Saint-Brice-sous-Forêt

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Saint-Brice-sous-Forêt
Mairie de Saint-Brice, 14, rue de Paris.
Mairie de Saint-Brice, 14, rue de Paris.
Blason de Saint-Brice-sous-Forêt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Écouen
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ouest de la Plaine de France
Maire
Mandat
Alain Lorand
2008-2014
Code postal 95350
Code commune 95539
Démographie
Gentilé Saint-Bricien, Saint-Bricienne
Population
municipale
14 361 hab. (2011)
Densité 2 394 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 00″ N 2° 22′ 00″ E / 49, 2.3667 ()49° 00′ 00″ Nord 2° 22′ 00″ Est / 49, 2.3667 ()  
Altitude Min. 60 m – Max. 175 m
Superficie 6 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saintbrice95.fr

Saint-Brice-sous-Forêt est une commune française du Val-d'Oise, située dans l'arrondissement de Sarcelles, anciennement dans l'arrondissement de Montmorency, aujourd'hui disparu. Ses habitants sont appelés les Saint-Bricien(ne)s. La ville compte environ 17 000 habitants. La ville est située à 17 kilomètres de Paris

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Brice-sous-Forêt est située à l'ouest de la plaine de France, à l'orée de la forêt de Montmorency. Saint-Brice-sous-Forêt est membre de la Communauté de Communes de l'Ouest de la Plaine de France (CCOPF) avec les villes de Domont, Ézanville et Piscop depuis janvier 2002. Depuis janvier 2003, les villes de Bouffémont et Moisselles ont rejoint la Communauté de Communes. Depuis 2012, la commune d'Attainville fait partie de la CCOPF.

Communes limitrophes de Saint-Brice-sous-Forêt[1]
Piscop Écouen
Montmorency Saint-Brice-sous-Forêt[1] Sarcelles
Groslay

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Saint-Brice est desservie par la RN 1 qui traverse la ville du Nord (en direction de Beauvais) au Sud (en direction de Paris) et la D125 qui relie Montmorency à Sarcelles d'Ouest en Est au Sud de la ville. Elle est également à proximité de la D11.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Brice peut être divisée en différents quartiers :

  • Le centre-ville, qui constitue le cœur historique de la ville[2],
  • Le quartier des Vergers, né dans les années 1970 pour répondre au manque de logements (Les premiers logements furent habités en 1974)
  • Cité des Lomprés,
  • Le clos du château,
  • La résidence de la Fontaine Saint-Martin,
  • Résidence du Village,
  • Le K-ré.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune provient du saint éponyme, successeur de saint Martin à l'épiscopat de Tours en 397, ou de Bricta, déesse gauloise des sources.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est dans un document de 1125, où Mathieu le Bel, futur seigneur de Villiers, énumère ses possessions, que le nom de Saint-Brice apparaît pour la première fois.

Le village est la seigneurie des Montmorency au XIIIe siècle. Ils y avaient haute, moyenne et basse justice et aussi un droit de prélèvement sur les poissons de mer transitant par le bourg vers Paris, droit confirmé le 11 mai 1390 en Parlement. (Cf Histoire de la maison de Montmorency)

Mais en 1632, le duc de Montmorency, coupable d'avoir conspiré contre le roi Louis XIII, fut décapité en place publique à Toulouse. Ses biens furent dévolus à sa sœur, Charlotte, la femme du prince de Condé, puis du comte de Vienne, brigadier des armées du roi au XVIIIe siècle. La communauté villageoise compte à cette époque environ 171 foyers c'est-à-dire 800 habitants, vivant pour la plupart de l'agriculture et, en complément, de la fabrication de dentelle alors florissante dans la région. La vigne représentait la principale activité agricole. Saint-Brice présentait déjà son double aspect résidentiel et rural. Les belles propriétés jouxtaient des vignobles. Le travail à domicile de la dentelle constituait une importante source de revenus pour la commune.

La Révolution amena son lot d'enthousiasme et également d'excès. Malgré les protestations des villageois, Loiseau de Béranger, le généreux propriétaire du château de Saint-Brice fut guillotiné en tant que fermier général. L'Empire, puis la Restauration, amenèrent un certain nombre de notables dans la commune. C'est ainsi que Talleyrand, ministre de Napoléon, fut propriétaire, du 5 juin 1812 au 16 août 1815, du château de Loiseau de Béranger où il séjourna avec la duchesse de Dino, épouse de son neveu (il n'en reste que les écuries, remarquablement restaurées en 1975, et le parc)[3].

Au XIXe siècle, Saint-Brice, proche de Paris, devint un lieu de villégiature très recherché. À la fin du siècle, on comptait 27 belles propriétés. La plupart existent encore et donnent à la ville son charme et sa verdure. Saint-Brice devint alors une bourgade agricole et prospère et le restera jusqu'à la Première Guerre mondiale (1914-1918).

Vers 1935, on observe une mutation agricole : les terres maraîchères laissent la place à l'arboriculture. On remarque alors que 80 % des terres disponibles sont plantées en poiriers dont les fruits étaient très prisés sur les marchés. La population à cette époque était de 2700 habitants environ. L'activité agricole demeurait importante, la région constituant une réserve maraîchère : choux-fleurs, petits pois, poires, pommes, fraises...

Pendant la guerre prussienne de 1870-1871, la commune, abandonnée par ses édiles, dut sa survie au dévouement sans faille et à la sagesse de son curé, l'abbé Louis Salati, qui, au péril de sa vie, assuma les fonctions de maire sans en avoir le titre.

En 1877, la gare entre en activité. Elle s'appelle Sarcelles-Saint~Brice, malgré un usage qui donne à la commune propriétaire du terrain le droit de figurer en tête du nom. Le chemin de fer va révolutionner la vie du village : les Parisiens viennent de plus en plus nombreux passer le dimanche à la campagne et les cultivateurs ont de nouvelles possibilités pour expédier leurs fruits et légumes. En 1907, la seule gare de Sarcelles-Saint~Brice expédie 140 wagons de poireaux par mois dans les centres du Nord : Lille, Roubaix, Valenciennes, Cambrai, …

Pendant le conflit 1914-1918 Saint-Brice n'était pas très éloignée du front. Les grandes propriétés accueillaient des soldats pendant leurs permissions. Mais le village se trouvait sur la trajectoire de la Grosse Bertha. L'heure n'était plus à la villégiature. Les difficultés apparurent : réquisitions, restrictions, manque de main d'œuvre... Comme partout en France, les femmes et les enfants prirent la place des hommes dans les champs. 55 Saint-Briciens périrent durant ce conflit. Après 1918, bien des fortunes locales s'étaient amoindries ou avaient changé de mains et de grandes propriétés furent morcelées pour laisser place aux premiers lotissements : le Clos du Château, le Parc de Mauléon, le Clos Béranger… Saint-Brice vécut sa première grande urbanisation juste après cette guerre. La commune comptait 2500 habitants en 1931.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Saint-Brice ne subit que deux brèves occupation allemandes. En juin-juillet 1940 et en août 1944. Les chars de la 2e division de blindés, dirigés par le Général Leclerc, traversèrent Saint-Brice par l'avenue du Général de Gaulle. (Une plaque commémorative rappelle l'évènement)

C'est à partir des années 1960 que la commune va connaître un développement urbain régulier avec la multiplication des résidences et des lotissements, et l'aménagement de zones industriels et commerciales. Aujourd'hui, Saint-Brice, avec ses 16690 habitants (Estimation par enquêtes annuelles de 2010) garde son double visage de ville nouvelle très équipée et de village ancien soucieux de garder son patrimoine architectural, son âme, son histoire et sa verdure.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Saint-Brice-sous-Forêt fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[4]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[5],[6].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Les maires de la commune[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1805   Philippe Remond    
1816   M. Bazin    
1828 1830 M. Dupré    
1830 1831 M. Thora    
1831 1835 M. Simonet Maisonneuve    
1835   M. Beuzaret    
1841 1842 M. Daval    
1842   M. Locher    
1855   M. Beau Victor    
1860 1871 Alfred Guy    
1871 1881 Christophe Charvet    
1881 1885 Alexis Beau    
1885 1888 Louis Leblond    
1888 1892 Antoine Camus    
1892 1896 Nicolas Cousin    
1896 1916 Pierre Dupuis    
1916 1919 Eugène Chatenay    
1919 1923 Désiré Graux    
1923 1929 Louis Tuleu    
1929 1935 Aimé Montmirel    
1935 1942 Julien Mourin    
1942 1944 Louis Picart    
1944 1947 René Douville    
1947 1953 Robert Catteau    
1953 1962 Paul Hamelin    
1962 1965 Jean Charron    
1965 1977 Pierre Clouet    
1977 1995 Henri Denis    
1995 2001 Gérard Huyet PS  
2001 en cours Alain Lorand[7] UMP puis UDI Biologiste
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil municipal des enfants et politique pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

La Ville a mis en place un Conseil municipal des enfants (CME). Des élections ont lieu chaque année scolaire dans les écoles élémentaires de la ville. Il a pour objectif d'impliquer les jeunes dans leurs commune, leur donner la parole ; de les initier à la démocratie ; de voter des projets qu'ils auront eux-mêmes choisis, et de les réaliser par la suite. Le premier C.M.E. composé de 15 élèves de CM2 et de 15 suppléants, élus de février à juin 2011 a eu pour projet « 10 jours déco, fleurs et ballons sur vos balcons ». Du 20 au 30 juin 2011, les Saint-Briciens étaient invités à embellir leur ville.

Le service Jeunesse propose aux adolescents âgés de 12 à 17 ans des activités culturelles et sportives, des sorties ou séjours chaque mercredi de 13h à 18h et pendant les vacances scolaires. Golf, équitation, bowling, patinoire, parc d'attractions, sport d'hiver, séjour à l'étranger...

Chaque été depuis 2000, le service Jeunesse et Sport propose aux jeunes de 16 à 17 ans de travailler avec la Ville de Saint-Brice. En contrepartie, les jeunes bénéficient d'une réduction pour un séjour organisé par la commune, un permis de conduire, une formation au BAFA.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelée avec la ville de Devinska Nova Ves (Slovaquie)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 14 361 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
836 775 794 761 832 885 851 830 790
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
742 845 908 812 957 1 013 1 143 1 172 1 233
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 214 1 184 1 229 1 380 2 051 2 528 2 733 2 589 3 080
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 364 4 804 7 491 9 528 11 662 12 540 13 696 14 361 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

L'enseignement à Saint-Brice dépend de l'académie de Versailles.

Il y a 11 établissements scolaires sur le territoire de la commune : 5 écoles maternelles, 4 écoles primaires, 1 collège : l'Ardillière de Nézant. Et 2 lycées à Sarcelles et à Deuil.

Les écoles maternelles portent les noms d'Alphonse Daudet, Charles Perrault, Hans Andersen, Jean Charon et Léon Rouvrais.

Les écoles primaires portent quant à elles les noms de d'Antoine de Saint-Exupéry, Jean de La Fontaine, Jules Ferry, Pierre et Marie Curie.

Le collège L'Ardillière de Nézant accueille les élèves de Saint-Brice et parfois ceux de Groslay, commune proche de l'établissement. Le collège est situé dans le quartier du clos du château. Il touche la D 125. Il compte environ 700 élèves.

La commune ne possède pas de lycée sur son sol. Les lycées les plus proches sont alors le lycée Camille Saint-Saëns situé sur la commune de Deuil-la-Barre (rue Guynemer), le lycée Jean-Jacques Rousseau situé à Montmorency (2, rue Jaigny) ou le lycée-collège Le Saint Rosaire situé sur la commune de Sarcelles (53 rue, Pierre-Brossolette).

L'établissement supérieur privé Compta-Sup Marketing/C.E.F.I.G.O, situé à côté du collège de Nézant, propose quant à lui des formations permettant d'obtenir le bac STG, les BTS NRC, MUC, Professions Immobilières, Assistant de Manager, Assistant de gestion PME/PMI, Notariat (Bac+2), un cursus comptable complet : DCG (Bac+1), BTS Comptabilité et Gestion des Organisations (Bac+2), le DEES (Bac+3), le Master (Bac +5).

Religion et lieux de culte[modifier | modifier le code]

Il y a plusieurs communautés religieuses représentées à Saint-Brice. La ville possède des lieux de cultes différents pour les catholiques et les israélites.

Le cimetière de Saint-Brice se trouve rue de Paris au nord de la ville, près de la ZAC des perruches.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Il y a un commissariat ainsi qu'un poste de police municipale situé près de l'hôtel de ville.

Chaque mois, les élus de l'équipe municipale parcourent les rues de la Ville à la rencontre des habitants. Sur un principe simple d'échange et de dialogue, l'équipe municipale est à l'écoute des demandes des Saint-Briciens. Les questions soulevées font l'objet d'une étude des services municipaux concernés et les solutions sont apportées, dans la mesure du possible, dans un délai raisonnable.

Sports[modifier | modifier le code]

Des locaux sont présents dans la ville pour permettre la pratique des sports. Parmi les sports représentés dans la commune se trouvent le football (le sport où il y a le plus de licenciés à Saint-Brice[réf. nécessaire]), le handball, le tennis, l'athlétisme (club est fondé en 1985), la musculation, le tennis de table (les cadets sont champions régionaux et les seniors champions de France en double[réf. nécessaire]), le Viet Vo Dao, le tir la pelote basqueet même la danse.

Petite enfance[modifier | modifier le code]

La ville dispose de 3 établissements d'accueil de jeunes enfants, âgés de 2 mois à 4 ans, soutenus par la Caisse d'allocation familiales et par le Conseil général du Val-d'Oise : une crèche familiale de 80 places ; une halte-garderie de 28 places ; et une crèche collective multi-accueil de 35 places. En mars, la municipalité organise une journée de la petite enfance. Le but est d'informer les parents en recherche d'un mode de d’accueil pour leurs enfant de 0 à 4 ans.

Santé[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Saint-Brice dispose de trois zones d'activités commerciales (ZAC) et d'artères commerçantes dans la rue de Paris, rue de Montmorency, Place de la gare.

  • La ZAC des Perruches située au nord de la ville. C'est la Zone économique la plus ancienne de Saint-Brice.
  • La ZAC des vergers, situé à l'est de la ville. Cette ZAC est voisine du parc Georges-Brassens qui est le plus grand parc de la ville.
  • La ZAC de la chapelle Saint-Nicolas, à l'est de la ville.

Il existe également un marché couvert à Saint-Brice. Il est situé près de l'église sur la place Gallieni. Un projet de rénovation a été exécuté et le nouveau marché a été livré en 2011:

La brocante annuelle de Saint-Brice se déroule le dernier weekend de juin. Cette brocante est organisée par le club de football de la ville. C'est ce dernier qui s'occupe de la distribution des emplacements, de la sécurité et de l'animation avec le soutien de la mairie. Cette brocante a une grande renommée à travers le département et la région même. Sa superficie en fait la deuxième plus grande brocante du Val-d'Oise.

La ville organise tous les ans son marché de Noël. Il est toujours le deuxième week-end de décembre et dure deux jours. Le marché se situe au Centre culturel et sportif Lionel Terray.

Cinéma[modifier | modifier le code]

C'est dans l'hôtel Le Bel-Air, situé à Saint-Brice-sous-Forêt, à la limite de Groslay, qu'une partie du film Itinéraire d'un enfant gâté de Claude Lelouch a été tournée.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Saint-Brice-sous-Forêt compte trois monuments historiques sur son territoire.

  • Église Saint-Brice, rue de Paris (chapelle accolée à la face nord du clocher et clocher classés monument historique par arrêté du 17 septembre 1964[10]) : L'église a reçu son visage actuel en 1778, lors du percement de la rue de Paris, quand le chœur est abattu pour faire place à la route, et quand la croisée sud du transept ainsi que la nef sont démolies pour vétusté. L'on construit encore une nouvelle nef, sans intérêt particulier, avec le chevet orientée vers l'ouest. En effet, l'entrée principale est déplacée vers l'est, sur la rue de Paris. La nouvelle façade orientale n'est toutefois érigée qu'en 1899, soit avec plus d'un siècle de délai, un mur provisoire ayant dû suffire en attendant. Cette façade représentative s'inscrit dans le style néoclassique. Quatre pilastres doriques cantonnent le portail rectangulaire au centre, surmonté par trois petites baies plein cintre, et les niches à statues qui le flanquent. À droite de la façade, la base du clocher et la chapelle (l'ancien bras nord du transept présentent toujours les arcades bouchées vers le chœur et sa chapelle latérale nord disparus. Ces deux éléments sont les derniers qui subsistent de l'église médiévale. L'étage supérieur du clocher est percé, sur chaque face, de deux hautes baies abat-son ogivales, encadrées chacune par deux paires de colonnes à chapiteaux et surmontées d'un cordon en dents de scie, ainsi que d'une succession de tores. À l'intérieur, l'église renferme un monumental retable néoclassique, en bois peint en blanc et partiellement doré, avec des moulures en stuc[11],[b 1].
  • Maison de l'Escuyer, 34 rue de Paris (inscrite monument historique par arrêté du 20 janvier 1976[12]) : Cette propriété du XVIIe et du XVIIIe siècle tient son nom de Nicolas Vincent du Trou, héritier du domaine en 1730 et écuyer du roi. Du Trou fait agrandir l'habitation par une aile en retour d'équerre. La façade principale, de style classique, comporte un rez-de-chaussée aux hautes fenêtres, et un étage beaucoup plus bas, sous un toit à faible pente. La façade s'articule autour d'une tour carrée, précédée par une demi-tour cylindrique[b 2]. Après une longue période d'abandon, la restauration de la demeure commence enfin en 2012.
  • Pavillon Colombe, rue Edith-Wharton (classé monument historique par arrêté du 18 mai 1993[13]) : Folie édifiée par l'architecte François-Joseph Bélanger vers 1770 ou bien par Firmin Perlin vers 1778 pour Jean-André de Vassal de Saint-Hubert, riche receveur des finances qui l'offrit à sa maîtresse Marie-Catherine Ruggieri (1751-1830), actrice de la Comédie italienne dite « Mademoiselle Colombe ». Vassal de Saint-Hubert y fit également travailler l'architecte Trou dit Henry, et peut-être Guillaume Trepsat, de sorte qu'il est difficile de déterminer ce qui revient auquel de ces architectes[14]. Des fresques sont réalisées par Hubert Robert, et des sculptures par Jean-Baptiste Pigalle et Jean-Antoine Houdon. La maison fut dépouillée au XIXe siècle de presque tout son décor intérieur, dont les boiseries à décor de colombes se becquetant et le portrait de Mlle Colombe lâchant des colombes par Fragonard, qui ornait un trumeau[Note 3]. Elle fut habitée avant la Première Guerre mondiale par la cantatrice Felia Litvinne (1863-1936), puis par la veuve d'un médecin qui lui donna le prénom de son mari, Jean-Marie. En 1919, la romancière américaine Edith Wharton (1862-1937) s'y installa. C'est elle qui donna à la propriété le nom de « Pavillon Colombe » sous lequel elle est connue aujourd'hui. Elle y fit réaliser des travaux par les architectes Charles Moreux et Henri Gonse et le major Lawrence Johnston, qui y créa un jardin de buis à la française. Edith Wharton mourut au Pavillon Colombe en 1937 après y avoir écrit plusieurs de ses romans (plaque commémorative près de la porte). La maison fut alors achetée par Hély de Talleyrand-Périgord (1882-1968), duc de Talleyrand et Sagan. Ce dernier la restaura et y « disposa une magnifique collection de meubles, de portraits et de souvenirs de famille »[15]. C'est sous sa direction que le jardin fut repris par l'architecte-paysagiste anglais Russell Page entre 1938 et 1941 et de nouveau en 1949.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Propriété Jacquin, à l'angle avenue du Général de Gaulle / boulevard de la Gare : Elle fut longtemps habitée par M. Montmirel, maire de Saint-Brice de 1929 à 1935. Une partie du parc est occupée maintenant par les immeubles du clos Béranger[16].
  • Villa Sainte-Beuve, 8 rue de Paris : La propriété appartenait à la famille Sainte-Beuve. Elle fut la résidence de l'actrice Armande Cassive, puis de la famille Driancourt, distillateur à Saint-Denis[17].
  • Hôtel Mauléon, 15 rue de Paris : Il appartenait à la famille Gary depuis 1648. À la mort du notable Pierre Gary, le domaine revient à sa sœur Catherine qui devint Dame de Mauléon[b 3].
  • Propriété Daval : Elle est située à côté de la mairie. Cette demeure a été transformée en appartements.
  • Balustrade de la rue Edith-Wharton : Elle constitue probablement un vestige de la terrasse du château de la famille Braque, construit en 1670. La résidence des seigneurs de Saint-Brice était doté d'un vaste parc[b 2].
  • Fontaine Saint-Martin, rue Edith-Wharton : Cette fontaine de 1686 environ, modifiée par la suite au cours du XIXe siècle, amenait vers la ville l'eau potable depuis la source Saint-Martin, en lisière de la forêt de Montmorency. La construction de la fontaine intervient en même temps avec la canalisation du cours d'eau à ciel ouvert, ayant traversé le domaine du château. La fontaine a servi à de nombreux habitants jusqu'au milieu du XXe siècle[b 2]. Elle est aujourd'hui hors service.
  • Chalet suisse, 20-22 rue de Montmorency : Cette maison de 1909, dessiné par l'architecte A. Abbet, suit le modèle du pavillon de la Suisse de l'Exposition universelle de 1900[b 4].
  • Vierge à l'Enfant, 19 rue de Montmorency : Cette petite statue en plâtre dans une niche à l'angle d'une maison était, jusqu'en 1939, le but de la procession de l'Assomption[b 5].
  • Presbytère, 59 rue de Paris : Il est installé depuis les années 1920 dans cette ancienne propriété bourgeoise du XIXe siècle, entourée par un mur de clôture avec une porte cochère à l'angle des rues[b 5].


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  • Ancienne mairie, 63 rue de Paris : La maison date de 1872. Elle servit d'école jusqu'en 1896 puis la mairie s'y installa de 1896 à 1970, date à laquelle elle fut transférée à son adresse actuelle[b 5],[18]. L'ancienne mairie ne fut pas démolie mais réaménagée en banque. Le propriétaire actuel des lieux est la banque LCL.
  • Calvaire, rond-point de la rue des Écoles / rue Jules-Ferry : Il a été érigé en 1895 grâce à une souscription publique[b 6].
  • Ancienne laiterie, 80 rue de Paris : L'implantation de cet établissement à Saint-Brice témoigne du caractère rural qu'avait encore la commune à la fin du XIXe siècle, lors de la construction. Le comptoir commercial avec ses fenêtres gémellées en plein cintre est d'inspiration style néo-byzantine, alors que le toit débordant à demi-croupe évoque la ruralité[b 6].
  • Maison de campagne, 89 rue de Paris : De nombreux Parisiens fortunés achètent des maisons de campagne à Saint-Brice, à l'instar de Jean-Baptiste Ernest Salel de Chastanet, conseiller à la Cour des Comptes et conseiller municipal de Saint-Brice de 1852 à 1875. En rachetant des terrains limitrophes parcelle par parcelle, il parvient à constituer un parc de 10 000 m², devenu plus récemment le parc municipal Marie-Dominique Pfarr. Pendant longtemps, une fête champêtre très populaire s'est annuellement déroulé dans le parc. La maison est léguée aux Sœurs de la Charité de Saint Joseph en 1917, qui travaillaient comme aide-soignantes à la maison de convalescence de l'hôpital Saint-Joseph[18].
  • Anciennes écuries, 39 rue Eugène Châtenay : Elle dépendaient du château construit par Loiseau de Béranger, fermier général guillotiné durant la Révolution. Le maréchal Mac-Donald et Talleyrand furent propriétaires du château (il n'en reste que les écuries, remarquablement restaurées en 1975, et le parc)[19].
  • Mur d'enceinte, rue des Marais : L'appareil en moellons de calcaire et meulière ainsi que la forme des contreforts indiquent le XVIIe siècle comme période de construction, mais une datation précise reste problématique. Le mur est trop bas et pas assez solide pour constituer une enceinte pour servir efficacement de rempart, mais toujours est-il qu'il représente exactement l'ancienne limite nord de la ville[b 2].

Culture[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La municipalité de Saint-Brice a ouvert une ludothèque dans le quartier des Vergers. Un lieu d'accueil enfant-parents et un relais assistantes maternelles sont situés aux côtés de la ludothèque.

Il existe une salle des fêtes appelée "le Palladium". Elle se situe dans la ZAC des Perruches. Elle a été inaugurée en 2007 et accueille jusqu'à 250 personnes.

La ville de Saint-Brice possède un centre sportif et culturel. Dans cet énorme complexe, il y a, en dehors des infrastructures sportives dans le gymnase Lionel Terray, une salle de théâtre nommée Silvia Monfort. Il y a également dans le hall du complexe des expositions temporaires d'œuvres d'art (tableaux, sculptures, photographies, …). Le conservatoire de Saint-Brice se situe également dans le centre culturel et sportif.

Dans le centre culturel, se trouve la bibliothèque des jeunes. Elle est réservée aux jeunes de moins de 18 ans de Saint-Brice et des alentours. La bibliothèque des adultes se trouve, elle, dans le square hameau des poètes situé près de la synagogue.

Festivals et événements[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Brice-sous-Forêt (Val-d'Oise).svg Saint-Brice-sous-Forêt
  • "d’or à la croix de gueules, cantonnée de seize alérions d’azur, à l’écusson sur le tout aussi d’azur, chargé d’une escarboucle fleurdelisée d’or."

l’écu timbré de la couronne murale à trois tours crénelées d’or maçonnée et ouverte de sable, et sommée de trois falots du même allumés de gueules. Il est soutenu et flanqué par quatre chênes d’argent englantés d’or, posés sur une terrasse herbée d’argent soutenue par deux gerbes de blé d’or croisées en sautoir et liées de gueules. L’écu est aux armes de la Maison de Montmorency dont la terre relevait au temporel et au centre l’écusson est aux armes de l’Abbaye de Saint-Victor de Paris dont la cure était la présentation. Les falots qui somment la couronne murale rappellent ceux figurant dans les armes de la famille Picot qui posséda ensuite les terres, après la famille Braque. Les chênes évoquent la forêt de Montmorency et les gerbes de blé la vocation agricole des habitants de Saint-Brice-sous-Forêt. Ces armes ont été composées en 1963 par l’héraldiste R. Louis.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Intitulé Mademoiselle-Marie-Catherine Colombe en Vénus glorieuse (ancienne collections Rothschild et Wildenstein, aujourd'hui au Los Angeles County Museum of Art)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Saint-Brice-sous-Forêt sur Géoportail.
  2. a et b Site municipal
  3. Site d'un château, 39 Rue Eugène Châtenay
  4. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  5. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  6. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  7. Page gouvernementale des résultats des élections municipales
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. « Église Saint-Brice », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. Mathieu Lours, « Saint-Brice-sous-Forêt - Saint-Brice », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ 2008, p. 231-232 (ISBN 9782953155402).
  12. « Maison de l'Escuyer », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Pavillon Colombe », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Michel Gallet, Les Architectes parisiens du XVIIIe siècle : Dictionnaire biographique et critique, Paris, Éditions Mengès,‎ 1995, 494 p. (ISBN 2-85620-370-1), p. 402.
  15. Voir Connaissance des Arts, numéro de Noêl 1958[réf. incomplète], et Claude Frégnac, L'Île-de-France des châteaux, Hachette Réalités, Paris 1977, p. 12-15.
  16. « Parcours découverte : Découvrez Saint-Brice, ville secrète et insolite, 5e partie », sur Saint-Brice-sous-Forêt (site officiel) (consulté le 29 juillet 2012).
  17. « Parcours découverte : Découvrez Saint-Brice, ville secrète et insolite, 3e partie », sur Saint-Brice-sous-Forêt (site officiel) (consulté le 29 juillet 2012).
  18. a et b « Parcours découverte : Découvrez Saint-Brice, ville secrète et insolite, 1ère partie », sur Saint-Brice-sous-Forêt (site officiel) (consulté le 7 novembre 2012).
  19. Site d'un château, 39 Rue Eugène Châtenay
  1. p. 232-233.
  2. a, b, c et d p. 234.
  3. p. 233.
  4. p. 239.
  5. a, b et c p. 237.
  6. a et b p. 238.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pauline Mathon, Jean-Claude Cavard, Daniel Baduel et Claude Adam, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Saint-Brice-sous-Forêt », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 231-239 (ISBN 2-84234-056-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]