Église de la Sainte-Trinité (Paris)

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Église de la Sainte-Trinité de Paris
Image illustrative de l'article Église de la Sainte-Trinité (Paris)
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattaché à Archidiocèse de Paris
Début de la construction 1861
Fin des travaux 1867
Style(s) dominant(s) Architecture néoclassique
Géographie
Pays Drapeau de France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Coordonnées 48° 52′ 37″ N 2° 19′ 53″ E / 48.8769, 2.331548° 52′ 37″ Nord
       2° 19′ 53″ Est
/ 48.8769, 2.3315
  

L’église de la Sainte-Trinité est un édifice religieux située place d'Estienne-d'Orves, dans le 9e arrondissement de Paris, au croisement de la rue Blanche, de la rue de Clichy, de la rue de la Chaussée d'Antin, de la rue Saint-Lazare et de la rue de Châteaudun.

Elle donne son nom à la station de métro Trinité - d'Estienne d'Orves (12).

Sommaire

[modifier] Histoire

Église de La Trinité pendant la guerre de 14-18, vue depuis la rue de La Chaussée D'Antin

Une première église de la Trinité en bois polychrome est édifiée en 1852 rue de Clichy, à l'emplacement du second Tivoli[1] (aujourd'hui occupé, entre autres, par le Casino de Paris).

Son transfert, quelques centaines de mètres plus bas en lieu et place du restaurant La Grande Pinte, est décidé par le baron Haussmann dans le cadre des transformations de Paris sous le Second Empire voulues par l'empereur Napoléon III. Les travaux commence en 1861 et s'achèvent en 1867. Théodore Ballu en est l'architecte. Conçue pour être vue depuis l'Opéra de Paris, elle passe pour avoir été très économique malgré le luxe des décorations — un peu moins de 4 millions de francs de l'époque. Le bâtiment n'en est pas moins impressionnant avec ses 90 m de long, 34 m de large, 30 m de hauteur et son clocher qui culmine à 65 m de hauteur.

Le 11 mars 1869, les obsèques d'Hector Berlioz y sont célébrées.

Consacrée en 1913, la paroisse de la Trinité est la première de France à être confiée à la communauté de l'Emmanuel par Mgr Lustiger en 1986, pour y animer l'ensemble du service pastoral[2].

[modifier] Description

[modifier] Extérieur

L'édifice est construit au-dessus d'un petit square dessiné par Jean-Charles Alphand. Sa façade richement décorée est inspirée de la Renaissance italienne, avec des niches comme à Saint-Jean de Latran, des frontons et des pilastres. Les décors et les statues illustrent le mystère de la Sainte Trinité et les pères de l'Église qui ont défendu ce dogme. En haut de la façade sont représentées les quatre vertus cardinales et autour du clocher en forme de beffroi, influencé par la Renaissance française, les symboles des quatre Évangélistes. En contrebas, c'est la symbolique du chiffre trois qui domine : trois fontaines à triple vasque, surmontées de trois statues illustrant les trois vertus théologales. En 2001 ont été placées devant les vasques une série d'œuvres picturales de grande taille (représentant les jeux du cirque dans la Rome antique). Elles ont été exécutées selon le style de Jean Dubuffet. Des élèves des écoles d'art plastique proches ont contribué à leur exécution. Elles ont été disposées sur des installations tubulaires, qui, à dessein, font comme un écho à l'architecture externe du Centre Georges Pompidou. Elles servent tout à la fois à la mise en valeur populaire de l'art contemporain et de barrières protectrices des bassins, profonds et animés de dangereux tourbillons (pour éviter notamment que des enfants ne tombent à l'eau). Il y fut observé, de plus, la présence de mollusques dont le contact pouvait provoquer des irritations cutanées[réf. nécessaire].

[modifier] Intérieur

Le chœur surélevé et monumental, avec un somptueux maître-autel, est flanqué de dix colonnes en stuc vert représentant les Dix Commandements de Dieu. Les six piliers qui soutiennent la nef supportent chacun deux apôtres.

Les murs sont richement décorés de peintures de l'École académique soutenue par Napoléon III. Des peintures en pseudo-mosaïques sur les arcades représentent notamment les Pères de l'Église. La Sainte Trinité figure sur l'arc triomphal au-dessus du chœur ; au fond, au-dessus du grand-orgue, on peut voir une scène de l'Apocalypse.

On remarquera également, au fond de la nef, un balcon se situant en dessous des grandes orgues : celui-ci était à l'origine destiné à accueillir l'Empereur et sa suite lors de grandes cérémonies religieuses. Cependant, ce dernier ne se rendit jamais dans l'espace qui lui était réservé. On notera que c'est de ce balcon que la vue sur la nef est la meilleure, du fait de son alignement avec l'allée centrale et l'autel.

[modifier] Chapelles

Les chapelles situées de part et d'autre de la nef et au fond du chœur sont, elles aussi, richement ornées de tableaux.

Il existe encore deux autres chapelles, qui se situent de chaque côté des balcons encadrant le chœur de l'église. Leur accès est interdit au public, mais on peut apercevoir les fresques murales ornant les murs de ces chapelles.

[modifier] Les grandes orgues

L'orgue a été construit en 1869 par Aristide Cavaillé-Coll. Très gravement touché lors de la Commune de Paris, il fut entièrement reconstruit par Cavaillé-Coll, et Alexandre Guilmant en fut nommé titulaire. Ce célèbre compositeur créa la majorité de ses œuvres sur les grandes orgues de la Trinité. À cette époque, la composition de l'orgue était la suivante :

Grand-Orgue Positif Récit expressif Pédale
Montre 16' Quintaton 16' Bourdon 8' Bourdon 32'
Bourdon 16' Flûte 8' Flûte 8' Contrebasse 16'
Montre 8' Salicional 8' Gambe 8' Soubasse 16'
Bourdon 8' Unda Maris 8' Voix céleste 8' Flûte 8'
Flûte 8' Prestant 4' Flûte 4' Bourdon 8'
Gambe 8' Flûte 4' Flûte 2' Violoncelle 8'
Prestant Doublette 2' Trompette 8' Flûte 4'
Quinte 2 2/3' Piccolo 1' Clairon 4' Bombarde 16'
Plein-Jeu V rgs Cornet Basson-hautbois 8' Trompette 8'
Cornet Basson 16' Voix humaine 8' Clairon 4'
Bombarde 16' Trompette 8'
Trompette 8' Clarinette 8'
Clairon 4'

L'orgue fut plusieurs fois modifié. Tout d'abord par Mutin en 1901, ce qui couta sa place à Alexandre Guilmant qui refusa de signer la réception des travaux. Plus tard, le titulariat d'Olivier Messiaen, durant 61 ans (de 1931 jusqu'à sa mort en 1992), fut l'origine de nombreux aménagements, en premier lieu par la maison Pleyel-Cavaillé-Coll en 1934, puis surtout par Beuchet-Debierre en 1965.

Aujourd'hui, il comporte :

  • 3 claviers manuels et pédalier,
  • 60 jeux,
  • la traction électrique des claviers et des jeux.
I Grand-Orgue C–g3
Montre 16′
Bourdon 16′
Montre 8′
Flûte harmonique 8′
Bourdon 8′
Gambe 8′
Prestant 4′
Flûte octaviante 4′
Nazard 22/3
Doublette 2′
Cornet V
Plein Jeu IV
Cymbale II–IV
Bombarde 16′
Trompette 8′
Clairon 4′
II Positif C–g3
Jeux sous expression:
Cor de nuit 8′
Flûte douce 4′
Nazard 22/3
Flageolet 2′
Tierce 13/5
Piccolo 1′
Clarinette 8′
Quintaton 16′
Principal 8′
Flûte harmonique 8′
Salicional 8′
Unda maris 8′
Prestant 4′
Doublette 2′
Cornet II–V
Fourniture IV
Basson 16′
Trompette 8′
Clairon 4′
III Récit
(expressif)
C–g3
Bourdon 16′
Flûte traversière 8′
Bourdon 8′
Gambe 8′
Voix céleste 8′
Flûte octaviante 4′
Nazard 22/3
Octavin 2′
Tierce 13/5
Cymbale III
Bombarde 16′
Trompette 8′
Basson-Hautbois 8′
Voix humaine 8′
Clairon 4′
Tremblant
Pédale C–g1
Flûte 32′
Soubasse 16′
Contrebasse 16′
Flûte 8′
Bourdon 8′
Violoncelle 8′
Plein Jeu IV
Bombarde 16′
Trompette 8′
Clairon 4′
Organiste honoraire
Organistes titulaires

[modifier] Artistes ayant participé à la décoration de l'église

liste non exhaustive

[modifier] Galerie

[modifier] Sources

[modifier] Notes et références

  1. Émile de La Bédollière, Le Nouveau Paris, éd. Gustave Barba, Paris, 1860, p. 140 (réed. Sacelp, 1986).
  2. Site de la paroisse de la Trinité
  3. Biographie sur le site d'Olivier Glandaz
  4. Nominations sur le site de la paroisse
  5. Mort de saint Denis l'Aéropagite

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

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