Deuil-la-Barre
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| Deuil-la-Barre | ||
Façade de l'église Notre-Dame de Deuil-la-Barre |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Val-d'Oise | |
| Arrondissement | Sarcelles | |
| Canton | Enghien-les-Bains | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de la Vallée de Montmorency | |
| Maire Mandat |
Jean-Claude Noyer 2008-2014 |
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| Code postal | 95170 | |
| Code commune | 95197 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Deuillois | |
| Population municipale |
21 509 hab. (2010) | |
| Densité | 5 720 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 50 m (min. : 40 m) (max. : 110 m) | |
| Superficie | 3,76 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.mairie-deuillabarre.fr | |
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Deuil-la-Barre est une commune française du département du Val-d'Oise, en région Île-de-France, dépendant de la préfecture de Pontoise et de la sous-préfecture de Sarcelles.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Localisation et communes limitrophes[modifier]
Deuil-la-Barre se situe à environ neuf kilomètres au nord des portes de Paris, à flanc de coteau de la butte-témoin portant la forêt de Montmorency. Au carrefour des départements de la Seine-Saint-Denis et du Val-d'Oise, la ville, essentiellement pavillonnaire, a su conserver pour l'essentiel un certain charme de village avec ses vergers et son coteau boisé. Un de ses quartiers, la Galathée, est néanmoins classé zone urbaine sensible.
Deuil-la-Barre est bordée par la route départementale 311 au nord, par la 928 au sud et desservie par deux gares : la gare de Deuil - Montmagny avec son passage à niveau au nord et la gare de La Barre - Ormesson au sud de la ville. La commune est limitrophe de Montmorency, Groslay, Montmagny et Enghien-les-Bains dans le Val-d'Oise ainsi qu'Épinay-sur-Seine dans le département voisin de la Seine-Saint-Denis.
Transports[modifier]
Deuil-la-Barre possède deux gares, actuellement desservies par le Transilien Paris-Nord, branches Paris-Nord — Pontoise/Persan-Beaumont et Paris-Nord — Luzarches/Persan-Beaumont (via Montsoult - Maffliers). La gare de Deuil - Montmagny est desservie à raison d'un train omnibus au quart d'heure toute la journée. Il faut de 13 à 15 min de trajet de la gare du Nord. Il y a deux arrêts entre la gare du Nord et la gare de Deuil - Montmagny : les Saint-Denis et Épinay-Villetaneuse.
La gare de La Barre - Ormesson, située au sud-est de la commune en limite d'Enghien-les-Bains, est desservie à raison d'un train omnibus à la demi-heure en heures creuses et deux en heures de pointe, desservant Épinay — Villetaneuse et Saint-Denis. Le temps de parcours est de 13 min.
Histoire[modifier]
L'archéologie démontre que le site était peuplé dès l'époque gallo-romaine. Le nom de la ville pourrait dériver d'un mot celte, sa forme ancienne, Diogilo, signifie lieu bas et évoque une clairière avec des sources et des étangs.
Son nom latin Dyoiluin est mentionné dès le Ve siècle dans l'histoire de Saint Eugène qui fut martyrisé à Deuil. La création du village et de son église relèvent du mystique, c'est du moins la manière dont les moines de Saint-Denis l'ont raconté, vers le IXe siècle. Le seigneur Ercolde, propriétaire de la villa Diogilo, à l'époque mérovingienne, aurait été mystérieusement averti dans son sommeil que saint Eugène, archevêque de Tolède et compagnon de saint Denis avait été martyrisé à Deuil par les Romains, et que son corps avait été jeté dans le lac. On découvrit, intact, le corps du saint, qui fut ensuite placé dans un lourd sarcophage attelé à des bœufs qu'on laissa libres de porter le corps : là où ils s'arrêtèrent fut décidé la construction de l'église. De là sans doute le nom Divolaïlum — lieu saint — parfois donné à Deuil.
Cette seigneurie appartenait à l'abbaye de Saint Denis. Les deux hameaux de la Barre et d'Ormesson en dépendent. Diogilum, c’est-à-dire Deuil, a ensuite appartenu à la famille des Montmorency, fondée par Bouchard le Barbu.
Le premier seigneur de Deuil a été Hervé de Montmorency, dans la seconde moitié du XIe siècle.
Pendant des siècles, Deuil La Barre a été un petit bourg agricole — vignoble, principalement.
Avec la Révolution, la paroisse de Deuil devient une municipalité.
Le 3 décembre 1952, par décret, le nom de « La Barre », un quartier de Deuil qui avait appartenu au chancelier Séguier, était ajouté à celui de Deuil qui devient ainsi Deuil-La Barre. Par suite d'une erreur d'enregistrement l'orthographe de la commune nouvelle a été écrite Deuil-la-Barre.
Population et société[modifier]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 21 509 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Enseignement[modifier]
Sept écoles maternelles, cinq écoles primaires, deux collèges (Denis Diderot et Émilie du Châtelet), un lycée (Camille Saint-Saëns) et un établissement privé catholique dispensent l'enseignement à Deuil-la-Barre.
Cultes[modifier]
Culte catholique : église Notre-Dame, rue de l'Église (presbytère : place des Victimes du V2) ; église Saint-Louis, 8-10 rue du Château.
Culte protestant : église réformée d'Enghien-Montmorency et environs, 155 avenue de la Division-Leclerc à Enghien-les-Bains (pasteur : 171 avenue de la Division-Leclerc) ; église évangélique, 37 rue Haute.
Culte Orthodoxe: Église copte orthodoxe: église Saint-Moïse-le-Noir-et-Saint-Samuel-le-Confesseur, 17 rue Cauchoix.
Administration[modifier]
Deuil-la-Barre fait partie de la juridiction d’instance de Montmorency, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[4],[5].
En 2003, la commune a reçu le label « Ville Internet @@ »[6] et @@@ en 2010[7]. Ce label est obtenu grâce à l'évolution du site Internet municipal, qui propose aux Deuillois de nouveaux services tels que la mise en place d'une lettre d'information ou l'intégration de vidéos. Deuil-la-Barre est également l'une des rares villes de France à recevoir en 2010 le label "Bien Vieillir - Vivre ensemble" qui note la qualité du cadre de vie[8].
Budget[modifier]
Le budget total de la Ville pour 2006 s’élèvait à 31 997 275,63 € [9]
Il était réparti comme suit :
- section investissement : 10 374 822,48 € soit 32 %
- section de fonctionnement : 21 622 453,15 € soit 68 %
Les maires de la commune[modifier]
| Date d'élection | Identité | Parti | Qualité |
|---|---|---|---|
| 1789 | Louis Emery | ||
| 1790-1792 | Jean-François Riviere | ||
| 1792-1794 | Thomas Leguillier | ||
| 1794-1816 | Jean-François Riviere | ||
| 1817-1830 | Antoine Minel | ||
| 1830-1835 | Benoît Bourg | ||
| 1835-1844 | Robert-Aglaé Cauchoix | ||
| 1844-1855 | Michel Dugue | ||
| 1856-1861 | Gilbert Powney | ||
| 1861-1888 | Charles Schaeffer | ||
| 1888-1892 | François Demarest | ||
| 1892-1900 | Alfred Bourgeois | ||
| 1900-1913 | Auguste Dolle | ||
| 1914-1919 | André Leguillier | ||
| 1919-1929 | Alexandre Gosse | ||
| 1929-1944 | Paul Fleury | ||
| 1944-1945 | Maurice Petit | PCF | |
| 1945-1947 | André Le Roy | ||
| 1947-1962 | Mathieu Chazotte | ||
| 1962-1989 | Henri Hatrel | ||
| 1989-1997 | Jean-Pierre Delalande | RPR | |
| 1997-2014 | Jean-Claude Noyer | UMP |
Jean-Claude Noyer a été réélu pour un troisième mandat au premier tour des élections municipales de mars 2008 en totalisant un peu plus de 52 % des suffrages exprimés (résultat à comparer à celui de 2001 ou il avait été élu au 1er tour avec 65 % des voix).
Jumelages[modifier]
Francfort - Nieder-Eschbach (Allemagne) depuis le 30 avril 1967
Vác (Hongrie) depuis le 15 septembre 1991
Winsford (Angleterre) depuis le 28 novembre 1992
Lourinhã (Portugal) depuis le 18 avril 2009
Économie[modifier]
Lieux et monuments[modifier]
Monument historique[modifier]
Deuil-la-Barre ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.
- Église Notre-Dame anciennement Saint-Eugène, rue de l'Église (classée monument historique par arrêté du 4 octobre 1962[10]) : Elle fut érigée aux XIe siècle et XIIe siècles, à l'emplacement d'un édifice antérieur, probablement d'époque mérovingienne, détruit par les Normands. D'importants travaux furent effectués au XIIIe siècle : l'église romane fut remaniée, et un chœur gothique en hémicycle avec déambulatoire bâti vers 1220 à l'emplacement du chœur roman. La voûte d'ogive fut détruite et remplacée au XVIIe siècle par une voûte en berceau. Une nouvelle campagne de travaux eut lieu au XIXe siècle, avec des fausses voûtes gothiques en brique et des peintures sur certains bas-reliefs dénaturant partiellement l'édifice. L'église fut gravement endommagée le 4 octobre 1944 par la chute d'un V2, puis restaurée entre 1949 et 1955. Les baies du chœur ont des arcs en anse de panier depuis, et les murs sont dépourvues de contreforts autour de l'hémicycle. Les autres baies de l'église sont plein cintre. L'édifice présente un plan quelque peu irrégulier : La quatrième et cinquième travée du bas-côté sud sont plus larges et présentent des façades avec pignon, à l'instar du transept. La première et en partie la deuxième travée du bas-côté nord manquent, leur emplacement étant occupé par une maison. Le croisillon nord du transept est plus court que le bras sud et non saillant. Finalement, le clocher roman de deux étages s'élève sur la première travée du collatéral sud du chœur gothique. - À l'intérieur, la nef romane est couverte par une voûte de bois en berceau. L'église possède une importante série de chapiteaux historiés romans datant du XIIe siècle[11],[12]; l'autel moderne, en pierre de Bourgogne, contient une relique de saint Eugène, un crucifix et des candélabres de Jean Lambert-Rucki ; les vitraux modernes furent réalisés par Gaudin. Des fouilles archéologiques ont mis au jour des sarcophages mérovingiens en plâtre à proximité de l'église.
Autres éléments du patrimoine[modifier]
- Grille du château de La Chevrette, rue du Château : La demeure de Madame d'Épinay a été détruit en 1786. Il n'en subsiste dans un petit parc public que la conciergerie du XVIIe siècle ainsi que la grille d'entrée encadrée de piliers ornés de consoles renversées ainsi que les écuries[12].
- Conciergerie du château de La Chevrette, rue Jean-Bouin: Édifiée entre 1757 et 1759, elle abrite depuis le 26 mai 1984 le musée d'histoire locale qui expose des objets trouvés lors de fouilles archéologiques dans la ville, le reliquaire de saint Eugène (1761), réalise par l'abbé Martin, curé de Deuil au XVIIIe siècle, la châsse de saint Eugène (1868), portée lors des processions jusqu'en 1895, ou encore le buste du docteur Martin, surnommé par les villageois « le médecin des pauvres » car il ne faisait pas payer les consultations aux plus modestes. Le premier étage du bâtiment accueille l'école municipale de musique[12].
- Château Thibault-de-Soisy, 13-17 rue Haute : Ce petit château du XVIIe siècle avec son toit mansardé s'élève à l'emplacement d'un château seigneurial attesté dès le XIVe siècle. Le nom de Thibault de Soisy, guerrier réputé et seigneur le plus important du village en 1442, reste attaché à la propriété. En 1773, cette dernière est rachetée par Élisabeth Chamillard de Cany (1713-1788), grand-mère de Talleyrand. Le 31 janvier 1790, le château est le lieu de l'élection du premier maire de la commune, Jean-François Rivière. À partir de 1848, le domaine est morcelé, puis au XXe siècle le château divisé en appartements. C'est le dernier château à subsister sur la commune. L'ancien parc conserve encore une galerie gothique flamboyante de trois arcades, flanquée d'une minuscule salle ronde servant de reposoir. La datation et les origines de ce petit édifice sont incertaines[12].
- Tourelle, boulevard de Montmorency : Pastiche de tour médiévale crénelée accompagnée d'une tourelle d'escalier, c'est une fantaisie architecturale du XIXe siècle affichant le style troubadour[12].
- Monument aux victimes du V2, ayant fait des ravages à Deuil-la-Barre durant la Seconde Guerre mondiale, avec notamment la destruction partielle de l'église.
- Le lac Marchais, ruelle du lac-Marchais, est un petit étang situé à proximité de Groslay. Il fut sans doute au cœur d'un culte païen à l'époque gauloise.
Culture[modifier]
Gastronomie[modifier]
Deuil possède une spécialité gastronomique, les « serrures à bosses », sorte de pâtisserie à base de viande hachée.
Héraldique[modifier]
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D'or à la croix de gueules cantonnée de douze alérions d'azur ordonnés 2 et 2, au franc-quartier d'hermine |
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Aketo, Tunisiano et Blacko, auteurs interprètes du groupe de rap Sniper.
- Richard Bohringer et sa fille Romane y ont vécu.
- Pascal Brunner, animateur télé, animateur radio et comédien.
- Eudes de Deuil, chroniqueur du XIIe siècle, né à Deuil
- Saturnin Fabre, acteur y a vécu.
- Chantal Réga, athlète, « Reine du sprint national féminin » durant la 2e moitié des années 1970.
- Louise d'Epinay, tenait salon au château de La Chevrette.
- Christophe Willem, chanteur.
- Natacha Polony, chroniqueuse sur France 2.
- Sébastien Bassong, footballeur professionnel évoluant à Tottenham Hotspur Football Club (Premier League Anglaise).
- Thomas Gamiette, footballeur professionnel évoluant à Tours FC (Ligue 2).
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Communes limitrophes de Deuil-la-Barre sur Géoportail.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
- Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
- Palmarès des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
- Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
- site internet de la ville de Deuil-la-Barre
- Site municipal - le budget
- Notice no PA00080039, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Mathieu Lours, « Deuil-la-Barre - Notre-Dame-et-Saint-Eugène », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France, 2008, p. 80-83 (ISBN 9782953155402).
- François Chairon, Michel Bourlet et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Deuil-la-Barre », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I, octobre 1999, p. 241-250 (ISBN 2-84234-056-6).
