Montsoult

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Montsoult
Mairie
Mairie
Blason de Montsoult
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Viarmes
Intercommunalité Communauté de communes Carnelle - Pays de France
Maire
Mandat
Lucien Mellul
2014-2020
Code postal 95560
Code commune 95430
Démographie
Gentilé Montsoultois
Population
municipale
3 393 hab. (2011)
Densité 884 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 00″ N 2° 19′ 00″ E / 49.0667, 2.3167 ()49° 04′ 00″ Nord 2° 19′ 00″ Est / 49.0667, 2.3167 ()  
Altitude Min. 102 m – Max. 192 m
Superficie 3,84 km2
Localisation

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Montsoult

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Montsoult
Liens
Site web http://www.mairiedemontsoult.com

Montsoult est une commune du Val-d'Oise située à flanc de coteau à l'orée de la forêt de L'Isle-Adam, dominant la plaine de France, et à environ 20 km au nord de Paris.

Ses habitants sont les Montsoultois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe de Maffliers, Attainville, Baillet-en-France, Chauvry, Villiers-Adam et Nerville-la-Forêt.

Communes limitrophes de Montsoult[1]
Nerville-la-Forêt Maffliers
Villiers-Adam Montsoult[1] Attainville
Chauvry Baillet-en-France
La gare de Montsoult - Maffliers.

Montsoult est desservie par la gare de Montsoult - Maffliers, sur la ligne H du Transilien, branches Paris-NordPersan-Beaumont / Luzarches. La gare est desservie à raison d'un train omnibus au quart d'heure en heures creuses et par 8 trains semi-directs en heures en pointe, soit en alternance un train semi-direct au quart d'heure (ominibus de Paris à Sarcelles - Saint-Brice puis direct) et un autre train semi-direct (direct de Paris à Sarcelles - Saint-Brice et omnibus ensuite) au quart d'heure. La desserte se réduit à un train omnibus à la demi-heure en soirée (après 20h30). Il faut de 26 à 31 minutes de trajet à partir de la gare du Nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Montsoult provient probablement du latin Monticelis, altération de Montis Cellariensis, mont relatif au cellier des moines, ou peut-être de l'anthroponyle Monte-Ceodi, chevalier de 1233.[citation nécessaire]

Le village est mentionné pour la première fois dans un diplôme de Charles le Chauve en 862.[citation nécessaire] Vers 1275, la seigneurie est partagée entre une branche de la famille de Montmorency et la famille La Queue. Les deux domaines sont réunis en 1744 par Geoffroy Macé Camus de Pontcarré, baron de Maffliers. La population s'élève à un peu plus de 400 habitants au XIXe siècle.

Avec l'arrivée du chemin de fer en 1875, la commune connaît une lente évolution démographique et s'étend vers la gare, située dans la plaine. Une première vague de lotissement débute en 1926 provoquant un important afflux de population. En 1940, le château est réquisitionné par les allemands; la mairie y aménage un internat en 1943 puis le revend en 1945 à l'ambassade d'URSS. Des barres d'immeubles sont construites dans les années 1960.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Montsoult (Val-d'Oise))

Les armes de Montsoult se blasonnent ainsi :

Les créneaux représentent les anciennes fortifications du village. La croix de gueules qui divise les quartiers rappelle que les seigneurs de Montsoult ont participé aux Croisades. Le premier quartier d’or aux alérions d’azur figure est emprunté au blason de la famille de Montmorency, qui a été seigneur de Montsoult. Le deuxième quartier d’azur aux fleurs de lys d’or indique l'appartenance de Montsoult au pays de France. Le troisième quartier d’azur au lion d’or évoque la famille de Beaumont. Le quatrième quartier d’or à dix billettes de gueules renvoie à Antoine de Bucy, seigneur de Gournay, inhumé en l’église de Montsoult dont seule subsiste la pierre tombale qui forme le seuil de l’église.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Montsoult fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[2]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[3],[4].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Jean-Claude Boistard[5] UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 393 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
457 398 450 478 433 437 447 441 412
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
355 382 350 334 354 395 458 418 417
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
424 385 442 543 727 888 951 990 1 209
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 535 1 777 2 498 3 175 3 523 3 519 3 525 3 492 3 416
2011 - - - - - - - -
3 393 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église Saint-Sulpice.
Ancienne croix de cimetière.
  • Église Saint-Sulpice, rue de la Mairie (inscrite monument historique par arrêté du 16 juin 1926[8]) : Bâtie au XVIe siècle sous l'impulsion du connétable Anne de Montmorency dont les armes sont gravées à de multiples endroits, l'église remplace un édifice plus important du XIIIe siècle, peut-être détruit par les Anglais durant la guerre de Cent Ans. Vers le milieu du XXe siècle, l'église souffre de problèmes de stabilité du fait de l'insuffisance des contreforts et bénéficie d'une restauration de 1967 à 1976. Son intérieur est aménagé dans un style contemporain tout en mettant en valeur les rares vestiges architecturaux digne d'intérêt. Les façades extérieures sont très sobres et dépourvues de toute ornementation, à l'exception toutefois du portail occidental sous l'influence du classicisme. La porte rectangulaire est surmonté par une demi-lune s'inscrivant dans un arc plein cintre, et un fronton triangulaire domine la façade. L'église ne possède en effet pas de pignon vers l'ouest, le toit étant en croupe de ce côté. L'unique pignon se trouve sur la façade orientale. De plan rectangulaire, l'édifice se compose d'une nef avec un unique bas-côté au nord, ainsi que d'un chœur au chevet plat, au nord duquel se dresse le clocher, suivi par une chapelle latérale du chœur plus étroite que le bas-côté de la nef. Une sacristie avec un étage s'élève au pied du clocher, au nord. Le clocher est ajouré de deux baies abat-son plein cintre par face, et coiffé d'un toit à quatre versants, couvert de tuiles plates tout comme le reste de l'église. Toutes les fenêtres de l'église sont plein cintre et dépourvues de remplage. Les contreforts sont plats et peu saillants, sauf au sud du chœur et sur le chevet, où ils paraissent inhabituellement massifs[9],[10].
  • Ancienne croix de cimetière, devant l'église (inscrite monument historique par arrêté du 16 juin 1926[11]) : Elle n'a pas été déplacée lors du transfert du cimetière vers la périphérie est du village. La croix proprement dite est en fer forgé et très simple. Elle est plantée sur un fût cylindrique à la base carrée, qui se dresse sur un piédestal Renaissance particulièrement élaboré, mais mal conservé. Une niche est ménagée dans chacune des quatre faces, dont la partie supérieure est moulurée à la façon d'une coquille Saint-Jacques : Montsoult était effectivement situé sur l'un des chemins de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Des petits frontons en arc de cercle légèrement saillants surmontent les niches[10]. Ces frontons prennent appui, à chacune des deux extrémités, sur deux consoles ayant apparemment été sculptées en têtes.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Le trou Floquet, rue Paul-Rimet : L'origine de cette dépression du terrain est inconnue, mais il s'agit probablement d'un vestige de l'exploitation du gypse qui existe dans la région depuis le haut Moyen Âge. Le troi Floquet est déjà mentionné sous ce nom dans une charte de 1584[10]. Après des périodes pluvieuses, le fond du trou se remplit d'eau, évacuée ensuite par une canalisation. La cavité est conforté par des murs en moellons pour stabiliser le terrain
  • Croix de Montsoult, au carrefour rue de Maffliers / rue des Charmilles / rue de Villaines : Cette croix s'élève à l'emplacement d'une croix plus ancienne connue depuis la fin du XVIIe siècle, marquant l'entrée est du village sur la route royale de Beauvais à Paris qui passait jadis par les hauteurs de Montsoult[10].
  • Maison 26 rue des Charmilles : Cette maison conserve une inscription d'époque, « Commune de Montsoult, Service des Eaux, Forage n° 2, 1927 ». Un second puits profonds a été foré en cette année pour alimenter en eau potable les nouveaux lotissements. L'adduction d'eau potable remonte déjà à 1909 en Montsoult, du fait du débit insuffisant des trois fontaines existant préalablement[10].
  • Villa Béthanie, rue de Baillet : Cet ancien séminaire oratorien s'élève depuis 1889 à l'emplacement de l'ancien château médiéval du Pied-de-Fer, détruit en 1875. Les hauts murs de clôture du grand domaine occupé pour l'essentiel par un parc longent la rue de la Mairie en face de l'église, la rue de Pontoise et la rue de Baillet. L'allée des Clématites délimite le parc au sud et à l'est. Derrière cette muraille et son écrin de verdure, le bâtiment du séminaire n'est pas visible depuis le domaine public.
  • Passerelle, sente de derrière le Moulin : Ce petit pont surplombant une sente rurale date du début du XXe siècle et relie les deux parties du parc de l'ancien château de Montsoult (disparu), réunies de nouveau après leur rachat par les mêmes propriétaires. Il s'agit de Fernand Fourcade, banquier et industriel, maire de Montsoult de 1899 à 1932, et de son beau-frère Georges Provost. La ruelle du Moulin à par ailleurs été déplacée sur leur demande. D'autres passerelles ont été construites entre les deux composantes de la propriété, mais une seule subsiste. Les garde-corps en béton armé imitent la texture du bois[10].
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  • Maison de l'Ange-gardien, 23 rue de la Mairie : Construite dans un style néorenaissance, cette maison en brique rouge et pierre de taille est l'une des plus remarquables du village. La statue d'un ange gardien orne l'angle nord-est de la façade, surmonté par un petit clocher. La maison est l'ancienne porterie de la villa Béthanie (voir ci-dessus) et passe entre les mains de plusieurs ordres religieux : Les franciscaines de Sainte-Élisabeth de Hongrie y installent un pensionnat, puis les pères Oratoriens en font leur noviciat en tant que dépendance de la villa Béthanie[10].
  • Villa des Tilleuls, 18 rue de Pontoise : Cette grande demeure est l'une des plus importantes de la commune. Son nom vient des tilleuls qui bordent la rue de Pontoise. Elle a été construite pour le docteur Bujon, médecin et maire de la commune, puis passe dans la propriété de M. Champenois, conseiller municipal. Les fêtes de l'école communale sont alors organisées annuellement dans le parc de la villa. Elle appartient aujourd'hui à la commune qui l'utilise pour ses activités culturelles. La maison de gardien à l'entrée du domaine et les anciens communs sont occupés par les services techniques de la mairie[10].
  • Pont d'Arcole, à l'entrée de la forêt de l'Isle-Adam, dans la prolongation ouest de la rue de la Mairie : Ce pont a été construit en 1830 pour le compte du comte du Choiseul, qui souhaite pouvoir relier le parc de son château de Baillet-en-France à celui de Maffliers, propriété du duc de Périgord. Du fait que les deux propriétés ne sont pas exactement limitrophes, le comte doit tout d'abord acquérir le quartier des Bois, se composant d'une plâtrière, d'une ferme et de plusieurs maisons, habitées par dix-sept ménages au total. Une fois qu'il a tout racheté, il fait raser l'ensemble. Ce sont les bûcherons qui donneront au pont son nom[10], à l'instar d'un pont à Paris, en souvenir d'un jeune républicain mort au cours des Trois Glorieuses. Abattu alors qu'il plantait un drapeau tricolore, il s'écria avant de mourir : « Rappelez-vous que je m'appelle Arcole »[12].
  • Ancienne muraille du château du Pied-de-Fer : Remontant au XVIe ou XVe siècle, elle provient du château démoli par les franciscaines de Sainte-Élisabeth de Hongrie en 1875, et délimite aujourd'hui un lotissement à l'ouest du village[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Montsoult sur Géoportail.
  2. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  3. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  4. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  5. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. « Église Saint-Sulpice », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. Mathieu Lours, « Montsoult - Saint-Sulpice », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ 2008, p. 212-213 (ISBN 9782953155402).
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Pierre Autin, Daniel Baduel, Yves Breton et M. Johnson, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 954-960 (ISBN 2-84234-056-6).
  11. « Ancienne croix de cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments,‎ 1844 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Courcelle, « Notice pour servir à l'histoire de Montsoult », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Pontoise, vol. 36,‎ 1921, p. 108-116 (ISSN 11488107, lire en ligne)
  • Éliane et Jean-Pierre Beau, Histoire de Monsoult et de Maffliers, éd. du Valhermeil,‎ 1995, 415 p. (ISBN 2905684666)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]