Vémars

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Vémars
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul des XVIe et XVIIe siècles.
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul des XVIe et XVIIe siècles.
Blason de Vémars
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Gonesse
Intercommunalité Communauté d'agglomération Roissy Porte de France
Maire
Mandat
Frédéric Didier
2014-2020
Code postal 95470
Code commune 95641
Démographie
Gentilé Vémarois
Population
municipale
2 201 hab. (2011)
Densité 269 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 00″ N 2° 34′ 00″ E / 49.0667, 2.5667 ()49° 04′ 00″ Nord 2° 34′ 00″ Est / 49.0667, 2.5667 ()  
Altitude 110 m (min. : 96 m) (max. : 146 m)
Superficie 8,18 km2
Localisation

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Vémars

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Vémars

Vémars est une commune du Val-d'Oise située en plaine de France, à environ 30 km au nord-est de Paris et à 6 km de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.

Ses habitants sont les Vémarois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune, la plus orientale du département aux confins de l'Oise et de Seine-et-Marne, est limitrophe de Saint-Witz, Plailly (Oise), Moussy-le-Neuf (Seine-et-Marne), Mauregard (Seine-et-Marne), Épiais-lès-Louvres, Chennevières-lès-Louvres et Villeron.

Communes limitrophes de Vémars[1]
Saint-Witz Plailly (Oise)
Villeron Vémars[1] Moussy-le-Neuf (Seine-et-Marne)
Chennevières-lès-Louvres Épiais-lès-Louvres Mauregard (Seine-et-Marne)

Traversée par la ligne à grande vitesse Nord (où elle est rejointe par la LGV Interconnexion Est) et l'autoroute du Nord, une aire de service est située sur le territoire de la commune et porte son nom. Le restaurant d'autoroute est le premier du genre construit en France. Situé en plaine de France avec ses terres fertiles, l'activité agricole reste vivante à Vémars.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Vémars provient peut-être du latin vetus, vieux et mansum, domaine rural ou « vetere mansio », vieille demeure[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

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L'occupation du territoire dès la Préhistoire est attestée par la découverte de traces d'habitats néolithiques et de maisons gauloises. Des poteries communes et sigillées du IIe au IVe siècles y furent découvertes. Un premier château fort est bâti à Champfourcy ou Chaufourcy, puis le village d'« Avemart » s'implante légèrement en contrebas dans la vallée du ru de la Michelette au XIe siècle. Possession de l'abbaye de Notre-Dame-des-Champs au XIIe siècle, le fief était une dépendance de l'archevêché de Paris et du doyenné de Montmorency. Au XIIIe siècle, le fief appartient à Jean de Vémars, puis à Pierre de Vémars ; la seigneurie passe en 1580 à Louis du Crocq, écuyer. La seigneurie au XVe siècle est la propriété de Jean de Saint-Romain, conseiller au Parlement, et au XVIIIe siècle du comte de La Tour d'Auvergne jusqu'à la Révolution. Le village devient un lieu de villégiature réputé au XIXe siècle.

Le château de La Motte, actuelle mairie, fut la propriété de François Mauriac. Il avait fait de nombreux séjours dans le village depuis son mariage en 1913, à 28 ans, avec Jeanne Lafon, descendante d’une famille implantée depuis longtemps à Vémars. La maison de Vémars sert de base à son action de propagande contre l’occupant nazi à partir de 1940. L'écrivain est enterré au cimetière du village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Vémars (Val-d'Oise).svg

Les armes de Vémars se blasonnent ainsi : D'or à la fasce d'azur chargée d'une fleur de lys du champ, accompagnée en chef de deux roses de gueules et en pointe d'une tête de maure de sable tortillée d'argent

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vémars fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[2],[3].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 [4] en cours Frédéric Didier PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 201 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
489 504 548 503 500 462 494 504 526
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
469 485 486 460 497 472 492 437 455
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
394 435 414 480 498 518 501 492 531
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
551 553 844 842 2 099 2 058 2 033 2 030 2 201
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Vémars ne compte aucun monument historique classé ou inscrit sur son territoire.

  • Château des Carneaux, rue du gué Malaye / rue Pasteur : Ce nom vient de la grande ferme du même nom, située rue François-Mauriac, à la sortie du village en direction de Plailly. Le manoir actuel a été construit en 1846 dans un style néoclassique. La façade sur le parc d'onze travées comporte un corps central d'un étage supplémentaire, surmonté par un fronton triangulaire et précédé par un péristyle de quatre colonnes. Le domaine comporte également d'importants communs, un petit colombier plus ancien dans le parc, une orangerie et une maison de gardien en meulière à côté de l'entrée[7].
  • Manoir 1 rue Pasteur : Construit sur le domaine de l'ancien château de Vémars vers 1868-70, peut-être en intégrant des éléments du manoir précédant attesté en 1763, c'est une grande maison de style classique assez sobre, avec une façade sur deux niveaux orné de bossages. Des vestiges de fabriques de jardin subsistent dans le parc[8].
  • Manoir dit château de Vémars, 7 rue Pasteur : Il date du dernier quart du XVIIe siècle et a été partiellement démoli en 1865. Envahi par la végétation et laissé à l'abandon depuis plusieurs décennies, le château est vidé de son mobilier et voué à la démolition[9].
  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul : Cet édifice d'apparence massive et d'un style relativement homogène a été bâtie à partir des XVe et XVIe siècles. Son plan est très simple, rectangulaire, avec une nef principale de six travées y compris le chœur au chevet plat, flanqué de deux bas-côtés sous un toit commun, avec également des pignons communs à l'est et à l'ouest. L'on remarque que les baies des trois premières travées du bas-côté sud sont des ogives étroites à lancette simple, alors que les baies des trois autres travées sont plein cintre, partiellement dotées d'un simple remplage. C'est bien le seul reflet de la transition du style gothique flamboyant vers le style Renaissance que montrent les façades latérales de l'église, dépourvues de la moindre ornementation sculptée. Le clocher-tour carré à contreforts d'angle, imposant, remonterait à la première moitié du XVIIe siècle. Au-dessus du portail d'entrée Renaissance en anse de panier à arc surbaissé, une niche abrite une copie de la statue de Saint-Paul datant de la fin du XVe siècle. L'original est conservé en mairie[10],[11].
  • Château de La Motte, actuel hôtel de ville, 5 rue Léon Bouchard  : Cette maison bourgeoise point assez vaste pour mériter le qualificatif de château est construit sur l'ancienne propriété d'Auguste Bouchard (1785-1872), député-maire de Vémars. En héritent son fils Léon Bouchard (1830-1904), également maire, qui fait construire la maison actuelle en 1882. Les deux petits pavillons latéraux et la maison de garde suivent trois ans plus tard. Une serre est ajoutée en 1891, et le domaine comporte également des communs et un vieux puits. Léonie Élizabeth Bouchard (1862-1963) hérite de la demeure après la mort de son père Léon. Avec son époux Marc Lafon (1857-1919), elle a eu une fille Jeanne (1893-1983), qui épouse François Mauriac et héritera du château en 1951. Après le décès de Jeanne, la commune de Vémars le rachètera en novembre 1984 pour en faire l'hôtel-de-ville[12]. L'un des pavillons latéraux devient bureau de poste, l'autre bibliothèque municipale. Au rez-de-chaussée, la moitié de l'ancien grand salon a été transformé en un petit musée consacré à l'auteur.
  • Cimetière, en haut de la rue de la Mairie : Il renferme la tombe en granit très sobre de François Mauriac[13] et de sa femme, décédée en 1983. La tombe est située à l’opposé de l’entrée du cimetière, à droite de l'allée centrale. Le couple repose aux côtés de Claire Wiazemsky, leur fille (décédée en 1992) ; Luce Le Ray, leur fille (décédée en 2011) ; Alain Le Ray (décédé en 2007), mari de Luce Mauriac ; Caroline Mauriac, née Flipo (décédée en 2011), l’épouse de leur fils, Jean Mauriac.
  • Ferme de Choisy-aux-Bœufs, RD 16, écart au sud du village : Cette ferme est issue d'une ancienne grange cistercienne de l'abbaye cistercienne de Chaalis. Il n'en reste de la grange du XIIIe siècle que le mur-pignon nord, visible de loin depuis la route mais non accessible car donnant sur un champ. La ferme possède également un colombier-porche nettement plus récent à côté de l'entrée actuelle, et le logis au fond de la cour conserve des fenêtres gémelées surmontées d'un tympan trilobé sous un arc ogival. Entre la ferme et la route, subsistent toujours les bâtiments et la haute cheminée en briques de la distillerie adjointe à la ferme en 1898[13].

Vémars dans la littérature[modifier | modifier le code]

Vémars est citée dans le poème d’Aragon, Le conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Vémars sur Géoportail.
  2. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  3. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  4. Préfecture du Val-d'Oise - Liste des maires du département du Val-d'Oise, avril 2008
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. « Inventaire général du patrimoine culturel - ferme des Carneaux », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. « Inventaire général du patrimoine culturel - manoir 1 rue Pasteur », base Mérimée, ministère français de la Culture. La notice de synthèse est partiellement en contradiction avec les documents fournis en annexe.
  9. « Inventaire général du patrimoine culturel - manoir dit château de Vémars », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. Charles Huet, « Vémars - Saint-Pierre-et-Saint-Paul », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ 2008, p. 280-283 (ISBN 9782953155402).
  11. « Inventaire général du patrimoine culturel - église Saint-Pierre-et-Saint-Paul », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Inventaire général du patrimoine culturel - château de La Motte », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. a et b François Doury et Dominique Foussard, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Vémars », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 331-334 (ISBN 2-84234-056-6).
  14. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]