Mégaphorbiaie
La mégaphorbiaie est le nom donné en zone tempérée au stade floristique de transition entre la zone humide et la forêt.
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[modifier] Description
La mégaphorbiaie typique est constituée d'une prairie dense de roseaux et de hautes plantes herbacées vivaces (1,5 à 2 mètres de haut voire 3 mètres pour certains roseaux), située en zone alluviale sur sol frais, non acide, plutôt eutrophe et humide (mais moins humide que les bas-marais et tourbières). Elle peut être périodiquement mais brièvement inondée.
[modifier] Evolution
Rn termes climaciques, le milieu est naturellement peu à peu colonisé par les ligneux et tend à évoluer vers la forêt humide qui prospérera sur son riche sol souvent para-tourbeux.
Sa productivité en biomasse est très élevée, ce pourquoi il peut abriter ou nourrir une faune importante.
[modifier] Écologie du paysage
La mégaphorbiaie forme souvent une surface linéaire parallèle à un cours d'eau bordé de zones humides, ou en ceinture de végétation, autour d'un marais ou d'une dépression humide, et de ce fait joue un rôle important de « zone tampon » pour le cours d'eau ou la forêt et de corridor biologique (intègre sur une longue bande, ou en gué quand il n'en reste que des éléments isolés.
Ces zones sont caractérisées par des communautés végétales particulières (dites de mégaphorbiaies), avec une végétation souvent très dense, hétérogène et très diversifiée.
Les saules et aulnes sont souvent les premiers arbres à les coloniser.
[modifier] Types de Mégaphorbiaies
On peut les distinguer selon leur composition phytosociologique, et selon leur origine ; une mégaphorbiaie peut apparaître naturellement sur une zone humide comblée par un phénomène normal d'atterrissement. Elle peut aussi apparaître suite à une baisse du niveau de l'eau (pompage, drainage.), ou sur un bassin de stockage de boues de curage, ou il peut encore s'agir d'une zone auparavant sèche, mise en eau sans être noyée en été. Quelques mégaphorbiaies très artificielles, sans rapport avec ce qui existe dans la nature ont été créées par des paysagistes (à Lyon notamment)
[modifier] Menaces
Ces habitats ont fortement régressé pour cause de drainage et/ou de plantation d'arbres (ex peupleraies) dans les zones humides.
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[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
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[modifier] Bibliographie
(fr) Géhu, Jean-Marie, Les végétations nitrophiles et anthropogènes ; les mégaphorbiaies, Colloques phytosociologiques, Bailleul, 1983 ; Station de phytosociologie (ou centre régional de phytosociologie, 1985.