Pénéplaine

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Le mot pénéplaine provient de l'anglais peneplain, formé sur le mot latin paene (presque) et le mot anglais plain (plaine). Il désigne une « presque plaine », un large espace avec de faibles dénivellations, qui résulte d'une longue érosion et de la coalescence des bassins hydrographiques. Il s'agit d'un ensemble de talwegs et d'interfluves peu marqués avec éventuellement des reliefs résiduels (buttes, collines, monadnocks) le long des lignes de partage des eaux. La pénéplaine constitue donc le stade évolué de l'érosion due aux réseaux hydrographiques.

Ce concept a été développé par les premiers géomorphologues, en particulier l'Américain William Morris Davis et l'Argentin Walther Penck, au début du XXe siècle. Son utilisation implique la notion aujourd'hui contestée de cycle d'érosion, où une orogenèse est suivie d'une longue phase de stabilité tectonique sans rajeunissement du relief.

Pendant et après sa formation une chaîne de montagne subit l'érosion. D'abord la remontée de sa racine (le moho) compense cette érosion (des roches constituées en profondeur remontent) puis, quand la remontée s'achève, la chaîne de montagne est érodée : on appelle cette forme de relief une pénéplaine.

On trouve de grandes pénéplaines dans les régions stables de la planète comme en Russie, en Afrique et au Canada (bouclier canadien)[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Roger Brunet (dir.), Les mots de la géographie, Paris, Reclus-La Documentation française, 1993, ISBN 2-11-003036-4, article « pénéplaine », page 377

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger Brunet (dir.), Les mots de la géographie, Paris, Reclus-La Documentation française, 1993, ISBN 2-11-003036-4, article « pénéplaine », page 377.