Cransac

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Cransac
L'établissement thermal
L'établissement thermal
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Canton Aubin
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin de Decazeville Aubin
Maire
Mandat
Michel Raffi
2014-2020
Code postal 12110
Code commune 12083
Démographie
Gentilé Cransacois
Population
municipale
1 649 hab. (2011)
Densité 239 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 31′ 33″ N 2° 17′ 07″ E / 44.5258333333, 2.2852777777844° 31′ 33″ Nord 2° 17′ 07″ Est / 44.5258333333, 2.28527777778  
Altitude Min. 274 m – Max. 470 m
Superficie 6,91 km2
Localisation

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Cransac

Cransac est une commune française située dans le département de l'Aveyron et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de l'Enne

Cransac est situé dans le Bassin historique de Decazeville-Aubin, dans le Nord Aveyron. Cette région riche en houille est devenue à partir des années 1830 un des bassins houillers les plus importants du Sud de la France. Le bassin de Decazeville, bien qu'ayant beaucoup perdu d'habitants depuis 60 ans, garde son unité historique et géographique, et est devenu en 1998 une communauté de communes : celle du bassin Decazeville-Aubin, où de nombreux projets mettant en commun les cinq anciennes villes du bassin (Decazeville, Aubin, Viviez, Firmi, et Cransac) ont été mis en œuvre.

Fumées s'échappant de la "Montagne qui brûle

Cransac est situé dans l'étroite vallée de l'Enne, ruisseau affluent du Riou mort, recouvert sur la majorité de son parcours, et à proximité d'Aubin. Ces deux villes sont tellement proches que le bâti reste continu entre ces deux villes. Cela n'a pas toujours été le cas, et jusqu'au milieu du XIXe siècle, Cransac, tout comme Aubin étaient de petits villages. L'arrivée de la mine, très gourmande en main d’œuvre, a été pour beaucoup dans le peuplement très rapide de Cransac et dans la densification de l'espace bâti. L'habitat à Cransac se présente donc, comme dans de nombreuses villes ouvrières, sous la forme d'un village-rue : des immeubles bâtis de façon continue le long d'une rue (la rue Anatole-France), à proximité du lieu de travail ; derrière ses immeubles est traditionnellement situé un petit jardin potager. Mais la déprise démographique suite à la fermeture des mines en 1963 a transformé ces rues bouillonnantes de vie en un espace en voie de désertification. Il ne faut donc pas que le visiteur s'étonne que l'habitat très dense contraste avec le peu de personnes croisées dans les rues.

La vie du village est tournée autour de la place centrale : la place Jean-Jaurès, sur laquelle a lieu un marché hebdomadaire, ainsi que de nombreuses autres animations. L'église située sur cette même place est relativement récente. À la fin du XIXe siècle, l'ancienne église de Cransac, trop petite pour accueillir les mineurs a été démolie et remplacée par un édifice plus grand. En matière d'espaces verts, Cransac offre à ses habitants et visiteurs deux parcs agréables : le parc thermal, ancien site du puits n°1, reconverti en parc dans les années 1970 ; et le bassin de Passelaygues, ancienne mine à ciel ouvert aujourd'hui remplie d'eau.

La ville de Cransac possède en outre une autre richesse : ses ressources thermales. En effet, la combustion des pyrites de fer à l'intérieur de la « montagne qui brûle » crée une sortie de vapeurs dont les effets sont bénéfiques en cas de douleurs ostéo-articulaires et de rhumatismes. De plus, la minéralisation des eaux de pluies infiltrées dans la montagne crée des sources chaudes minéralisées : les sources Fraysse, Saint-Augustin, et Geneviève, mais seule la dernière est exploitée à des fins médicales. Ces sources, qui ont été perdues dans les années 1860, coulent dans d'anciennes galeries minières.

Histoire[modifier | modifier le code]

la source Saint-Augustin

La première période thermale[modifier | modifier le code]

Cransac, petit village aveyronnais, était déjà réputé à l’époque romaine pour les vertus de ses eaux[1]. Il semble que l'usage des eaux thermales soit resté libre jusqu'au XVIIe siècle, époque à laquelle les sources ont été rachetées par les notables du village qui y bâtissent des pavillons pour accueillir les curistes[2]. Les trois principales sources de l'époque étaient les sources Basse-Richard, Haute-Richard, et Belzègues. La source Haute-Richard était la plus minéralisée, et était située dans le hameau de la Pélonie. Les autres sources coulaient dans le parc thermal de l'époque, devenu aujourd'hui le bassin de Passelaygues, ayant été transformé en mine à ciel ouvert pendant la période minière. Ces sources étaient utilisées afin de soigner des maladies aujourd'hui marginales comme le paludisme ou les maladies de foie.

Les gisements de vapeur à la sortie de la montagne qui brûle étaient eux aussi exploités. Une cabane en bois, que l'on appelait étuve était bâtie à l'émergence des vapeurs. Les curistes s'y asseyaient au-dessus, nus, durant une vingtaine de minutes. À la sortie, un personnel soignant les attendait et les couvrait de vêtements chauds afin de ne pas être victimes d'un choc thermique.

Les hôtels accueillant les curistes appartenaient aux propriétaires des sources thermales. On comptait cinq hôtels en 1848 (apogée du thermalisme à Cransac) : l'hôtel Saint-Charles, l'hôtel Rocques, l'hôtel Sahut, et le Château. Ces hôtels, pour la plupart situés sur la partie haute de Cransac, dans le Cransac originel, sont soit abandonnés, ou bien abritent des logements pour des particuliers. L'hôtel Saint-Charles est aujourd'hui en restauration.

L'hôtel Rocques, aujourd'hui abandonné. Il vient d'être démoli le 25 novembre 2014. Celà a duré une semaine pour que cet hôtel disparaisse à jamais, Il reste un grand vide... Une page de l'histoire de Cransac s'est tourné

La période minière[modifier | modifier le code]

L'apogée du Cransac thermal, qui accueillait près de 5 000 curistes par an début du XIXe siècle[3] va prendre fin dès lors que les compagnies minières vont s'intéresser à Cransac. La houille est en effet une ressource traditionnelle dans le bassin de Decazeville. Les charbonnières, mines creusées de façon artisanale, ont alimenté en combustible des générations de forgerons cransacrois. Mais la révolution industrielle et ses besoins astronomiques en charbon vont faire de Cransac un des bassins houillers les plus importants du Sud de la France. Ainsi, avec la révolution industrielle, Cransac-les-Eaux devient Cransac-les-Mines, et son sous-sol est partagé entre la compagnie d'Orléans et la compagnie de Campagnac, qui seront réunies en 1947 avec la nationalisation des compagnies minières.

Le village qui comptait alors 500 habitants en 1848, va en compter jusqu'à 7 000 au début du XXe siècle. Ainsi, le puits no 1, organe central de l'industrie houillère, va devenir le centre du village autour duquel l'habitat va se développer. Les sources thermales vont se perdre à cause de travaux dans les galeries, et seules vont subsister les étuves qui donneront à Cransac le surnom de ville thermale sans eaux.

En 1914, la Compagnie des mines de Courrières évacue ses Mineurs westphaliens vers le Massif central et 80 westphaliens d'origine polonaise, famille inclue, venus des mines du Nord, arrivent à Cransac, avec parmi eux le leader syndical Thomas Olszanski, qui fondera dans les années 1920 à Lens le journal en polonais Robotnik Polski.

Le renouveau du thermalisme[modifier | modifier le code]

À partir des années 1950, le charbon subit une crise en France, et les bassins isolés des grands axes industriels, comme celui de Decazeville, vont être les premiers à fermer. Ainsi, les mines de Cransac ferment en 1963, accélérant l'exode des mineurs. Mais la fermeture des mines va avoir néanmoins un effet positif : les anciennes sources vont réapparaitre à la sortie des galeries minières. La mairie va de même se lancer dans une politique de démolition des friches et de remise en valeur du patrimoine thermal. Les anciennes étuves en bois, rudimentaires, sont rasées, et un centre thermal captant les gaz du haut de la montagne est bâti en contrebas, permettant aux curistes d'avoir accès à des soins plus variés et dans des normes d'hygiène moderne.

L'ancienne salle des machines du puits no 1, reconvertie en salle des fêtes

Le complexe industriel du puits no 1 va lui aussi être rasé et reconverti en parc afin de donner aux curistes un endroit agréable où se reposer. Seule subsiste aujourd'hui la salle des machines, reconvertie en salle des fêtes. Un travail sur la rénovation du bâti résidentiel a aussi été réalisé, bien que de nombreux logements restent à l'abandon. Les sources thermales mettront beaucoup plus de temps à être exploitées : la source Geneviève n'est exploitée commercialement que depuis 2010.

Ainsi, grâce aux efforts d'une génération de Cransacois, la ville a pu effacer les traces de la mine et se relancer dans l'accueil des curistes.

Schéma résumant la transformation du thermalisme du XIXe siècle à aujourd’hui

Économie[modifier | modifier le code]

De récents progrès ont été enregistrés dans le domaine du thermalisme, bien que Cransac demeure une ville thermale secondaire. En 1996, la Chaîne thermale du Soleil rachète les thermes de Cransac. En 2003, un nouveau centre thermal est bâti. Il offre, outre une gamme de soins plus variée, la possibilité de loger sur place, dans le "Logis des Boisements". L'établissement est spécialisé dans le traitement des rhumatismes et des douleurs ostéo-articulaires.

En matière d'hébergement, Cransac est particulièrement bien fourni : la déprise démographique a permis la libération et la remise aux normes de nombreux logements qui sont aujourd'hui loués aux curistes par des particuliers. L'offre en meublés est donc particulièrement forte.

Cransac dispose en matière de commerces tous les services courants, ainsi que des services pratiques aux curistes (ambulance-taxi). L'offre en loisirs est de même diversifiée, avec de nombreux sites à visiter aux alentours, bien que la plupart des curistes apprécient le calme du village.

En matière d'accessibilité, Cransac est éloigné des réseaux autoroutiers, mais accessible en train via la ligne Capdenac - Rodez. Une ligne de bus : le TUB dessert depuis 2004 à heures régulières les cinq communes du bassin. Elle fait un crochet au thermes de Cransac pour transporter les curistes.

Se lançant résolument dans une politique de développement durable, Cransac a inauguré son réseau de chaleur biomasse - alimenté par des noyaux de fruits - le 3 avril 2009[4]. Cette centrale permettra bientôt de chauffer un lotissement en construction : le Belvédère de la Vaysse, surplombant la vallée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cransac Blason D’azur au volcan de sable, enneigé d’argent, d’où s'écoule une lave de gueules et d’où s’échappent des fumées d’argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Paul Oustry    
    André Requi    
mars 2001 2014 Jean Paul Linol[5] PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 649 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
473 450 607 489 590 565 563 579 801
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
942 1 967 3 540 3 655 4 468 4 504 4 773 5 653 5 955
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 715 6 953 6 654 6 441 6 307 5 087 4 502 4 821 4 765
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 132 3 244 2 870 2 520 2 180 1 821 1 730 1 728 1 665
2011 - - - - - - - -
1 649 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La rue Victor Hugo à Cransac
  • Établissement thermal, en bois, verre et zinc dessiné par Luc Demolombe.
  • Musée « la Mémoire de Cransac », qui présente l’évolution de Cransac-les-Eaux à Cransac-les-Mines et aujourd’hui Cransac-les- Thermes.
  • sur le chemin qui part du Centre Thermal en direction du cynodrome et du club hippique, vous verrez d'une part les conduites qui amènent les gaz chauds au Centre Thermal, d'autre part, vous passerez à proximité des très vieilles étuves (ruines) où vous percevrez très distinctement l'odeur de soufre des gaz. Les fumées de la "Montagne qui brûle" sont visibles derrière le centre thermal.
  • sur l'ancien plateau des mines, derrière la Mairie, vous noterez la réhabilitation et la réutilisation d'un ancien bâtiment de l'exploitation minière, aujourd'hui transformé en salle de fêtes.
  • à la sortie sud de Cransac (route d'Auzits et St Christophe) vous arriverez à un bassin, ancien puits de mine ennoyé. À proximité, à la base de la colline, la source Saint-Augustin produit un petit débit. L'eau est potable, bien que très minéralisée.
  • La source Fraysse, située à proximité de la chaufferie à noyaux de fruits, n'est pas visible : elle coule dans le jardin d'un particulier.
  • Le bassin de Passelaygues abrite une famille de cygnes dont le nid est protégé par un grillage.
  • Au sud du village, près de la gare, un important jardin-ouvrier encore entretenu est le témoin de l'agriculture vivrière que pratiquaient les mineurs.
  • Le cimetière, immense si on compare sa taille à la population actuelle du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jeanne Mallès, résistante[réf. souhaitée] ;
  • Bernard Canac, député suppléant, conseiller municipal de Cransac.
  • le compositeur Émile Goué s'inspira de Cransac dans son triptyque Pénombres(1931)

Dans la culture[modifier | modifier le code]

L'action du roman Duo (1934) de Colette se déroule à Cransac.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Line Montbroussous, Histoire d'une intégration réussie : les Espagnols dans le bassin de Decazeville, Rodez, Ed. du Rouergue,‎ 1995, ill., couv. ill. ; 23 cm, 199 p. (ISBN 2-905209-99-2, notice BnF no FRBNF36685891)
  • Gérard Pertus et Michel Herranz, Bassin de Decazeville, Aubin, Cransac, Firmi, Viviez : usines et métallos. Tome 1, Decazeville, Association de sauvegarde du patrimoine industriel du Bassin de Decazeville,‎ 2010, ill., couv. ill. ; 31 cm, 238 p. (ISBN 978-2-9531052-3-0, notice BnF no FRBNF42307098)
  • Gérard Pertus et Michel Herranz, Bassin de Decazeville, Aubin, Cransac, Firmi, Viviez : usines et métallos. Tome 2, Decazeville, Association de sauvegarde du patrimoine industriel du Bassin de Decazeville,‎ 2012, ill., couv. ill. ; 31 cm, 237 p. (ISBN 978-2-9531052-4-7, notice BnF no FRBNF43520392)
  • Gérard Pertus et Michel Herranz, Mines et mineurs : Bassin de Decazeville : Aubin, Cransac, Firmi, Viviez, Decazeville, Association de sauvegarde du patrimoine industriel du Bassin de Decazeville,‎ 2008, ill., couv. ill. ; 31 cm, 211 p. (ISBN 978-2-9531052-1-6, notice BnF no FRBNF41420313)
  • Gérard Pertus et Michel Herranz, Puits de mines : Bassin de Decazeville : Aubin, Cransac, Firmi, Viviez, Decazeville, Association de sauvegarde du patrimoine industriel du Bassin de Decazeville,‎ 2007, ill., couv. ill. ; 31 cm, 117 p. (ISBN 978-2-9531052-0-9, notice BnF no FRBNF41184324)
  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Pierre Beffre), Aubinh : Cransac, Firmin, Vivièrs / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton d'Aubinh, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1998, ill., couv. ill. ; 28 cm, 247 p. (ISBN 2-907279-38-6, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36708370)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Musée "la Mémoire de Cransac", « Musée "la Mémoire de Cransac" », sur http://www.tourinfos.com (consulté le 7 mars 2010)
  2. Yves Lacout, Renaissance du thermalisme à Cransac; mémoire d'histoire, université Toulouse-II le Mirail, 1984, p. 17
  3. ibid, p31
  4. [PDF] Mairie et office de tourisme de Cransac-Les-Thermes, « réseau de chaleur biomasse de Cransac-les-Thermes », sur http://www.cransac.fr,‎ 2010 (consulté le 7 mars 2010)
  5. Site des maires de l‘Aveyron-liste des maires (doc pdf)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]