Baillet-en-France

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Baillet-en-France
L'église Saint-Martin, façade occidentale et portail.
L'église Saint-Martin, façade occidentale et portail.
Blason de Baillet-en-France
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Viarmes
Intercommunalité Communauté de communes Carnelle - Pays de France
Maire
Mandat
Christiane Aknouche
2014-2020
Code postal 95560
Code commune 95042
Démographie
Gentilé Baillotais
Population
municipale
2 001 hab. (2011)
Densité 253 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 00″ N 2° 18′ 00″ E / 49.0667, 2.3 ()49° 04′ 00″ Nord 2° 18′ 00″ Est / 49.0667, 2.3 ()  
Altitude 101 m (min. : 85 m) (max. : 151 m)
Superficie 7,9 km2
Localisation

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Baillet-en-France

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Baillet-en-France
Liens
Site web http://www.baillet-en-france.fr

Baillet-en-France est une commune du Val-d'Oise située en plaine de France, à l'orée de la forêt de L'Isle-Adam et à environ 20 km au nord de Paris.

Ses habitants sont appelés les Baillotais.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe de Moisselles, Bouffémont, Chauvry, Montsoult, et Attainville. Elle s'étend au pied méridional des pentes de la forêt de l'Isle-Adam sur la plaine de France.

Communes limitrophes de Baillet-en-France[1]
Montsoult
Chauvry Baillet-en-France[1] Attainville
Bouffémont Moisselles

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

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Le nom de Baillet provient probablement du latin baliolum, peut-être dérivé du celte bali, allée d'ombre.

Le site est occupé dès le Ve siècle av. J.-C. comme l'atteste la découverte d'un habitat rural sur son territoire. Le village est pour première fois mentionné en 832 dans un inventaire de l'abbaye de Saint-Denis que fit Hilduin.

Baillet passa ensuite à la maison de Courtenay, puis à une famille désignée par un sobriquet. Un des membres de cette dernière, Jean Hutin, surnommé le Baveux, était chambellan du duc de Bourgogne en 1379.
Jehanne La Baveuse, fille de Jean, dame de Baillet en 1446, rendait hommage au duc de Bourgogne, à cause de son fief, qui relevait du comté de Clermont.
Son fils Jacques prit le nom d'une seigneurie d'O, qu'il possédait entre Sées et Argentan. Il était chambellan du duc de Bourgogne. Ses deux héritiers, Charles et Jacques, morts, l'un en 1584 et l'autre en 1613, furent inhumés dans l'église de Baillet, qui est dédiée à saint Martin. Au XVIIIe siècle, le village de Baillet avait passé en diverses mains mais le duc de Lauraguais en possédait la plus grande partie.

Le fief, possession des comtes d'O au Moyen Âge, se développe autour de son château féodal, avant de devenir une possession des Guise qui plongent la région dans les guerres de Religion. Le duc de Choiseul-Praslin acquiert le village au XIXe siècle et en devient le bienfaiteur; il fait passer la commune dans l'ère moderne. Le village est pillé durant la guerre de 1870. Le château est acheté en 1937 par l'Union fraternelle des métallurgistes CGT de la région parisienne qui le transforme ainsi que son parc en parc de loisirs après l'instauration des congés payés en 1936. Il fonctionnera jusqu'en 1972, date à laquelle il est vendu au C.N.P.O (Caisse Nationale de Prévoyance des Ouvriers du Bâtiment). Des fouilles archéologiques ont eu lieu en 2004 qui réactivent l'histoire du parc Henri-Gautier à Baillet[2].

D'autres fouilles effectuées fin 2013 ont exhumé des éléments sculptés par Joseph Moiseevitch Tchaikov du pavillon soviétique de l'exposition de 1937 [3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie, rue Jean-Nicolas.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Baillet-en-France fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[4]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[5],[6].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2005 en cours
(au avril 2014)
Christiane Aknouche    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 001 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
168 189 189 197 212 224 200 204 185
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
192 189 234 221 246 238 224 240 254
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
242 239 241 290 366 393 381 439 438
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
437 451 1 472 1 495 1 409 1 710 1 787 1 815 1 975
2011 - - - - - - - -
2 001 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Baillet-en-France ne compte aucun monument historique classé ou inscrit sur son territoire.

  • Église Saint-Martin (XVIe siècle-XIXe siècles) : C'est un petit édifice d'une facture simple, avec une nef unique de trois travées et un chœur également de trois travées, se terminant par un chevet en hémicyle. Bâti en 1529, c'est la partie la plus ancienne de l'église et pourrait être l'ancienne chapelle des seigneurs d'O. La tour carrée au nord de la première travée du chœur fut remaniée en 1760. Une chapelle latérale d'une travée flanque le clocher et la seconde travée du chœur. Toutes les fenêtres sont plein cintre. Le porche devant la façade occidentale montre l'influence du classicisme et constitue le seul élément extérieur à avoir bénéficié d'une modeste ornementation sculptée. L'intérieur de l'église est revêtu de lambris en bois de chêne, offert par le comte de Choiseul en 1830[9],[10]. La cloche de 1601[11] ; la dalle funéraire avec le gisant de Charles d'O et son épouse Madeleine de L'Hôpital-Vitry[12] et le tableau représentant saint Philippe au recto saint Barthélémy au verso[13] sont classés monument historique au titre des objets.
  • Fontaine publique, place de la Fontaine : C'est un bel exemplaire du début de la fabrication industrielle de mobilier urbain en fonte, avec un riche décor dont des motifs végétaux et des têtes de lion. Elle est offerte vers 1820 par le comte de Choiseul, ramenant l'eau potable au milieu du village grâce à une conduite en pierre depuis le ruisseau dit « Fontaine des Fièvres »[9].
  • Ancien relais de poste, place de la Fontaine : L'actuelle boulangerie-pâtisserie, jadis également café, est l'un des plus anciens commerces du village et était encore un relais de poste au début du XXe siècle[9].
  • Le parc de Baillet est un secteur de la forêt de Montmorency aujourd'hui séparé de cette dernière par la Francilienne. L'accès se fait par l'ancien portail du parc du château, au nord du village. Au parc de Baillet, se situe une mare aménagée au Moyen Âge.
  • Centre international Joseph Wresinski, de l'association Aide à toute détresse quart monde : À l'emplacement de l'ancien hôtel seigneurial du Petit-Gournay, le comte de Choiseul fait édifier un pensionnat pour jeunes filles vers le milieu du XIXe siècle, et confie la gestion aux sœurs hospitalières de Saint-Charles. L'instruction y est gratuite mais également dominée par la religion. Le pensionnat fonctionne après la Seconde Guerre mondiale au bout d'une longue période de déclin, mais le bâtiment reste occupé par les sœurs de Saint-André-de-la-Croix jusque dans les années 1980. Depuis, l'association ADT Quart-monde s'y est installé avec son quartier général, à proximité de l'ancienne résidence du père Wresinski à Méry-sur-Oise, et les archives du fondateur de l'œuvre humanitaire y sont conservés[9]. Les anciens bâtiments du pensionnat ont fait l'objet d'une restauration et ont été complétés par une aile supplémentaire.
  • Statue monumentale « Notre-Dame de France », entre Montsoult et Moisselles, chemin Notre-Dame-de-France (accès depuis la zone d'activités de Baillet près du carrefour de la Croix Verte et de la gare de Montsoult - Maffliers) : œuvre de Roger de Villiers, cette statue de la Vierge couronnait le pavillon du Vatican durant l'exposition universelle de 1937. Elle a été remontée au cœur de la plaine de France en 1988[9]. Au pied de la statue, un oratoire ouvert nuit et jour accueille les pèlerins et les visiteurs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Baillet-en-France (Val-d'Oise).svg Baillet-en-France
  • D'azur à la croix d'argent chargée en cœur d'un lion de sable, cantonnée de douze fleurs de lys aussi d'argent ordonnées 2 et 1

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Baillet-en-France sur Géoportail.
  2. Dufils Aurélia, Le parc de loisirs de Baillet, une réalisation sociale de l’union syndicale CGT des travailleurs métallurgistes de la région parisienne, de 1937 à 1972, mémoire de maîtrise d'histoire sous la direction de D.Tartakowsky, 2005
  3. Cf: site de l'Inrap[1]
  4. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  5. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  6. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  9. a, b, c, d et e Pierre Autin, Daniel Baduel, Yves Breton et M. Johnson, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Baillet-en-France », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 939-941 (ISBN 2-84234-056-6).
  10. Mathieu Lours, « Baillet-en-France - Saint-Martin », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ 2008, p. 53-54 (ISBN 9782953155402).
  11. « Cloche », base Palissy, ministère français de la Culture.
  12. « Dalle funéraire », base Palissy, ministère français de la Culture.
  13. « Tableaux », base Palissy, ministère français de la Culture.