défendre par deux grosses tours qui semblaient déjà exister puisqu'attribuées à Caligula, l'une située au milieu des sables au nord de la ville, et l'autre protégeant l'embouchure de la rivière de Guignes[1], alimentée par le marais de Guînes à l'époque situé sur le littoral qui était plus en arrière des terres qu'aujourd'hui à cause de la transgression marine Dunkerque II.
En 1224, Philippe Hurepel (aussi dit Philippe de France), comte de Boulogne et fils de Philippe Auguste, fait fortifier la ville « d'un mur flanqué de petites tours de distance en distance », signe de l'importance stratégique de cette dernière.
Trois ans après, il y fait élever un « vaste donjon », qui sera démoli en 1560 pour être remplacé par une citadelle. La ville actuelle est la réunion de l'ancienne ville de Saint-Pierre, cité industrielle, et du courghain, la cité de Calais originelle, cité de pêcheurs.

Les occupations du Moyen Âge à l'époque moderne[modifier | modifier le code]

Le siège anglais (1346-1347)[modifier | modifier le code]

Statue des bourgeois de Calais par Rodin.
Article détaillé : Siège de Calais (1346).

Lors de la guerre de Cent Ans, le roi Édouard III d'Angleterre, issu de la maison angevine des Plantagenêts, revendiquait la couronne de France. Après avoir remporté la victoire à la bataille de Crécy-en-Ponthieu en 1346, recherchant une ville portuaire qui serait la clef pour le débarquement de ses troupes en France, il se pressa d’aller faire le siège de Calais et commença, le 4 septembre 1346, l’investissement de la place pour un siège qui devait durer onze mois.
Début septembre 1346, la ville protégée par les marais qui l'entourent et qui sont envahis par les eaux à chaque marée, était défendue par une garnison placée sous le commandement d’un chevalier originaire de Bourgogne, Jean de Vienne secondé par un certain nombre de chevaliers d’Artois dont Jean Froissart nous a transmis les noms : Ernoulz d’Audrehem, Jehans de Surie (ou, de Sury), Baudouins de Belleborne (ou, de Bellebrune), Joffroy de le Motte, Pépin de Were (ou, de Wiere, ou, de Werie), auxquels la chronique normande ajoute les sires de Beaulo, de Grigny.
Voyant l’armée anglaise définitivement établie (pour un siège au finish), Jean de Vienne, craignant avec raison d’être contraint par la famine à se rendre, résolut de se défaire de bouches inutiles et d’expulser de la ville les personnes dépourvues de biens et de provisions (entre 500 et 1 700 personnes selon les chroniqueurs)…
Il y eut peu de bataille sur terre autour de Calais, mais en mer, le roi anglais fit placer 25 bateaux devant Calais…
Des navires génois, au service de la France, réussirent cependant à forcer le blocus, ainsi que des navires normands et des marins d’Abbeville, pour ravitailler Calais et ses assiégés…
Le roi Édouard III résolut de bloquer l’entrée du chenal avec des obstacles de toute nature et à partir de juin 1347, il fut impossible pour les Français de ravitailler Calais[2]
En désespoir de cause, le capitaine Jean de Vienne écrivit une lettre au roi de France, Philippe VI de Valois, lui demandant de venir lui porter secours « …la garnison n’avait d’autres alternatives que de tenter une sortie désespérée : nous aimons mieux mourir aux champs honorablement que de nous manger l’un l’autre !.. ».
Cette lettre transmise par l’intermédiaire d’un bateau génois fut interceptée par la marine anglaise et ne parvint donc jamais à Philippe VI.
Le 27 juin 1347, l’armée française parut néanmoins à hauteur de Sangatte.
Des Flamands et des Teutons se portèrent du côté anglais, et des Hennuyers du côté français.
Deux légats du pape furent expédiés à Calais et une trêve de trois jours fut conclue.
Le blocage de tous les passages menant à Calais par les Anglais empêchant le roi de France d’intervenir, Jean de Vienne, pressé par la population de Calais assiégée depuis onze mois, demanda alors à parlementer avec le roi anglais sur la reddition de Calais à condition d’épargner la population et la garnison.
Furieux de la résistance de Calais, Édouard III voulait en massacrer la population, mais il accepta néanmoins, aux termes de cette négociation, de l’épargner à la condition que six notables viennent à lui, tête et pieds nus, avec une corde autour du cou pour être pendus : ce furent Eustache de Saint Pierre, Jehan d’Aire, Pierre de Wissant et son frère Jacques, Jean de Fiennes, et Andrieux d’Andres.
À leur arrivée auprès d’Édouard III, ces six bourgeois de Calais furent toutefois épargnés grâce à l’intervention de l’épouse du roi anglais, Philippa de Hainaut, qui, fondant en larmes, implora son mari de les épargner.
Édouard III accepta encore de faire grâce, mais exila tous les Calaisiens qui ne lui faisaient pas serment d’allégeance pour les remplacer par des citoyens anglais.
Face à l'hôtel de ville de Calais, l’original des neuf copies du monument exécuté par Auguste Rodin, les Bourgeois de Calais, est érigé en commémoration de cet évènement.

L’occupation anglaise (1347-1558)[modifier | modifier le code]

Le drapeau à Croix Nordique de Calais.

La ville fut occupée par les Anglais, fin août 1347, et le roi rembarqua pour l’Angleterre, laissant des troupes à la garde de Calais sous les ordres de Jean de Montgomery au service du roi anglais, avec les chevaliers français prisonniers – parmi lesquels les précités Jehan de Vienne, Jehan de Sury et Ernoul d'Audrehem.
Philippe VI racheta ces nobles prisonniers lorsqu’ils furent mis à rançon en 1348 après être demeurés six mois en Angleterre.
Pendant trois ans, à partir de 1347, Édouard III étant satisfait de maintenir Calais, des trêves furent conclues entre la France et l’Angleterre[3].
La charte municipale de Calais précédemment accordée par la comtesse d’Artois fut confirmée la même année par Édouard.
En 1360, le traité de Brétigny soumit Guînes, Marck et Calais - collectivement dénommés « Pale of Calais » («Calaisis» en français) - à la domination anglaise à perpétuité, mais cette soumission fut informelle et n’a été appliquée qu’en partie.
En 1363, Calais devient port douanier.
Devenue division administrative parlementaire, elle envoie, à partir de 1372, des représentants à la Chambre des communes du Parlement d'Angleterre gardant toutefois un lien avec la France en continuant de faire partie du diocèse ecclésiastique de Thérouanne.
Pendant ces années, Calais fut considérée comme faisant partie intégrante du royaume d’Angleterre.
Au-dessus de la porte principale, une inscription (When shall the Frenchmen Calais win When iron and lead like cork shall swim) proclamait qu’elle ne serait française que lorsque le fer et le plomb flotteraient comme le liège[réf. nécessaire].
La grande importance de Calais comme lieu d’accès au commerce de l’étain, du plomb, du tissu et des laines – de loin, l’élément le plus important – lui vaut d’être qualifiée de « joyau le plus brillant de la couronne anglaise »[réf. nécessaire].
Ses recettes douanières s’élevaient parfois à un tiers du revenu du gouvernement anglais.
Sur une population d’environ 12 000 habitants, 5 400 étaient liés au commerce de la laine.
Le gouvernorat de Calais était une charge publique lucrative fort prisée ; ainsi, Richard Whittington fut simultanément seigneur-maire de Londres et de Calais en 1407.

Année 1436 : Siège de Calais anglaise par Philippe le Bon duc de Bourgogne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Siège de Calais (1436).

Entre juin et juillet 1436, fut mené un nouveau siège de Calais par Philippe le Bon duc de Bourgogne avec les flamands, contre les anglais.
Précédemment, en 1435, une rencontre fut proposée à Arras entre bourguignons, français et anglais en vue de faire cesser les hostilités : les anglais refusèrent cependant de participer aux négociations.
Le roi Charles VII de France et Philippe le Bon duc de Bourgogne conclurent une alliance commune défensive (Le traité de paix d'Arras – 21 septembre 1435) ce qui mécontenta les anglais.
En réaction, la population de Londres fut « autorisée » à piller les maisons des hollandais, flamands et picards (tous sujets bourguignons) établis dans la capitale anglo-saxonne.
Les anglais avaient même couru sur les terres du duc et il y avait eu un combat dans le Boulonnais entre 2 000 anglais et 1 500 flamands menés par Jean de Croÿ, où ce seigneur avait été défait.
Les flamands irrités contre l’Angleterre qui maltraitait leurs marchands se soulevèrent et le duc de Bourgogne, furieux d’apprendre que ses ambassadeurs avaient été malmenés à Londres, déclara dès lors, la guerre à l'Angleterre : il prit quelques possessions anglaises telles, le château d’Oye dont il fit pendre une partie de la garnison, Sangatte, Vaucliguen et diverses autres forteresses des environs.
Puis, il vint faire le siège de Calais en juin 1436 (qui était une possession anglaise à cette époque) avec des milices flamandes (des gantois au nombre de 17 000 hommes d’armes et d’autres villes flamandes à proportion) ainsi qu’avec des troupes levées en Picardie et en Bourgogne et un grand nombre de ribauldequins, portans canons, coulevrines, arbalestres, et plusieurs aultres gros engins : environ 30 000 hommes aux ordres de Philippe le Bon se trouvèrent ainsi devant la ville de Calais.
Le duc de Bourgogne ordonna aussi, au seigneur de Croÿ d’aller de son côté, faire le siège de Guînes aux mains des anglais.
Les milices flamandes, qui avaient pris le siège de Calais à cœur, en faisaient une croisade populaire en y allant en corps de peuple, bannières par bannières, apportant avec eux quantité de bagages, meubles et, jusqu’à leurs coqs comme pour indiquer qu’ils y élisaient domicile jusqu’à la prise de la place. Après quelque temps, les assaillants flamands mirent cependant peu de zèle à continuer le siège, car la ville était trop bien pourvue en hommes d’armes anglais, en armes, en munitions et en vivres pour soutenir des assauts à longs termes.
Les flamands, ennuyés par la lenteur du siège, alléguèrent pour excuses qu’ils n’étaient pas soutenus par d’autres sujets du duc, ni soutenus en mer par les Hollandais (la flotte menée par Jean de Hornes, sénéchal de Brabant, ne put bloquer le port de Calais au moyen de 5 à 6 gros vaisseaux), ni soutenus sur terre par la noblesse wallonne et, reprochant même au duc d'en faire une affaire trop personnelle (Le duc de Bourgogne avait accepté précédemment le défi, proposé par l’intermédiaire d’un héraut anglais, d’une prochaine bataille contre 10 000 anglais menés par le duc de Gloucester dont les troupes se mettaient en marche.) Philippe le Bon, devant la débandade des milices flamandes inconstantes et turbulentes, ne put retenir celles-ci et fut forcé de faire lever le siège en juillet 1436.
Il fit stopper également le siège de Guînes et s’en retourna dans ses États, outré de l’indocilité de ses sujets et n’ayant pas même eu l’occasion de combattre les troupes du duc de Gloucester arrivées en renfort aux assiégés de Calais quelques jours plus tard après la levée du siège[4].

La reconquête française (1558)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Siège de Calais (1558).
La prise de Calais par les Français
François-Edouard Picot, 1558

En l’absence de toute défense naturelle, le maintien de la mainmise anglaise sur Calais dépendait néanmoins de fortifications entretenues et améliorées à prix d’or.
La proximité de Calais avec la frontière franco-bourguignonne mettait fréquemment la domination anglaise à l’épreuve des forces de France et du duché de Bourgogne.
La domination anglaise sur Calais a largement dû sa longévité à cette rivalité entre la Bourgogne et la France, tous deux convoitant la ville mais préférant la voir aux mains des Anglais plutôt que de leur rival.
La victoire de la couronne française sur le duché de Bourgogne et son incorporation subséquente au territoire de la couronne de France marqua la fin de ce statu quo.
Ayant enfin les mains libres pour reprendre Calais, Henri II nomme, à son retour d’Italie en 1557, le duc François de Guise, dit « le Balafré », lieutenant général du royaume.
Le 7 janvier 1558, ce dernier profite de l’affaiblissement de la garnison et du délabrement des fortifications pour reconquérir Calais.
Cette perte fut considérée par la reine Marie Tudor comme un affreux malheur.
Elle aurait, à l’annonce de cette nouvelle, dit : « Après ma mort, si vous ouvrez mon coeur, vous y trouverez, les noms de Philippe (son mari) et Calais[5]

Lord Wentworth, gouverneur de la ville et les habitants anglais de Calais et de Guînes furent alors renvoyés en Angleterre et le Calaisis fut renommé « Pays reconquis » pour commémorer le rétablissement de la domination française.
En 1740 on reconstruit l'hôtel de ville qui datait de 1231.
En 1595 ou 1596, Calais fut, lors d’une invasion montée par la ligue à partir des Pays-Bas espagnols voisins, capturée par les Espagnols, mais l’Espagne la rendit en 1598 à la France selon les termes du traité de Vervins.

Au XVIIIe siècle, le port de Calais est fort ensablé. Ses activités de pêche et de commerce disparaissent peu à peu. La contrebande avec les Anglais, appelée smogglage, perdure encore quelques années pour disparaître au profit des havres de Boulogne-sur-Mer et de Dunkerque[6]. Calais n'a plus de port.

Calais « place de guerre de 1re classe » fut à nouveau sur les lignes de front, lors des guerres napoléoniennes opposant la France au Royaume-Uni.
Après la Révolution française elle possédait une « école d'hydrographie ».
En 1805, il a accueilli l’armée de Napoléon et la flotte d’invasion pour son invasion avortée de la Grande-Bretagne.

L'époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La ville fut desservie par un réseau de tramway de 1879 à 1940.
On en voit une rame avant la Première Guerre mondiale, sur le boulevard Jacquard.
Ambiance urbaine du Pont Richelieu, avant la Première Guerre mondiale

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lors de la Première Guerre mondiale, Calais sera la première ville française à subir une attaque de dirigeables.
Le 23 février 1915, le zeppelin ZX survole la ville de nuit. À h 20, une dizaine d’explosions réveille les Calaisiens, la gare des Fontinettes et les voies ferrées sont visées mais elles ne subissent que de légers dégâts. Toutefois, au 8 de la rue Dognin, il y a cinq morts.
Un couvre-feu est établi, mais un autre raid du zeppelin ZX II a lieu le 18 mars 1915, frappant le Fort-Nieulay, les voies de chemin de fer, le boulevard Gambetta ainsi que l'église Notre-Dame dont les vitraux sont pulvérisés.
Un troisième raid suit, le 17 mai 1915, lorsqu’un autre zeppelin lâche ses bombes sur le Fort Nieulay, faisant des victimes. Il est cependant atteint par les avions et regagne péniblement sa base de Maubeuge.
D’autres raids suivront le 28 juillet 1915, le 22 septembre 1916 et le dernier le 17 février 1917.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Siège de Calais (1940).
Calais après le siège de la ville.

Du 22 mai 1940 au 26 mai 1940 a lieu le siège de Calais.

Après l’invasion de la France par les forces allemandes, la région fut administrativement rattachée par le Reich à la Belgique.

À la fin de la guerre, craignant un débarquement des forces alliées à proximité, les autorités allemandes avaient instauré une zone interdite autour du port. On trouve encore aujourd’hui, à proximité de l’hôtel de ville, un vestige du mur délimitant cette zone. Il faut également préciser que, suite à la conquête allemande et à la reconquête canadienne, la ville était détruite à 73 % à la fin de la Seconde Guerre mondiale[réf. nécessaire].

Le 27 février 1945, alors que la ville est déjà libérée par la 3e division d'infanterie canadienne depuis le 30 septembre 1944, Calais va subir un dernier et tragique bombardement... par les Alliés !

Décollant de Vitry-en Artois, des bombardiers Mitchell du Squadron 226 ont pour mission d'attaquer Dunkerque encore occupée par les forces allemandes et vidée de la plupart de ses habitants depuis octobre 1944.

En raison du mauvais temps qui gêne la visibilité, la majorité des appareils font demi-tour. Mais 13 Mitchell, ayant aperçu des maisons entre les nuages, lâchent leur cargaison de 48 bombes vers 17 h 30. Ils sont en réalité au-dessus de Calais, sans le savoir et sans s'étonner de l'absence totale de tirs anti-aériens. On dénombrera officiellement 97 morts[7] et 150 blessés parmi la population. Le maréchal Tedder présentera ses excuses officielles au Général de Gaulle le 6 mars 1945[8].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Derville et Albert Vion, Histoire de Calais, Westhoek, les éditions des beffrois,‎ 1985, 351 p. (ISBN 2-903077-56-6[à vérifier : ISBN invalide]).
  • Claudine-Alexandrine de Guérin de Tencin, Le Siège de Calais : nouvelle historique, Desjonquieres,‎ 1983 (1739) (ISBN 978-2-904227-00-4).
  • Jean-Marie Moeglin, Les Bourgeois de Calais : Essai sur un mythe historique, Albin Michel,‎ 2002, 480 p. (ISBN 2226132848).
  • Calais et l'histoire, syndicat d'initiative de Calais, dépliant publicitaire,‎ 1974.
  • Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, Gallimard,‎ 24 février 2002, 1954 p. (ISBN 2070765067).
  • Michael Hennequin, La Politique culturelle de Calais 1959-1969, Mémoire (maîtrise d'histoire sous la direction de Jean-François Sirinelli) Lille 3,‎ 1998, 201 p..
  • Georges Dauchard, Calais à l'heure allemande de 1940 à 1943, 70 p..

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Exemple : Dictionnaire encyclopédique de Philippe Le Bas, entrée "Calais"
  2. Georges Daumet, archiviste aux Archives Nationales, « Calais sous la domination anglaise », p. 4, d’après les Chroniques de Froissart (Imprimerie Repressé-Crépel et Fils, Arras 1902).
  3. Jean Froissart - « Œuvres de Froissart », publiées par le baron Kervyn de Lettenhove, Bruxelles, 1868-1876.
  4. NOTE : Lors de ce traité d’Arras de l’année 1435, des villes, telles Amiens et St.-Quentin, furent concédées au duc de Bourgogne par le roi de France. SOURCES : Ph. Le Bas, France, Dictionnaire encyclopédique, 1841, p. 5. ; Société française de numismatique, Revue numismatique, 1862, p. 119 ; ADN Lille, Archives de la Chambre des Comptes des Ducs de Bourgogne à Lille, Registre des chartes, côté 10, fol 237 v°. ; J.Fr. Michaud et J.J.F. Poujoulat, Nouvelle collection de mémoires pour servir à l’histoire de France, 1ère série, vol. 3, 1837, p. 209 ; J. Michelet, Histoire de France jusqu’au XVIe siècle, Vol. 5, Edit. L. Hachette, Paris, 1852, p. 325 ; P.G. Daniel, Histoire de France, depuis l’établissement de la monarchie françoise dans les Gaules, 2e édition, t. 4, p. 114-115 ; J.C.F. De Hoefer, Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, F. Didot frères et fils éditeurs, 1862, p. 981 ; Académie d’Archéologie de Belgique, Annales de l’Académie d’Archéologie de Belgique, Anvers, 1856, p. 108. ; R. Brooke, Visits to fields of battle, in England, of the fifteenth century, Publ. J.R. Smith, 1857, pp. 230-231 ; J. Riddick Partingdon and Bert S. Hall, A history of Greek fire and Gunpowder, JHU Press, 1998, p. 115.
  5. Pays du Nord N°81 page 23
  6. Yann GOBERT-SERGENT, "Pêches, course et contrebandiers. Le Port de Boulogne-sur-mer de Louis XIV à Napoléon Ier", ACRB éditions, 2004, 196 pages.
  7. (fr) « Liste des victimes du bombardement du 27-02-1945 », sur Calais62 (consulté le 16 février 2010)
  8. Voir Hugues Chevalier : Bombes et V1 sur le Pas-de-Calais