Bourbon-Lancy
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| Bourbon-Lancy | ||
Rue de Bourbon-Lancy. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bourgogne | |
| Département | Saône-et-Loire | |
| Arrondissement | Charolles | |
| Canton | Bourbon-Lancy (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du canton de Bourbon-Lancy | |
| Maire Mandat |
Jean-Paul Drapier 2008-2014 |
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| Code postal | 71140 | |
| Code commune | 71047 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Bourbonnien(ne)s | |
| Population municipale |
5 260 hab. (2010) | |
| Densité | 94 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 202 m — Max. 346 m | |
| Superficie | 55,73 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.bourbon-lancy.com | |
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Bourbon-Lancy est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire et la région Bourgogne.
Ses habitants sont appelés les Bourbonniens.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation géographique [modifier]
Bourbon-Lancy est une petite cité médiévale au sud-ouest de la Bourgogne. Elle est située à l’extrémité ouest du département de Saône-et-Loire, à la limite avec l’Allier et la Nièvre.
Communes limitrophes [modifier]
Accès et transports [modifier]
La ville est accessible par autocar depuis Moulins (Réseau départemental trans’allier[1]) ainsi que depuis Montceau-les-Mines et Gueugnon (Réseau départemental Bus’céphale[2])
Géologie et relief [modifier]
Hydrographie [modifier]
On compte un ruisselet, dit le Borne[3]. La Loire se trouve à 3 kilomètres.
Les thermes [modifier]
Les bains de Bourbon-Lancy sont réputés pour soigner les rhumatismes. On compte plusieurs sources chaudes : la Limbe (58 °C) et Saint-Léger, Valois, La Reine et Descures (au-dessus de 45 °C)[4].
Climatologie [modifier]
Le climat de Bourbon-Lancy est de type océanique avec des tendances continentales dû à l'éloignement de la mer, les hivers y sont froids et humides les brouillards fréquents et souvent givrants et les ciels clairs se caractérisent par de fortes gelées souvent inférieures à -5 °C, la neige n'y est pas très fréquente mais les quantités peuvent êtres importantes. Les records de froid sont proches des -23 °C atteints en 1985. Les printemps sont tardifs mais de belles journées printanières en mars ne sont pas rares et, avec le vent du sud qui peut souffler assez fort, les 20 °C peuvent êtres atteints. Toutefois le froid ne lâche pas prise facilement en Bourbonnais et les gels peuvent anéantir les fleurs des cerisiers jusqu'en mai. Les étés sont très lumineux et secs. Les orages n'éclatent que rarement avec violence. La présence de la Loire toute proche est importante. Le vent d'ouest apporte souvent de belles journées sèches et chaudes. Les canicules peuvent êtres fortes et Bourbon-Lancy se distingue en Saône et Loire par ses records de chaleurs atteints notamment en août 2003 avec 41,9 °C. En résumé un climat a la teinte particulière souvent influencé par les vents du nord l'hiver et les vents de sud et d'ouest l'été. La pluviométrie est importante en hiver et au printemps, l'été et l'automne se montrant plus secs et lumineux[5].
Histoire [modifier]
Antiquité [modifier]
Bourbon-Lancy est surtout connue depuis l’Antiquité pour ses eaux thermales qui, des Romains aux curistes du XXIe siècle, soignent les rhumatismes. Parmi ses premiers habitants, les Gaulois « vouèrent le lieu à Bormo ou Borvo, la divinité gauloise des eaux ; d'où le nom de Bourbon »[3]. Ces derniers s'installèrent à l'Ouest de la commune actuelle, à Montaudrou (Mons Druidorum : la montagne des druides) et les Romains au Nord-Est, au somment d'un promontoire rocheux[6] qui y établissent un petit fort : il n'en reste plus rien de nos jours.
Moyen Âge et Renaissance [modifier]
Sur les restes de ce fort, on bâtit durant le Moyen Âge un château-fort orné de sept tours. La ville compte comme patrimoine médiéval un beffroi (qui auparavant était garnie d'un pont-levis et d'une grille[7]), le vieux quartier et un rempart, ainsi qu’une église (église Saint-Nazaire, datant du Xe siècle et remaniée au XIIe siècle) du roman primitif qui lui vaut d’être membre des sites clunisiens. Elle a été le « bailliage le plus occidental de la Bourgogne »[8].
Période moderne [modifier]
En 1622, la commune accueille des membres des Frères mineurs capucins ; le 10 mars 1658, elle les dote d'une aide de 40 livres, « attendu qu'ils sont grand nombre de religieux et que les aumônes qui leur sont données par les habitants de cette ville ne sont pas suffisantes pour les faire subsister et que journellement ils rendent de signalés services aux dits habitants »[9].
Période contemporaine [modifier]
Elle est chef-lieu de district de 1790 à 1795. Au XIXe siècle, le marquis Étienne Jean François d'Aligre fait bâtir un hôpital, par philanthropie, déboursant quatre millions de francs or ; une statue du marquis et de son épouse ainsi que des armoiries dispersées rappellent leur don[10]. En juin 1904, des inondations submergent en partie la ville[6].
Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta provisoirement le nom de Bellevue-les-Bains[11].
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
« D’azur au lion d’or accompagné de huit coquilles du même rangées en orle. »
Commentaires : Brian Timms mentionne l’existence d’une variante blasonnée ainsi : « d’or au lion de gueules, à l’orle de huit coquilles d’azur » qui, selon lui, aurait été mentionnée pour la première fois dans un document en 1631. Ces armes, qui étaient celles des seigneurs de Bourbon de la famille de Dampierre (1196-1296), auraient pu être octroyées à la ville par Eudes de Bourgogne (1230-1269), comte de Nevers, d’Auxerre et de Tonnerre, duc héritier de Bourgogne, époux à partir de 1248 de Mathilde II de Bourbon (v. 1234-1262), dame de Bourbon.
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Politique et administration [modifier]
Tendances politiques [modifier]
Administration municipale [modifier]
Listes des maires [modifier]
Canton et intercommunalité [modifier]
Instance judiciaire et administrative [modifier]
Jumelages [modifier]
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 5 260 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramides des âges [modifier]
Enseignement [modifier]
Santé [modifier]
Culte [modifier]
Écologie et recyclage [modifier]
Économie [modifier]
Site industriel implanté à Bourbon-Lancy depuis 1874, l’usine FPT - Fiat Powertrain Technologies - (ex-Iveco-Unic) est le premier employeur privé de Bourgogne, avec un effectif de plus de 1 600 personnes. L’établissement produit des moteurs d’une puissance de 240 à 700 chevaux. Ces moteurs équipent principalement les véhicules du groupe Fiat : Iveco, Irisbus, CNH, etc. Le site, fondé en 1874, était alors la manufacture des machines agricoles Puzenat. L'activité évolue dans les années 1960 avec la fabrication des tracteurs Someca. À la création d'Iveco (Groupe Fiat) en 1975, l'établissement s'est spécialisé dans la fabrication des moteurs diesels. L'usine de Bourbon-Lancy est également un site pilote pour le groupe Fiat.
La commune compte également plusieurs PME : « La Fromagerie Terre D'or », « Les Parfums Jardin de France », etc.
Le slogan touristique qui accompagne le logotype de la ville est : « Bourbon-Lancy, le plein de vie ».
Culture locale et patrimoine [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Le Vieux Quartier.
- Le château du Vignault.
- La glacière du Fourneau.
- Le château Puzenat (XVIIIe siècle), occupé par le Centre de l’enfance.
- Le château Sarrien (XVIIIe siècle, construit par le baron Dormy de Neuvy), occupé par le Centre d’animation sociale et culturelle.
- Trois églises.
- L'hôpital d'Aligre.
- La fontaine du Vieux Bourbon.
- La porte de l'Éperon, les remparts.
- La mairie, dessinée par Émiland Gauthey[14].
- Un monument à la guerre de 1870 et un autre à la Première Guerre mondiale.
- Le Grand Hôtel.
- Le moulin Ragon (« Petit Robinson »)
Lieux disparus [modifier]
- Hippodrome de Sornat (1896-1974)[15].
Musées [modifier]
- Musée du Breuil (archéologique).
- Musée municipal Saint-Nazaire.
- Musée de la machine agricole.
- Musée des métiers du bois.
Espaces verts [modifier]
Bourbon-Lancy est classée ville fleurie, elle possède deux « fleurs ».
Patrimoine culturel [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Charles Jean-Baptiste des Gallois de La Tour (1715-1802)
- Claude Rameau (1876-1955), peintre.
- Ferdinand Sarrien, maire de Bourbon-Lancy, député, sénateur, ministre et président du Conseil. Il a donné son nom au château Sarrien.
- Daniel Remondin, général de division, commandant des Écoles logistiques du Train.
- Michel Laurent, coureur cycliste (1974-1984)
- Bernard Depierre (1945-), homme politique
- Gabriel Cimetière (1913-1999), historien, a obtenu plusieurs fois un prix au concours Chefs-d'œuvre en péril pour la restauration du quartier médiéval, créateur du musée des uniformes.
- Gérard Cimetière (1951-) photographe « portraitiste de France excellence », créateur du festival européen du portrait photographique 2004, 2006, 2008, 2010 et 2012 appelé « L'été des portraits » qui rassemble 500 photographes européens pour une exposition urbaine géante.
Coutumiers des bains [modifier]
- Madame de Sévigné, écrivaine. La maison où elle résidait existe encore dans le vieux Bourbon, quartier de l’horloge.
- Paul Bourget, écrivain
Voir aussi [modifier]
Annexe [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes de Saône-et-Loire
- Liste des stations thermales françaises
- Thermalisme
- Art roman en Saône-et-Loire
Bibliographie [modifier]
- Guide de Bourbon-Lancy, texte de Bernard de Vaulx, édité par le Syndicat d'Initiatives et des Amis des Arts de Bourbon-Lancy et ses environs, 1955, 31 pages.
Notes et références [modifier]
- Références
- Site des transports de l'Allier (consulté le 6 octobre 2009)
- Carte du réseau Bus’céphale sur le site du conseil général de Saône-et-Loire (consulté le 6 octobre 2009)
- Fascicule Guide de Bourbon-Lancy, 1955, page 5.
- Fascicule Guide de Bourbon-Lancy, 1955, page 21.
- le journal de Saône et Loire août 2003)
- Fascicule Guide de Bourbon-Lancy, 1955, page 6.
- Fascicule Guide de Bourbon-Lancy, 1955, page 9.
- Fascicule Guide de Bourbon-Lancy, 1955, page 4.
- Fascicule Guide de Bourbon-Lancy, 1955, page 14.
- Fascicule Guide de Bourbon-Lancy, 1955, page 19.
- Notice communale de Bourbon-Lancy, sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Fascicule Guide de Bourbon-Lancy, 1955, page 12.
- http://jeanlouis.maldant.free.fr/hippodromes/hipB.htm
- Notes
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
