Saint-Leu-la-Forêt
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade Bon début quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l'atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d'aide à la rédaction d'un article de commune. |
| Saint-Leu-la-Forêt | ||
Clocher-tour de l'église Saint-Leu-Saint-Gilles. |
||
Blason |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Val-d'Oise | |
| Arrondissement | Pontoise | |
| Canton | Saint-Leu-la-Forêt (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Val-et-Forêt | |
| Maire Mandat |
Sébastien Meurant 2008-2014 |
|
| Code postal | 95320 | |
| Code commune | 95563 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Saint-Loupiens | |
| Population municipale |
14 766 hab. (2010) | |
| Densité | 2 807 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 84 m (min. : 57 m) (max. : 191 m) | |
| Superficie | 5,26 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.saint-leu-la-foret.fr | |
| modifier |
||
Saint-Leu-la-Forêt est une commune française du Val-d'Oise située en vallée de Montmorency, à environ 20 km au nord de Paris.
Ses habitants sont les Saint-Loupien(ne)s.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune est limitrophe de Taverny, Chauvry, Saint-Prix, Ermont et Le Plessis-Bouchard.
Saint-Leu occupe une surface de 524 hectares dont 146 hectares de forêt.
Son altitude est de 65 m dans la plaine, de 84 m au niveau de la mairie, de 70 m au niveau de la Châtaigneraie et de 190 m au lieu-dit les Sapins brûlés en forêt de Montmorency.
Saint-Leu est desservie par une gare (Saint-Leu-la-Forêt) de la ligne Paris - Persan-Beaumont par Valmondois (![]()
).
Histoire [modifier]
Saint-Loup au Moyen Âge (leu étant la forme ancienne du mot loup), ce qui donne Saint-Loupien pour le nom de ses habitants. Le nom de Saint-Leu-la-Forêt provient de l'existence d'une église au XIIe siècle dédiée au saint éponyme, archevêque de Sens en 609.
La ville comporte de nombreuses sentes, qui étaient destinées autrefois à la circulation entre les jardins des habitants (se référer au passé vinicole, fermier et maraîcher de la commune).
La cité n'a d'abord été qu'une clairière de bûcheron et l'on ne sait rien de son histoire au Moyen Âge. Au Moyen Âge, il y existait une maladrerie au lieu-dit La Chaumette.
Le village est une seigneurie des Montmorency à partir du XIVe siècle, puis des Condé jusqu'à la Révolution. En 1470, la population n'est que de 50 habitants.
Suite à la Révolution et jusqu'en 1915, la commune change cinq fois d'appellation : Claire-Fontaine , nom révolutionnaire précisé parfois cy-devant Saint Leu en 1794 ; Saint-Leu-Taverny par la fusion avec Taverny à compter du 16 juin 1806 ; Napoléon-Saint-Leu en 1852 ; une seconde fois Saint-Leu-Taverny en 1870 ; puis finalement Saint-Leu-la-Forêt en octobre 1915, Taverny ayant été érigé en commune indépendante[2],[Note 1].
Au XVIIe siècle, il y avait deux châteaux à Saint-Leu : en 1645 est édifié le château du Haut à l'emplacement du château seigneurial des Montmorency, puis en 1693 est construit le château du Bas sur le fief d'Ort.
Les deux furent acquis en 1804 par Louis Bonaparte, frère de Napoléon Ier, qui fit démolir le plus ancien, le château du Haut et s'installa avec son épouse la reine Hortense dans le domaine du Bas. Il est enterré avec deux de ses fils Napoléon-Charles et Napoléon-Louis dans l'église de la ville et on peut apercevoir leurs tombeaux dans la crypte.
Jusqu'en 1951, année de son transfert à Ajaccio, les restes de Charles Marie Bonaparte, père de Louis, étaient également abrités dans la crypte qui ne conserve plus que le sarcophage du père de la dynastie Bonaparte.
Le second château fut rasé après la mort mystérieuse du dernier des Condé, en 1830.
L'arrivée du chemin de fer en 1876 modifia la vie du village et accéléra son intégration progressive à l'agglomération parisienne.
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 14 766 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].
Enseignement [modifier]
À Saint-Leu-La-Forêt se trouvent quatre établissements consacrés aux moins de trois ans et leurs parents :
- La crèche familiale Les Loupinous, 11 avenue des Diablots.
- La halte-garderie parentale Les Loupandises, 67 rue Jacques Prévert.
- Le centre de PMI (Protection Maternelle Infantile), 68 rue Jacques Prévert.
- Le centre de Planification Familiale Les Lignières, 8, place des Sept Fontaines.
On y trouve aussi cinq écoles maternelles et primaires :
- École maternelle Cadet Rousselle, Place du Maréchal Foch.
- École maternelle Le Village, Square Wendlingen-am-Neckar.
- École maternelle et primaire Marie Curie, Rue de Verdun.
- École maternelle et primaire Jacques Prévert, Rue Jacques Prévert.
- École primaire Foch, Rue des Écoles.
- École primaire Marcel Pagnol, Rue des Écoles.
- École maternelle et primaire privées Le Rosaire, 39 rue du Général de Gaulle.
Ainsi que deux collèges :
- Collège Wanda Landowska, 8 avenue des Diablots.
- Collège privé Le Rosaire, 39 rue du Général de Gaulle,
Deux associations de parents d'élèves sont présentes sur la commune : la FCPE et l'AIPESL
Administration [modifier]
Saint-Leu-la-Forêt fait partie de la Communauté d'agglomération Val-et-Forêt, de la juridiction d’instance de Montmorency, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[4],[5].
En 2005, la commune a reçu le label « Ville Internet @ »[6].
Les maires de de la commune[7] [modifier]
- Saint Leu lès Taverny (1789)
- 1789-1791 Denis Léonard Duport
- 1791-1792 Pierre Marc Fiève
- 1792-1795 Denis Lamotte
- Claire Fontaine cy-devant Saint Leu (1794)
- 1795-1800 Denis Lamotte
- 1800-1803 Louis Duport
- 1803-1806 Étienne Nicolas Calon
- Saint Leu-Taverny (1806)
- 1806-1814 Auguste Louis Delatour
- 1814-1815 Jean Charles Louis Degouve
- 1815-1816 René Bourgeois
- 1816-1819 Jean Charles Louis Degouve
- 1819-1822 Jean Baptiste Obry
- Saint Leu (1820)
- 1822-1826 Jean Michel Boyer
- 1826-1830 Gervais Tailleur
- 1830-1831 René Frédéric Loreilhe
- 1831-1834 Noël Julien Duport
- 1834-1843 Mathurin Pierre Leguiller
- 1843-1848 Pierre Urbain Faber
- 1848-1856 Louis Édouard Dubois
- Napoléon-Saint Leu-Taverny (1852)
- 1856-1876 Louis Joseph Leduc
- 1876-1879 Léon Alfred Recullez
- 1879-1882 Stanislas Édouard Caillet
- Saint Leu-Taverny (1880)
- 1882-1888 Émile Bonnet
- 1888-1892 Eugène Veber
- 1892-1919 Émile Aimond
- Saint Leu la Forêt (1915)
- 1919-1935 Edmond Cassan
- 1935-1941 Georges Favre
- 1941-1943 Georges Mirou
- 1943-1944 Alphonse Pegard
- 1944-1944 Georges Roy
- 1945-1947 Maurice Bouladoux
- 1947-1948 Alphonse Pegard
- 1948-1970 Cyrille Lecomte
- 1970-1977 Marcel Alavoine
- 1977-2001 François Gayet
- 2001-2008 Jean Le Gac
- 2008-2014 Sébastien Meurant
Jumelages [modifier]
Saint-Leu-la-Forêt est jumelée avec :
Lieux et monuments [modifier]
Saint-Leu-la-Forêt ne compte aucun monument historique classé ou inscrit sur son territoire.
- Église Saint-Leu-Saint-Gilles, rue du général Leclerc : Elle est édifiée en 1851 sur ordre du prince Napoléon, futur Napoléon III et consacrée en sa présence. Elle remplace une construction antérieure du XVIIe siècle, consacrée le 7 novembre 1690. Cette dernière avait remplacée à son tour l'église primitive du XIIe siècle, située sur les hauteurs en forêt de Montmorency et démolie en 1686. - La façade principale sud-ouest avec le portail marque le début de l'avenue de la gare et est la seule façade pourvue d'une ornementation : les autres murs donnent sur des ruelles ou sur des propriétés privées. L'architecte Eugène Lacroix s'est inspiré d'églises italiennes de plan basilical, et plus particulièrement de la basilique Saint-Apollinaire-le-Neuf de Ravenne. Un grand portail avec un archivolte plein cintre et un tympan garni d'une mosaïque donne accès à la nef. Des portails plus petits flanquent ce portail principal des deux côtés et s'ouvrent sur les |collatéraux. La partie supérieure de la façade de la nef avec son pignon est ornée de cinq arcades plein cintre, dont les trois au centre comportent des fenêtres. Le clocher-tour bien distinct de son bâtiment principal est placé devant la façade latérale nord-est. Son second étage est doté de deux baies abat-son gémelées par face, surmontées d'un gable avec une horloge. Autour du larmier entre le premier et le second étage, les murs sont décorés de moulures dans le style de la Renaissance italienne. L'église abrite dans sa crypte les tombeaux de quatre membres de la famille Bonaparte[8],[b 1].
- Maison consulaire, 2 rue Émile-Bonnet : Ce bâtiment de style classique date du début du XVIIIe siècle et tient son nom d'un séjou très probable de Napoléon Ier alors qu'il était premier consul. Pendant la Première Guerre mondiale, la maison est utilisée comme hôpital militaire annexe et soigne en cinq ans plus de deux mille poilus. C'est aujourd'hui une propriété municipale, hébergeant des services de la mairie[b 2].
- Croix du Prince de Condé, 78 rue du Château : Érigée en 1844 par le sculpteur Faugenet d'après les plans de l'architecte Leveil, elle rend hommage à Louis VI Henri de Bourbon-Condé, trouvé pendu le 27 août 1830 à l'espagnolette d'une fenêtre de son château de Saint-Leu. Il n'avait pas supporté l'exécution de son fils unique Louis Antoine de Bourbon-Condé sur ordre de Bonaparte, dans les fossés du château de Vincennes. Bien que l'enquête policière conclut au suicide par pendaison, des rumeurs accusent la seonde épouse du prince, Sophie Dawes, baronné de Feuchères. C'est pour cette raison qu'elle vend le domaine du château, qui est morcelé et transformé en lotissements. La croix marque exactement l'emplacement de la chambre du dans laquelle fut retrouvé pendu le prince[b 3].
- Fontaine du moissonneur, place de la Forge : Elle fut édifiée de 1893 à 1895 et remplace une précédente fontaine datant du XIVe siècle. La statue du moissonneur symbolise le travail agricole, celui de la plupart des habitants du village d'alors[b 4].
- Lavoir de l'Eauriette, rue Kléber : Ce lavoir est construit en 1873 suite à l'aménagement du réservoir de l'Eauriette, qui permet d'alimenter six bornes-fontaines, deux autres lavoirs et la fontaine de La Pissotte. Le petit bassin rectangulaire est protégé par un édicule en charpente qui repose sur quatre poutres aux angles. Seul le fond est fermé par un mur[b 5].
- Fontaine de Boissy, rue de Boissy : Elle a été édifiée à la fin du XIXe siècle, et fut initialement entouré d'un édicule à fenêtres ogivales néogothiques. Ce dernier est démoli au cours des années 1990 et remplacé par un simple mur en meulière. Alors que l'eau fortement sulfatée de la fontaine était réputée pour avoir des vertus thérapeutiques contre les maladies des reins, la fontaine est aujourd'hui tarie[b 3].
- Château de La Chaumette, rue de la Forge / rue du général de Gaulle : En cet ancien hameau du nom de Calmeta, s'élève ce château néoclassique de 1869, remplaçant un édifice identique de 1806 détruit par un incendie. Le nom vient d'une léproserie attestée en ce lieu dès 1237, devenu hôtel-Dieu au XVIe siècle. La grille d'entrée en fer forgé portent les initiales « AB » pour Anselme-Henri Bocquet, qui fait reconstruire le château en 1869. Il reste une demeure familiale jusqu'en 1947, puis est vendu aux Sœurs Maristes de Saint-Prix, qui y installent leur école[b 5].
- Gare de Saint-Leu-la-Forêt : Le bâtiment-voyageurs de 1923 est l'œuvre de l'architecte Gustave Umbdenstock. L'architecture d'inspiration néo-normande avec un décor de colombages et briques est aujourd'hui disparue sous l'enduit. Restent comme éléments distinctifs, le haut pignon de la façade sur la ville surmontée par un petit beffroi et son horloge[b 4].
- Sculptures d'Aristide Patsoglou : Des œuvres de cet artiste local ornent l'entrée de la bibliothèque et le local de la police municipale.
Héraldique [modifier]
Saint-Leu-la-Forêt
|
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Louis-Napoléon Bonaparte et la reine Hortense.
- Nicolas Beaujon, financier français.
- Louis-Philippe d'Orléans (1749-1793), duc d'Orléans (connu sous le nom de « Philippe Égalité »).
- Madame de Genlis (1746-1830), marquise de Sillery, femme de lettres.
- Joseph Fouché (1759-1820), ministre de la police au service de Napoléon.
- Georges Cadoudal (1771-1804), chouan
- Le Prince de Condé (1756-1830), père du Duc d'Enghien, que Napoléon Bonaparte devait faire enlever et fusiller en 1804.
- Wanda Landowska (1879-1959), claveciniste et pianiste polonaise ; s'y installe en 1923 et, en 1925, y fonde une école de musique qu'elle inaugure avec Alfred Cortot.
- Louis-Ferdinand Céline (1894-1961), romancier, essayiste, médecin. Propriétaire non résidant d'une maison entre 1935 et 1951.
- Eyvind Johnson (1900-1976), écrivain suédois, Prix Nobel de littérature en 1974.
- Louis Velle (1926-), acteur français, marié à Frédérique Hébrard.
- Olivier Larronde (1927-1965), écrivain et poète français.
- Sylvie Oussenko (1945-), mezzo-soprano et auteur.
- Alexandre Barbera-Ivanoff (1973-), artiste peintre
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- M. et Mme Ducœur et Claude Adam, « Le Patrimoine des communes du Val-d’Oise : Saint-Leu-la-Forêt », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II, octobre 1999, p. 771-783 (ISBN 2-84234-056-6)
Articles connexes [modifier]
Lien externe [modifier]
- Site officiel de la commune
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- La base Ehess-Cassini donne 1880 pour la suppression de la référence à Napoléon ; il semble que la date de 1870, année de la fin du second Empire, soit plus vraisemblable.
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Communes limitrophes de Saint-Leu-la-Forêt sur Géoportail.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
- Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
- Palmarès 2005 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
- source: http://www.saint-leu-la-foret.fr
- Mathieu Lours, « Saint-Leu-la-Forêt - Saint-Leu-Saint-Gilles », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France, 2008, p. 235-238 (ISBN 9782953155402).
- Claude Adame et M. et Mme Ducœur, Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Saint-Leu-la-Forêt, 1999 (voir dans la bibliographie)
- p. 763-766.
- p. 763.
- p. 762.
- p. 768.
- p. 767.
