Cazaubon

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Cazaubon
Porte et église de Barbotan
Porte et église de Barbotan
Blason de Cazaubon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Gers
Arrondissement Condom
Canton Cazaubon (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Grand-Armagnac
Maire
Mandat
Jean-Michel Augre
2014-2020
Code postal 32150
Code commune 32096
Démographie
Population
municipale
1 728 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 08″ N 0° 04′ 14″ O / 43.9356, -0.0706 ()43° 56′ 08″ Nord 0° 04′ 14″ Ouest / 43.9356, -0.0706 ()  
Altitude Min. 92 m – Max. 183 m
Superficie 55,64 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-cazaubon.fr

Cazaubon (Casaubon en gascon) est une commune française située dans le département du Gers et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé aux portes des Landes et au cœur du Bas Armagnac, cru le plus coté du spiritueux local, ce village a su garder un certain charme, notamment grâce à ses traditions.

La commune comprend la station thermale de Barbotan-les-Thermes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Situé dans le bassin versant de l'Adour, le territoire de la commune est traversé[1] par la Douze, un affluent de la Midouze, et par ses tributaires (rive droite), l'Estampon (et par l'affluent de celui-ci, le fossé Bernet), le Bergon, le Maignan, le ruisseau de las Naouhounts et l'Uby, et les affluents de ce dernier, les ruisseaux de Saint-Cricq, de la Carpoulère, de Barbotan et de Cabé.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les Gallo-Romains auraient découvert les bienfaits de l'eau, et auraient donné au lieu le nom de leur divinité des eaux thermales (Borvo) d'où le nom de Barbotan-les-Thermes sur la commune de Cazaubon.

Le nom de la station, autre explication, pourrait venir de la famille Barbotan qui s'implanta dans le pays vers 1220.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 27 juin 1991, l'incendie de l'établissement thermal de Barbotan-les-Thermes fit 21 morts.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or aux trois chevrons de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Cazaubon
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Claude Sainrapt[2] UMP Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 728 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
2 266 1 179 2 371 2 407 2 456 2 657 2 600 2 728 2 691
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 800 2 798 2 666 2 757 2 839 2 845 2 591 2 617 2 520
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 427 2 231 1 877 1 953 1 841 1 778 1 856 1 756 1 701
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
1 691 1 638 1 635 1 605 1 545 1 622 1 612 1 707 1 728
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 13,1 %, 15 à 29 ans = 13,5 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 22,8 %, plus de 60 ans = 31,5 %) ;
  • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 12,8 %, 15 à 29 ans = 11,5 %, 30 à 44 ans = 17,4 %, 45 à 59 ans = 23,6 %, plus de 60 ans = 34,6 %).

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (33,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (30 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

Pyramide des âges à Cazaubon en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
2,3 
9,0 
75 à 89 ans
12,5 
21,8 
60 à 74 ans
19,8 
22,8 
45 à 59 ans
23,6 
19,1 
30 à 44 ans
17,4 
13,5 
15 à 29 ans
11,5 
13,1 
0 à 14 ans
12,8 
Pyramide des âges du département du Gers en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
1,8 
10,1 
75 à 89 ans
13,2 
17,0 
60 à 74 ans
17,2 
22,6 
45 à 59 ans
21,8 
19,3 
30 à 44 ans
18,7 
13,9 
15 à 29 ans
12,4 
16,3 
0 à 14 ans
14,9 

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

Le canton de Cazaubon se situe dans la région viticole du Bas-Armagnac. À l'ouest du Gers et adossée aux forêts landaises, la région s'appelle aussi l'Armagnac noir à cause de ses bosquets de chênes. Le sol de boulbène recouvre un sous-sol de sables blonds et d'argile, restes de dépôts de l'âge tertiaire. Les vins récoltés sont de degré faible et de forte acidité. Cultivée sur les coteaux et les collines, la vigne donne des raisins parfumés grâce à la douceur du climat et à l'humidité. Ces vins sont parfaits pour la distillation et produisent des eaux-de-vie d'armagnac de qualité.

Les thermes[modifier | modifier le code]

Barbotan les Thermes est une station thermale dont les eaux et les boues ont pour particularité de soigner les affections rhumatismales et phlébologiques, les douleurs ostéo-articulaires et les arthrites. L'utilisation des eaux et des boues thermales de Barbotan dans un but thérapeutique était déjà connue avant l'ère chrétienne. Au cours du XVI ème d'illustres personnages viennent y soigner leurs douleurs : le Maréchal Blaise de Monluc, Montaigne, Henri de Navarre. Elle est l'une de rares stations qui permet de traiter simultanément les affections veineuses et rhumatologiques.

Barbotan est l'une des trois stations thermales qui restent dans le Gers avec Castera-Verduzan et Lectoure. Barbotan représente 90 % des curistes.

Les sources, peut-être en fonction de leur faible débit, furent l'objet d'un intérêt particulier dans la Gascogne gersoise. Depuis la Renaissance, médecins, scientifiques, investisseurs ont multiplié les équipements et les hébergements. Le XIXe siècle fut l'âge d'or du thermalisme et une quinzaine de sources était exploitée. Pour Barbotant, comme pour les autres centres gersois, tout a été mis en œuvre pour concurrencer les thermes des Pyrénées : recours à un style architectural néo-classique (fronton, péristyle...) pour signifier l'ancienneté des sources, ouverture d'un casino, création de zones de pêches au lac d'Uby, aménagement de parcs propices à la promenade, proposition d'un large éventail de soin.

Les eaux qui émergent à 38 °C et sont utilisées à 36 °C pour les soins sont bicarbonatées calciques, silicatées, magnésiennes et sulfurées et dégagent du CO2 libre.

Les boues, d'une température de 38 à 42 °C sont formées de composés spécifiques humiques et siliceux.

Barbotan-les-Thermes
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Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les arènes se remplissent à chaque manifestation locale, principalement en été. D'une contenance de 1050 places assises, les arènes Jean et Gérard Darrigade tiennent une place privilégiée dans la tauromachie bas-armagnacaise.
  • Le parc Adrien Barthélémy et ses splendides lotus roses.
  • Des vestiges gallo-romains ont été découverts à Barbotan en 1828.
  • Le lac de l'Uby avec ses 80 hectares et ses activités de pêche, de natation, de planche à voile mais surtout d'aviron où se déroulent depuis de nombreuses années les championnats de France.
  • Ruines de l'église de Saint-Christau, dans les environs de Barbotan.

Le Vieux Cazaubon[modifier | modifier le code]

Le Vieux Cazaubon, avec ses arcades et ses maisons à colombage, date du XIIIe siècle et a été classé comme bastide[7]. Il abrite la mairie, l'ancienne église Saint-Jean-Baptiste, un ancien couvent, et l'église paroissiale Saint-Martin qui, devenue trop petite, a été doublée d'une nouvelle église achevée en 1870. Deux portes de ville subsistent encore : la porte du Hourrat (trou en gascon), côté ouest, et la porte d'Uzan (ou du Juzan, signifiant du bas), côté sud.

Vieux Cazaubon
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Le Lac de l'Uby[modifier | modifier le code]

Plan d’eau de 80 ha dans une vallée très évasée et arborée avec une piscine ludique de 700 m2, un bassin de 25 mètres, balnéothérapie, transats, parasols, petit bassin au lac aménagé et surveillé avec une plage de sable fin de 260 mètres, jeux gonflables aquatiques. Le lac est l'un des sites privilégiés pour les compétitions d'aviron de haut niveau et l'aviron de tourisme. Le bassin accueille notamment les Championnats de France de Bateaux Courts et Handi-Aviron, les régates internationales de Cazaubon, les Championnats de Ligue et de Zones.

Le lac a été créé en 1972, il s'étend sur une superficie d’environ 72 ha. C' est un petit affluent de rive droite de la douze..Il est classé zone protégée par Natura 2000 et fait partie des nombreux étangs de L’Armagnac.

Le château médiéval[modifier | modifier le code]

Du château médiéval, il ne subsiste qu'une tour. Une légende a fait de ce monument la "Tour du Crime": un seigneur de Barbotan se serait rendu coupable d'un meurtre à la suite duquel son château aurait été démoli, hors la tour, conservée comme témoin de son forfait.

Le château de Bégué[modifier | modifier le code]

Le château du Bégué vu de Barbotan

Le château de Bégué, situé à la sortie du bourg vers Barbotan, a été transformé en hôtel.

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L'église saint-Pierre de Barbotan[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre de Barbotan a la particularité d'être aussi une ancienne porte de la ville datant du XVe et XVIe siècles. Elle est construite sur des pilotis car le sol est constitué de boues chaudes. Elle se compose d'une nef à quatre travées et d'un bas-coté de style roman. Elle est voutée et quelques clés de voûte sont de la même époque, notamment celles de la sacristie. La fenêtre du sanctuaire est couronnée par des arcs romans supportés par des colonnettes avec des chapiteaux et des bases du XIIIIe siècle.

L'édifice fut complètement remanié après la guerre de Cent Ans: les voûtes ont été refaites et les charpentes reposent directement sur les murs avec chevrons débordants.

Le porche extérieur à ogive abrite une porte de style Renaissance. Le dessus a été transformé en forme de pyramide pour servir de clocher et en 1899, il reçut son horloge. Le fronton porte les armes de Cazaubon.

Elle est inscrite monument historique depuis 1926[8]. Le portail sculpté de l'église de style Renaissance et datant du XVIe siècle est aussi inscrit monument historique depuis 1925[9].

L'église de Barbotan
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]