Châtel-Guyon

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Châtel-Guyon
Image illustrative de l'article Châtel-Guyon
Blason de Châtel-Guyon
Blason
Châtel-Guyon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Canton Riom-Est
Intercommunalité Communauté de communes Volvic Sources et Volcans
Maire
Mandat
Frédéric Bonnichon (UMP)
2014-2020
Code postal 63140
Code commune 63103
Démographie
Gentilé Châtel-Guyonnais ou Brayauds
Population
municipale
6 239 hab. (2011)
Densité 444 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 24″ N 3° 03′ 54″ E / 45.9233333333, 3.065 ()45° 55′ 24″ Nord 3° 03′ 54″ Est / 45.9233333333, 3.065 ()  
Altitude Min. 374 m – Max. 721 m
Superficie 14,06 km2
Localisation

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Liens
Site web www.chatel-guyon.fr

Châtel-Guyon est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne. Elle est une station thermale qui fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Les habitants s’appellent les Châtel-Guyonnais mais sont très souvent appelés les Brayauds pour des raisons historiques et géographiques.

L'orthographe actuelle du nom, d'usage ancien, n'est officielle que depuis 2007. Auparavant, l'orthographe retenue par l'INSEE et le Code officiel géographique était Châtelguyon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Châtel-Guyon (étymologiquement, le château d’un "certain" Guidon / Guy II d'Auvergne) s’appellent les Brayauds, du nom du pays de Brayaud qui s’étend autour de la ville. Les paysans d’alentour ont très longtemps porté des « braies », sorte de pantalons étroits, comme leurs ancêtres les Gaulois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Châtel-Guyon se trouve à 20 km au nord de Clermont-Ferrand, à 7 km au nord-ouest de Riom, et à 32 km du puy de Dôme.

Rose des vents Prompsat Yssac-la-Tourette Rose des vents
Loubeyrat N Saint-Bonnet-près-Riom Riom
O    Châtel-Guyon    E
S
Charbonnières-les-Varennes Enval Riom

Châtel-Guyon est une ville fleurie, avec trois fleurs[1], qui s'allonge au bord de la rivière du Sardon.

Blason[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Blason de l'Auvergne.
Blason de Mozac

Les armes de Châtel-Guyon sont les mêmes que celles de la famille des comtes d'Auvergne et donc de la province, puisque le village a pris le nom du comte Guy II au XIIIe siècle en raison de la présence d'un de ses châteaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1986 - 1989 Jean-Paul Perpère
1989 - 2001 Marc Gualino Divers droite
2008 - → en cours Frédéric Bonnichon UMP Conseiller régional d'Auvergne depuis mars 2010
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Au recensement de 1968, le dernier avant la fusion de Saint-Hippolyte avec Châtel-Guyon en 1973, la commune de Saint-Hippolyte comptait 670 habitants[2]. Ainsi, le recensement suivant de la commune de Châtel-Guyon en 1975 comprend aussi celui de l'ex-commune de Saint-Hippolyte ; Châtel-Guyon passe de 2 982 à 3 530 habitants, soit un gain de 548 habitants.

Avec 6 133 habitants en 2006, Châtel-Guyon est la quinzième commune la plus peuplée du département du Puy-de-Dôme. Parmi les communes de plus de 5 000 habitants, elle a enregistré le plus fort taux de progression démographique entre les recensements de 1999 et de 2006 : + 2,3 %[3].

En 2011, la commune comptait 6 239 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 382 1 450 1 575 1 528 1 718 1 868 1 775 1 793 1 788
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 722 1 711 1 664 1 635 1 584 1 601 1 616 1 618 1 617
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 741 1 989 2 188 1 866 2 524 2 893 2 620 3 053 2 755
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 792 2 982 3 530 4 386 4 743 5 241 6 121 6 133 6 222
2011 - - - - - - - -
6 239 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Histoire[modifier | modifier le code]

Le château de Guy II[modifier | modifier le code]

Château et village de Châtel-Guyon vers 1450 (dessin inspiré de l'Armorial d'Auvergne de Guillaume Revel)

Le nom de Châtel-Guyon vient de "Château de Guy". Guy II d'Auvergne, comte d'Auvergne de 1194 à 1222, fit construire un bastion en 1185 sur la colline du calvaire, pour protéger Riom. Le château, aujourd'hui disparu, se composait d'une enceinte carrée, flanquée de trois tours circulaires, comme le montre le dessin de Guillaume Revel dans l'Armorial d'Auvergne vers 1450.

Avec son frère Robert, évêque de Clermont, Guy II se disputa beaucoup. Le roi de France Philippe-Auguste lui confisqua donc son domaine, qui fut transmis, à l'occasion de règlement de la succession de Géraud de Maulmont aux héritiers de la famille de Maulmont.

En 1198, le nom du village était Castrum Guidonis, ensuite Châteauguion au XVe siècle, Chastelguion au XVIIe siècle et Châtel-Guyon au XIXe siècle.

Le prieuré de Saint-Coust de Châtel-Guyon[modifier | modifier le code]

Le prieuré de Saint-Coust et le village de « Saint-Coust Chatelguion » sur la carte de Cassini (vers 1777)

Au sud du village des Grosliers (territoire communal de Châtel-Guyon), sur le chemin dit du prieuré, subsistent quelques ruines du prieuré de Saint-Coust qui aurait été fondé par l'abbaye de Mozac sous le pape Adrien IV (1154-1159) qui précisa dans une bulle non datée les possessions de Mozac. Dans une autre bulle de 1165, le pape Alexandre III confirme les dépendances de l'abbaye de Mozac dont Saint-Coust[6].

Cette église est appelée Ecclesiam de Sana-Cultura qui a donné par déformation « Saint-Coust » en français. L'expression latine sana cultura peut signifier « saine et bonne culture » grâce aux activités agricoles du lieu, ou bien « culte sage ».

Les bâtiments de l'église et du prieuré semblent désaffectés dès la fin du XVIIe siècle. En 1721, l'évêque interdit l'utilisation de l'édifice et du cimetière tant que des réparations ne sont pas entreprises. En 1792, le directoire du district de Riom décide la suppression de la cure de Saint-Coust et sa mise en vente, sans opposition de la première municipalité qui n'hésite pas à se débarrasser d'une charge trop importante. Les officiers municipaux affirment que l'église n'a jamais été rendue au culte depuis son interdiction en 1721 et que l'abbé de Mozac l'a toujours très mal entretenue. Les bâtiments sont abandonnés ; aujourd'hui on ne distingue que des fondations et des pans de murs écroulés à travers les ronces[7].

Emplacement du prieuré détruit : 45° 55′ 42″ N 3° 04′ 05″ E / 45.92833, 3.06806 ()

Une ville thermale construite ex nihilo[modifier | modifier le code]

La construction de la ville de Châtel-Guyon diffère de celle des autres stations thermales. Elle n'a pas été bâtie autour des sources au temps des gallo-romains, comme les autres villes d'eaux auvergnates, mais autour du calvaire où les paysans cherchèrent protection. La vie paysanne s'organisa principalement autour de la vigne.

Chatel-Guyon les Grands Thermes

À la découverte de la propriété des eaux de Châtel-Guyon, un quartier thermal somptueux vit le jour. La ville est située en bordure de l'une des plaines les plus fertiles de France : la Limagne. D'une altitude de 409 mètres, elle s'allonge au bord de la rivière du Sardon. Châtel-Guyon marque aussi l'entrée dans le parc naturel régional des Volcans d'Auvergne et dans le massif des Combrailles.

Le calvaire marque l'emplacement de l'ancienne forteresse du comte Guy II (carte postale en vente à l'office de tourisme). Suite à des querelles qui opposèrent Guy II à son frère, le roi de France lui confisqua son domaine. Les guerres du temps endommagèrent la citadelle qui fut démantelée sur ordre de Riom en 1595. Châtel-Guyon doit son nom au comte d'Auvergne, Guy II, car la citadelle s'appelait alors Castrum Guidonis (château de Guy), puis Castel Guidonem et enfin "Châtel-Guyon".

L'église Sainte-Anne fut édifiée en 1845 et rénovée en 1956. Cette église est remarquable pour ses 900 m2 de fresques d'inspiration byzantine. Nicolas Grescny mit 60 jours pour achever cette œuvre. Les verrières sont l’œuvre d'un artiste suisse, Yoki de Fribourg et sont réalisées en dalle de cristal de Baccarat de 15 mm d'épaisseur dans du ciment armé.


Sources Deval et Germaine

Comme la plupart des stations thermales de France, Châtel-Guyon se dote d'un casino construit en 1901 et agrandi en 1908. En cours de classement aux Monuments historiques, il a été revu et corrigé par le célèbre Édouard Niermans, architecte du Moulin Rouge, du Casino de Paris et du Negresco à Nice. À la fin du XVIIe siècle, les sources jaillissent déjà avec un bruit particulier qui leur vaut le nom de "Gargouilloux". C'est en 1671 que le chimiste Duclos réalise les premières analyses. En 1817, la municipalité décide de construire un établissement de bains. Ne pouvant rénover cet établissement, la municipalité organise une concession des sources aux frères Brosson, hommes d'affaire réputés. En 1906, un nouvel établissement remplace l'ancien établissement Brosson: les Grands Thermes. Les Grands Thermes s'inspirent de l'Art roman auvergnat. L'établissement se compose de  quatre corps de bâtiment : le hall d'entrée et deux ailes consacrées aux bains, regroupés autour d'un atrium. Le hall a une superficie de 200 m2 et une hauteur de 9 mètres se terminant par une voûte en stuc aux caissons ornés de rosaces avec deux escaliers aux courbes gracieuses. Le sol est couvert de mosaïques et de carreaux de grès. Les murs portent des carreaux de faïence polychrome et des frises en émaux or, vert et bleu.

Au temps des « années folles », des sultans, des rois arabes, des notables d'Afrique ou encore des Maharadjahs des Indes fréquentent la station. En 1886, Guy de Maupassant séjourna à Châtel-Guyon, lieu où il situa son roman Mont Oriol. Le parc thermal abrite les différentes sources répondant au nom de Marguerite, Germaine, Yvonne, Louise... Les eaux de Châtel-Guyon sont uniques en Europe pour leur teneur en magnésium. La station est spécialisée dans les soins de l'appareil digestif et urinaire, et des maladies métaboliques.

Depuis novembre 2008, la station est agréée pour le suivi des cures en rhumatologie.

Agrandissement de la commune en 1973 et 2007[modifier | modifier le code]

Parc thermal.jpg

Les communes de Châtel-Guyon et de Saint-Hippolyte ont fusionné en deux temps : en 1973, par fusion avec maintien de Saint- Hippolyte comme commune associée conservant un maire délégué[8], puis en juin 2007, par transformation en fusion simple des deux communes[9]. C'est à l'occasion de cette dernière fusion que l'orthographe actuelle de « Châtel-Guyon » (qui était déjà d'usage localement) a été officialisée à la place de « Châtelguyon »[10].

Autres[modifier | modifier le code]

La maison close du Petit Moulin Rouge, rue du Cheval Blanc dans le quartier du Cheval Blanc, fut une plaque tournante de la prostitution dans le sud du Cher jusqu'à sa fermeture en 1946. L'ancien hôtel des Trois Perdrix, alors rue d'Austerlitz, était malgré son standing l'un des autres endroits de la ville fréquenté par les prostituées[11].

Thermalisme[modifier | modifier le code]

Thermes de Châtel-Guyon

Les Thermes de Châtel-Guyon sont spécialisés dans le traitement des maladies de l'appareil digestif et urinaire et des affections rhumatismales. Station du mieux-être  et de l'anti-stress, Châtel-Guyon tire son originalité de ses eaux à très haute teneur en magnésium, uniques en Europe.

Les eaux des cinq sources qui jaillissent à Châtel-Guyon, au cœur du parc thermal, régulent la motricité du tube digestif et atténuent les spasmes. Elles ont une action cicatrisante sur la muqueuse intestinale, normalisent la flore intestinale, stimulent la sécrétion biliaire (effet cholérétique) et celle du pancréas et sont anti-toxiques et anti-allergiques. Leur richesse en Magnésium explique leur action anti-douleur (en particulier dans les pathologies rhumatismales), anti-fatigue et anti-stress.

En 2014, les Thermes de Châtel-Guyon ouvriront leurs portes pour la saison thermale du lundi 31 mars au samedi 1er novembre.

Le site des Thermes de Châtel-Guyon

Le Festival Jazz aux Sources[modifier | modifier le code]

Depuis 14 ans, le festival JAZZ AUX SOURCES fait revivre la tradition originelle du jazz à danser made in New Orleans à Châtel-Guyon. Chaque année pendant le Week-end de la pentecôte, des danseurs de be-bop, de lindy-hop et de claquettes viennent de toute la France pour participer aux stages et évoluer au rythme des improvisations des meilleurs groupes de jazz traditionnel. Au son du swing festif et sur les pas des danseurs, le public est entraîné dans les rues par la parade et sur les pistes de danse du parc thermal. À la tombée de la nuit, c’est dans les bars, les restaurants et à la salle des fêtes que le public et les danseurs se retrouvent pour continuer la fête jusqu’à l’aube.

www.jazz-aux-sources.com

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Châtel-Guyon offre, grâce à son histoire et à ses acteurs, de magnifiques visites pour les passionnés de culture, d’histoire et d'architecture.

La Gare[modifier | modifier le code]

Centre culturel de la Mouniaude

La gare de Châtel-Guyon constituait le terminus de la ligne ferroviaire Riom - Châtelguyon. Cette ligne, concédée à la PLM - Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée - en 1907, fut ouverte aux voyageurs en 1912, inauguré par Étienne Clémentel. Elle resta en service jusqu'en 1972. Le tronçon Mozac - Châtelguyon (soit environ 3 km) fut même déposé dès 1973.

Construite de 1910 à 1912 par l'architecte Marius Toudoire, également à l’origine de la Gare de Lyon elle sera ensuite transformée en Centre culturel avec ses quatre salles et son théâtre de verdure. La Mouniaude, inscrite à l’inventaire des Monuments historiques, accueille toute l’année des conférences, expositions et activités associatives, le plus souvent culturelles, mais également des mariages.

Le Théâtre[modifier | modifier le code]

Le théâtre de Châtel-Guyon

Inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 2003, le théâtre de Châtel-Guyon, symbole de la Belle Époque, incarne le lieu de rendez-vous théâtrale, musical et cinématographique de la cité thermale jusqu’à sa fermeture en 2004.

Édifié en bordure de parc thermal en 1898 par le célèbre architecte parisien Albert Le VOISVENEL, le théâtre-casino de Châtel-Guyon ouvre ses portes en 1901.

Dès 1907, en raison d’une grande affluence dans la station, des travaux d’aménagement du bâtiment sont envisagés.

En 1909, Édouard-Jean Niermans, architecte et décorateur renommé, réalise les travaux pressentis. Avec à son actif les Folies Bergères (1900), le Moulin Rouge (1903), le théâtre music-hall de l’Olympia (1904), ou encore l’hôtel Negresco à Nice, Niermans agrandit et embellit le casino. Il double sa surface.

Le théâtre est entièrement reconstruit, sur le modèle des salles à l’italienne. Le sol est abaissé de 2 mètres, et deux galeries supérieures avec loges et balcons sont créées. Un toit ouvrant innovant est également installé. Cette dernière caractéristique en fait une salle unique en France.

Durant plus d’un siècle, ont été présentées dans ce haut lieu de culture, des pièces de théâtre, interprétées par les plus grands comédiens telles que L’Ami Fritz, Pomme d’Api et Bagatelle. On y entendait aussi les opérettes en vogue du moment. Après guerre, se sont produits sur ses planches de nombreux artistes comme Jacques Brel, Line Renaud ou Dalida. Le spectacle était non seulement sur la scène mais aussi dans la salle car nombreuses étaient les personnalités qui séjournaient dans la ville thermale et venaient se divertir au théâtre.

Au milieu des années quatre-vingt, parallèlement à la diminution de la fréquentation thermale, le théâtre réduit sa programmation et finit par fermer ses portes en 2004.

Laissé à l’abandon depuis sa fermeture, la ville de Châtel-Guyon décide de le racheter, le 22 décembre 2009, pour faire revivre ce lieu de culture et de souvenir avec le soutien des habitants de la ville et de nombreux partenaires. Site internet : www.theatre.chatel-guyon.fr

L'église Sainte-Anne[modifier | modifier le code]

Fresques de l'église sainte-Anne

L'église Sainte-Anne a été construite en 1845 sur une colline appelée « le Calvaire ». Elle a été rénovée en 1956.

Elle comprend 800 m2 de fresques réalisées en 1956 par Nicolas Greschny, qui retracent toute l'Apocalypse (dernier livre du Nouveau Testament). Dans le chœur est représentée la divine liturgie du Ciel et de la terre. Les instruments liturgiques sont en léger relief et dorés à la feuille.

À la Libération, Greschny est seul, exilé. Sa patrie, l'Estonie, est devenue une République soviétique. Il s’installe dans le Tarn, crée un atelier d’iconographie et orne plusieurs églises de fresques. En 1956, le chanoine Puyau, curé de la paroisse, prend l’initiative, hardie à l’époque, de lui demander d’exercer ses talents à Châtel. Il va réaliser la prouesse artistique et technique de couvrir de fresques la totalité des voûtes de l’église sans maquette et sans projet écrit durant l’hiver 1956 (l’un des plus froids du siècle !).

Les vitraux de l'église ont été réalisés en cristal de Baccarat.

Les thermes et le casino[modifier | modifier le code]

Chatel Guyon Les Grands Thermes

À la fin du XVIIe siècle, les sources jaillissent avec un bruit particulier et sont appelées le « Gargouilloux ». La première source s'est épuisée en 1870.

En 1817, la ville décide de construire un établissement de bains. Vers 1830, les sources sont exploitées par Camille Brosson qui construit un établissement thermal. En 1900, on construit un théâtre, les Grands Thermes et le Casino ; Châtel-Guyon devient une grande station thermale.

En 1886, Guy de Maupassant séjourna à Châtel-Guyon ; il évoquera plusieurs fois la station dans son œuvre littéraire.

Il y a 12 sources thermales qui soignent surtout les maladies gastro-intestinales et les rhumatismes. Les eaux de Châtel-Guyon sont uniques en Europe pour leur teneur en magnésium. La station est spécialisée dans les soins de l'appareil digestif et urinaire, et des maladies métaboliques .. Leur température va de 18 °C à 37 °C.

Depuis novembre 2008, la station est agréée pour le suivi des cures en rhumatologie.

Le calvaire[modifier | modifier le code]

Calvaire vue aérienne

Sur la colline appelée « le Calvaire », il y a une croix des missions depuis 1884. Le 15 août, des fidèles défilent avec des flambeaux jusqu'à la croix.

Au sommet du Calvaire, il y a une table d'orientation où on repère les éléments du paysage : la vallée des sources, le mont Chalusset, le puy de Dôme, etc.

La colline du Calvaire marque l'emplacement de l'ancien château fort du comte d'Auvergne, Guy II (mort en 1224) qui a donné son nom à la commune (Châtel-Guyon signifie par déformation « château de Guy II »).

La vallée des Prades et le château de Chazeron[modifier | modifier le code]

La vallée des Prades est un site touristique pour les passionnés de randonnée.

En 1940, Blum, Daladier, Paul Reynaud et Gamelin furent enfermés à Chazeron car ils étaient jugés responsables de la défaite de juin 1940 par le Régime de Vichy.

Aujourd'hui, les propriétaires de Chazeron ont installé dans ce château, le CRISTAL (Centre de recherches et d'informations scientifiques techniques, artistiques et littéraires) qui expose et vend des œuvres et des meubles, organise des spectacles.

La vallée de Sans-Souci[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vallée de Sans-Souci.

La vallée de Sans-Souci est parcourue par le Sardon qui traverse Châtel-Guyon. Le ruisseau débute par la cascade de l'Écureuil.

Les bois qui recouvrent les deux versants de la vallée faisaient autrefois partie de la propriété de Chazeron.

Autres[modifier | modifier le code]

Pierre de dîme à la place de l'Orme

La pierre de dîme, place de l'Orme (une autre est visible sur la commune voisine de Prompsat)[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'écrivain Guy de Maupassant a fait de nombreux séjours à Châtel-Guyon.
  • Nicolas Hartmann : cycliste qui y a résidé plusieurs années (de 2007 à 2010).
  • Alexandre Vialatte venait faire fidèlement sa cure, tous les ans, chez le docteur Roland Cailleux
  • Le docteur Pierre Balme, historien et chantre de l'Auvergne, fondateur de la revue L'Auvergne littéraire, a exercé dans les années 1930 les fonctions de directeur des thermes.
  • Roland Cailleux, écrivain et gastro-entérologue de 1935 à 1977 à Châtel-Guyon, lauréat du prix de Neufchâteau, décerné par le professeur Henri Mondor, en 1951, pour son livre Saint-Genès ou la vie brève.
  • Christian Dedet, écrivain, ami de Cailleux et de Vialatte, a exercé comme gastro-entérologue pendant toute sa vie professionnelle.
  • Le général de La Porte du Theil, fondateur et commissaire général des Chantiers de la Jeunesse y avait installé le siège de cette organisation, de 1940 à 1944.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Châtel-Guyon est jumelée avec Montmagny (Québec).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Palmarès du concours des villes et villages fleuris
  2. Notice communale de Saint-Hippolyte sur le site cassini.ehess.fr
  3. INSEE Auvergne électronique, n° 24, Janvier 2009
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. Cf. Bulle de confirmation des biens et privilèges de l’abbaye de Mozac (1165).
  7. Cf. Josiane Teyssot, « Le prieuré Saint-Coust de Châtel-Guyon », dans Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne, Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand, t. XCV, n°704, janvier-mars 1990, p.33-50.
  8. Sous le régime correspondant à l'actuel article L2113-11 du Code général des collectivités territoriales.
  9. Sous le régime correspondant à l'actuel article L2113-9 du CGCT.
  10. Châtel-Guyon dans le Code officiel géographique
  11. Le Livre de Meslon, Olivier Trotignon, historien médiéviste. Extraits du registre de contrôle de police de la circulation des prostituées de l’ancienne maison close de Saint-Amand-Montrond. Publié dans Berry magazine, numéro du printemps 2012. Voir aussi l'hôtel des Trois-Perdrix.
  12. Les Capacités de la pierre à la dîme de Souages (18) - comparaison des pierres de Souage (Morlac, Cher) et de Prompsat. Olivier Trotignon, médiéviste.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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