Cambo-les-Bains

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Cambo-les-Bains
Restaurant des thermes (accolé au bâtiment principal)
Restaurant des thermes (accolé au bâtiment principal)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Espelette
Intercommunalité Communauté de communes Errobi
Maire
Mandat
Vincent Bru
2008-2014
Code postal 64250
Code commune 64160
Démographie
Population
municipale
6 577 hab. (2011)
Densité 292 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 21′ 32″ N 1° 24′ 01″ O / 43.3589, -1.40027777778 ()43° 21′ 32″ Nord 1° 24′ 01″ Ouest / 43.3589, -1.40027777778 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 400 m
Superficie 22,49 km2
Localisation

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Cambo-les-Bains est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.

Le gentilé est Kanboar[1].

Signalisation bilingue de Bas-Cambo (Cambo-les-Bains) et signe du GR 10
Un vieux lavoir de Bas-Cambo

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Cambo-les-Bains fait partie de la province basque du Labourd, proche de la frontière espagnole (15 km) et à une demi-heure par la route de la côte basque.

Accès[modifier | modifier le code]

Cambo-les-Bains est située à la conjonction des routes départementales D932, en provenance de Bayonne, D918 en provenance de Saint-Jean-Pied-de-Port et D22, qui vient d'Hasparren.
L'autoroute A63 possède une sortie (sortie 5) indiquant la commune.
Le TER Aquitaine SNCF circulant sur la ligne Bayonne - Saint-Jean-Pied-de-Port permet de relier la commune au réseau ferré français depuis la gare de Cambo-les-Bains.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par la Nive, affluent de l'Adour, et par des tributaires de celle-ci, les ruisseau d' Urotxe et d' Uhane.
Un tributaire de l'Arnadavy, autre affluent de l'Adour, le ruisseau d' Angelu, traverse également la commune.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes

Le toponyme Cambo est mentionné[4] dès 1235 (cartulaire de Bayonne[5]), et apparaît sous les formes Camboa (1350, titres de Came[6]), Cambe (1501, chapitre de Bayonne[7]), Cambo (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins), Sanctus Laurentius de Cambo (1757, collations du diocèse de Bayonne[8]) et La Montagne en 1793.

Graphie basque

Son nom basque actuel est Kanbo[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[4] note que la paroisse de Larressore était une annexe de Cambo.
La loi du 4 mars 1790, qui détermina un nouveau paysage administratif de la France en créant des départements et des districts, décida de la naissance du département des Basses-Pyrénées en réunissant le Béarn, les terres gasconnes de Bayonne et de Bidache, et les trois provinces basques françaises. Pour ces dernières, trois districts furent créés : Mauléon, Saint-Palais et Ustaritz, qui remplaça le bailliage du Labourd. Par abus de pouvoir des dirigeants locaux, le siège d'Ustaritz fut transféré presque immédiatement à Bayonne. Son Directoire incita un grand nombre de municipalités à adopter de nouveaux noms conformes à l'esprit de la Révolution. Ainsi Cambo s'appela La Montagne, Ainhoa devint Mendiarte, Ustaritz Marat-sur-Nive, Itxassou Union, Arbonne Constante, Saint-Étienne-de-Baïgorry Thermopyles, Saint-Palais Mont-Bidouze, Louhossoa Montagne-sur-Nive, Saint-Jean-Pied-de-Port Nive-Franche, Saint-Jean-de-Luz Chauvin-Dragon, du nom d'un jeune soldat mort au combat et Souraïde Mendialde.

En 1790, Cambo fut le chef-lieu d'un canton qui comprenait les communes de Cambo, Halsou et Itxassou et dépendait du district d'Ustaritz.

En 1794, au plus fort de la Terreur, et à la suite de la désertion de quarante sept jeunes gens d'Itxassou, le Comité de salut public (arrêté du 13 ventôse an II - 3 mars 1794) fit arrêter et déporter une partie des habitants (hommes, femmes et enfants) d'Ainhoa, Ascain, Espelette, Itxassou, Sare et Souraïde, décrétées, comme les autres communes proches de la frontière espagnole, communes infâmes[9]. Cette mesure fut étendue à Biriatou, Cambo, Larressore, Louhossoa, Mendionde et Macaye.
Les habitants furent « réunis dans diverses maisons nationales, soit dans le district d'Ustaritz, soit dans celles de la Grande Redoute, comme de Jean-Jacques Rousseau »[10]. En réalité, ils furent regroupés dans les églises, puis déportés dans des conditions très précaires[11] à Bayonne, Capbreton, Saint-Vincent-de-Tyrosse et à Ondres. Les départements où furent internés les habitants des communes citées furent le Lot, le Lot-et-Garonne, le Gers, les Landes, les Basses-Pyrénées (partie béarnaise) et les Hautes-Pyrénées.
Le retour des exilés et le recouvrement de leurs biens furent décidés par une série d'arrêtés pris le 29 septembre et le 1er octobre 1794, poussés dans ce sens par le directoire d'Ustaritz : « Les ci-devant communes de Sare, Itxassou, Ascain, Biriatou et Serres, dont les habitants internés il y a huit mois par mesure de sûreté générale, n'ont pas été cultivées. Les habitants qui viennent d'obtenir la liberté de se retirer dans leurs foyers, demandent à grands cris des subsistances sans qu'on puisse leur procurer les moyens de satisfaire à ce premier besoin de l'homme, la faim. »[12]. La récupération des biens ne se fit pas sans difficulté, ceux-ci avaient été mis sous séquestre mais n'avaient pas été enregistrés et avaient été livrés au pillage : « Les biens, meubles et immeubles des habitants de Sare, n'ont été ni constatés ni légalement décrits ; tous nos meubles et effets mobiliers ont été enlevés et portés confusément dans les communes voisines. Au lieu de les déposer dans des lieux sûrs, on en a vendu une partie aux enchères, et une autre partie sans enchères. »[13]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au lion d'or à la bordure componée de gueules et d'or[14].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Vincent Bru UDF conseiller général
2008 2014 Vincent Bru MoDEM conseiller général
2014 en cours Vincent Bru DVD conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Cambo-les-Bains fait partie de huit structures intercommunales :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 577 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 196 1 322 1 372 1 262 1 373 1 315 1 418 1 503 1 467
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 626 1 467 1 470 1 436 1 595 1 587 1 879 1 811 2 012
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 118 2 225 2 087 1 957 2 344 3 337 3 324 3 616 4 374
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 519 4 083 4 146 4 162 4 128 4 416 5 671 5 849 6 577
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est fortement marquée par la vocation thermale de la commune. Un millier d'emplois directs en dépend[18]. Dix sept établissements de santé s'ajoutent à l'établissement thermal.

Le reste de l'économie est principalement orienté vers l'agriculture et l'horticulture. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty et de celle de production du piment d'Espelette.

Dans le secteur de l'industrie, la société Boursier-Sogreg, spécialisée dans la conception, la fabrication de moules et l'injection plastique (savoir-faire sur des procédés spécifiques tels que la bi-injection) est également implantée sur la commune. Elle produit en postes continues et emploie 35 personnes.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Cambo est le bas-navarrais occidental.

Festivités

Le comité des fêtes du Haut-Cambo (Kanboko gazteria) organise les fêtes au lieu-dit Paxkaleku ainsi que le carnaval. Un second comité des fêtes s'occupe, quant à lui, de celles du Bas-Cambo. Le nom de l'église de Cambo étant Saint-Laurent, les fêtes de Cambo-les-Bains ont donc lieu dans une période de 3 à 4 jours autour du 10 août.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Préhistoire

L'abri-sous-roche d'Olha, aujourd'hui effondré, est situé sur une des anciennes terrasses alluviales de la Nive près de Cambo-les-Bains, dans le ravin de l'Urdaueio (affluent de la Nive). Il a livré des industrie du Paléolithique moyen (Moustérien et Vasconien), notamment des hachereaux et des bifaces[19]. Il fut découvert par Emmanuel Passemard en 1917[20],[21]. Georges Laplace effectua des fouilles dans le prolongement de l'abri, dans un locus qu'il nomma Olha II[22]. L'étude de l'industrie a été reprise récemment[23].

Musée Edmond Rostand

À l'écart de la ville, en direction de Larressore, se trouve la villa Arnaga[24]. Il s'agit d'une vaste maison basque qu'Edmond Rostand fit construire, au prix de travaux énormes, par l'architecte Joseph-Albert Tournaire entre 1903 et 1906.

Venu à Cambo-les-Bains pour soigner une pleurésie, il décida de s'y installer et y vécut de 1906 à 1918.

C'est à Arnaga qu'il écrivit Chantecler.

Le visiteur peut encore y lire sur une plaque à l'entrée de la villa le célèbre quatrain de bienvenue de Rostand :

"Toi qui vient partager notre lumière blonde / et t'asseoir au festin des horizons changeants / n'entre qu'avec ton cœur, n'apporte rien du monde / et ne raconte pas ce que disent les gens".

Arnaga est une des premières maisons de style "néo-basque". Rostand dessina et décora lui-même les 40 pièces de la villa, en divers styles (anglais pour le hall, chinois pour le fumoir, etc.). La peintre Clémentine-Hélène Dufau a peint en 1906 des panneaux décoratifs pour la bibliothèque (Les Cygnes noirs et Automne) ainsi que des médaillons dans l'escalier et quelques portraits dont celui du fils de Rostand Maurice Rostand sont visibles dans la villa.

Anna de Noailles aimait lire et travailler dans le bureau-bibliothèque de style Premier Empire, que délaissait Rostand.

La villa est entourée d'un grand jardin à la française, où deux pavillons encadrant une pergola inspiré du parc de palais de Schönbrunn à Vienne, se reflète dans une pièce d'eau. Rostand y recevait ses hôtes, dont les comédiens Sarah Bernhardt et Coquelin, du haut d'un balcon en déclamant des vers.

La partie arrière comprend un jardin à l'anglaise.

En 1960 la mairie acheta la villa pour en faire le "musée Edmond Rostand".

À noter que Gérard Depardieu a fait don au musée de son César reçu en 1992 pour son interprétation dans Cyrano de Bergerac qui est présenté dans la bibliothèque, fermée par des grilles décoratives dues à des grands ferronniers d'art parisiens de l'époque, parents de Boris Vian.

La villa a été classée comme monument historique en 1995 et le jardin porte le label jardin remarquable.

Jardins à la française, vues du premier étage de la villa
Établissement thermal

Cambo-les-Bains possède un établissement thermal spécialisé dans la rhumatologie (arthroses, troubles de l'appareil locomoteur) et le traitement des voies respiratoires (ORL et pneumologie). Le bâtiment principal fut construit dans un style néo-classique et dispose d'un parc de 15 hectares. L'établissement appartient aujourd'hui à la chaîne thermale du Soleil.
Le bâtiment a été construit vers 1926 par les architectes Émile Molinié, Charles Nicod et Sajous. Les céramiques des thermes ont été réalisées par Gentil & Bourdet.
Parmi les habitués célèbres des vertus thermales locales, Marie-Anne de Neubourg, veuve de Charles II d'Espagne venait prendre les eaux à Cambo dès le début du XVIIIe siècle[25].

Bâtiment principal des thermes
Jardins des thermes

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent [26] date du XVIIe siècle et recèle du mobilier[27] et un tableau[28] (le martyre de saint Laurent) classés aux monuments historiques. Le cimetière attenant présente de nombreuses tombes discoïdales[29] et tabulaires[30], des dalles funéraires[31] et une croix[32], ainsi qu'un ensemble de 26 monuments sépulcraux[33] (4 dalles funéraires, croix, 21 plates-tombes) inventoriés par le ministère de la Culture.
La commune est située sur la voie de la Nive, une variante du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle suivie par les pèlerins qui, de Bayonne, recherchaient à regagner le Camino Navarrais avant sa traversée des Pyrénées, à Saint-Jean-Pied-de-Port.

La Chapelle des icones

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Maison navarraise de Bas-Cambo
Cambo-les-Bains, pont romain sur l'Angélu

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

La commune dispose de trois collèges, le collège ikastola Xalbador, le collège public Errobi et le collège privé Saint-Michel-Garicoïts. L'enseignement primaire est dispensé dans deux écoles publiques, l'école primaire Bas-Cambo et l'école maternelle Premiers pas, ainsi que dans l'école privée Sainte-Marie (maternelle et primaire) et Errobi ikastola (école maternelle et primaire en langue basque).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Naissance à Cambo-les-Bains.
Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Décès à Cambo-les-Bains.
Statue dédiée à Edmond Rostand
Nées au XVIIe siècle
Nées au XIXe siècle
Nées au XXe siècle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Cambo-les-Bains
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh et bi Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 1 août 2012)
  4. a et b Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Titres de Came - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Chapitre de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 187.
  10. Archives nationales, AF II 133/1014, citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 4, Elkarlanean 2002 (ISBN 2 9131 5646 0), page 300
  11. Le maire et l'officier municipal de Capbreton demandèrent des consignes aux Représentants du peuple par un courrier (texte transcrit par P. Haristoy, Les Paroisses du Pays Basque pendant la période révolutionnaire, Pau, Vignancour, 1895-1901, pages 256-257) du 24 ventôse an II (14 mars 1794) pour les 229 détenus sous leur responsabilité :

    « 1°) Combien de pain à donner à chaque homme (nous n'avons pas de pain, si ce n'est de la méture) ?
    2°) Pouvons-nous consentir à ce qu'ils s'achètent du vin ou autres provisions ?
    3°) Nous t'observons que nous n'avons point de viande ;
    4°) Pouvons-nous leur permettre d'avoir de la lumière, la nuit, dans un fanal ?
    5°) Pouvons-nous permettre qu'ils aient leurs matelas ou paillasses ? Nous leur avons fait porter de la paille pour coucher ;
    6°) Pouvons-nous permettre qu'ils sortent deux à deux pour laver leur linge ?
    7°) S'il y a des malades, sommes-nous autorisés à les faire sortir de la maison de réclusion pour les traduire dans d'autres pour les faire traiter ? »

  12. Archives nationales, F11/394, 18 vendémiaire an III (9 octobre 1794), citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 4, Elkarlanean 2002 (ISBN 2 9131 5646 0), page 309
  13. Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne, année 1935, pages 67 à 70, et Les paroisses du Pays basque, page 263, Gure Herria, années 1930-1932 - Sources citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 4, Elkarlanean 2002 (ISBN 2 9131 5646 0), page 310.
  14. Guy Ascarat
  15. Annuaire des villes jumelées
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  18. Office de tourisme - Les chiffres-clés
  19. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 81.
  20. Passemard, E. (1936) - « Le Moustérien à l'abri Olha en Pays-Basque », Revue Lorraine d'Anthropologie, 8e année, pp. 117-160.
  21. Marc Large, Les premiers hommes du Sud-Ouest, Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 035 5), page 60
  22. Laplace, G. et Saenz de Buruaga, A. (2000) - « Application de la typologie analytique et structurale à l'étude de l'outillage moustéroïde de l'abri Olha 2 à Cambo (Kanbo) en Pays Basque », Paléo, n° 12, pp. 261-324.
  23. Deschamps, M. (2008) - Le Vasconien et sa signification au sein des faciès moustériens, Université de Toulouse II - Le Mirail, Mémoire de Master II, 126 p.
  24. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la villa Arnaga
  25. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 168.
  26. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Laurent
  27. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le mobilier de l'église Saint-Laurent
  28. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le tableau classé de l'église Saint-Laurent
  29. [1][2][3][4][5] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les stèles discoïdales
  30. [6][7][8][9][10][11][12][13][14] [15][16][17][18][19][20][21] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les stèles tabulaires
  31. [22][23][24][25] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les dalles funéraires
  32. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la croix du cimetière de Cambo-les-Bains
  33. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les monuments sépulcraux

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire du chocolat à Cambo par Marcel Marc Douyrou - Spotimago Mai 2010
  • Fagalde, Harispe, Noblia, Berho, chocolatiers de Cambo

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]