Philippe Hurepel de Clermont

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Philippe Hurepel
Armoiries de Philippe Hurepel. C'est le premier prince capétien à briser l'écu aux fleurs de lys

Philippe, dit « Hurepel » ou le « Hérissé », né vers 1197 et mort en 1234, est le fils de Philippe II Auguste, roi de France, et d'Agnès de Méranie. Il est comte de Clermont, de Boulogne, d'Aumale et de Dammartin.

Philippe est né de l'union de son père avec Agnès de Méranie, en 1196, qui était considérée illégitime par la papauté en raison du précédent mariage de Philippe avec Ingeburge de Danemark. Malgré la légitimation prononcée par Innocent III en novembre 1201, le statut princier de Philipe Hurepel reste incertain. Il a deux demi-frères, le roi Louis VIII et Pierre Charlot, une soeur, Marie de France et un frère qui ne survit pas à la petite enfance. Le surnom de Hurepel, qui veut dit dire « cheveux hérissés » a été utilisé dès le vivant du comte de Clermont, pour le distinguer de son père, mais aussi de ses neveux, fils de son demi-frère Louis VIII. Il est présent à l'inhumation de sa mère à l'Abbaye Saint-Corentin-lès-Mantes, en juillet 1201.

En 1216, son père lui fait épouser Mathilde de Dammartin (v.1202-1259), comtesse de Boulogne et de Dammartin, fille de Renaud de Dammartin et d'Ide de Lorraine. De cette union naissent :

  • Jeanne (1219 † 1252), mariée à Gaucher de Châtillon († 1250), comte de Nevers, mais n'eurent pas de postérité
  • Albéric (1222-ap.1284), comte de Clermont, qui abandonnera toutes ses possessions à sa sœur pour s'installer en Angleterre.

En 1218, son père lui donne en apanage le comté de Clermont. En tant que comte de Boulogne, il décida d'intégrer la Basse-Ville au reste de la ville et surtout fortifia la Haute-Ville en faisant notamment reconstruire les remparts sur les bases des vestiges gallos-romains et en outre ordonnant la construction d'un château, le château de Boulogne-sur-Mer, donnant ainsi à la Haute-Ville son aspect actuel.

En 1226, il accompagne son demi-frère Louis VIII « le Lion » à la croisade des Albigeois. En 1229, il fait partie des barons mécontents de la régence de Blanche de Castille et prend part à la révolte, il semble qu'il en ait été par la suite pardonné, puis il ordonne la construction des châteaux de Calais, Hardelot, Étaples[1] et Hucqueliers, ainsi que la nef de l’Église Notre-Dame[réf. nécessaire].

Selon certaines sources, après avoir accidentellement tué le comte Florent IV de Hollande lors d'une joute au cours d'un tournoi organisé à Corbie en juillet 1234, il est à son tour tué par le comte Thierry V de Clèves.

Après la mort de sa fille, le comté de Clermont revient à la Couronne. Sa veuve se remarie avec Alphonse III de Portugal, puis le comté de Boulogne passe à ses cousins les comtes d'Auvergne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Châtelain, Châteaux forts - Images de pierre des guerres médiévales, Paris, Rempart, 2003, (ISBN 2-904-365-001), p. III.

Articles connexes[modifier | modifier le code]