Enghien-les-Bains

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Enghien-les-Bains
Le front du lac vu de la terrasse du casino.
Le front du lac vu de la terrasse du casino.
Blason de Enghien-les-Bains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Enghien-les-Bains (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Vallée de Montmorency
Maire
Mandat
Philippe Sueur
2008-2014
Code postal 95880
Code commune 95210
Démographie
Gentilé Enghiennois
Population
municipale
11 560 hab. (2011)
Densité 6 531 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 11″ N 2° 18′ 29″ E / 48.96972, 2.30806 ()48° 58′ 11″ Nord 2° 18′ 29″ Est / 48.96972, 2.30806 ()  
Altitude Min. 33 m – Max. 53 m
Superficie 1,77 km2
Localisation

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Enghien-les-Bains

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Enghien-les-Bains
Liens
Site web ville-enghienlesbains.fr

Enghien-les-Bains (prononcé [ɑ̃.ɡɛ̃ le bɛ̃][1]) est une commune du département du Val-d'Oise, dans la région Île-de-France, en France. Elle se situe à onze kilomètres au nord de Paris.

Commune créée en 1850, unique station thermale d'Île-de-France, avec son lac et son casino, le premier de France en chiffre d'affaires et le seul à moins de cent kilomètres de la capitale, cette ville au caractère résidentiel et commercial affirmé occupe une place à part dans la banlieue nord de Paris.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Carte d'état-major, vers 1870.

Enghien-les-Bains se situe au débouché méridional de la vallée de Montmorency aujourd'hui largement urbanisée (300 000 habitants), au point où la vallée se resserre entre deux buttes-témoins : la butte d'Orgemont au sud, et la butte portant la ville de Montmorency au nord. Ce resserrement a provoqué la concentration des rus s'échappant de la forêt de Montmorency et des buttes du Parisis pour donner naissance au lac d'Enghien, à l'origine de la commune.

Localisation d'Enghien en proche banlieue parisienne.

La ville est limitrophe de : Montmorency, Deuil-la-Barre, Saint-Gratien et Soisy-sous-Montmorency dans le département du Val-d'Oise et Épinay-sur-Seine dans le département voisin de la Seine-Saint-Denis.

Communes limitrophes d’Enghien-les-Bains[2]
Soisy-sous-Montmorency Montmorency
Saint-Gratien Enghien-les-Bains[2]
Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) Deuil-la-Barre

La surface communale n'est que de 177 ha, dont 43 ha de lac. L’habitat pavillonnaire est prédominant à Enghien-les-Bains, occupant 49,8 % de la surface communale. Cet habitat est en grande partie constitué de propriétés bourgeoises du XIXe siècle, en particulier sur les rives du lac[3] et boulevard Cotte, et plus rarement, de villas contemporaines. Il entoure un centre-ville axé sur la rue commerçante du Général-de-Gaulle et la voie ferrée Paris-Gare du Nord - Pontoise, constitué d'un habitat collectif de petite ou moyenne dimension (immeubles de quatre à cinq étages le plus souvent) et d'un habitat continu bas de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. La ville ne comporte pas de quartiers officiellement délimités au caractère propre vu sa petite dimension, ni de zone d'activité, sa vocation restant depuis sa création en 1850 essentiellement résidentielle et commerciale. Enghien ne possède pas non plus de grands collectifs ni de grands ensembles[4].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Plan d'alignement de 1853.

La commune est traversée en son centre par la RD 311 (Argenteuil - Sarcelles) et 'tangentée' au nord par la RD 928 (Saint-Denis-Hérouville) qui forme la limite communale avec Montmorency. Ces deux axes routiers ont un trafic moyen essentiellement local, mais rendu difficile en heures de pointe par le nombre limité de voies (deux voies urbaines avec stationnement latéral) et par la traversée en sens unique du centre d'Enghien-les-Bains pour la RD 311.

Ces deux voies routières entrainent une pollution sonore notable selon la réglementation[5]. Les principales voies routières sont classées de catégorie 3 (rue du Général-de-Gaulle entre l'avenue de Ceinture et la limite d'Épinay-sur-Seine, rue de Malleville en centre-ville, avenue de la Division-Leclerc) ou 4 (Avenue de Ceinture, avenue d'Enghien, rues du départ et de l'arrivée, avenues Beauséjour et Carlier), de niveau modéré[6].

En revanche deux voies sont classées de catégorie 2 (élevée). La première est la rue du Général-de-Gaulle en centre-ville, entre l'avenue de Ceinture et l'avenue de la Division-Leclerc (RD 928). La seconde est la voie ferrée Paris-Pontoise qui traverse la commune. L'impact sonore de cette dernière reste pourtant modéré vu le trafic exclusivement de banlieue (aucun train de grandes lignes ni de marchandises en situation normale).

Enghien possède une petite zone piétonne aménagée en centre-ville ainsi que la ZAC Robert Schuman au début des années 1990. Cette zone est baptisée le « village d'Enghien ». La ville comporte une piste cyclable, aménagée le long du Boulevard du Lac. La continuité progressive de cet aménagement est prévue des rives du lac à la forêt de Montmorency sur sept kilomètres, à travers les communes de Soisy-sous-Montmorency, Eaubonne et Montlignon.

Contrairement à la plupart des villes qui se sont développées autour d'un noyau ancien, Enghien, pure création du XIXe siècle s'est développée différemment. Deux axes de communication orthogonaux et rectilignes sont la trame de la ville : la route d'Argenteuil à Montmorency, longeant le barrage du lac, et la voie ferrée de la compagnie des chemins de fer du Nord, tracée en 1846. La voirie de la future commune prennent ces deux axes comme axes principaux. Et au contraire de la plupart des villes agglomérées autour de leur église, Enghien s'est développée à partir de son activité thermale.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La gare d'Enghien-les-Bains.

Enghien-les-Bains possède deux gares sur son territoire, actuellement desservies par le Transilien Paris-Nord, branches Paris-Gare du NordPontoise/Persan-Beaumont. La gare d'Enghien-les-Bains est desservie à raison d'un train omnibus au 1/4 d'heure en heures creuses et par huit trains/heure en heures de pointes (quatre trains semi-directs et quatre directs). Il faut de neuf à quinze minutes de trajet de la gare du Nord.

La gare de La Barre - Ormesson, située à Deuil-la-Barre en limite sud-est de la commune d'Enghien-les-Bains, est desservie à raison d'un train omnibus au quart d'heure en heures creuses et huit en heures de pointes : quatre directs Gare du Nord et quatre omnibus desservant Épinay—Villetaneuse et Saint-Denis.

La ville possède également une importante gare routière, qui en fait un point de convergence dans la vallée de Montmorency. Elle est desservie par les lignes de bus 154, 256 et N51 (Noctilien) de la RATP ainsi que par les réseaux TVO (Transports du Val-d'Oise) ligne 514 et Valmy lignes 11, 13, 14, 15A, 15M et Rouge.

La gare d'Enghien-les-Bains était fréquentée quotidiennement en 1994 par 9 500 usagers auxquels il faut ajouter les 4 500 voyageurs du seul réseau de bus TVO[7]. Ce chiffre se situait entre 7 500 et 15 000 en 2002 selon les comptages du STIF[8].

La commune est facilement accessible de l'autoroute A 15, à trois kilomètres, et se situe à moins de quinze minutes des portes de Paris par la route.

Climat[modifier | modifier le code]

Enghien-les-Bains comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour par temps calme et anticyclonique, et la situation a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +°C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 40, dont 8 au-delà de 30 °C. Dans le sud du Val-d'Oise, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719 heures[9].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France[10]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lac vers 1780 (carte de Cassini).

Enghien-les-Bains doit son nom à la ville belge d'Enghien.

La localité de Belgique est citée pour la première fois dans les textes du XIe siècle sous les formes Edinghen ou Edinghem. On trouve Adinghien en 1092, puis Anghien en 1147, Aienghien en 1227 et pour la première fois, Enghien, en 1264[11].

Il s'agit d'un nom de lieu composé avec le double suffixe -ing-hem, caractéristique de la toponymie flamande. Le suffixe -ing(en) se rapporte à la propriété « chez » et le suffixe -hem à sa nature « foyer » ou « village », même origine germanique que l'ancien français ham qui a donné « hameau ».

Il est précédé d'un nom de personne germanique comme tous les noms en -ing-hem. Il s'agit sans doute d'Edo, anthroponyme francique que l'on retrouve peut-être dans Etting en Lorraine. Ce type de formation toponymique est très fréquent dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais cf. Eringhem (nord), Maninghem (Pas-de-Calais), etc.[12]. La forme -hien est une francisation cf. Mazinghien, Frelinghien (Nord)[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Enghien était une petite seigneurie du comté de Hainaut, située près de Bruxelles, en Belgique. Marie de Luxembourg (1462-1546), hérite du fief en 1526 et l'apporte en dot lors de son mariage avec François de Bourbon, comte de Vendôme. C'est le cadet de ses petits-fils, Louis Ier de Bourbon-Condé, qui fut le premier duc d'Enghien en 1566. Mais le titre, qui n'a pas été enregistré, s'éteint avec lui en 1569[14].

En 1689, les princes de Condé obtiennent de Louis XIV de commuer le duché de Montmorency, qu'ils détiennent depuis 1633, en duché d’Enghien. Officiellement, la ville de Montmorency, sa vallée et son étang doivent s’appeler « Enghien ». L’usage conserve à Montmorency son nom d’origine mais son étang s'appelle « étang (ou lac) d’Enghien »[15].

Une source sulfureuse[modifier | modifier le code]

Plan de la source sulfureuse en 1779.

Jusqu'au XVIIIe siècle, l'étang dit de Montmorenci ou de Saint-Gratien, aux rives marécageuses, n'a pas attiré les implantations humaines : seul un moulin établi depuis le XIIe siècle au déversoir de l'étang (actuelle esplanade Patenôtre-Desnoyers) et quelques constructions dépendantes du château d'Ormesson existent sur le territoire actuel de la commune[16]. La levée de terre constituant le barrage du déversoir est longée par un chemin en mauvais état, reliant les deux cités médiévales d'Argenteuil et de Montmorency, nommé « chemin de l'étang » (Il est à l'origine de l'actuelle rue du Général-de-Gaulle). L'étang, dit « étang neuf », par opposition à l'« étang vieux » au pied de la collégiale de Montmorency aujourd'hui disparu, est une nappe d'eau marécageuse et peu profonde d'une cinquantaine d'hectares aux rives incertaines au nord, et couverte de roseaux. Cet étang résulte de la rencontre de plusieurs ruisseaux au fond de la large vallée de Montmorency, à la pente à peine marquée en direction de la Seine. Le ruissellement de surface s'accompagne d'un ruissellement souterrain à travers les bancs de gypse et de calcaire qui constituent les collines environnantes et où les eaux se chargent de sulfates.

Le domaine a longtemps appartenu aux seigneurs de Montmorency, qui ont connu de nombreux conflits avec l'Abbaye de Saint-Denis, leurs possessions étant imbriquées. Le domaine échoua par alliance aux Condé à la mort du dernier Montmorency en 1632, décapité sur ordre du cardinal de Richelieu pour avoir comploté contre le roi[17].

En 1766, Louis Cotte, alors jeune curé Oratorien de Montmorency et féru de sciences, découvre au cours de ses promenades un ruisseau « puant », en fait sulfureux, s'échappant à proximité du déversoir de l'étang. Il y réalise plusieurs expériences scientifiques, plonge des pièces de divers métaux, constate que des canards vivent dans cette eau sans en être affectés, éléments qu'il soumet dans un mémoire à l'Académie royale des sciences[18]. La nature sulfureuse des eaux est confirmée par Pierre Joseph Macquer, un chimiste académicien[19].

Dès 1772, le prince de Condé accorde à Louis-Guillaume Le Veillard, exploitant des eaux de Passy et futur premier maire de la commune de Passy, la concession de la source sulfureuse pour quatre ans, mais il ne put de fait exploiter la source, faute d'obtention des autorisations nécessaires auprès de la Faculté de Médecine. Une nouvelle concession lui est accordée, cette fois-ci pour soixante ans, à charge pour lui de payer au prince une charge de quarante francs, de « continuer les sollicitations pour obtenir les approbations nécessaires à l'exploitation du débit des eaux et de tenir en bon état les regards et réservoirs de la fontaine qu'il a construite en 1772 ». En 1781, il fait édifier un nouveau bassin en pierre. La même année, de nouvelles voitures à trente sols de l'heure furent mises en service pour les gens ne disposant pas de carrosses. Les carrosses quant à eux parcourent la vallée de Montmorency pour douze sols par place et par lieue, et contribuent à faire augmenter la fréquentation de la source. Un article écrit par deux médecins paraît dans Le journal de Paris du et décrit comment le secrétaire des commandements du prince de Condé s'est trouvé guéri d'un mal qui le rongeait depuis dix ans par la vertu des eaux d'Enghien. L'article contribue à accroître la notoriété grandissante de la station thermale naissante. À cette époque, le hameau d'Enghien n'est encore constitué que de quelques chaumières entourant la maison du meunier. Deux cabanes abritent les baignoires rudimentaires des premiers curistes. En 1800, madame Gauthier, sœur de Benjamin Delessert, créateur de la caisse d'épargne, acquiert les thermes d'Enghien et fonde le premier établissement thermal à la fin du Premier Empire[20].

Jean-Baptiste Péligot, administrateur en chef des hôpitaux et hospices de Paris, arrive sur les rives du lac en 1821. Il abandonne alors ses fonctions parisiennes et consacre sa vie et sa fortune personnelle au développement de la jeune station thermale[21].

C'est avec l'eau d'Enghien sur les conseils de son médecin personnel, le baron Antoine Portal, que Louis XVIII guérit en 1823 d'un ulcère à la jambe… Les eaux de la ville deviennent alors subitement à la mode. L'engouement du tout-Paris pour Enghien fait affluer les curistes dans l'établissement thermal, récemment réaménagé[22].

Naissance d'une commune[modifier | modifier le code]

L'hôtel des Quatre-Pavillons.

Les premières constructions apparaissent vers 1822, dont le premier hôtel de la ville, l'hôtel des Quatre Pavillons, à la suite de l'achat de la jouissance du lac et des terrains environnants par monsieur Péligot au comte de Luçay. Durant la Restauration, la villégiature des Parisiens aisés se développe, le hameau d'Enghien commence son développement progressif et le lac d'Enghien, autrefois étang bordé de rives marécageuses commence à être aménagé.

Venu pour la première fois à Enghien en 1827, Alexandre Dumas fait dans ses mémoires une description de l'évolution du lieu en quelques décennies[23] :

« Le lac d'Enghien n'est pas alors un joli lac peigné, frisé, rasé comme il est aujourd'hui ; il n'avait pas sur ses bords un jardin public, plein de roses, de dahlias de jasmins, il n'avait pas sur toute sa circonférence des châteaux gothiques, des villas italiennes, des cottages anglais et des chalets suisses, il n'avait pas enfin, sur sa surface, des centaines de cygnes, venant demander l'aumône d'un échaudé aux voyageurs qui dans les bateaux, sillonnent maintenant les surfaces de son eau filtrée comme l'eau d'un bassin, polie comme la glace d'un miroir ; non, le lac d'Enghien était à cette époque un lac tout simplement, un vrai lac, un peu boueux pour un lac, pas assez pour un étang. Il était couvert de joncs, de nénuphars, au milieu desquels jouaient les plongeons, caquetaient les poules d'eau, et barbotaient les canards sauvages, le tout en suffisante quantité pour donner récréation à une vingtaine de chasseurs

Néanmoins un problème administratif fit l'objet de longs et houleux débats dans la région. En effet, le hameau est situé sur le territoire de quatre communes rurales aux moyens financiers limités et incapables d'assumer sa gestion. Les rues ne sont pas pavées, il n'y a ni église, ni école. Dès les années 1820, l'administration royale tente bien de créer une nouvelle commune, mais en proie à l'hostilité des maires et de la population des quatre communes concernées, le projet reste provisoirement sans suite[24]. Les années passent et avec le développement du hameau, les problèmes ne font que s'amplifier, en particulier avec l'arrivée du chemin de fer en juillet 1846 qui met la station thermale à moins de trente minutes de Paris et permet l'accès de la station à une population plus nombreuse et moins aisée. L'administration royale impose alors la création de la commune, qui ne fut que peu retardée par la chute de la monarchie en 1848 et l'avènement de la deuxième République. La ville est officiellement créée par une loi promulguée le , son territoire étant délimité aux dépens des communes de Soisy-sous-Montmorency (62,4 ha), Deuil (27,6 ha), Épinay (15,2 ha) et Saint-Gratien (37,8 ha)[25]. À noter que la commune d'Étel dans le Morbihan fut créée par le même décret. Les premières élections municipales eurent lieu le , la commune comptait alors 378 habitants permanents. Le premier Conseil municipal comptait dix membres, d'une moyenne d'âge de 43 ans.

L'apogée d'Enghien[modifier | modifier le code]

Évolutions de l'Hydro de Chevillard au-dessus du Lac en 1912.

Sous le Second Empire, la ville est célèbre pour ses fêtes fastueuses, prenant le plus souvent le lac pour cadre. Chaque dimanche, un concert est donné ainsi qu'un bal dans le parc des thermes, chaque mercredi voit se dérouler une soirée dansante. La bourgeoisie parisienne séduite par le cadre et l'accessibilité de la station grâce au chemin de fer fait à cette époque édifier de superbes demeures essentiellement sur les rives du lac. Les hommes politiques, industriels, artistes résident en saison à Enghien. L'installation de la princesse Mathilde, cousine de Napoléon III, dans la commune voisine de Saint-Gratien fit encore croître l'engouement pour la ville thermale. Elle y reçoit en effet les plus brillants auteurs de cette époque[26].

Le chemin de fer de la compagnie du Nord Paris-frontière belge dessert la commune depuis le 11 juillet 1846 à raison d'un train à la demi-heure[27]. De cent trains quotidiens avant le début du XXe siècle, on passe à 152 trains en 1909, transportant trois millions de voyageurs annuels, et 200 trains en 1913. Enghien fut également reliée à partir de 1863 à la gare Saint-Lazare à raison d'un train par heure. L’horaire Chaix de 1902 comporte 22 trains circulaires de Paris-Nord à Paris-Saint-Lazare et vice-versa, service qui fut définitivement suspendu en 1915[28].

Tramway à voie normale de la ligne Enghien - Trinité

En 1866, la ville est également reliée à Montmorency par un chemin de fer privé d'intérêt local, le « Refoulons ». Ce dernier disparaît en 1954.

Un tramway relie la gare d'Enghien à Montmorency le 28 octobre 1897 et Saint-Gratien en 1901. Il dessert les trois communes à raison d'un tram toutes les vingt minutes de six heures du matin à vingt-deux heures vingt. La ligne, fortement déficitaire est mise sous séquestre dès 1905[29].

Une autre ligne de tramway, l'Enghien-Trinité entre l'Église de la Trinité à Paris et la Gare d'Enghien, via Épinay-sur-Seine, Saint-Denis, Carrefour Pleyel, Mairie de Saint-Ouen et Place de Clichy voit le jour le 19 avril 1908 après des travaux d'adaptation (passage à l'écartement des voies de 1,435 m). Elle transporta 8 754 000 voyageurs en 1909 avant de finalement disparaître dans l'indifférence générale en 1935, à la suite des nombreux désagréments apportés aux habitants, remplacée par un service d'autobus jugé plus moderne et plus fiable[30].

Enghien s'agrandit de quarante et un hectares de superficie jusqu'au hameau d'Ormesson par une loi du . Cette extension fut la dernière de la commune, celles envisagées plus tard n'ayant jamais connu de suite[31]. Le , les eaux d'Enghien sont reconnues par décret d'utilité publique. En 1870 et 1871, les Prussiens occupent la région. En 1875, Hippolyte Auguste Jean de Villemessant, fondateur du Figaro devient actionnaire de la société des eaux de la ville et parvient à faire autoriser en 1877 une salle de jeux : mais seuls les petits chevaux sont acceptés avec une mise réduite. L'hippodrome est inauguré en juin 1879. En 1891, un théâtre d'hiver est édifié, la saison se prolonge toute l'année. En 1886, cinq hectares de vignes produisent encore deux cent cinquante-cinq hectolitres de vin[32].

En 1901, est édifié un nouveau casino en forme de navire. La loi de 1907 autorise les jeux d'argent dans les stations thermales et balnéaires, un nouveau bâtiment bien plus vaste et encore visible de nos jours est alors construit et devient le premier véritable casino d'Enghien. À cette époque, le casino offre un billet retour en train vers Paris en première classe à ses clients ruinés par leur visite.

Guerre 1914-15 - Jardin des roses du Casino

En juillet 1904, un garde-corps métallique de deux cent soixante-trois mètres de long remplace l'ancienne barrière en bois de la chaussée du lac qui menaçait de s'effondrer. En 1911, cette barrière est à son tour remplacée par l'actuelle jetée-promenade avec balustrade en fer forgé de neuf mètres de large, en encorbellement sur le lac[33].

Le succès d'Enghien-les-Bains fut à l'origine du désir d’autres communes de bénéficier également de cette notoriété et de ses retombées économiques. Ainsi, dès 1878, Livry-Gargan, à l'est de Paris, voulut concurrencer Enghien en exploitant la source de l’actuel lac de Sévigné. Le maire de Livry de l'époque fit construire une station thermale appelée « Sévigné-les-eaux » mais les thermes n’eurent pas le succès escompté. En 1912, le Conseil municipal de Livry-Gargan sollicita la reconnaissance de la commune comme « station hydrominérale ». Mais par décret, du , l’Académie nationale de médecine et le Conseil d’hygiène refusèrent, et la proposition fut rejetée par le Conseil d’État et le Gouvernement. Selon la rumeur, cette décision fut en fait influencée par les dirigeants politiques d’Enghien-les-Bains soucieux d'éviter cette concurrence.

En 1912, les techniques nouvelles trouvent leur place dans les festivités de la ville : une projection cinématographique est organisée et un aérostat portant le nom de « La Ville d'Enghien » est lancé. Le lac sert alors de cadre à de nombreuses fêtes et compétitions : des régates, des concours de bateaux fleuris s'y déroulent régulièrement. Malheureusement, en 1914, la Première Guerre mondiale met brutalement fin à la Belle Époque.

Le casino ferme ses portes et devient un hôpital militaire ainsi que la salle des fêtes municipale. Seuls les concerts donnés le dimanche au kiosque sont permis, toute autre réjouissance est alors proscrite.

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Affiche du Chemin de Fer du Nord de 1901.

Après la guerre, les réjouissances reprennent lentement, mais les temps sont difficiles. La loi de finances 1920 interdit les jeux dans un rayon de cent kilomètres autour de Paris, diminuant fortement les moyens financiers de la ville[34]. Les nombreuses démarches engagées par Henri Patenôtre-Desnoyers, député-maire de la ville, aboutissent en 1931 : Pierre Laval, alors ministre de l'intérieur, autorise sous certaines conditions les jeux à Enghien. Les festivités reprennent avec faste jusqu'en 1939. En 1935, le président Albert Lebrun inaugure un nouvel établissement thermal.

Durant l'entre-deux-guerres, la population continue à fortement s'accroître, tandis que régresse la faible activité industrielle, faute de place disponible. La seule industrie survivante, la distillerie Garnier (14-16, rue de la Libération) ferme définitivement ses portes en 1974 avant d'être transférée à Fécamp dans les locaux de la S.A. Bénédictine qui l'a alors rachetée[35].

Le syndicat d'initiative est fondé le puis un premier marché couvert est inauguré en 1927. La même année, l'église devenue trop étroite pour la population est agrandie. En janvier 1932, le pont du chemin de fer est élargi, donnant naissance à la place Foch. En 1934, le passage à niveau de la Barre est supprimé. Au début des années 1930, la gare d'Enghien-les-Bains voit passer trois millions de voyageurs par an, se classant immédiatement en trafic sur le réseau Nord en troisième position après la gare du Nord et la gare de Lille[36].

La Seconde Guerre mondiale éclate et dès le , le casino ferme de nouveau ses portes. En juin 1940, les Allemands occupent la ville et restent fortement implantés durant l'Occupation.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

Immeuble « rococo », rue du Général-de-Gaulle

En 1946, le casino rouvre ses portes, mais durant la saison fixée comme celle des thermes, du 1er avril au 31 décembre, seuls les jeux de table, Baccara et banque à tout va, sont autorisés. L'ancien hôtel des Bains laisse la place à l'actuel Grand Hôtel des Bains en 1949. Comptant soixante chambres classées quatre étoiles, il accueille rapidement les célébrités du moment tels Pierre Fresnay, Yvonne Printemps ou encore le peintre Maurice Utrillo durant l'été 1955. Le Kursaal, ancienne propriété de Villemessant resté longtemps à l'abandon est finalement démoli en 1953, et l'avenue de Ceinture est alignée dans l'axe du Boulevard Cotte, ce qui permet l'agrandissement du Jardin des Roses[37].

La ville renoue progressivement avec son calendrier festif, mais l'après-guerre voit un changement dans les habitudes, une facilité d'accès aux villes balnéaires grâce aux progrès du chemin de fer puis à la démocratisation de l'automobile. En 1954, le premier tiercé se court à l'hippodrome d'Enghien[38]. Les festivités évoluent : des salons, des spectacles au théâtre du casino, des conférences, un concours international d'échecs renommé, plus récemment un marché de Noël ou une compétition estivale de Wakeboard tentent de redonner à Enghien son lustre d'antan[39].

Le , Enghien-les-Bains devient le chef-lieu d'un nouveau canton, comprenant Deuil-la-Barre et Montmagny[40].

Le développement de l'automobile dans les années 1960 commence à provoquer une congestion croissante du centre-ville, aux rues particulièrement étroites. La multiplication de places de stationnement ou de parkings souterrains et un nouveau plan de circulation ne suffisent pas à endiguer le phénomène. La municipalité dirigée par Jean Moracchini adopte le premier plan d'occupation des sols (POS) qui a pour ambition « d'adapter la ville actuelle aux exigences de la vie moderne, de développer sa vocation de ville thermale, commerciale et de loisirs, sans nuire à son caractère résidentiel »[41]. Il note par ailleurs les principales insuffisances de la commune : la vétusté du logement, dont la moitié du parc est antérieur à 1914, la pénurie de terrains disponibles pour la construction, les difficultés de circulation et de stationnement, l'insuffisance de certains équipements collectifs.

L'équipe municipale lance deux vastes projets d'urbanisme : la ZAC Centre Ville, achevée en 1993, qui voit la reconstruction d'une partie du centre afin d'éliminer une poche d'habitat considéré comme insalubre, et la ZAC Front du Lac, seulement achevée en 2006 avec la reconstruction de l'établissement thermal[42].

La municipalité dirigée par Philippe Sueur depuis 1989 lance plusieurs projets : une révision du POS, l'élargissement de la rue de Malleville, afin de délester le centre-ville de l'important trafic de transit, et en parallèle, le rétrécissement des chaussées et l'élargissement des trottoirs des deux principales voies commerçantes de la ville, les rues du Général-de-Gaulle et de Mora. Le jardin des Roses est quant à lui réaménagé au-dessus d'un nouveau parking souterrain[43].

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le front du lac vu de la terrasse du casino.

Aujourd'hui, le casino d'Enghien-les-Bains est le plus proche de Paris, le seul à moins de cent kilomètres de la capitale et le premier de France pour ses recettes (135 millions d'euros en 2006). Il est même en passe de devenir le premier casino d'Europe[44]. Le casino accueille l'élection de Miss Paris et Miss Île-de-France, tous les ans fin octobre depuis 2007. L'histoire d'Enghien est plutôt courte si on la compare à celle de villes voisines dont le nom voire l'emplacement du centre ville datent de la période romaine. Aujourd'hui encore, le casino, les installations thermales, le lac et l'hippodrome (qui se situe, lui, dans la commune voisine de Soisy) sont très importants dans la vie et l'économie d'Enghien.

Depuis le , la municipalité a décidé d'engager une procédure de création de zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP). Créée par arrêté municipal en date du 9 octobre 2007, elle permet d'étendre la zone de protection aux nombreux quartiers riches de demeures à l’architecture remarquable du XIXe siècle[45]. La rénovation du casino et du théâtre municipal en 2005 et l'ouverture de nouveaux thermes modernisés en octobre 2006 devraient favoriser le dynamisme touristique et économique de la cité, Enghien-les-Bains demeurant par ailleurs la commune la plus résidentielle et chère du Val-d'Oise[46].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Enghien-les-Bains

Les armes d'Enghien-les-Bains se blasonnent ainsi : D'azur aux trois fleurs de lys d'or, au baton de gueules péri en bande et au lambel d'argent

Devise : « Dant Robur Virtutemque Fontes » (Les eaux donnent la force et le courage)

Les armoiries d'Enghien-les-Bains furent empruntées à Louis, Joseph, Henri de Bourbon, Prince de Condé (1756-1830), propriétaire de la plupart des terres de la vallée de Montmorency dont l'étang et le moulin. Le lambel en chef était une brisure destinée à rappeler qu'il s'agissait d'une branche cadette ; le bâton péri était la brisure que la maison de Condé a toujours arborée[47].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Avec l'arrivée du chemin de fer en 1846, Enghien-les-Bains, à l'image des communes voisines, connaît une forte expansion, qui ne fut ralentie que par les guerres.

La population d'Enghien en 1866 commence à affirmer son originalité par rapport aux communes voisines. Dans la canton de l'époque (celui de Montmorency, alors plus étendu que de nos jours), l'activité principale est la culture de la vigne, des fruits et des légumes : plus de 50 % des hommes travaillent la terre, 25 % environ ont une activité artisanale, moins de 20 % sont employés dans le commerce et les services et à peine 6 % de professions libérales. La moitié des hommes d'Enghien travaillent eux dans le commerce et les services. La commune compte alors près de 20 % de professions libérales. Plus jeune et plus tournée vers les services, la population de la commune diffère des villes et villages voisins. Il faut ajouter à ces résidents permanents un nombre important de curistes et visiteurs qui double la population de la commune les mois d'été[48].

Après la Seconde Guerre mondiale, l'expansion d'Enghien est similaire à la plupart des communes de l'agglomération parisienne. Cependant limitée par la surface restreinte de la commune déjà totalement urbanisée après guerre, sa population a stagné puis finalement régressé tandis que la plupart des communes voisines voyaient leur population parfois doubler en trente ans. Mais elle n'a pas de ce fait connu une urbanisation brutale et massive et les importantes mutations sociales de nombreuses villes avec la construction de grands ensembles, telle Épinay-sur-Seine sa voisine.

En 2011, la commune comptait 11 560 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1851. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
368 489 804 1 200 1 422 1 610 1 875 2 426 2 670
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
3 330 4 067 5 070 6 302 8 418 10 077 11 324 10 504 11 192
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
12 062 12 504 12 152 10 712 9 739 10 077 10 368 12 121 11 560
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2004[50].)
Histogramme de l'évolution démographique


La pyramide des âges de la commune possède quelques tendances originales. La ville, contrairement à la région Île-de-France dans son ensemble, voit la part des enfants (moins de 15 ans) légèrement augmenter entre les deux recensements de 1990 et 1999. Néanmoins ces valeurs restent en deçà de la part des moins de quinze ans dans la région (17,7 % des hommes et 14,1 % des femmes à Enghien contre respectivement 19,9 % et 17,9 % dans la région).

Contrairement à la tendance régionale, la part des 60-74 ans a légèrement reculé à Enghien, tandis que les tranches les plus âgées n'ont pas connu d'évolutions significatives. Mais les tranches des 60 à 95 ans ou plus restent surreprésentées par rapport à la moyenne de la région, à raison de deux à trois points supplémentaires pour la tranche des 60 à 74 ans (12,9 % des hommes et 14,6 % des femmes à Enghien-les-Bains, contre respectivement 10,2 % et 11,3 % en Île-de-France) et le double de la moyenne régionale pour les plus de 75 ans (7,8 % et 13,5 % contre respectivement 4,0 % et 7,2 % en Île-de-France).
La rareté des terrains disponibles cumulée à l'attrait résidentiel de la ville font d'Enghien-les-Bains une cité où les niveaux de l'immobilier sont très élevés, ce qui contribue à rendre difficile l'installation de jeunes ménages et à maintenir une population plus âgée et plus aisée que la moyenne régionale francilienne[51],[52].

Le logement[modifier | modifier le code]

Enghien-les-Bains comptait 5 657 logements dont 4 776 résidences principales en 1999. L’âge moyen du parc immobilier est plus important que la tendance régionale. Les constructions neuves sont moins présentes que la moyenne de la région : en 1999, seulement 6,4 % des résidences principales dataient de 1990 ou après contre 9,1 % en Île-de-France. A contrario, les constructions antérieures à 1949 représentaient 54,6 % du parc contre 33,7 % pour la moyenne régionale francilienne.

84,4 % des logements sont des résidences principales, réparties à 25,1 % en maisons individuelles et à 74,9 % en appartements (respectivement 26,9 % et 73,1 % dans la région). 49,6 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 45,8 % qui ne sont que locataires (respectivement 44,3 % et 51,1 % dans la région)[53],[54].

À noter qu’avec 347 logements HLM soit 7,3 % du parc en 1999 (23,4 % dans la région), la ville est loin de respecter les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était important en 1999 avec 13,1 % du parc contre seulement 8,1 % dans la région.

La plupart des habitations possèdent 3 pièces (26,4 %), ou 4 pièces (42,6 %), puis 2 pièces (21,3 %). Les petits logements restent minoritaires (studios : 9,6 %). La ville possède par conséquent des logements tout à fait conformes aux tendances franciliennes avec néanmoins une sous-représentation des petites surfaces. L'âge moyen du parc est en revanche beaucoup plus élevé, malgré les diverses opérations immobilières des années 1970 à 2000[55],[56].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'Hôtel-de-Ville (photo HDR).

Enghien-les-Bains est le chef-lieu d'un canton de trois communes (comprenant Deuil-la-Barre et Montmagny) dont elle est paradoxalement la commune actuellement la moins peuplée. La canton fait partie de la 6e circonscription du Val-d'Oise, avec les cantons de Saint-Gratien, Sannois et Soisy-sous-Montmorency. Enghien-les-Bains appartient à l'unité urbaine et à l'aire urbaine de Paris.

Enghien-les-Bains abrite plusieurs administrations et services publics sur son territoire : un bureau de poste (1, rue de Mora), un commissariat de police, une police municipale composée d'une trentaine de fonctionnaires fin 2006 (17, place Foch), une trésorerie ainsi qu'une caserne de sapeurs-pompiers[57],[58].

Le centre de sécurité sociale, l'agence nationale pour l’emploi (ANPE)[59] et un point d’accueil EDF-GDF sont situés à proximité immédiate des limites de la commune, sur le territoire de Montmorency[60].

Enghien-les-Bains fait partie de la juridiction d'instance de Montmorency, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[61],[62].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de trente-trois membres, dont le maire et huit adjoints. Le conseil se réunit en moyenne une fois par bimestre ; la municipalité compte par ailleurs six commissions municipales[63]. Un Conseil municipal des enfants a été mis en place le [64].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Politiquement, Enghien-les-Bains est une ville de droite, les électeurs ayant continuellement voté très majoritairement à droite à toutes les consultations électorales depuis plusieurs décennies. À noter que le maire de la commune depuis 1989, Philippe Sueur, est quant à lui centriste (Ex UDF, puis divers droite). Ce dernier a été réélu en 2001 lors d'une triangulaire avec 76,44 % des suffrages exprimés contre 13,30 % pour un opposant divers droite et 10,26 % pour le candidat du Front national (avec 37,63 % d'abstention)[65].

La place de l'Europe.

En 1995, les Enghiennois avaient préféré au second tour de l’élection présidentielle Jacques Chirac avec 72,94 % à Lionel Jospin avec seulement 27,06 % des suffrages exprimés[66].

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jacques Chirac avec 28,8 %, suivi de Jean-Marie Le Pen avec 15,9 %, François Bayrou à égalité avec Lionel Jospin avec 11,4 %, puis Alain Madelin avec 8,0 % et Jean-Pierre Chevènement avec 7,0 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %.

Au second tour, les électeurs ont voté à 84,5 % pour Jacques Chirac contre 15,5 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 17,0 %, résultat assez proche des tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %) avec cependant deux points supplémentaires pour Jacques Chirac[67].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du , les Enghiennois ont largement voté pour le projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe, avec 67,42 % de Oui contre 32,58 % de Non avec un taux d’abstention de 27,75 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont inverses à la tendance départementale du Val-d'Oise (Non à 53,47 % ; Oui à 46,53 %) mais largement supérieurs à la moyenne des résultats franciliens (Oui 53,99 % ; Non 46,01 %) démontrant le caractère nettement privilégié des habitants de la ville en Île-de-France mais surtout dans le Val-d'Oise, l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation que la moyenne des Français[réf. nécessaire][68].

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer nettement en tête Nicolas Sarkozy avec 49,16 %, suivi loin derrière par François Bayrou avec 19,46 %, puis Ségolène Royal en troisième position avec 18,46 % et Jean-Marie Le Pen avec 7,0 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 1,5 %. Le second tour a vu arriver largement en tête Nicolas Sarkozy avec 68,55 % (résultat national : 53,06 %), Ségolène Royal ne totalisant que 31,45 % des suffrages enghiennois (national : 46,94 %)[69].

Les maires de la commune[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[70],[71]
Date d'élection Identité Parti Qualité
Vicomte de Curzay Propriétaire du Thermal
Jules Robin
1860 Frédéric Reiset Conservateur du musée du Louvre
1865-1870 M. Charles Dehaynin Industriel
1885 Anatole Théophile Carré
Gustave Chalmel Modéré
Louis Jean Marie Hélary Radical Médecin
1919 Henri Patenôtre-Desnoyers RDG Député de Seine-et-Oise,
entrepreneur de plomberie[72]
mai 1945 Charles Bigou
1947 Maurice Altenburger
1951 Paul Boucher
1965 Jean Moracchini
1983 Françoise Kohler-Chevrot UDF Avocate, conseillère générale du Val-d'Oise
1989 Philippe Sueur UDF puis DVD Conseiller général du Val-d'Oise,
professeur de droit à l'Université de Paris XIII

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Lors du vote du budget primitif principal 2006, le , la section de fonctionnement présentée se montait à la somme de 44 643 372 € et la section investissement présentée se montait à 41 183 589 € (les deux équilibrés en dépenses et recettes). Les quatre taxes 2006 furent votées pour des taux de : 9,17 % pour la taxe d'habitation, 9,30 % pour la taxe foncière bâti, 41,25 % pour la taxe foncière non bâti, et 10,01 % pour la taxe professionnelle[73].

La fiscalité directe locale est inférieure à la moyenne départementale pour les communes de population équivalente. Ce taux est en effet inférieur d'environ 40 à 50 % aux taux généralement constatés dans des communes de taille similaire. Cette situation s'explique par les importantes recettes fiscales dont la municipalité bénéficie grâce aux revenus du casino.

Le taux de la taxe d’habitation de 9,17 % en 2005 et 2006 n’a pas été augmenté depuis plusieurs années ce qui traduit une volonté municipale de ne pas accroître la pression fiscale, qui reste globalement stable à Enghien. Il faut y ajouter 1,31 % pour la part syndicale. Le taux départemental du Val-d'Oise était fixé à 5,88 % de la valeur locative en 2005[74].

Sécurité[modifier | modifier le code]

En 2005, afin de tenter de faire diminuer un taux de délits important (137,46 actes), la municipalité avait voté la mise en place d'un équipement de vidéosurveillance, comportant vingt-deux caméras placées dans les lieux qui connaissent le plus de délits dans la commune[75].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Les liens qui unissent les deux Enghien remontent aux débuts de la Première Guerre mondiale[76], mais il fallut attendre 1957 pour qu'une charte de jumelage fût signée avec cette ville de 11 980 habitants (en 2006) située dans la Province de Hainaut. C'est à la Pentecôte qu'une délégation belge fut reçue à Enghien-les-Bains, ce qui donna lieu à diverses réjouissances : un concours d'élégance automobile, un concert et un bal marquèrent l'importance de cette journée symbolique[76].

Le 26 septembre 1992, fut signée une charte de jumelage avec la station thermale allemande de Bad Dürrheim. Cette cité de 12 868 habitants (en 2006) se situe entre Schwenningen et Donaueschingen, en Forêt-Noire, à 110 km au sud-est de Strasbourg[77].

Économie[modifier | modifier le code]

La ville est essentiellement tournée depuis sa création vers les services. Aucune zone industrielle ne s'y situe.

Le casino[modifier | modifier le code]

L'esplanade Patenôtre-Desnoyers et le casino.
Le Grand Hôtel.

Le casino d'Enghien-les-Bains est aujourd'hui le premier de France pour ses recettes : en 2011, le produit brut des jeux était de 157 millions d'euros, répartis à 70 % sur les machines à sous et à 30 % sur les jeux de table[44]. Connaissant une progression constante de sa fréquentation et de son chiffre d'affaires, il est en passe de devenir le premier d'Europe.

Le casino d'Enghien constitue également le second plus important lieu de loisirs du département du Val-d'Oise : il a accueilli pas moins de 510 000 personnes en 2005, dont 340 000 pour les machines à sous et 170 000 pour les jeux de table, se plaçant derrière la base de loisirs de Cergy-Pontoise (1 500 000 visiteurs) mais largement devant les deux premiers musées et sites touristiques du département, le château d'Auvers-sur-Oise (66 169 entrées en 2005) et l'abbaye de Royaumont (65 397 entrées)[78].

L'établissement est ouvert chaque jour de la semaine et propose :

  • 500 machines à sous : machines à Rouleaux, Vidéo, Poker Vidéo et Espace Derby. Les mises sont comprises entre 0,01 euro et 10 euros[79].
  • 39 tables de jeux : Roulette Française, Roulette Anglaise, Black Jack, Stud Poker, Punto Blanco. Les mises commencent à 5 euros.

Les machines à sous sont accessibles de 10 h à 4 h du matin. Les jeux de table de 15 h 30 à 4 h du matin. L'accès est soumis à la présentation d'une pièce d'identité en cours de validité (passeport pour les étrangers) et, cas unique en France, de l'acquittement du droit d'entrée en vigueur et vestiaire obligatoire. Une tenue correcte était autrefois exigée, mais actuellement n'est plus stricte : les hommes peuvent entrer sans cravate, jeans autorisés (mais pas déchirés).
Le tarif d'accès varie selon le jour et l'heure : en 2013, il est de 11 euros tous les jours avant 15 h, 14 euros après 15 h, à 16 euros les soirées exceptionnelles, les samedis et veille de jours fériés. Le casino compte un restaurant dans la salle de jeux de table, "le Baccara", ouvert à partir de 20 h, et un restaurant dans la salle des machines à sous, "le Pearl's Bar" ouvert à partir de 10 h. Cependant, les conditions de travail avec des salaires réduits, ainsi que la dégradation de la clientèle selon certains salariés (nouvelle clientèle de « jeunes de banlieue » attirés par les récentes machines à sous) ont provoqué une grève du personnel le lors de l'inauguration du nouvel établissement thermal[80].

La part des machines à sous dans les recettes du casino est considérable représentant pas moins de 77 % du chiffre d'affaires. 50 % du chiffre d'affaires est réalisé en journée et 52 % de la clientèle est féminine. Le change moyen demandé par un joueur est de 700 €. Le plus gros gain à la roulette ramassé en une soirée est de 600 000 €, mais la probabilité de gagner le maxi-jackpot n'est que de 1 pour 17 millions.

La tricherie existe et concerne surtout les jeux de table. La tactique habituelle consiste à marquer les cartes, par exemple avec son ongle, ce qui pousse l'établissement à changer régulièrement les cartes, et ceci à des horaires aléatoires. Le croupier a également les poches cousues et n'est pas autorisé à serrer la main d'un joueur dans l'exercice de son métier.
Le casino d'Enghien est néanmoins très surveillé par pas moins de trois cents caméras plus de nombreux micros. Dans une salle secrète, de deux à cinq personnes se succèdent pour visionner les enregistrements, en direct ou en différé[81].

Le fonctionnement du casino est très encadré, toutes les interventions étant strictement consignées : quotidiennement, la recette est empilée dans des seaux sous chaque machine, un technicien est autorisé à toucher la machine, mais n'en possède pas les clés. Pour les cadres, c'est la situation inverse. Les pièces, représentant cinq tonnes par jour, sont ensuite transportées en salle des comptes puis placées dans une trieuse : leur nombre au centime près est vérifié ainsi que leur correspondance à ce qu'indiquent les compteurs. Les pièces sont ensuite ensachées par cinq-cents et placées dans la salle des coffres de l'établissement. Chaque après-midi, un camion de la Brink's vient récupérer la recette. Une faible partie est conservée sur place pour les besoins de trésorerie.

La forte pénibilité du travail, un seau de 40 kg de pièces devant être manipulé cinq fois par jour par exemple, pousse la direction à souhaiter la réduction de l'utilisation de pièces et jetons… qui permettrait également de multiplier les mises des joueurs. Il est dorénavant possible d'introduire directement des billets de banque dans les machines à sous, les fréquents déplacements à la caisse constituant une gêne pour les joueurs, et imposant de centraliser une trésorerie importante au même endroit. En 2007, des tickets à code-barres sont testés, qui, à terme, pourraient remplacer les pièces et faire disparaître le fameux cliquetis bien particulier caractérisant l'ambiance du casino[82]. Dimanche 14 octobre 2007, une habituée des lieux a remporté le record de gain sur une machine à sous en France avec 1 611 921 euros[83]. Toutefois, ce record a depuis été battu : deux joueuses ayant en effet empoché le dimanche 22 novembre au Casino de Saint-Amand-les-Eaux la somme de 1 975 304,85 euros[84].

L'esplanade Patenôtre-Desnoyers et le lac d'Enghien.

Tourisme et commerce[modifier | modifier le code]

La rue du Général-de-Gaulle.

Enghien-les-Bains compte quatre hôtels, de 4 étoiles (le Grand Hôtel et l'Hôtel du lac qui a gagné une étoile en 2010) et 2 étoiles. La restauration se répartit entre 31 restaurants de tous standings et 17 cafés, bars et brasseries[85]. L'ensemble formé par le casino, l'établissement thermal, le Grand Hôtel et l'Hôtel du lac est géré par le groupe Lucien Barrière.

L'activité commerciale forte de plus de trois cents commerces se concentre rue du Général-de-Gaulle, rue de Mora et autour de la gare. Malgré l'existence de plusieurs centres commerciaux dans les villes voisines, Enghien a su conserver son attractivité commerciale dans la région grâce à son accessibilité et à son cadre agréable. On dénombrait en l'an 2000 : 65 magasins de vêtements, 32 coiffeurs, 12 chausseurs, 11 banques et 16 agences immobilières[85]. La ville ne compte aucun hypermarché faute de terrains disponibles.

Un marché a lieu place de Verdun chaque mardi, jeudi et samedi matin de 7h à 13h.

L'Hôtel des ventes (2 rue du Docteur Leray) est célèbre dans le monde de l'art pour ses ventes de prestige et ses ventes du jeudi. Il est plutôt spécialisé dans la vente d'objets et mobilier art nouveau.

Revenus et catégories socio-professionnelles[modifier | modifier le code]

En 1999, seuls 16,6 % des actifs Enghiennois ayant un emploi travaillaient dans la commune. Ce chiffre a reculé de 32,3 % entre 1990 et 1999[86]. Le taux de chômage était de 9,4 % en 1999, soit 464 personnes (moyenne nationale : 12,9 % en 1999). Le revenu moyen par ménage est largement supérieur à la moyenne nationale à environ 28 640 € par an (moyenne nationale : 15 027 € par an)[87].

Les cadres et professions intellectuelles sont surreprésentés à Enghien avec un taux de 33,8 % (contre 13,1 % en moyenne en France et 22,8 % en moyenne régionale). Les professions intermédiaires représentent 27,4 % des actifs (contre 25,6 % en moyenne régionale et 23,1 % en moyenne nationale). Les employés représentaient 24,1 % des habitants de la commune (contre 29,5 % en Île-de-France et 28,8 % en France). Les ouvriers ne représentent quant à eux que 6,9 % des actifs de la commune (16,5 % en région Île-de-France et 25,6 % en France)[88],[89].

Le taux d'Enghiennois ayant suivi des études supérieures est de 38,9 %, contre 28,1 % en moyenne régionale et 18,1 % en moyenne en France métropolitaine[90],[91].

La population Enghiennoise est ainsi dans sa globalité mieux formée et bien plus aisée que la moyenne française et même régionale.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le lycée Gustave-Monod vu du lac.

Trois écoles maternelles (dont une privée) et deux écoles primaires (un groupe scolaire et une école privée) dispensent l'enseignement primaire à Enghien. En 2006, 445 élèves étaient scolarisés en école maternelle pour 901 en primaire. L'enseignement secondaire est assuré par un collège public, un lycée général et un lycée technique publics et un collège/lycée privé qui rassemblent au total 4 372 élèves dans les collèges et lycées de la commune[92]. La commune relève de l'académie de Versailles.

Les écoles de la ville sont gérées par l’inspection générale de l'inspection départementale de l’Éducation nationale 1, rue Albert Camus à Sannois[93].

Écoles maternelles[modifier | modifier le code]

Raoul-Riet - 6, villa Malleville (224 élèves - 8 enseignants), Les Cygnes - 19, avenue Carlier (133 élèves - 5 enseignants) et l'école Sainte-Thérèse (école privée sous contrat) - 24 rue de Malleville (88 élèves - 3 classes).

Écoles primaires[modifier | modifier le code]

Le groupe scolaire d’Ormesson - 11, boulevard d’Ormesson (671 élèves - 26 enseignants) et l'école Saint-Louis (école privée sous contrat) - 4, rue de Malleville (230 élèves - 10 enseignants).

Collèges et lycées[modifier | modifier le code]

Collèges et lycées publics : le collège Georges Pompidou - 20, rue de la Coussaye (546 élèves - 32 enseignants), le lycée Gustave-Monod - 71, avenue de Ceinture (1 850 élèves - 185 enseignants) et le lycée professionnel - 71, avenue de Ceinture (625 élèves - 56 enseignants)[94].

Collèges et lycées privés : le collège-lycée Notre-Dame Providence (école privée sous contrat) : collège au 9, boulevard Sadi-Carnot et lycée au 23, rue de Malleville (1351 élèves - 90 enseignants)[95].

Écoles à caractère professionnel[modifier | modifier le code]

L'Institut de Formation par Alternance Pierre-Salvi (École/Entreprise, Comptabilité-Bureautique) - 24 bis, boulevard d’Ormesson[96], le Centre de Formation d’Apprentis de la ville d’Enghien-les-Bains - 62 et 71, avenue de Ceinture, et le Greta d’Enghien (Groupement d’établissements d’enseignement général et technique - lycées, collèges…) - 71, avenue de Ceinture[97].

Université[modifier | modifier le code]

Enghien est sectorisée sur l'université de Paris XIII (Paris-Nord) à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis), à environ cinq kilomètres. Le maire d'Enghien-les-Bains, Philippe Sueur, est d'ailleurs professeur de droit des institutions publiques et membre du bureau de l'université. Il fut par ailleurs l'ancien doyen de la faculté de droit de cette dernière[98].

Sports[modifier | modifier le code]

L'île des Cygnes.
Courses de trot à l'hippodrome d'Enghien-Soisy.

La ville compte treize clubs et associations sportives et plusieurs équipements, situés sur le territoire même de la commune ou dans les villes voisines, Enghien ayant très tôt favorisé l'intercommunalité dans le domaine sportif vu l'exiguïté de son territoire qui ne permet pas d'abriter l'ensemble des installations nécessaires[99].

Sur le territoire d'Enghien-les-Bains on trouve les équipements suivants : l'ensemble sportif de la Coussaye (53, rue de la Coussaye), le complexe sportif le Veillard (1bis, rue le Veillard) et le gymnase Maurice-Boucher (26ter, rue Pasteur). La Société Nautique d'Enghien (SNE), située sur l'île des Cygnes sur le lac, propose à tous de découvrir, de s'initier ou de pratiquer en compétition de l'aviron, du dragon boat, et de la voile[100]. Le Lycée Gustave-Monod possède également deux gymnases (Avenue de Ceinture).

À Soisy-sous-Montmorency, se situe pour l'essentiel l'hippodrome d'Enghien-Soisy.

À Montmorency, on trouve le centre Nautique intercommunal (1 à 5, rue Henri-Dunant), qui compte 700 m2 de plan d’eau répartis sur trois bassins et 1 000 m2 de terrasses, et le stade de la Butte-aux-Pères (Chemin de la Butte-aux-Pères).

À Deuil-la-Barre se situent la patinoire (4, rue Jean-Bouin), le stade intercommunal Jean-Bouin Deuil-La-Barre / Enghien-Les-Bains (Rue Jean-Bouin) qui inclut une piste de roller et de skate-board, les courts de Tennis (Rue Jean-Bouin) et le complexe sportif Alain-Mimoun (4, ruelle du Pavillon).

À Moisselles enfin, la ville d'Enghien-les-Bains est propriétaire d'un terrain d'aviation, où furent fondés en 1931 « les Ailerons », qui rencontrèrent le succès dans le tour de France aérien notamment[101].

Santé[modifier | modifier le code]

Outre les soins dispensés aux thermes (centre O.R.L. d'exploration fonctionnelle, traitement de l'arthrose, centre de remise en forme), la ville comptait au 1er janvier 2007 : huit pharmacies, deux laboratoires, vingt-et-un dentistes, quatorze médecins généralistes, vingt-sept médecins spécialistes, et trente-neuf auxiliaires médicaux qui constituent notamment la médecine libérale de la ville[102].

Enghien-les-Bains compte une clinique, la clinique Girardin (16 avenue de Girardin). La ville est rattachée à l'hôpital intercommunal Simone Veil (groupement hospitalier Eaubonne-Montmorency)[103].

L'association enghiennoise « La santé, c'est le bonheur » fut cofondée en 1929 par Gaston Israël (1890-1959) avec pour objectif la lutte contre la tuberculose et l'organisation de la protection de l'enfance. L'association reste de nos jours tournée plus particulièrement vers les plus jeunes et propose une crèche collective aux enfants de la commune, un centre de protection infantile et de vaccinations (enfants et adultes) ainsi qu'un centre médico-psychologique (8, rue Gaston-Israël)[104].

La ville possède également deux maisons de retraite, les résidences Arpage et Jean-Moracchini[105].

Cultes[modifier | modifier le code]

Le Temple protestant et le tramway Enghien-Montmorency.
  • Église catholique : Les fidèles de la paroisse sont accueillis à l'église Saint-Joseph, rue de Malleville, face à la rue de Mora, et au presbytère, 26 rue de Malleville. Le curé depuis septembre 2009 est le Père Bertrand Rosier[106], également curé de la paroisse de St-Gratien. La paroisse d'Enghien relève du doyenné d´Enghien-Montmorency et du diocèse de Pontoise.
  • Église protestante : Les paroissiens d'Enghien et de quinze autres communes se retrouvent depuis le au temple d'Enghien-les-Bains, situé à la limite de Montmorency (155, avenue de la Division Leclerc), géré depuis par le pasteur Bettina Cottin. L'église réformée de France possède également un lieu de vie paroissial appelé « la Maison Haute » (177, avenue de la Division Leclerc)[107].
  • Culte israélite : Une synagogue se situe 47, rue de Malleville, derrière l'établissement thermal. Elle est gérée par le rabbin Dan Boudana diplômé de l'école rabbinique[108] et décorée de Vitraux de Gérard Lardeur.

Deux cimetières : l’ancien cimetière, rue Louis-Delamarre et le cimetière Sud, rue de la Coussaye.

Les sources et le thermalisme[modifier | modifier le code]

Grande Rue et l'Établissement Thermal vers 1900.
La source du Roy.

Au déversoir de l'étang, un ruisseau « puant » mêle ses eaux à celles du moulin ; ce ruisseau est analysé par Louis Cotte (1740-1815), prêtre oratorien de Montmorency qui en déduit que le ruisseau n'est pas un effluent de l'étang mais une source sulfureuse. En effet, l'étang à sec, la source ne se tarit pas. Ses résultats sont communiqués à l'Académie des sciences qui confirme le résultat de ses expériences[109].

De nos jours, les fontaines sont taries, l'eau est directement puisée grâce à des captages dans la nappe phréatique. L'eau aux points d'émergence est incolore et limpide. Sa température est de 13° environ. Son odeur caractéristique d'œuf pourri est celle de l'hydrogène sulfuré.

Analyse typique des eaux : du dioxyde de carbone (80 mg/l environ), des bicarbonates et carbonates (400 mg/l environ), du calcium (160 à 180 mg/l environ), du magnésium, du sodium, des sulfates (200 mg/l environ), de l'hydrogène sulfuré (36 mg/l environ), ainsi que de petites quantités de baryum et de bore[110].

Des bactéries aérobies et anaérobies sulfato-réductrices (ou sulforéductrices) ont été mises en évidence en 1969 par l'institut Pasteur. Leur nombre se situe entre 7 000 et 24 000/100ml d'eau en fonction des différentes sources. Ces bactéries, nommées desulfovibrio desulfuricans, attaquent les sulfates dissous provenant du lessivage du gypse et les transforment en soufre et hydrogène sulfuré, et libèrent des carbonates. Ce processus se déroule dans la zone de contact entre les tourbes organiques et le sol calcaire.

La nappe sulfureuse se situe au-dessous du lac, et affleure sa rive occidentale.

Ainsi les eaux d'Enghien sont d'une minéralisation élevée, dépourvues d'oxygène et riches en sulfure d'hydrogène.

Liste des sources (classées dans l'ordre de leur découverte)[111]:

  • La source du Roy, découverte en 1766 par le père Cotte, déclarée d'utilité publique en 1865, ne coule plus ;
  • La source Deyeux, ne coule plus ;
  • La source Péligot, non utilisée aujourd'hui ;
  • Le groupe La Pêcherie, abandonné depuis 1900 ;
  • La source Bouland, abandonnée, ne coule plus ;
  • La source du Lac, découverte en 1861 lors d'une vidange du lac, abandonnée depuis 1974 ;
  • La source des Roses ou de Puisaye, abandonnée depuis 1976 ;
  • La source du Nord, abandonnée ;
  • La source Coquil, alimente l'établissement thermal ;
  • La source du Bousquet, n'existe plus ;
  • Les sources Soleidad et Madeleine, découvertes lors de la construction du collecteur du lac, jamais utilisées ;
  • La source Ducis, captage mis en place en 1978, relié à l'établissement thermal, sans agrément à ce jour ;
  • La source Iris, découverte en profondeur en 2001, non sulfureuse et à très gros débit, ses caractéristiques sont proches de l'eau minérale de Vittel. Reconnue potable, elle alimente la piscine et l'espace balnéothérapie de l'établissement thermal mais reste en attente d'agrément auprès du ministère de la Santé.

Les sources sont reliées aux thermes par des tuyaux en inox insérés dans des fourreaux. Les sept captages d'eau sulfureuse existants fournissent de 10 à 12 m3 d'eau par heure. Une vingtaine de piézomètres enregistrent en continu le niveau de la nappe phréatique et le débit des sources[112].

Le thermalisme est fondé sur l'utilisation des propriétés du soufre : il est biophysiologique, anti-toxique, trophique, antiallergique et antiscléreux[réf. nécessaire]. Ainsi les eaux thermales sont indiquées pour[113][réf. à confirmer] :

  • Les affections ORL : rhinites, amygdalites, laryngites, surmenage vocal, sinusites, pharyngites, otites, surdités rhinogènes, paresthésies pharyngées et catarrhes rhino-pharyngés.
  • Le traitement des voies respiratoires : trachéites, bronchites chroniques, asthmes, dilatation des bronches.
  • Le traitement de l'arthrose : les rhumatismes et le vieillissement des cartilages articulaires.

Néanmoins suivant un tendance globale du thermalisme, Enghien évolue et se tourne dorénavant plus vers la remise en forme en parallèle des soins traditionnels médicalisés[112].

Les thermes.
Exposition de voitures anciennes devant l'établissement thermal.

Le Thermal, 87 rue du Général de Gaulle, d'une surface totale de 13 000 m2, se compose de trois espaces : le rez-de-chaussée est consacré au thermalisme médical, les premier et deuxième étages au « Spark », ou centre de remise en forme, et le troisième et dernier étage à l'espace affaire. Cet étage possède en outre deux piscines, dont une à débordement unique en Île-de-France, ainsi qu'un solarium de 150 m2. Le bâtiment est directement relié aux deux hôtels du groupe Lucien Barrière qui l'encadrent. Le nouveau complexe multi-activités accueille outre les curistes (6 000 attendus chaque année), des congrès et des conférences ; il emploie une centaine de salariés.

Le traitement ORL à base d’eaux sulfurées d'Enghien-les-Bains (220 de SO4 mg/L en moyenne) constitue l’activité médicale principale des nouveaux thermes. La zone de traitement est constituée de quarante-quatre postes multisoins, un emanatorium, cinq salles de soins médicaux et un espace spécifiquement destiné aux enfants. La ville a financé 50 % de cet équipement soit vingt-deux millions d’euros. La réouverture au public de l'ensemble a eu lieu le [114],[115]. Mais à la suite de la découverte de traces de diuron, puis d'un taux de nitrates trop élevé dans les eaux, probablement du à l'usage de désherbants en surface[116], les thermes ont été de nouveau fermés mi-2008. Leur réouverture est prévue au printemps 2011. La Ville, propriétaire des lieux, et le groupe Barrière, l'exploitant des thermes, espèrent retrouver les 1500 curistes annuels[117].

Les thermes proprement dits occupent une surface de 1 600 m2 et ont pour vocation de traiter les affections des voies respiratoires, les vertiges, les allergies, les maladies de peau grâce à l'eau des treize sources thermales, les plus sulfureuses de France. Les thermes offrent plusieurs cabinets médicaux, proposant des consultations de 10h à 20h. Les soins durent 1h30. Les cures ORL, traitant les otites, sinusites, bronchites chroniques, et agréées par la sécurité sociale durent 21 jours dont 18 jours de soins du lundi au samedi. L'établissement propose également des mini cures (non conventionnées) de six à dix jours, à but thérapeutique ou préventif pour les fumeurs ou les professionnels de la voix (chanteurs, etc). Un espace rhumatologie a ouvert ses portes courant 2007.

Le Spark (de l'anglais sparkling, pétillant) qui occupe 3 500 m2 sur deux étages est consacré aux soins de remise en forme, au spa et au sport. Il comporte une piscine couverte de 18 m sur 7,5 m, deux saunas, deux hammams, une terrasse solarium et un espace de restauration. Il est directement relié aux deux hôtels qui encadrent l'établissement. L'espace affaires et la pergola occupent une surface de 950 m2 et sont constitués de plusieurs salles modulables et d'un auditorium de 200 places accueillant des séminaires et conférences.
Les nouveaux thermes sont exploités par la société d'exploitation des eaux et thermes d'Enghien (SEETE), dépendante du groupe Lucien Barrière[112]. La SEETE était la 71e entreprise du Val-d'Oise en chiffre d'affaires en 2004 avec 57,4 M d'€[118].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Planche architecturale du 56, boulevard Cotte.
Villa « Mon rêve ».

Les premières constructions sous la Restauration, destinées à accueillir les curistes, sont caractéristiques du style balnéaire, un style néoclassique au décor sobre voire épuré, aux murs blancs et aux toitures de type Mansart[119].

L'évolution plus mondaine de la population voit évoluer l'architecture vers le style éclectique, typique du goût de la fin du XIXe siècle. Les bords du lac voient alors s'édifier des chalets suisses, des cottages à pans de bois, des chaumières ou de petits châteaux néogothiques où viennent résider en saison la grande bourgeoisie parisienne[119].

Le style des chalets suisses fut le premier à apparaître à Enghien. L'exemple le plus caractéristique de ce style était le Kursaal, maison située face au jardin des roses et achetée en 1866 par Auguste Delaunay de Villemessant où il résida douze années avant qu'elle ne soit transformée en cercle de jeux à l'extrême fin du XIXe siècle par son successeur. La maison fut démolie en 1954.

Le second style en vogue fut le goût régionaliste[120]. Les chaumières paysannes et constructions de style normand étaient très à la mode auprès des artistes en particulier. Le peintre Isabey habita douze ans une chaumière aujourd'hui disparue, située sur l'actuel Boulevard du lac. Une des dernières villas caractéristiques de ce style, en dépit de ses transformations, est la villa située au no 9 avenue de Ceinture.

Le style « néo » apparut en réaction à la rigueur académique du néoclassicisme. Le néogothique voit ses plus beaux exemples sur le rivage nord-ouest du lac avec château d'Enghien et le château Léon, tous deux édifiés en 1845 par l'architecte Pasquier pour Jules Robin, second maire de la commune, et rachetés par Émile de Girardin en 1860. Leur richesse ornementale, inspirée du style Louis XII en appareillage de briques et pierres, est peu commune. Le château Léon possède des gargouilles, des gâbles en accolades, etc, autrefois réservés aux édifices religieux. Les deux édifices sont actuellement intégrés aux constructions du lycée d'Enghien. Plus loin, le château écossais est lui typique du néo-féodal, avec ses tourelles à meurtrières, ses créneaux[121]

La période suivante, de 1870 à 1920 marque un renouveau de l'architecture à Enghien[122]. Un éclectisme de styles, une grande variété de matériaux, brique, pierre, meulière, caractérisent les constructions de cette période. On peut citer le magnifique Palais Condé, bâtiment unique de 1903 en pierre, avec son grand porche pour les calèches, et ses colonnades. On peut voir aussi les villas du boulevard Cotte, au no 56 en particulier, édifiée par l'architecte Leseine en 1909 (planche ci-contre).

La villa « Mon rêve », architecte Émile Thion[123], au no 43 de la rue de l'Arrivée est elle aussi typique de cette période : elle possède un traitement polychromique de ses façades, d'inspiration byzantine, « baroque » et presque « art nouveau » et une composition d'ensemble rationnelle. Le très bel immeuble du no 1 rue Félix-Faure, surnommé « le Manoir » ou « le palais de Condé », est un étonnant mélange de styles néoclassique et gothique. L'immeuble du no 53 rue du Général-de-Gaulle[124] quant à lui est caractéristique du style Second Empire, très en vogue auprès des grandes familles de l'époque.

L'art nouveau fut largement appliqué à Enghien entre 1900 et 1930[125]. Nombre d'édifices sont érigés dans ce style, avec une large utilisation de la brique, fournie essentiellement par la briqueterie de Sannois. De belles ornementations à évocation florale, les décors en céramique et les fresques en façade sont typiques de ce style.

Les édifices de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle retrouvent les colonnes, faux-frontons et ressuscitent de façon plus simple et plus abstraite un certain style néoclassique.

Ainsi, Enghien a vu en cent-cinquante ans toutes les expressions des styles architecturaux depuis la Restauration grâce à sa situation de ville thermale.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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Article détaillé : Lac d'Enghien.

Enghien, ville âgée de 160 ans, ne possède pas de monuments antérieurs au XIXe siècle ni classés ou inscrits monuments historiques. Elle possède en revanche un lac qui constitue un site inscrit (rives incluses)[126] et une architecture de ville thermale et renferme de nombreuses réalisations typiques du XIXe siècle et de la Belle Époque.

  • Le lac d'Enghien constitue un lieu de promenade très fréquenté. De la jetée-promenade plantée de platanes centenaires et longue de 350 mètres, la vue sur la nappe d'eau avec le casino qui la borde et son cadre de verdure est pittoresque, la forêt de Montmorency étant visible à l'horizon. Il est possible de faire le tour du lac à pied (3 km environ), mais la vue sur ce dernier, bordé de villas, n'est possible qu'en quelques endroits : le jardin de la villa du lac (45, avenue de ceinture), la promenade Éric Tabarly au nord, le pont de la muse et le jardin de la presqu'île aux fleurs et aux oiseaux à l'ouest.
  • Casino, 3 avenue de Ceinture : Unique casino à moins de 100 km autour de Paris, il est progressivement devenu le premier de France pour ses recettes grâce surtout à l'autorisation des machines à sous, mises en place le et interdites jusque là. Un premier édifice fut construit en 1878, remplacé en 1901 par un curieux bâtiment en forme de bateau, remplacé dès 1909 par le bâtiment actuel, bien plus vaste et doté d'un théâtre à l'italienne de 700 places. En 1913, on enregistre plus de 200 000 entrées au casino. Le bâtiment fut remanié une première fois en 1935 et perdit au passage sa décoration et ses campaniles[127], et une seconde fois plus récemment en 2003, date à laquelle il reçoit un total de 280 machines à sous;aujourd'hui : 480 machines. Fin 2003, le nombre de tables de black-jack est porté à douze et vingt tables de roulette anglaise. On compte également quatre tables de roulette française, trois de Stud Poker et deux de Punto-Banco.
  • Nouvel établissement thermal, baptisé « Les Rives d'Enghien » : Il a été mis en chantier en 2005 et inauguré le . Il remplace un bâtiment très sobre datant de 1935, lui-même construit sur l'emplacement d'un premier établissement datant de 1866. D'une surface totale de 13 000 m2, il est l'œuvre de l'architecte Louis Soors et du décorateur Pascal Desprez et a coûté 44 millions d'euros, financés pour moitié par le concessionnaire, le groupe Lucien Barrière, et pour l'autre moitié par la municipalité d'Enghien-les-Bains. L'édifice antérieur inauguré par le président de la République Albert Lebrun en 1935 a été fermé en 2001 et démoli, en raison de son inadaptation aux besoins actuels et d'une contamination émanant de la tuyauterie corrodée.
  • Source du Roi, 85 rue du Général-de-Gaulle, devant l'établissement thermal : Elle fut réalisée en ciment par l'architecte A. Bluysen en 1934. Exploitée dès le Premier Empire sous le nom de source Cotte, elle est entièrement réaménagée lors de la construction du nouvel établissement thermal en 1934 et surmontée d'un kiosque à dôme[127].
  • Église Saint-Joseph, place du Cardinal-Mercier : Elle fut mise en chantier en 1857, la nef achevée en 1860 et les bas-côtés en 1870. Elle fut construite grâce à une souscription, dont la part la plus importante (50 000 francs sur les 98 000 francs nécessaires) fut apportée par la famille Moreno de Mora, manifestant le vœu que l'église soit placée sous le vocable de saint Joseph, patron de feu Monsieur Moreno de Mora[128]. L'édifice fut agrandi du côté de la façade en 1927. À l'intérieur, l'orgue date de 1901 mais fut remanié en 1934 puis en 1963. Il comporte deux claviers de 56 notes et un pédalier de 30 notes, ainsi qu'une soufflerie à trois réservoirs[129],[127].
  • Maison Péligot, 50 rue du Général-de-Gaulle : Elle porte le nom de Jean-Baptiste Péligot, administrateur en chef des hôpitaux et hospices de Paris qui consacra sa vie et sa fortune au développement de la station thermale. Sa résidence Enghiennoise, d'abord appelée « Les Célérifères », devint après 1830 l'hôtel-restaurant de La Paix. Cette bâtisse en moellons édifiée en 1822 est une des rares subsistantes de cette époque à Enghien[127].
  • Un immeuble, 53 rue du Général-de-Gaulle, à la jolie façade rococo est typique des années 1900[127].
  • « Palais Condé », 1 rue Félix-Faure : C'est un immeuble étonnant datant de 1911, avec des balcons démesurés et une curieuse alliance du style gothique et Louis XV[127].
  • Tombe de Mistinguett, au cimetière ancien : Née à Enghien en 1875, Jeanne Florentine Bourgeois devenue la célèbre Mistinguett décéda en 1956 à Bougival, mais repose dans la sépulture familiale de la famille Bourgeois, dans le cimetière Nord de la commune.
  • Château Léon (actuel Lycée Gustave-Monod), avenue de Ceinture : Cette grande demeure bourgeoise a été bâtie en 1845 pour le compte de Jules Robin, maire d'Enghien en 1851, puis racheté par Émile de Girardin, député et fondateur de la presse moderne. Construit en style Louis XII, il était destiné à accueillir sur les bords du lac les personnalités marquantes de la vie mondaine parisienne. Il a été englobé dans les bâtiments du lycée Gustave-Monod à sa construction en 1947.
  • Château écossais, rue du Château-Écossais : Il fut également édifié en 1845, dans un style néo-féodal très représentatif du goût de l'époque, pour la comtesse de Xaintrailles, puis fut occupé par Frédéric Reiset, premier maire de la commune. Il doit son nom à un article d'Émile de La Bédollière, où ce dernier explique que son style est « exporté de l'humide Écosse ou de la brumeuse Angleterre »[130].
  • Halle du Refoulons, 3 rue du Départ : Dernier vestige à Enghien du Refoulons, chemin de fer de trois kilomètres de longueur qui relia la commune à Montmorency de 1866 à 1954, c'est la marquise du quai attenant à la gare SNCF. La halle sert aujourd'hui de lieu d'attente pour la gare routière.
  • Place Mistinguett, à la gare d'Enghien : Une fausse façade peinte en un trompe-l'œil saisissant par Dominique Antony orne à présent la place (2009).

Jardins et espaces verts[modifier | modifier le code]

Le jardin des Roses.
Le square de Villemessant.

Ville fleurie (3 fleurs), la commune est régulièrement récompensée pour la qualité de ses espaces verts.

Enghien-les-Bains, à cause de sa superficie très réduite, ne dispose pas d'un véritable parc urbain, mais possède en revanche plusieurs jardins généralement bien entretenus :

  • le jardin des Roses, à l’angle de la rue du Général-de-Gaulle et de l’avenue de Ceinture, point central de la ville, fait la jonction entre le lac, le centre-ville, le théâtre et le casino. Il a été réaménagé durant les années 1990 avec une cascade artificielle jusqu'aux berges du lac située entre des tonnelles couvertes de rosiers émergeant de plantes vivaces (baptisée Allée Mistinguett) ;
  • le square de Villemessant, le plus grand espace vert de la commune (face au casino), a été aménagé durant les années 1970 ;
  • le square Jean-Mermoz, rue du Départ, remplace l'ancienne gare de marchandise de la petite vitesse ;
  • le square de la place de Verdun ;
  • le jardin de la villa du Lac, 45 ter avenue de Ceinture, petit jardin situé sur la rive est du lac ;
  • le jardin du pont de la Muse - presqu’île aux fleurs, 28 boulevard du Lac, situé sur la rive ouest du lac ;
  • le nouveau jardin de l'Hôtel de ville, réaménagé en 2004.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Artistes[modifier | modifier le code]

Maison natale de Mistinguett (rue Gaston-Israël).
  • Jeanne Marie Bourgeois (Mistinguett), la plus célèbre des Enghiennoises, y est née le 3 avril 1875 au 5, rue du chemin-de-fer (actuellement rue Gaston-Israël) ; une plaque figure sur sa maison natale à proximité immédiate de la gare d'Enghien. Elle fut enterrée dans le caveau familial du cimetière nord de la ville.
  • Lyne Chardonnet, comédienne, y est morte, au château Ecossais qui appartenait à ses parents.
  • Élie Semoun, humoriste, acteur, écrivain, poète et chansonnier, y vit[131].
  • Eugène Isabey, fils de Jean-Baptiste Isabey, peintre comme son père, vécut douze ans au bord du lac. Il fut surnommé « l'amiral du lac » car il naviguait sur une barque pourvue de quatre voiles.
  • Horace Vernet, peintre, s'installa avec sa fille en 1825.
  • Sébastien Castro, homme de spectacle, y est né le 5 mai 1975
  • Raphaëlle Ricci, professeur à la Star Academy, y est née le 14 février 1967
  • Maxim Saury, musicien, y est né.
  • Tristan Bernard, écrivain, y vécut.
  • Paul Siraudin, librettiste notamment de la Fille de Madame Angot, y mourut le 8 décembre 1883
  • Georges Bordonove, écrivain et historien, y est né le 25 mai 1920
  • Bernard Hautecloque, écrivain et historien, y a enseigné, au lycée Gustave Monod, de 1994 à 2002
  • Christophe Willem, chanteur, y est né le 3 août 1983
  • Jérémy Fontanet, chanteur, danseur et comédien, incarnant Simba, héros de la comédie musicale Le Roi Lion au Théâtre Mogador de Paris, a été élève au Lycée Gustave Monod, et semble encore y vivre.
  • Éric Antoine, né le 23 septembre 1976, magicien et humoriste.
  • Simone Hérault , ex comédienne sur la radio FIP , et voix de la SNCF depuis plus de 30 ans y est née.

Journalistes[modifier | modifier le code]

  • Hippolyte Auguste Jean de Villemessant (1810-1879), célèbre journaliste et fondateur du quotidien Le Figaro, joue un rôle important dans le développement de la ville. En 1875, il devient actionnaire de la compagnie anonyme des eaux d’Enghien et obtient l'ouverture au public du jeu des petits chevaux, déjà pratiqué en cercle privé.
  • François de Closets, journaliste, scientifique et producteur de télévision, y est né le 25 décembre 1933

Personnalités politiques[modifier | modifier le code]

Émile de Girardin

Sportifs[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Marcel Bleustein-Blanchet (créateur du groupe Publicis) y est né le 21 août 1906.

Peggy Maaz et Nadim Khouri Klink, anciens patrons de « Palace Parfums ». Ils avaient vidé en 2002 les locaux de leur usine de Saint-Nicolas-d'Aliermont (Seine-Maritime) avant de disparaître sans prévenir leurs employés. En plus de posséder deux superbes villas à Enghien, ils résidaient au château écossais (évalué à environ quatre millions d'euros)[134].

Culture[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La médiathèque George-Sand.
Le Centre des Arts.

Ville d'eau animée, Enghien-les-Bains offre toute l'année un accès varié à la culture, au rayonnement bien supérieur à sa situation de petite commune de 10 000 habitants en Île-de-France. La municipalité s'est plus particulièrement orientée vers la promotion de l'art contemporain depuis le début des années 2000, avec comme lieu phare le nouveau Centre des arts (inauguré en 2002)[135].

  • Le théâtre municipal d'Enghien-les-Bains, situé dans le bâtiment du casino, 3 avenue de Ceinture, propose de nombreux spectacles et évènements durant sa saison théâtrale qui dure d’octobre à avril. Il accueille régulièrement les plus grandes célébrités françaises du monde du spectacle ainsi que œuvres théâtrales classiques ou modernes, des opéras et des ballets[136].
  • La médiathèque George Sand offre 1 500 m2 d'espace, avec un cyber espace et une discothèque de prêt. Elle propose 25 000 volumes pour le public adulte, 6 000 pour les jeunes, 60 revues ainsi qu'une bibliothèque sonore de 700 titres destinée au public mal ou non-voyant[137].
  • Le centre culturel François Villon, 4 rue Talma, propose une large gamme d'activités de loisirs, sportives ou culturelles (danse de salon, gym, cours de langue, théâtre, arts plastiques…) ainsi que des conférences d'histoire locale[138].
  • L'école municipale de musique, 18 rue de la Libération, propose à plus de deux-cents élèves des cours dispensés par une équipe de douze professeurs[139].
  • Le centre des Arts a ouvert ses portes en 2002. Bâti sur l'ancienne distillerie Garnier (12-16, rue de la Libération), il accueille des compagnies de danse, arts visuels et plastiques… Avec un auditorium de 400 places, le centre accueille très régulièrement des spectacles, concerts et expositions[141].

La ville compte également une galerie d'art créée en 1976 et spécialisée dans l'art contemporain [142]. La dernière exposition en octobre et novembre 2006 était consacrée à Maurice Empi[143].

Enghien possède également un ensemble de six salles de cinéma UGC « Le Français », proposant des films en exclusivité[144].

À noter qu'en 2004, l’université d’été du Front national s'est déroulée à la salle des fêtes municipale, face au casino[145].

La salle des fêtes est un don de Jules Augustin Frédéric Regnault (1834-1894), construite par l'architecte Vernholes (comme de nombreux autres bâtiments de la ville), la municipalité donna le nom de Jules Regnault à une de ses rues.

Médias[modifier | modifier le code]

La commune publie un magazine d'informations municipales : « Reflet ».

IDFM, initialement Radio-Enghien puis Radio-Enghien-Île-de-France, est une radio associative aux programmes variés située à Enghien-les-Bains. Elle émet depuis 1982 et diffuse ses programmes sur une partie de la région Île-de-France depuis l'émetteur TDF de Sannois.

Festivals et événements[modifier | modifier le code]

Enghien est une ville riche en conférences, expositions et évènements sportifs ou culturels. On peut citer outre les nombreux spectacles du théâtre du Casino :

  • certaines épreuves de la coupe du monde de Wakeboard qui se déroule sur le lac en juin ;
  • le triathlon Enghien - Val-d'Oise ;
  • L'Enghien Jazz Festival ;
  • les courses de trot de l'hippodrome, également aménagé pour les courses en nocturne ;
  • le festival international de la carte postale et du graphisme, le 1er week-end de juin ou dernier week-end de mai, depuis 1988 organisé par Festicart'.

Enghien-les-Bains dans la littérature[modifier | modifier le code]

De nombreux écrivains des XIXe et XXe siècles ont fréquenté les rives du lac d'Enghien, mais curieusement peu ont cité la ville dans leurs œuvres littéraires.

Le marquis Astolphe de Custine, écrivain, voyageur et diplomate, reçut de nombreux artistes dans son château de Saint-Gratien, sur la rive occidentale du lac : Balzac, Victor Hugo, Chopin, Delacroix, Chateaubriand qui fut intimement lié à sa mère pendant vingt ans, Alfred de Musset, Barbey d’Aurevilly, George Sand et Lamartine. Deux décennies plus tard, la Princesse Mathilde reçut également de nombreux écrivains et artistes du Second Empire en son château, également situé à Saint-Gratien : Prosper Mérimée, Théophile Gautier, Jules et Edmond de Goncourt, Gustave Flaubert ou encore Alexandre Dumas qui relata plusieurs épisodes de sa vie à Enghien dans ses mémoires.

Une aventure d'Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur créé par Maurice Leblanc, se déroule à Enghien. Dans Le Bouchon de cristal, publié en 1912, Lupin et sa bande cambriolent la villa d'un député au bord du lac, cambriolage qui tourne au drame[146]. Ce roman fut d'ailleurs repris à la télévision dans la première saison de la série télévisée avec Georges Descrières en 1971.

Enghien-les-Bains et le cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films ou séries télévisées ont été tournés à Enghien. On peut citer les principaux[147] :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Neu, Enghien-les-Bains, 125 ans d'histoire, Éd. Actica, 1974, 96p.
  • Jean-Paul Neu, Enghien-les-Bains, nouvelle histoire, Éd. du Valhermeil, 1994, 176 p, (ISBN 2905684488).
  • Collectif, sous la direction de Philippe Sueur, 150 ans d'histoire d'Enghien-les-Bains, Éd. du Valhermeil, 2000, 239 p. (ISBN 2913328121)
  • Michel Rival, Le Refoulons ou le chemin de fer d’Enghien à Montmorency, Éd. du Valhermeil, 1989.
  • Charles Lefeuve, Histoire de la vallée de Montmorency. Le tour de la vallée, 1856, réédition du Cercle historique et archéologique d’Eaubonne et de la vallée de Montmorency en 1984.
  • Jean-Paul Neu et Jean-Pierre Bousquet, Enghien-les-Bains en 1900, Éd. Cofimag, 1983, 146p.
  • Jean-Pierre Bousquet, Enghien-les-Bains d'hier et d'aujourd'hui, Éd. des Etannets,‎ 1999, 108 p.
  • Jean-Pierre Bousquet, Enghien-les-Bains d'hier et d'aujourd'hui 2, Éd. Roissycopy,‎ 2008, 70 p.
  • Jean-Pierre Bousquet, 138 ans de jeux à Enghien-les-Bains : De la quille aux machines à sous, Éd. du Valhermeil,‎ 2002, 47 p.
  • Jean-Pierre Bousquet, Enghien-les-Bains d'antan : A travers la carte postale ancienne, HC Éditions,‎ 2012, 93 p. (ISBN 9782357201033)
  • Sophie Cueille, Jean-Bernard Vialles : Enghien-les-Bains. Architecture et décors, Éd. Somogy, Patrimoines et Inventaire de la Région Île-de-France, 2010, 176 p.
  • Magazine Vivre en Val-d'Oise, Spécial Enghien-les-Bains, no 109, mai-juin 2008, 80 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références
  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104-105.
  2. Communes limitrophes d'Enghien-les-Bains sur Géoportail.
  3. Il est à noter que le lycée Gustave-Monod est, lui aussi, situé sur le bord du lac.
  4. IAURIF - Fiche communale, Mode d'occupation du sol (1999)
  5. Prévention du bruit des infrastructures de transports terrestres - Législation et réglementation
  6. Classement sonore des infrastructures terrestres du Val-d'Oise
  7. J-P. Neu, op.cit., p. 139
  8. STIF - Atlas des transports publics en Île-de-France
  9. Météo France - Climatologie
  10. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle distant de 15 kilomètres à l'est en plaine constitue la station de référence pour le département du Val-d'Oise.
  11. J-P. Neu, Enghien-les-Bains nouvelle histoire, p. 21.
  12. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne
  13. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  14. Ibid., p. 23
  15. Ibid., p. 27
  16. Ibid., p. 9-10 et 30
  17. Ibid., p. 9-14
  18. « Mémoire sur une nouvelle Eau minérale sulfureuse, découverte dans la vallée de Montmorenci près Paris, en 1766. Par le P. COTTE, Prêtre de l'Oratoire, Correspondant de l'Académie. » in Mémoires de mathématique et de physique, présentés à l'Académie royale des sciences par divers sçavans, et lus dans ses assemblées, 1774 (T. 6), sur Gallica
  19. J-P. Neu, op. cit., p. 14-15
  20. Ibid., p. 14-18
  21. J-P. Neu, Ibid, p. 37-38
  22. Ibid., p. 36-37 et 42
  23. Alexandre Dumas - Mes Mémoires, chapitre XV
  24. J-P. Neu, op.cit., p. 47-48
  25. Ibid., p. 50
  26. Ibid., p. 62-64
  27. Michel Rival, Le Refoulons, p. 159.
  28. La ligne de Chemin de Fer d'Ermont à Argenteuil
  29. Collectif sous la direction de Philippe Sueur, op. cit., p. 168-177
  30. Ibid., p. 177-180
  31. Ibid., p. 55
  32. Ibid., p. 82
  33. Ibid., p. 105-106
  34. Ibid., p. 111-112 et 117
  35. L'histoire de la distillerie Garnier
  36. J-P. Neu, op.cit., p. 118-120
  37. Ibid., p. 128
  38. Ibid., p. 119
  39. Site municipal : coupe du monde de Wakeboard
  40. J-P. Neu, op.cit., p. 132
  41. Ibid., p. 136
  42. Ibid., p. 136-138
  43. Ibid., p. 139-140
  44. a et b L'Internaute - Casino d'Enghien : interview de Patrick Sionneau
  45. Ville d'Enghien-les-Bains - La protection du patrimoine architectural, urbain et paysager
  46. L'Express - Enghien-les-Bains
  47. Collectif sous la direction de Philippe Sueur, 150 ans d'histoire d'Enghien-les-Bains, p. 75
  48. Ibid., p. 77-80
  49. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  50. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  51. INSEE : pyramide des âges 1999 - Enghien-les-Bains
  52. INSEE : pyramide des âges 1999 - Région Île-de-France
  53. INSEE - Logements à Enghien-les-Bains  : les occupants
  54. INSEE - Logements en Île-de-France : les occupants
  55. INSEE - Logements à Enghien-les-Bains  : le parc
  56. INSEE - Logements en Île-de-France : le parc
  57. Site municipal - Adresses utiles
  58. Site municipal - Services de la mairie
  59. Site du Conseil général - Agences ANPE du Val-d'Oise
  60. Site municipal - Adresses utiles
  61. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  62. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  63. Site municipal - Le conseil municipal
  64. Magazine municipal « Contact », novembre 2006, page 21.
  65. Élections municipales de mars 2001 - Enghien-les-Bains
  66. Le Figaro - Archives des élections présidentielles de 1995
  67. Scrutin présidentiel de 2002 - Enghien-les-Bains
  68. Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution Européenne - Enghien-les-Bains
  69. Scrutin présidentiel de 2007 - Enghien-les-Bains
  70. Les maires d'Enghien-les-Bains
  71. J-P. Neu, op.cit.
  72. Assemblée nationale - Anciens députés
  73. Conseil municipal - Délibération du 02/03/2006 [PDF]
  74. Site officiel de la direction générale des Impôts
  75. Site municipal - vidéosurveillance
  76. a et b Collectif sous la direction de Philippe Sueur, op. cit., p. 8
  77. Site municipal - Le jumelage
  78. [PDF] CEEVO - Bilan économique et social du Val d’Oise 2005-2006
  79. Site internet du casino
  80. Marianne - La face cachée du casino d'Enghien
  81. 20 minutes - Joueurs et personnel sont épiés à chaque instant
  82. Journal 20 minutes du 4 juillet 2007
  83. VO News - Casino d'Enghien : record de gain à la machine à sous avec 1 611 921 euros
  84. Casino de Saint-Amand-les-Eaux
  85. a et b Collectif sous la direction de Philippe Sueur, op. cit., p. 195
  86. INSEE - Lieu de résidence - lieu de travail
  87. L'Internaute - Enghien-Les-Bains : Emploi
  88. INSEE - Population active ayant un emploi par catégorie socioprofessionnelle : Enghien-les-Bains
  89. INSEE - Population active ayant un emploi par catégorie socioprofessionnelle : Île-de-France
  90. INSEE - Population de quinze ans ou plus par sexe et âge selon le niveau d’études : Enghien-les-Bains
  91. INSEE - Population de quinze ans ou plus par sexe et âge selon le niveau d’études : Île-de-France
  92. Ville d'Enghien-les-Bains - Établissements scolaires
  93. Inspection académique du Val-d'Oise
  94. Académie de Versailles - Lycée Polyvalent Gustave Monod
  95. Collège Lycée Notre-Dame Providence
  96. Formation en alternance IFA Pierre Salvi (Val-d'Oise)
  97. Greta d’Enghien
  98. Université Paris XIII
  99. Ville d'Enghien-les-Bains - Sport
  100. Site internet officiel de la Société Nautique d'Enghien
  101. Ailerons d'Enghien-Moisselles
  102. Site municipal - Santé
  103. Centre hospitalier intercommunal Simone Veil
  104. Site municipal - Santé : les lieux
  105. Maisons de retraite du Val-d'Oise
  106. La paroisse d'Enghien-les-Bains sur le site Catholique95.com
  107. Église réformée d'Enghien et environs
  108. Consistoire de Paris - communautés
  109. Collectif sous la direction de Philippe Sueur, op. cit., p. 89
  110. J-P. Neu, op.cit., p. 143.
  111. Collectif sous la direction de Philippe Sueur, op. cit., p. 116
  112. a, b et c Vivre en Val-d'Oise no 102, mars-avril 2007, éditions du Valhermeil, p. 34-38
  113. Site municipal - Les bienfaits de l'eau
  114. Magazine municipal « Contact », novembre 2006, pages 12-15.
  115. Office de tourisme d'Enghien-les-Bains
  116. Le Parisien - L'eau des thermes polluée aux nitrates, article du 16 janvier 2009
  117. Le Parisien - Les curistes vont revenir à Enghien, article du 3 janvier 2011
  118. Magazine L'Entreprise no 229, décembre 2004
  119. a et b Ibid., p. 141
  120. Ibid., p. 142
  121. Ibid., p. 144-145.
  122. Ibid., p. 145
  123. « Notice no IA95000232 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  124. « Notice no IA95000344 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  125. Ibid., p. 150-151.
  126. IAURIF - Sites et monuments historiques protégés.
  127. a, b, c, d, e et f François Chairon, Michel Bourlet et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Enghien-les-Bains », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 250-259 (ISBN 2-84234-056-6).
  128. J-P. Neu, op.cit., p. 56
  129. Mathieu Lours, « Enghien-les-Bains - Saint-Joseph », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ 2008, p. 103-106 (ISBN 9782953155402).
  130. Émile de La Bédollière, Histoire des Environs du Nouveau Paris, édité par Gustave barba, 1860.
  131. Le Nouvel Obs - Où habitent les peoples: Refuges dorés.
  132. ATTAC - Jacques NIKONOFF (95)
  133. L'étudiant Congolais - Les Nouveaux Riches Congolais
  134. Infos-Dieppoises : Les Parfums des Champs condamnés à 30 000 euros d'amende
  135. Site municipal - Lieux de culture
  136. Théâtre du casino
  137. Site municipal - Médiathèque
  138. Centre culturel François Villon
  139. Site municipal - École de musique
  140. Europe Échecs no 456 mai 1997, p. 8-17.
  141. Centre des arts d'Enghien-les-Bains
  142. Galerie Hénot
  143. Galerie Hénot / Maurice Empi
  144. UGC - Le Français - Enghien
  145. Journal 20 minutes du 27 août 2004 - FN, une université d’été au climat plombé
  146. Le Bouchon de cristal sur Ebooks
  147. [PDF] Comité du tourisme et des loisirs du Val-d'Oise, Val-d'Oise - terre de tournages, 120 p. (lire en ligne), p. 38-40.
  148. Lieux de tournage à Enghien-les-Bains
  149. TF1 - Un bébé tombé du ciel
  150. Inventaire général du patrimoine culturel sur la base de données Mérimée
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