Bourbonne-les-Bains

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Bourbonne-les-Bains
Derrière le syndicat d'initiative.
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Blason de Bourbonne-les-Bains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Haute-Marne
Arrondissement Langres
Canton Bourbonne-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes de la région de Bourbonne-les-Bains
Maire
Mandat
André Noirot
2008-2014
Code postal 52400
Code commune 52060
Démographie
Population
municipale
2 197 hab. (2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 57′ 14″ N 5° 45′ 01″ E / 47.95389, 5.75028 ()47° 57′ 14″ Nord 5° 45′ 01″ Est / 47.95389, 5.75028 ()  
Altitude Min. 245 m – Max. 444 m
Superficie 64,93 km2
Localisation

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Bourbonne-les-Bains

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Bourbonne-les-Bains

Bourbonne les Bains est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne en région Champagne-Ardenne. Connue pour son thermalisme et ses eaux bienfaitrices, la ville accueille chaque année de mars à novembre plus de 10 000 curistes. Ces eaux hyperthermales offrent du bien-être aux atteints d’affections rhumatismales et de séquelles de traumatismes, mais aussi pour un entretien des voies respiratoires. A titre préventif, la remise en forme y est appelée à un développement prometteur.

Bourbonne les Bains est aussi une station qui génère une multiplicité d’activités : Concerts, représentations théâtrales, conférences, ateliers (...). . Ici, la marche norvégienne et le cyclotourisme ont trouvé des parcours d’excellence.      

Géographie[modifier | modifier le code]

Au croisement de quatre régions :  la Champagne-Ardenne, la Lorraine, la Franche-Comté et la Bourgogne, Bourbonne les Bains est l'unique station thermale de Champagne en Haute-Marne !

Histoire[modifier | modifier le code]

Cité du peuple gaulois des Lingons, Bourbonne les Bains tire son nom du dieu gaulois Borvo, lié comme la déesse Damona à la source chaude dont les bienfaits étaient donc déjà connus et utilisés dans un cadre religieux. Les Romains construisent des thermes et les nombreux ex-voto retrouvés à Bourbonne les Bains témoignent de l'importance du culte qui y était pratiqué.

Au milieu du XIIe siècle, les templiers en provenance de la commanderie de la Romagne s'installent à Genrupt (au sud de la commune) grâce à un don de Foulques de Bourbonne et de Guy de Vieux-Chatel[1]. Cette maison du Temple pris de l'importance et devint une commanderie à part entière au XIIIe siècle[2].

Article détaillé : Commanderie de Genrupt.

Du XIVe au XVIIe siècle les bains sont régulièrement cités parmi les revenus des seigneurs de Bourbonne.

Un grand incendie ravage Bourbonne les Bains le 1er mai 1717, mais l'ouverture en 1735 de l'hôpital militaire royal, puis la construction d'un établissement thermal à partir de 1783 marquent le début de la grande période du thermalisme à Bourbonne les Bains, qui a été encore favorisé par l'arrivée du chemin de fer à la fin du XIXe siècle et par la construction d'un nouvel établissement thermal entre 1977 et 1979.

Les travaux préliminaires à la construction des thermes modernes à partir de 1783 furent l'occasion d'observations archéologiques qui permirent de reconnaître la source principale aménagée à l'époque antique, deux étuves voûtées et un bassin revêtu de plomb, ainsi qu'une vaste salle à double rangée de colonnes qui donnait accès à plusieurs piscines. Des salles chauffées par hypocauste furent également observées. En 1977, la rénovation des bâtiments thermaux engendre des destructions archéologiques irréversibles : chapiteaux, ex-voto en bois de tradition gauloise, statue féminine de Damona sont récupérés sur les tas de déblais du chantier, des murs antiques sont attaqués au marteau-piqueur et à la pelleteuse[3]. Les archéologues feront leur possible en quelques jours pour sauver le maximum d'informations sur l'un des plus grands sanctuaires thermaux du Nord de la Gaule.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Alors qu’ils sont prévus dans chaque commune par la loi du 21 mars 1793, le comité de surveillance local ne se crée que fin avril. Ses pouvoirs sont renforcés par la loi du 14 frimaire An II, qui lui attribue la surveillance de l’application des lois en concurrence avec les municipalités. Il dénonce les demandes salariales des ouvriers agricoles, jugés trop élevés, et le trafic d’effets militaires effectué par les volontaires de 1792. Il encourage les dons pour les volontaires aux armées de la République et organise la surveillance des hôpitaux militaires[4]

Icône de détail

voir l'Histoire de Jonvelle des abbés Coudriet et Chatelet en 1864

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé, au premier et au quatrième d'azur à la croix tréflée d'or, au deuxième et au troisième d'argent au croissant de gueules[5].
Commentaires : Robert Louis et la commission d'héraldique de la Haute-Marne ont attribué de manière erronée les armoiries de la famille Bourbonne à la commune éponyme dans les années 1950[6].

Administration[modifier | modifier le code]

27/12/1972 : les communes de Genrupt (52215) et de Villars-Saint-Marcelin (52527) sont rattachées à Bourbonne les Bains.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
2001 réélu en 2008 André Noirot UMP  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 197 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 107 3 136 3 306 3 380 3 272 3 551 3 700 3 844 4 135
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 810 4 080 4 053 4 274 4 039 4 406 4 322 4 148 4 156
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 038 4 021 3 707 3 215 2 896 2 808 2 827 2 709 2 702
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 617 2 912 3 095 3 022 2 764 2 495 2 276 2 275 2 255
2011 - - - - - - - -
2 197 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Depuis 2 000 ans on utilise les eaux thermales de Bourbonne et le thermalisme est la principale activité de la ville : l'établissement thermal accueille environ 11 000 curistes par an, de mars à novembre.
  • 2006 a été marqué par l'ouverture d'un casino dans la commune. Situé à côté des Thermes, Place des Bains, le casino se compose de deux niveaux avec une salle de 60 machines à sous, une salle de jeux de table (Boule traditionnelle, eux Black-Jack, une Roulette anglaise...).
  • Bourbonne les Bains a aussi un centre commercial local avec des commerces variés en taille et en spécialités : supermarchés, boutiques de vêtements, d'électro-ménager, commerces alimentaires, magasin jouets pèche chasse.
  • L'industrie est représentée, avec une usine de fabrication de fenêtres, un atelier de fabrication de canapés, une scierie, et de nombreux artisans du bâtiment exercent leur activité dans le secteur de Bourbonne.
  • Quelques exploitations agricoles pratiquent surtout l'élevage laitier.

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

  • La médiathèque, à côté du musée, dans les anciennes dépendances du château, a été construite récemment : on y trouve un fonds ancien remarquable (Encyclopédie, ouvrages de l'expédition de Bonaparte en Égypte), on peut y emprunter des livres, de la musique et des jeux, des ordinateurs y sont à la disposition du public, et des animations pour les enfants ont lieu régulièrement.
  • De nombreuses animations sont proposées dans le bâtiment municipal du Clocheton, ainsi que des projections de films, des retransmissions de spectacle par vidéo et des spectacles (chansons).
  • Chaque printemps, dans le cadre du festival de théâtre du Pays de Langres Tinta'Mars, des spectacles (théâtre, chansons) pour enfants et adultes sont proposés.
  • De nombreuses (une quarantaine) associations participent à la vie de la commune.
  • L'école de musique, forte de ses 105 élèves, propose de vous faire découvrir les instruments à vent et les percussions. Elle a pour but de former, entre autres, des élèves pour l'orchestre d'harmonie de la ville de Bourbonne les Bains. Ses 50 musiciens participent à de nombreuses animations sur la ville, dans le département et à Weiskirchen, ville allemande jumelée à Bourbonne les Bains

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame-en-Assomption, dont le début de la construction date du XIIe siècle, est de style composite.
  • Vestige des thermes gallo-romains. Situé dans le parc de l'actuel établissement thermal, un curieux monument regroupe les rares vestiges d'architecture gallo-romaines encore visibles et fournissent la preuve d'installations thermales dans ces lieux depuis Auguste, et sans doute avant.
  • Le parc de la Mairie (emplacement de l'ancien château), dominant la vallée de l’Apance, offre une promenade au milieu d’arbres centenaires. On y trouve également un petit jardin à la française, des massifs de mosaïcultures et de grands massifs floraux. On pourra également y voir les anciens communs du château médiéval, aujourd’hui réhabilités en médiathèque et en école de musique.
  • La porte-Galon qui permet d'y accéder est une construction fortifiée du XVIe siècle.
  • L'arboretum de Montmorency, conçu comme un jardin à l’anglaise, qui présente un parc botanique avec environ 250 essences d’arbres différentes dont 90 sortes de résineux, 95 de feuillus et toute une gamme d’arbustes et d’arbrisseaux. L’espace de l'arboretum de Montmorency est réparti selon les 5 continents.
  • Le parc animalier de la Bannie, sur la route de Coiffy, propose un parcours au contact de la faune et de la flore. Étendu sur 100 hectares de forêt, le parc abrite divers animaux dans leur cadre naturel : biches, daims, cerfs, sangliers, paons, lapins, chèvres, oiseaux, canards… À l’intérieur, une zone de promenade de 30 hectares est aménagée au milieu des enclos avec des bancs, une aire de pique-nique et une aire de jeux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Weiskirchen (Allemagne), voir Weiskirchen (de)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Baptiste Stanislas Martial Migneret et Théodore Pistollet de Saint-Ferjeux, Recherches historiques et statistiques sur les principales communes de l'arrondissement de Langres, vol. 1 & 2, Sommier,‎ 1836, 515 p. (lire en ligne), p. 124-125, 282
  2. Éliane Vergnolle, La Création architecturale en Franche-Comté au XIIe siècle : du roman au gothique, Presses Univ. Franche-Comté,‎ 2001, 351 p. (ISBN 978-2-8462-7006-9, lire en ligne), p. 241
  3. Archéologia n°116 mars 1978 "Le scandale de Bourbonne-les-Bains : destruction préméditée des plus importants thermes romains de Gaule du Nord"
  4. Jacques Bernet, « Les fonds des comités de surveillance en 1793-an III », Rives nord-méditerranéennes [En ligne], 18 | 2004, mis en ligne le 12 décembre 2006. p. 2, et 5 à 7
  5. Blason de Bourbonne-les-Bains sur le site GeneaWiki
  6. Site des emblèmes de France
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011