Simone Veil

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Simone Veil
Simone Veil lors d'une réunion publique dans le cadre des  élections municipales à Paris, le 27 février 2008.
Simone Veil lors d'une réunion publique dans le cadre des élections municipales à Paris, le 27 février 2008.
Fonctions
Membre du Conseil constitutionnel
8 mars 19985 mars 2007
Prédécesseur Jean Cabannes
Successeur Renaud Denoix de Saint-Marc
Ministre d'État, Ministre des Affaires sociales, de la santé et de la ville
31 mars 199311 mai 1995
Président François Mitterrand
Gouvernement Édouard Balladur
Prédécesseur Bernard Kouchner
Successeur Philippe Douste-Blazy
16e Présidente du Parlement européen
juillet 1979janvier 1982
Prédécesseur Emilio Colombo
Successeur Piet Dankert
Ministre de la Santé
28 mai 19744 juillet 1979
Président Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement Jacques Chirac I
Raymond Barre I
Raymond Barre II
Raymond Barre III
Prédécesseur Michel Poniatowski
Successeur Jacques Barrot
Biographie
Nom de naissance Simone Jacob
Date de naissance 13 juillet 1927 (1927-07-13) (85 ans)
Lieu de naissance Nice (France)
Nationalité Française
Parti politique UDF, Union des démocrates et indépendants
Conjoint Antoine Veil (1926-2013)
Diplômée de Institut d'études politiques de Paris
Profession Juriste

Simone Jacob épouse Veil[1] le 13 juillet 1927 à Nice (Alpes-Maritimes), est une femme politique française.

Rescapée de la Shoah, elle entre dans la magistrature comme haut fonctionnaire jusqu'à sa nomination comme ministre de la Santé, en mai 1974. À ce poste, elle fait notamment adopter la « loi Veil », promulguée le 17 janvier 1975, qui dépénalise[2] le recours par une femme à l'interruption volontaire de grossesse.

De 1979 à 1982, elle est la première femme à présider le Parlement européen élu au suffrage universel. Ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement Édouard Balladur, elle siège au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007. Élue à l'Académie française, elle est reçue sous la Coupole le 18 mars 2010.

Sommaire

Biographie [modifier]

Enfance [modifier]

Le 22 mai 1922, son père André Jacob épouse Yvonne Steinmetz, dans le 9e arrondissement de Paris[3]. Il quitte la capitale pour Nice deux ans plus tard.

Simone Jacob est la benjamine d'une famille de quatre enfants (Madeleine, Jean, Denise et Simone), dont trois survivront à la Seconde Guerre mondiale (Madeleine, Denise et elle-même). Son père est un architecte qui a obtenu en 1919 le Second grand prix de Rome[4],[5],[6], tandis que sa mère s'occupe de ses enfants, ainsi que d'autres enfants dont les parents connaissent de grandes difficultés financières en raison de la crise économique des années 1930.

En 1939, l'année qui précède la déclaration de guerre[7], elle est en classe de 4e à Nice[8]. L'année suivante, les enfants Jacob sont envoyés près de Carcassonne, où ils séjournent en compagnie d'un oncle et d'une tante. De retour à Nice, la famille, qui habite un appartement, subit la ségrégation progressive des lois anti-juives. Les enfants participent activement aux activités des scouts et des éclaireuses. Le danger devient manifeste à partir de septembre 1943, date de la prise de contrôle de cette zone par l’occupant allemand en remplacement des Italiens. En mars 1944, elle passe son baccalauréat.

Simone Jacob (première à gauche, rangée supérieure) au lycée Albert-Calmette de Nice, en 1941-1942.

Déportation [modifier]

Lors d'un contrôle effectué dans la rue par deux SS, Simone Jacob, alors âgée de 16 ans et qui se fait appeler Simone Jacquier, est arrêtée le 30 mars 1944, à Nice, où elle réside chez son professeur de lettres classiques. Elle est emmenée à l'hôtel Excelsior, quartier général allemand, qui sert à cette époque de lieu de regroupement local des juifs arrêtés avant leur déportation vers l'Allemagne. Dans les heures qui suivent, le reste de sa famille, hébergée malgré les risques encourus par plusieurs couples de relations et d'amis niçois, est arrêté par la Gestapo. Sa sœur Denise, entrée à 19 ans dans un réseau de Résistance à Lyon, est arrêtée en 1944, et déportée à Ravensbrück d'où elle est revenue.

Simone transite par le camp de Drancy. Son père et son frère Jean sont déportés en Lituanie par le convoi 73[9]. Simone Veil ne les a jamais revus. Le 13 avril 1944, soit deux semaines après leur arrestation, Simone, sa mère et sa sœur Madeleine sont envoyées de Drancy (convoi no 71) à destination d'Auschwitz-Birkenau, un des camps d'extermination nazis, où elles arrivent le 15 avril au soir. Un prisonnier parlant français lui conseille de se dire âgée de plus de 18 ans pour passer la sélection et éviter l'extermination. Elle reçoit le matricule 78651 qui lui est tatoué sur le bras. Le travail forcé consiste alors à « décharger des camions d'énormes pierres » et « à creuser des tranchées et aplanir le sol ».

En juillet 1944, avec sa mère et sa sœur, elle est transférée à Bobrek, à cinq kilomètres de Birkenau. Peu avant la libération du camp d'Auschwitz le 27 janvier 1945, les Allemands emmènent leurs prisonniers dans la marche de la mort jusqu'au camp de Bergen-Belsen où elle travaille à la cuisine. Sa mère meurt du typhus le 15 mars 1945. Sa sœur Madeleine, atteinte également, est sauvée de justesse grâce à l'arrivée des Alliés.

Bergen-Belsen est libéré par les troupes britanniques le 15 avril 1945. Elle est de retour en France le 23 mai suivant[10]. Simone, Madeleine et son autre sœur Denise (engagée dans la Résistance) sont les trois survivantes de leur famille, puisque son père, sa mère et son frère ne sont pas revenus des camps.

Études et carrière juridique [modifier]

Seule de toute l'Académie à avoir passé et obtenu son baccalauréat en mars 1944, la veille de son arrestation[11], elle s'inscrit en 1945 à la faculté de droit et à l'Institut d'études politiques de Paris où elle rencontre Antoine Veil (1926-2013), futur inspecteur des finances, qu'elle épouse le 26 octobre 1946. Ils ont trois fils : Jean Veil, avocat d'affaires, (né en 1947), Claude-Nicolas (1948-2002), Pierre-François, avocat (né en 1954) et plusieurs petits-enfants.

Munie de sa licence de droit et de son diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris, elle renonce à la carrière d'avocate. Elle passe avec succès en 1956 le concours de la magistrature et occupe dès lors un poste de haut fonctionnaire dans l'administration pénitentiaire au ministère de la justice où elle s'occupe des affaires judiciaires qu'elle délaisse en 1964 pour les affaires civiles. En 1970, elle devient secrétaire générale du conseil supérieur de la magistrature.

Carrière politique [modifier]

Dans ses mémoires, Simone Veil mentionne une action politique de sa part dès 1971 au conseil d'administration de l'ORTF[12].

Ministre de la Santé (1974-1979) [modifier]

Après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing à la présidence de la République, elle est nommée ministre de la Santé dans le gouvernement Jacques Chirac, poste qu'elle conserve sous les gouvernements Raymond Barre, jusqu'en juillet 1979.

À ce titre, elle est maître-d'œuvre de l'adoption par le Parlement du projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG), qui dépénalise l'avortement, texte qui entre en vigueur le 17 janvier 1975. Ce combat lui vaut des attaques et des menaces de la part de l'extrême-droite et même d'une partie de la droite traditionnelle, comme l'a rappelé Jean d'Ormesson en l'accueillant à l'Académie française.

Présidente du Parlement européen (1979-1982) [modifier]

Simone Veil préside une séance du Parlement à Strasbourg le 12 octobre 1979.

À la demande du président Valéry Giscard d'Estaing, elle conduit la liste Union pour la démocratie française (UDF) aux élections européennes de 1979, les premières au suffrage universel. À la suite de la victoire relative de l'UDF (27,61 % des suffrages et 25 élus), elle quitte le gouvernement.

Le 17 juillet 1979, après avoir manqué de peu l'élection au premier tour, elle est élue au second première présidente du Parlement européen, avec 192 voix, contre 133 au socialiste Mario Zagari et 47 au communiste Giorgio Amendola[13]. Elle occupe cette fonction jusqu'au début de l'année 1982 (accord tacite entre les groupes de présidence « tournante » à mi-mandat).

Avec Jacques Chirac, elle impose à l'opposition une liste unique aux élections européennes de 1984. La liste qu'elle conduit obtient 43,02 % des voix et 41 sièges de députés européens le 17 juin.

Opposition aux gouvernements de gauche [modifier]

Lors des législatives de 1988, alors que certaines personnalités de l'UDF, notamment Jean-Claude Gaudin à Marseille, passent des accords de désistements locaux avec le FN et que Pasqua (RPR) évoque des « préoccupations » et des « valeurs » semblables, Veil déclare qu'« entre un Front national et un socialiste, [elle votera] pour un socialiste »[14].

Début 1990, elle qualifie d’« inadmissible » la création de fichiers informatisés des Renseignements généraux, décidée par le gouvernement Michel Rocard[15]. Le projet est retiré en mars 1990 et promulgué, sous une forme nouvelle, par le gouvernement Cresson l'année suivante[16].

Ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville (1993-1995) [modifier]

Simone Veil, en 1993.

En mars 1993, Simone Veil est nommée ministre d'État, ministre des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement dirigé par Édouard Balladur. À ce poste, elle met en place le Praticien adjoint contractuel (PAC). Soutien d'Édouard Balladur à l'élection présidentielle de 1995, elle quitte le gouvernement à la suite de la victoire de Jacques Chirac.

Membre du Conseil constitutionnel (1998-2007) [modifier]

Nommée membre du Conseil constitutionnel par René Monory (Président du Sénat) en mars 1998, elle fait partie de la haute juridiction jusqu'en mars 2007. Elle sort de son devoir de réserve en 2005, pour appeler à voter « oui » au référendum sur la Constitution européenne.

Retrait progressif de la vie politique [modifier]

Depuis 2007 [modifier]

Le 8 mars 2007, à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme et tout juste libérée de son devoir de réserve lié à son mandat de membre du Conseil constitutionnel, elle annonce sa décision de soutenir Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007. Toutefois, cela ne l’empêche pas de garder sa liberté de jugement et, à l’annonce de la création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale par le candidat de l’UMP au cas où il serait élu, elle répond qu’elle aurait préféré un ministère « de l’Immigration et de l'Intégration[17] ».

Son soutien à Nicolas Sarkozy n’est toutefois pas remis en cause : « Nicolas est gentil. Il peut être brutal dans son expression mais les gens ont tort de douter de son humanité. C’est un ami fidèle. Pour moi, c’est important. Quand on choisit un président, on a envie de quelqu’un qui ait ces qualités-là. Ce n’est pas toujours le cas[18]. » Elle adresse par ailleurs de nombreuses critiques au candidat UDF, François Bayrou, l’accusant de ne représenter « que lui-même[18] ».

Le 11 janvier 2008 le président de la République, Nicolas Sarkozy, annonce qu’il l’a chargée de « mener un grand débat national pour définir les nouveaux principes fondamentaux nécessaires à notre temps, les inscrire dans le préambule de la Constitution », nommant la « diversité » qui « ne peut pas se faire sur une base ethnique »[19]. Le décret du 9 avril 2008 portant création d’un comité de réflexion sur le préambule de la Constitution, qui prévoit la remise d’un rapport avant le 30 juin[20], suscite l’opposition d’Anne-Marie Le Pourhiet, qui y voit un risque de « saper le principe d’égalité de tous devant la loi »[21].

Forte de sa qualité de présidente d’honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, Simone Veil s’oppose, le 15 février 2008, à l’idée de confier la mémoire d’un enfant juif de France mort dans la shoah à chaque élève de CM2 : « C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste[22] ».

Le 1er janvier 2009, elle a été promue directement[23] à la distinction de Grand officier de la Légion d’honneur. Selon Le Figaro, c'est à la demande expresse[24] de Roselyne Bachelot et avec l'accord de Nicolas Sarkozy, que le Code de la Légion d'honneur et de la Médaille militaire a été modifié[25], quelques semaines avant la promotion de Simone Veil, afin de lui permettre d'accéder directement à cette distinction, sans passer par les grades inférieurs.

Depuis 2009, Simone Veil est également membre du jury du Prix pour la prévention des conflits[26] décerné annuellement par la Fondation Chirac.

Elle reçoit le Prix Heinrich Heine 2010[27].

Un sondage Ifop de 2010 la présente comme « femme préférée des Français » [28].

Proche de la famille centriste, Simone Veil est présente aux côtés de Jean Louis Borloo lors du congrès fondateur de l'UDI[29]. Ainsi, le 25 novembre 2012, est présentée la première carte adhérent de l'Union des démocrates et indépendants, qui est au nom de Simone Veil[30].

Dans la nuit du 11 au 12 avril 2013, son mari Antoine Veil meurt[31].

Son autobiographie : Une vie [modifier]

Simone Veil le 27 février 2008.

Le 31 octobre 2007 est éditée son autobiographie, intitulée Une vie. L’ouvrage a été traduit en une quinzaine de langues et vendu, en France, à plus de 550 000 exemplaires[32]. Il a obtenu le Prix des Lauriers Verts en 2009.

Elle y donne entre autres son opinion sur Paul Touvier, dont elle dit que Georges Pompidou ne connaissait pas assez bien le dossier, et sur Maurice Papon, dont elle note l'absence du moindre remords, y compris pour la mort d’enfants déportés.

Membre de l'Académie française [modifier]

Une autre reconnaissance de son action publique est son élection parmi les « Immortels ». Le 9 octobre 2008, invitée par Maurice Druon et François Jacob[32], Simone Veil présente sa candidature à l'Académie française au fauteuil de Pierre Messmer, qui fut également celui de Jean Racine et de Paul Claudel[33]. Le 20 novembre 2008, elle est élue au premier tour de scrutin par 22 voix sur 29 (5 blancs, 2 marqués d'une croix)[32].

Simone Veil est reçue sous la Coupole le 18 mars 2010, en présence du président de la République Nicolas Sarkozy, protecteur de l'Académie, et de ses prédécesseurs Valéry Giscard d'Estaing (membre de l'Académie française depuis 2003) et Jacques Chirac. Sur son épée d'Immortelle est gravé le numéro matricule qui avait été inscrit sur son bras à Auschwitz [numéro 78651][34], ainsi que les devises de la République française et de l'Union européenne : « liberté, égalité, fraternité » et « unis dans la diversité »[35].

Jean d'Ormesson prononce le discours de réception, et Simone Veil l'éloge de son prédécesseur, l'ancien Premier ministre Pierre Messmer[36].

Synthèse des mandats [modifier]

Fonctions gouvernementales [modifier]

Mandats électifs [modifier]

Autres fonctions [modifier]

Distinctions et décorations [modifier]

Doctorats honoris causa [modifier]

De nombreuses universités ou grandes écoles d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Israël ont accordé à Simone Veil un titre de Docteur honoris causa ou un autre diplôme honorifique :

Hommages [modifier]

  • La promotion 2003 de l’École Nationale de la Magistrature porte le nom de Simone Veil[réf. souhaitée].
  • L'Hôpital public d'Eaubonne (95), anciennement Roux Calmette Guérin, s'appelle désormais Simone Veil, depuis sa réorganisation et sa fusion avec l'hôpital de Montmorency.
  • Le collège de Villers-Bocage (Calvados) porte désormais son nom[47]. Simone Veil l'a inauguré, en personne, le vendredi 30 avril 2010.
  • L'école maternelle et primaire de Vigneulles-lès-Hattonchâtel porte son nom. Simone Veil l'a inaugurée le 10 décembre 2010.
  • La faculté de médecine PIFO (Paris Île-de-France Ouest) appartenant à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) porte le nom de Simone Veil depuis septembre 2012.

Publications [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Une femme Simone Veil, Michel Sarazin, Robert Laffont, 1987, 305 pages (ISBN 2221048091)
  • Simone Veil : Destin, Maurice Szafran, J'ai lu, 1996, Littérature Générale (ISBN 2277241407)
  • Le texte complet des débats sur la loi du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse, publiés au Journal officiel de 1974, consultable sur le site de l’Assemblée nationale
  • Discours de Jean d'Ormesson pour la réception de Simone Veil à l'Académie française (texte)
  • L'histoire et le destin de Simone Jacob Veil, 1927 1946, Dominique Del Boca, éditions RDBF, 2012
  • Discours de Jean d'Ormesson pour la réception de Simone Veil à l'Académie française] (vidéo)
  • Simone Veil - L'interruption volontaire de grossesse, Débats historiques de l’Assemblée nationale (1974) réunis par Lola Caul-Futy dans un coffret de 4 CD audio, Frémeaux & Associés, 2011
  • Mémorial de la Déportation des Juifs de France, Serge Klarsfeld. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France), 2012.

Livres audio [modifier]

  • Simone Veil (auteur) et Antoinette Fouque (recueil des propos de l'auteur), Vivre l'histoire : entretiens, Paris, Éditions des femmes, coll. « Bibliothèque des voix », 1987 (notice BnF no FRBNF381351671)
    Support : 1 cassette audio ; durée : non connue ; référence éditeur : non connue. La notice BNF précise la date de l'enregistrement audio : « 19851100 », ce qui peut se traduire par « novembre 1985 ».
     
  • Simone Veil (auteur) et Antoinette Fouque (recueil des propos de l'auteur), Vivre l'histoire : entretiens, Paris, Éditions des femmes, coll. « Bibliothèque des voix », 16 mars 2004 (ISBN 332-81-400-2016-8).
    Support : 1 disque compact audio ; durée : non connue ; référence éditeur : non connue
     
  • Simone Veil (auteur et narratrice du chapitre 1) et Marie-Dominique Bayle (narratrice des chapitres 2 à 11 et du discours du 26-11-1974 constituant l'annexe), Une vie, Paris, Audiolib, 11 juin 2008 (ISBN 978-2-356-41020-7) (notice BnF no FRBNF412782822).
    Support : 1 disque compact audio MP3 ; durée : 8 h 7 min environ ; référence éditeur : Audiolib 25 0020 5.
     

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

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Notes et références [modifier]

  1. La famille Jacob est originaire deBionville-sur-Nied, village de Lorraine
  2. La légalisation du droit des femmes à l'interruption volontaire de grossesse interviendra implicitement en France le 31 octobre 1980, lorsque le Conseil d'État, dans un arrêt dit « arrêt Lahache », estimera qu'il n'appartient qu'à la femme majeure « d'apprécier elle-même si sa situation justifie l'interruption de grossesse », sans se préoccuper des avis successifs du médecin et d'un organisme à volonté sociale, uniquement destinés à éclairer la femme sur la portée de son choix, cf. Arrêt du 17 novembre 2000 rendu par l’Assemblée plénière de la Cour de cassation, qui mentionne l'arrêt rendu le 31 octobre 1980 par le Conseil d'État.
  3. Mairie du IXe arrondissement, mention sur acte de naissance no 207 d'André Jacob en date du 3 février 1891
  4. Dans Veil 2007
  5. Journal des débats politiques et littéraires - Journal des débats du dimanche 9 novembre 1919 (p. 5)
  6. Figaro du 8 novembre 1919 (p. 3)
  7. 1er septembre 1939
  8. "Photo de la classe de 4e Mlle Rougier". Site de l'Académie française.
  9. convoi 73
  10. Témoignage de Simone Veil sur la survie dans le système concentrationnaire sur le site du Mémorial de la Shoah : Simone Veil, déportée à Birkenau, Bobrek et Bergen-Belsen. Consulté le 22 novembre 2008
  11. Elle explique dans ses mémoires les raisons de cette date d'examen surprenante : « Nous avions été prévenus, dès les premières semaines de l'année scolaire, que les épreuves du bac se dérouleraient non pas en juin mais dès fin mars et ne comporteraient que des épreuves écrites. Les autorités niçoises voulaient en effet clore l'année scolaire le plus tôt possible, par crainte d'un débarquement allié et des troubles qui en découleraient. » (Une vie, page 47)
  12. http://cbhg.org/blog/2011/06/21/document-extrait-des-memoires-de-simone-veil-une-vie-paris-stock-2007/
  13. Michèle Cotta, Cahiers secrets de la Ve République, tome II (1977-1986), Fayard, 2008, p.  265.
  14. Hélène Bekmezian, Droite : trente ans d'hésitations face au FN, Le Monde, 14 juin 2012
  15. Bernard Gorce et Solenn de Royer, « Le fichier Edvige, protection ou menace pour les libertés ? », La Croix, 8 septembre 2008.
  16. Isabelle Mandraud, Edvige : de Michel Rocard à François Fillon, les pérégrinations du fichier des RG, Le Monde, 9 septembre 2008.
  17. « Je n’ai pas du tout aimé cette formule très ambiguë », déclare-t-elle dans une interview au journal Marianne (17 au 23 mars 2007).
  18. a et b Le Figaro du 8 mars 2007
  19. Nicolas Sarkozy, Vœux aux corps constitués et aux agents de la Fonction Publique, Lille, vendredi 11 janvier 2008 texte intégral sur le site internet de l’Élysée.
  20. ce décret sur Legifrance.
  21. Touche pas à mon préambule !, Le Figaro, 23 mai 2008, consulté le 24 septembre 2008
  22. Propos recueillis par Anne Vidalie, 15 février 2008 (lexpress.fr)
  23. AFP, dépêche « Légion d'honneur du Nouvel An: Simone Veil, Zidane, scientifiques et showbiz », 1er janvier 2009.
  24. A. N., article « Simone Veil distinguée : une «injustice» réparée », 1er janvier 2009, sur le site LeFigaro.fr : « “La ministre s'est aperçue il y a peu que Mme Veil, récemment élue à l'Académie française, n'avait pas la Légion d'honneur et a voulu réparer cette injustice compte tenu du parcours et de l'autorité morale de cette personnalité”, dit-on dans l'entourage de Roselyne Bachelot. ».
  25. Décret no 2008-1202 du 21 novembre 2008 modifiant le code de la Légion d'honneur et de la médaille militaire.
  26. Jury du Prix pour la prévention des conflits, Fondation Chirac
  27. Voir, Simone Veil récompensee en Allemagne pour son œuvre politique et culturelle. Le Monde, 2 juillet 2010.
  28. « Veil, femme préférée des Français », Le Journal du dimanche, 5 mars 2010.
  29. « Simone Veil participe à l’assemblée constituante de l’UDI », in nouvelobs.com, 21 octobre 2012.
  30. [1]
  31. "Antoine Veil, haut fonctionnaire, homme politique, chef d'entreprise et mari de…", Le Monde, 13 avril 2013.
  32. a, b et c Annick Cojean, « Simone Veil entre à l'Académie française », Le Monde, 22 novembre 2008.
  33. Actualités de l'Académie française
  34. Holocaust Survivor Simone Veil joins Académie Française
  35. Simone Veil : une icône à l'Académie, Le Parisien, 18 mars 2010.
  36. « Réception de Mme Simone Veil - Institut de France », 18 mars 2010.
  37. Institut français de relations internationales
  38. La CPI lance un appel de fonds pour aider 1,7 million de victimes de violences sexuelles sur le site du centre d'actualité de l'ONU, consulté le 24 septembre 2008
  39. Simone Veil faite grand’croix de la Légion d’honneur, sur LeParisien.fr, 10 septembre 2012. Consulté le 10 septembre 2012
  40. (en), page « Recipients of Bar-Ilan University Honorary Doctorates », sur le site biu.ac.il, consultée le 14 août 2010.
  41. (en), page « 1963-2008 Honorary Degree Recipients », sur le site georgetown.edu, consultée le 14 août 2010.
  42. (en), Brandeis Review, vol. 10 no 1, (Spring 1990), p. 58, sur le site archive.org.
  43. (en), Lynne Williams, article « Honorary degrees », 17 février 1995], sur le site du Times Higher Education.
  44. (en), page « The Baccalaureate Addresses of President Rodin and Mme. Veil; The Commencement Addresses of Senate Chair Seltzer and Bill Cosby », 20 mai 1997, Almanac, vol. 43 no 35, sur le site upenn.edu.
  45. (it), page « Sabato 2 dicembre: Laurea honoris causa a Simone Veil », 27 novembre 2006, sur le site unicas.it, consultée le 14 août 2010.
  46. (en), page « BGU Confers Honorary Doctoral Degrees on Six People », 12 mai 2010, sur le site bgu.ac.il, consultée le 14 août 2010.
  47. Compte rendu de la commission permanente du 14 décembre 2009, du conseil général du Calvados


Précédé par Simone Veil Suivi par
Pierre Messmer
Fauteuil 13 de l’Académie française
2008-
Membre actuel