Edmond de Goncourt

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Edmond de Goncourt

Description de cette image, également commentée ci-après

Edmond de Goncourt
Portrait par Jean-François Raffaëlli.

Nom de naissance Edmond Huot de Goncourt
Activités écrivain, journaliste
Naissance 26 mai 1822
Nancy, Meurthe-et-Moselle,
Drapeau de la France France
Décès 16 juillet 1896 (à 74 ans)
Draveil, hameau de Champrosay, Essonne, Drapeau de la France France
Langue d'écriture français
Mouvement naturalisme
Genres roman, monographie, journal intime

Œuvres principales

  • Renée Mauperin (1864)
  • La Fille Élisa (1877)
  • Le Journal des Goncourt (1851-1891)

Edmond Huot de Goncourt, né à Nancy le 26 mai 1822 et mort à Champrosay (Essonne) le 16 juillet 1896 dans la maison d'Alphonse Daudet[1], est un écrivain français, fondateur de l'Académie Goncourt qui décerne chaque année le prix du même nom. Une partie de son œuvre fut écrite en collaboration avec son frère, Jules de Goncourt. Les ouvrages des frères Goncourt appartiennent au courant du naturalisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Edmond de Goncourt dans son cabinet de travail.

Issu d'une famille originaire de Goncourt en Haute-Marne, Edmond de Goncourt étudia, à Paris, au lycée Condorcet. Il fut, avec son frère Jules de Goncourt, l'ami de Paul Gavarni, Gustave Flaubert, Alphonse Daudet, Émile Zola, Guy de Maupassant et Théodore de Banville, entre autres.

Eugène Carrière (1849-1906), présenté par Gustave Geffroy à Edmond de Goncourt, fréquenta le « Grenier » de ce dernier, où se réunissaient notamment Maurice Barrès, Alphonse et Léon Daudet, Gustave Geffroy, Roger Marx, Octave Mirbeau, Auguste Rodin et Émile Zola, au 67 boulevard de Montmorency dans le 16e arrondissement de Paris. Carrière a laissé au moins sept portraits d'Edmond, qui lui rendait visite dans son atelier des Batignolles (Pontoise, musée Tavet-Delacour).

Tombe des frères Goncourt

Edmond de Goncourt est inhumé auprès de son frère Jules, au cimetière de Montmartre à Paris.

Le Journal[modifier | modifier le code]

Alors que l'œuvre de fiction des Goncourt est relativement peu lue aujourd'hui, le Journal reste un témoignage intéressant sur la deuxième partie du XIXe siècle.

Jusqu'à sa mort en 1870, Jules fut le principal auteur du Journal, qui fut ensuite poursuivi par Edmond, resté seul. Sous-titré Mémoires de la vie littéraire, il se compose d'un ensemble de notes, généralement brèves, prises au jour le jour. On y trouve, en désordre, au fil des dates :

  • des observations sur la santé des deux auteurs, et de leurs amis : en particulier, pendant l'année 1870, la maladie de Jules, la syphilis, qui doit aboutir à sa mort, est décrite avec soin par Edmond. Cette minutie dans la description de la déchéance de son frère n'exclut pas sa profonde douleur ;
  • le récit des démêlés des auteurs avec les commissions de censure, aussi virulentes et bornées sous la IIIe République que sous le Second Empire ;
  • les rapports des auteurs avec la critique, souvent sévère, voire insultante : les romans des deux frères, comme ceux d'Émile Zola, ont souvent choqué leurs contemporains et les critiques pudibonds ;
  • le récit du succès ou des échecs des livres, et surtout des pièces de théâtre (la plupart des romans des auteurs ayant été adaptés pour la scène, comme il était d'usage à cette époque) : difficile de savoir à l'avance si une pièce allait faire un triomphe ou être sifflée ;
  • des « on dit » plus ou moins médisants entendus à droite et à gauche ;
  • des observations politiques, où les auteurs se révèlent antirépublicains et laissent libre cours à leur antisémitisme (Édouard Drumont était ami d'Edmond) : ceci est en particulier visible sous la plume d'Edmond, sous la IIIe République ;
  • des propos, entendus dans les dîners mondains et les salons, sur des célébrités (écrivains, artistes, scientifiques, philosophes, hommes politiques) sous un jour souvent inattendu : la publication de ces propos a souvent amené des brouilles entre les Goncourt et leurs connaissances, qui leur reprochaient leurs indiscrétions ; Edmond affirme toutefois n'avoir jamais rien inventé ni déformé dans les propos qu'il prête à ses connaissances.
  • Les rapports avec Guy de Maupassant qu'Edmond de Goncourt n'aimait pas.

Les Goncourt ont créé l'écriture artiste : ils préfèrent les tableaux à la nature.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Avec Jules de Goncourt
  • Histoire de la société française pendant la Révolution (1854)
  • Histoire de Marie-Antoinette (1858)
  • Charles Demailly (1860)
  • Sœur Philomène (1861)
  • Renée Mauperin (1864)
  • Germinie Lacerteux (1865)
  • Idées et sensations (1866)
  • Manette Salomon (1867)
  • Madame Gervaisais (1869)

Il faut ajouter à cette liste le Journal, écrit d'abord par Jules et Edmond, puis par Edmond seul après la mort de Jules. Le journal des Goncourt a été publié en plusieurs volumes, les premiers du vivant des auteurs, et les derniers après la mort d'Edmond.

Seul
Monographies

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir Registre d'état-civil de Draveil 1892-1896 p. 207 sur http://www.essonne.fr/culture_sports_loisirs/archives_departementales/archives_en_ligne