Simone Veil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Veil.
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondue avec la philosophe Simone Weil.
Simone Veil
Simone Veil, en 1993.
Simone Veil, en 1993.
Fonctions
Membre du Conseil constitutionnel
3 mars 19983 mars 2007
Prédécesseur Jean Cabannes
Successeur Renaud Denoix de Saint-Marc
Ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville
31 mars 199311 mai 1995
Président François Mitterrand
Gouvernement Édouard Balladur
Prédécesseur Bernard Kouchner (Santé)
René Teulade (Affaires sociales)
Successeur Philippe Douste-Blazy (Santé)
Jacques Barrot (Affaires sociales)
16e présidente du Parlement européen
juillet 1979janvier 1982
Prédécesseur Emilio Colombo
Successeur Piet Dankert
Ministre de la Santé
28 mai 19744 juillet 1979
Président Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement Jacques Chirac I
Raymond Barre I
Raymond Barre II
Raymond Barre III
Prédécesseur Michel Poniatowski
Successeur Jacques Barrot
Biographie
Nom de naissance Simone Jacob
Date de naissance 13 juillet 1927 (87 ans)
Lieu de naissance Nice (France)
Nationalité Française
Parti politique UDF (1995-1997)
UDI (depuis 2012)
Conjoint Antoine Veil
Diplômée de Institut d'études politiques de Paris
École nationale de la magistrature
Profession Magistrat

Simone Veil, née Jacob[1] le 13 juillet 1927 à Nice (Alpes-Maritimes), est une femme politique française.

Rescapée de la Shoah, elle entre dans la magistrature comme haut fonctionnaire jusqu'à sa nomination comme ministre de la Santé, en mai 1974. À ce poste, elle fait notamment adopter la « loi Veil », promulguée le 17 janvier 1975, qui dépénalise[2] le recours par une femme à l'interruption volontaire de grossesse.

De 1979 à 1982, elle est la première femme à présider le Parlement européen élu au suffrage universel. Elle est ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement Édouard Balladur, puis siège au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007. Élue à l'Académie française le 20 novembre 2008, elle est reçue sous la Coupole le 18 mars 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille, enfance et adolescence[modifier | modifier le code]

Son père, l'architecte André Jacob, obtient en 1919 le Second grand prix de Rome[3],[4],[5]. Il épouse Yvonne Steinmetz, fille de fourreurs parisiens, le 22 mai 1922 dans le 9e arrondissement de Paris[6],[7]. André Jacob exige que sa femme bachelière et étudiante en chimie abandonne ses études après leur mariage[7]. Après la naissance des deux premiers enfants du couple Madeleine et Denise, la famille juive mais non pratiquante quitte Paris pour s'installer à Nice sur la Côte d'Azur[7]. Jean Jacob, le seul fils, nait en 1925[7]. Simone Jacob est la benjamine de la famille, elle naît le 13 juillet 1927 à Nice[7]. Avec la crise de 1929, la famille Jacob quitte son appartement pour un autre plus petit[7]. Lorsque la crise s'aggrave, les commandes d'architectes à son père se raréfient, et sa mère tricote pour les enfants de familles démunies[7].

Dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 3 septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne nazie. Lorsque l'armistice est signé, André Jacob est accablé[7]. Le 10 juillet 1940, l'Assemblée nationale vote à une écrasante majorité les pleins pouvoirs aux maréchal Pétain. Le régime de Vichy (gouvernement Pierre Laval (5)) promulgue, le 4 octobre 1940, le premier statut des Juifs qui établit une série d'interdictions à l'encontre des Juifs et l'obligation de se déclarer aux autorités[7].

Simone Jacob (première à gauche, rangée supérieure) au lycée Albert-Calmette de Nice, en 1941-1942.

André Jacob remplit les démarches et perd le droit d'exercer sa profession[7]. Yvonne Jacob passe ses journées à chercher de la nourriture pour sa famille[7].

L'année suivante, les enfants Jacob sont envoyés près de Carcassonne, où ils séjournent en compagnie d'un oncle et d'une tante.

De retour à Nice, la famille, qui habite un appartement, subit la ségrégation progressive des lois anti-juives. Les enfants participent activement aux activités des scouts et des éclaireuses. Le danger devient manifeste à partir de septembre 1943, date de la prise de contrôle de cette zone par l’occupant allemand en remplacement des Italiens.

En mars 1944, Simone Jacob passe son baccalauréat.

L'arrestation[modifier | modifier le code]

Lors d'un contrôle effectué dans la rue par deux SS, Simone Jacob, alors âgée de 16 ans et qui se fait appeler Simone Jacquier, est arrêtée le 30 mars 1944, à Nice, où elle réside chez son professeur de lettres classiques. Elle est emmenée à l'hôtel Excelsior, quartier général allemand, qui sert à cette époque de lieu de regroupement local des juifs arrêtés avant leur déportation vers l'Allemagne. Dans les heures qui suivent, le reste de sa famille, hébergée malgré les risques encourus par plusieurs couples de relations et d'amis niçois, est arrêté par la Gestapo. Sa sœur Denise, entrée à 19 ans dans un réseau de Résistance à Lyon, est arrêtée en 1944, et déportée à Ravensbrück d'où elle est revenue.

La déportation à Auschwitz-Birkenau[modifier | modifier le code]

Simone transite par le camp de Drancy. Son père et son frère Jean sont déportés en Lituanie par le convoi 73[8]. Simone Veil ne les a jamais revus. Le 13 avril 1944, soit deux semaines après leur arrestation, Simone, sa mère et sa sœur Madeleine sont envoyées de Drancy (convoi no 71) à destination d'Auschwitz-Birkenau, un des camps d'extermination nazis, où elles arrivent le 15 avril au soir. Un prisonnier parlant français lui conseille de se dire âgée de plus de 18 ans pour passer la sélection et éviter l'extermination. Elle reçoit le matricule 78651 qui lui est tatoué sur le bras. Le travail forcé consiste alors à « décharger des camions d'énormes pierres » et « à creuser des tranchées et aplanir le sol ».

Le transferment à Bergen-Belsen et la Libération[modifier | modifier le code]

En juillet 1944, avec sa mère et sa sœur, elle est transférée à Bobrek, à cinq kilomètres de Birkenau. Peu avant la libération du camp d'Auschwitz le 27 janvier 1945, les Allemands emmènent leurs prisonniers dans la marche de la mort jusqu'au camp de Bergen-Belsen où elle travaille à la cuisine. Sa mère meurt du typhus le 13 mars 1945. Sa sœur Madeleine, atteinte également, est sauvée de justesse grâce à l'arrivée des Alliés.

Bergen-Belsen est libéré par les troupes britanniques le 15 avril 1945. Simone, Madeleine et son autre sœur Denise (engagée dans la Résistance) sont les seules survivantes de la famille, puisque leur père, leur mère et leur frère ne sont pas revenus des camps.

Retour en France[modifier | modifier le code]

Simone Jacob est de retour en France le 23 mai 1945[9]. Seule de toute l'Académie à avoir passé et obtenu son baccalauréat en mars 1944, la veille de son arrestation[10], elle s'inscrit, en 1945, à la faculté de droit de Paris et à l'Institut d'études politiques de Paris, où elle rencontre Antoine Veil (1926-2013), futur inspecteur des finances et chef d'entreprises, qu'elle épouse le 26 octobre 1946.

Sa soeur Madeleine meurt avec son fils Luc en 1952, à la suite d'un accident de voiture, alors qu'elle rentrait de Stuttgart, où elle était allée rendre visite à Simone[11].

Simone et Antoine Veil ont eu trois fils, Jean, avocat d'affaires (né en 1947), Claude-Nicolas (1948-2002), Pierre-François, avocat (né en 1954), et plusieurs petits-enfants.

Carrière judiciaire[modifier | modifier le code]

Munie de sa licence de droit et de son diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris, elle renonce à la carrière d'avocate et passe avec succès, en 1956, le concours de la magistrature. Elle occupe dès lors un poste de haut fonctionnaire dans l'administration pénitentiaire au ministère de la Justice, où elle s'occupe des affaires judiciaires, qu'elle délaisse en 1964 pour les affaires civiles. En 1970, elle devient secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Dans ses mémoires, Simone Veil mentionne une action politique de sa part dès 1971 au conseil d'administration de l'Office de radiodiffusion télévision française (ORTF)[12]. À ce poste, elle surprend en s'opposant notamment à la diffusion du documentaire sur la Seconde Guerre mondiale Le Chagrin et la Pitié, qu'elle juge trop réducteur par rapport à la réalité de l'époque[13].

Ministre de la Santé[modifier | modifier le code]

À la suite de la mort en cours de mandat du président Georges Pompidou, elle soutient la candidature de Jacques Chaban-Delmas à l'élection présidentielle anticipée[14]. Après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing à la présidence de la République, elle est nommée ministre de la Santé dans le gouvernement Jacques Chirac, poste qu'elle conserve sous les gouvernements Raymond Barre.

Elle est chargée de présenter au Parlement le projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG), qui dépénalise l'avortement. Ce combat lui vaut des attaques et des menaces de la part de l'extrême-droite et d'une partie de la droite parlementaire, comme l'a rappelé Jean d'Ormesson en l'accueillant à l'Académie française. Dans un discours devant les députés, elle soutient que « l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue »[15]. Le texte est finalement adopté à l'Assemblée nationale le 29 novembre 1974, avec le soutien de la gauche et d'une courte majorité des députés de droite, puis au Sénat deux semaines plus tard. La loi entre en vigueur le 17 janvier 1975.

Elle revoit également la « carte hospitalière » en fermant notamment des établissements à trop faible activité, rééquilibre les comptes de l'Institut Pasteur et met en place des aides financières à destination des mères d'enfants en bas âge[16].

Au Parlement européen[modifier | modifier le code]

Simone Veil préside une séance du Parlement à Strasbourg le 12 octobre 1979.

À la demande du président Valéry Giscard d'Estaing, elle conduit la liste Union pour la démocratie française (UDF) aux élections européennes de 1979, les premières au suffrage universel. À la suite de la victoire relative de l'UDF (27,61 % des suffrages et 25 élus), elle quitte le gouvernement.

Le 17 juillet 1979, alors que les députés RPR français ont soutenu une autre candidature que la sienne aux deux premiers tours de scrutin, elle est élue présidente du Parlement européen au troisième tour, avec 192 voix, contre 133 au socialiste Mario Zagari et 47 au communiste Giorgio Amendola[17]. Au début de l'année 1982, elle est sollicitée pour briguer un second mandat, mais ne bénéficiant pas du soutien des députés RPR, elle retire sa candidature avant le troisième tour de scrutin afin de ne pas faciliter l'élection du candidat socialiste, qui l'emportera néanmoins grâce aux divisions de la droite française[18].

Avec Jacques Chirac, elle impose à l'opposition une liste unique aux élections européennes de 1984. La liste qu'elle conduit obtient 43,02 % des voix et 41 sièges de députés européens le 17 juin. Elle préside alors le groupe libéral au Parlement européen pendant toute la législature. Lors des élections européennes de 1989, elle présente une liste centriste distincte de la liste d'union RPR/UDF : celle-ci recueille 8,43 % des voix et sept députés européens.

Opposition aux gouvernements de gauche[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives de 1988, alors que certaines personnalités de l'UDF, notamment Jean-Claude Gaudin à Marseille, passent des accords de désistements locaux avec le FN et que Pasqua (RPR) évoque des « préoccupations » et des « valeurs » semblables, Veil déclare qu'« entre un Front national et un socialiste, [elle votera] pour un socialiste »[19].

Début 1990, elle qualifie d’« inadmissible » la création de fichiers informatisés des Renseignements généraux, décidée par le gouvernement Michel Rocard[20]. Le projet est retiré en mars 1990 et promulgué, sous une forme nouvelle, par le gouvernement Cresson l'année suivante[21].

Ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville[modifier | modifier le code]

En mars 1993, Simone Veil est nommée ministre d'État, ministre des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement dirigé par Édouard Balladur. À ce poste, elle met notamment en place le praticien adjoint contractuel (PAC). Soutien d'Édouard Balladur à l'élection présidentielle de 1995, elle quitte le gouvernement à la suite de la victoire de Jacques Chirac. Elle adhère ensuite à l'UDF, qu'elle quitte deux ans plus tard[22].

Membre du Conseil constitutionnel[modifier | modifier le code]

Nommée membre du Conseil constitutionnel par le président du Sénat, René Monory, en mars 1998, elle fait partie de la haute juridiction jusqu'en mars 2007. Elle sort de son devoir de réserve en 2005, pour appeler à voter « oui » au référendum sur la Constitution européenne.

Retrait progressif de la vie politique[modifier | modifier le code]

Simone Veil lors d'une réunion publique dans le cadre des élections municipales à Paris, le 27 février 2008.

Le 8 mars 2007, tout juste libérée de son devoir de réserve lié à son mandat de membre du Conseil constitutionnel, elle annonce sa décision de soutenir Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007. Toutefois, cela ne l’empêche pas de garder sa liberté de jugement et, à l’annonce de la création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale par le candidat de l’UMP au cas où il serait élu, elle répond qu’elle aurait préféré un ministère « de l’Immigration et de l'Intégration[23] ». Son soutien à Nicolas Sarkozy n’est toutefois pas remis en cause : « Nicolas est gentil. Il peut être brutal dans son expression, mais les gens ont tort de douter de son humanité. C’est un ami fidèle. Pour moi, c’est important. Quand on choisit un président, on a envie de quelqu’un qui ait ces qualités-là. Ce n’est pas toujours le cas[24]. » Elle adresse par ailleurs de nombreuses critiques au candidat UDF, François Bayrou, l’accusant de ne représenter « que lui-même[24] ».

Le 11 janvier 2008, le président de la République, Nicolas Sarkozy, annonce qu’il l’a chargée de « mener un grand débat national pour définir les nouveaux principes fondamentaux nécessaires à notre temps, les inscrire dans le préambule de la Constitution », nommant la « diversité » qui « ne peut pas se faire sur une base ethnique »[25]. Le décret du 9 avril 2008 portant création d’un comité de réflexion sur le préambule de la Constitution, qui prévoit la remise d’un rapport avant le 30 juin[26], suscite l’opposition d’Anne-Marie Le Pourhiet, qui y voit un risque de « saper le principe d’égalité de tous devant la loi »[27].

De 2000 à 2007, elle préside la Fondation pour la mémoire de la Shoah, dont elle est par la suite présidente d'honneur. Elle s'oppose, le 15 février 2008, à l’idée de confier la mémoire d’un enfant juif de France mort dans la shoah à chaque élève de CM2 : « C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste[28] ».

Le 1er janvier 2009, elle est promue directement à la distinction de Grand officier de la Légion d'honneur[29]. Selon Le Figaro, c'est à la demande expresse de Roselyne Bachelot et avec l'accord de Nicolas Sarkozy, que le Code de la Légion d'honneur et de la Médaille militaire a été modifié, quelques semaines avant la promotion de Simone Veil, afin de lui permettre d'accéder directement à cette distinction sans passer par les grades inférieurs, distinction qu'elle avait refusée dans les années 1990 pour raisons personnelles[30],[31]. Depuis 2009, Simone Veil est également membre du jury du Prix pour la prévention des conflits, décerné annuellement par la Fondation Chirac[32]. Elle reçoit le Prix Heinrich Heine 2010[33].

Un sondage réalisé par l'Ifop en 2010 la présente comme « femme préférée des Français » [34].

Proche de la famille centriste, Simone Veil est présente aux côtés de Jean Louis Borloo lors du congrès fondateur de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), en octobre 2012[35]. Le 25 novembre 2012, est présentée la première carte adhérent de l'UDI, qui est au nom de Simone Veil[36].

Membre de l'Académie française[modifier | modifier le code]

Le 31 octobre 2007 est éditée son autobiographie, intitulée Une vie. L’ouvrage a été traduit en une quinzaine de langues et vendu, en France, à plus de 550 000 exemplaires[37]. Il a obtenu le Prix des Lauriers Verts en 2009. Elle y donne entre autres son opinion sur Paul Touvier, dont elle dit que Georges Pompidou ne connaissait pas assez bien le dossier, et sur Maurice Papon, dont elle note l'absence du moindre remords, y compris pour la mort d’enfants déportés.

Une autre reconnaissance de son action publique est son élection parmi les « Immortels ». Le 9 octobre 2008, invitée par Maurice Druon et François Jacob[37], Simone Veil présente sa candidature à l'Académie française au fauteuil de Pierre Messmer, qui fut également celui de Jean Racine et de Paul Claudel[38]. Le 20 novembre 2008, elle est élue au premier tour de scrutin par 22 voix sur 29 (5 blancs, 2 marqués d'une croix)[37].

Simone Veil est reçue sous la Coupole le 18 mars 2010, en présence du président de la République Nicolas Sarkozy, protecteur de l'Académie, et de ses prédécesseurs Valéry Giscard d'Estaing (membre de l'Académie française depuis 2003) et Jacques Chirac. Sur son épée d'Immortelle est gravé le numéro matricule qui avait été inscrit sur son bras à Auschwitz [numéro 78651][39], ainsi que les devises de la République française et de l'Union européenne : « liberté, égalité, fraternité » et « unis dans la diversité »[40].

Jean d'Ormesson prononce le discours de réception, et Simone Veil l'éloge de son prédécesseur, l'ancien Premier ministre Pierre Messmer[41].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

Doctorats honoris causa[modifier | modifier le code]

De nombreuses universités ou grandes écoles d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Israël ont accordé à Simone Veil un titre de Docteur honoris causa ou un autre diplôme honorifique :

Hommages[modifier | modifier le code]

  • La promotion 2003 de l’École Nationale de la Magistrature porte le nom de Simone Veil[réf. souhaitée].
  • L'Hôpital public d'Eaubonne (95), anciennement Roux Calmette Guérin, s'appelle désormais Simone Veil, depuis sa réorganisation et sa fusion avec l'hôpital de Montmorency.
  • Les collèges de Châtillon (Rhône) et de Villers-Bocage (Calvados) portent le nom de Simone Veil. Elle les a inaugurés en personne, le lundi 16 janvier 2006 pour le premier[52]et le vendredi 30 avril 2010 pour le second[53].
  • Le Lycée régional de Valbonne Sophia Antipolis a pris le nom de Simone Veil depuis la rentrée 2010.
  • L'école maternelle et primaire de Vigneulles-lès-Hattonchâtel porte son nom. Simone Veil l'a inaugurée le 10 décembre 2010.
  • L'une des écoles primaires d'Asnières-sur-Seine porte son nom.
  • La faculté de médecine PIFO (Paris Île-de-France Ouest) appartenant à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) porte le nom de Simone Veil depuis septembre 2012.
  • Depuis septembre 2013, un amphithéâtre de la faculté de médecine d'Angers[54] et un lycée de la même ville[55] portent le nom de Simone Veil.
  • L'EREA d'Amilly (établissement régional d’enseignement adapté) (Loiret) porte son nom[56].

Publications[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Sarazi, Une femme Simone Veil, Robert Laffont,‎ 1987, 305 p. (ISBN 2221048091)
  • Maurice Szafran, Simone Veil : Destin, J'ai lu, coll. « Littérature Générale »,‎ 1996 (ISBN 2277241407)
  • Le texte complet des débats sur la loi du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse, publiés au Journal officiel de 1974, consultable sur le site de l’Assemblée nationale
  • Discours de Jean d'Ormesson pour la réception de Simone Veil à l'Académie française (texte)
  • L'histoire et le destin de Simone Jacob Veil, 1927 1946, Dominique Del Boca, éditions RDBF, 2012
  • Discours de Jean d'Ormesson pour la réception de Simone Veil à l'Académie française] (vidéo)
  • Simone Veil - L'interruption volontaire de grossesse, Débats historiques de l’Assemblée nationale (1974) réunis par Lola Caul-Futy dans un coffret de 4 CD audio, Frémeaux & Associés, 2011
  • Mémorial de la Déportation des Juifs de France, Serge Klarsfeld. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France), 2012
  • Laurent Pfaadt, Simone Veil, une passion française, City Editions,‎ 2011
  • Christine Clerc, Les conquérantes : Douze femmes à l'assaut du pouvoir, Le Nil,‎ novembre 2013 (ISBN 9782841116614)

Livres audio[modifier | modifier le code]

  • Simone Veil (auteur) et Antoinette Fouque (recueil des propos de l'auteur), Vivre l'histoire : entretiens, Paris, Éditions des femmes, coll. « Bibliothèque des voix »,‎ 1987 (notice BnF no FRBNF38135167)
    Support : 1 cassette audio ; durée : non connue ; référence éditeur : non connue. La notice BNF précise la date de l'enregistrement audio : « 19851100 », ce qui peut se traduire par « novembre 1985 ».
  • Simone Veil (auteur) et Antoinette Fouque (recueil des propos de l'auteur), Vivre l'histoire : entretiens, Paris, Éditions des femmes, coll. « Bibliothèque des voix »,‎ 16 mars 2004 (ISBN 332-81-400-2016-8)
    Support : 1 disque compact audio ; durée : non connue ; référence éditeur : non connue
  • Simone Veil (auteur et narratrice du chapitre 1) et Marie-Dominique Bayle (narratrice des chapitres 2 à 11 et du discours du 26-11-1974 constituant l'annexe), Une vie, Paris, Audiolib,‎ 11 juin 2008 (ISBN 978-2-356-41020-7, notice BnF no FRBNF41278282)
    Support : 1 disque compact audio MP3 ; durée : 8 h 7 min environ ; référence éditeur : Audiolib 25 0020 5.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La famille Jacob est originaire de Bionville-sur-Nied, village de Lorraine
  2. La légalisation du droit des femmes à l'interruption volontaire de grossesse interviendra implicitement en France le 31 octobre 1980, lorsque le Conseil d'État, dans un arrêt dit « arrêt Lahache », estimera qu'il n'appartient qu'à la femme majeure « d'apprécier elle-même si sa situation justifie l'interruption de grossesse », sans se préoccuper des avis successifs du médecin et d'un organisme à volonté sociale, uniquement destinés à éclairer la femme sur la portée de son choix, cf. Arrêt du 17 novembre 2000 rendu par l’Assemblée plénière de la Cour de cassation, qui mentionne l'arrêt rendu le 31 octobre 1980 par le Conseil d'État.
  3. Dans Veil 2007
  4. « Les Prix de Rome d'Architecture », Journal des débats politiques et littéraires,‎ 9 novembre 1919, p. 5 (lire en ligne)
  5. « Académie des Beaux-Arts », Le Figaro,‎ 8 novembre 1919, p. 3 (lire en ligne)
  6. Mairie du IXe arrondissement, mention sur acte de naissance no 207 d'André Jacob en date du 3 février 1891
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Clerc 2013, p. 43-47
  8. convoi 73
  9. Témoignage de Simone Veil sur la survie dans le système concentrationnaire sur le site du Mémorial de la Shoah : « Simone Veil, déportée à Birkenau, Bobrek et Bergen-Belsen » (consulté le 22 novembre 2008)
  10. Elle explique dans ses mémoires les raisons de cette date d'examen surprenante : « Nous avions été prévenus, dès les premières semaines de l'année scolaire, que les épreuves du bac se dérouleraient non pas en juin mais dès fin mars et ne comporteraient que des épreuves écrites. Les autorités niçoises voulaient en effet clore l'année scolaire le plus tôt possible, par crainte d'un débarquement allié et des troubles qui en découleraient. » (Une vie, page 47)
  11. Veil 2009, p. 110
  12. http://cbhg.org/blog/2011/06/21/document-extrait-des-memoires-de-simone-veil-une-vie-paris-stock-2007/
  13. Veil 2009, p. 279
  14. Veil 2009, p. 146
  15. Les grands discours parlementaires de la Cinquième République, textes présentés par Jean Garrigues, Armand Colin
  16. Veil 2009, p. 172-173
  17. Veil 2009, p. 182
  18. Veil 2009, p. 203
  19. Hélène Bekmezian, Droite : trente ans d'hésitations face au FN, Le Monde, 14 juin 2012
  20. Bernard Gorce et Solenn de Royer, « Le fichier Edvige, protection ou menace pour les libertés ? », La Croix, 8 septembre 2008.
  21. Isabelle Mandraud, « Edvige : de Michel Rocard à François Fillon, les pérégrinations du fichier des RG », Le Monde, 9 septembre 2008.
  22. Veil 2009, p. 247
  23. « Je n’ai pas du tout aimé cette formule très ambiguë », déclare-t-elle dans une interview au journal Marianne (17 au 23 mars 2007).
  24. a et b Le Figaro du 8 mars 2007
  25. Nicolas Sarkozy, Vœux aux corps constitués et aux agents de la Fonction Publique, Lille, 11 janvier 2008 texte intégral sur le site internet de l’Élysée.
  26. ce décret sur Legifrance.
  27. Touche pas à mon préambule !, Le Figaro, 23 mai 2008, consulté le 24 septembre 2008
  28. Propos recueillis par Anne Vidalie, 15 février 2008 (lexpress.fr)
  29. AFP, dépêche « Légion d'honneur du Nouvel An: Simone Veil, Zidane, scientifiques et showbiz », 1er janvier 2009.
  30. A. N., article « Simone Veil distinguée : une «injustice» réparée », 1er janvier 2009, sur le site LeFigaro.fr : « “La ministre s'est aperçue il y a peu que Mme Veil, récemment élue à l'Académie française, n'avait pas la Légion d'honneur et a voulu réparer cette injustice compte tenu du parcours et de l'autorité morale de cette personnalité”, dit-on dans l'entourage de Roselyne Bachelot. ».
  31. Décret no 2008-1202 du 21 novembre 2008 modifiant le code de la Légion d'honneur et de la médaille militaire.
  32. Jury du Prix pour la prévention des conflits, Fondation Chirac
  33. Voir, Simone Veil récompensee en Allemagne pour son œuvre politique et culturelle. Le Monde, 2 juillet 2010.
  34. « Veil, femme préférée des Français », Le Journal du dimanche, 5 mars 2010.
  35. « Simone Veil participe à l’assemblée constituante de l’UDI », in nouvelobs.com, 21 octobre 2012.
  36. [1]
  37. a, b et c Annick Cojean, « Simone Veil entre à l'Académie française », Le Monde, 22 novembre 2008.
  38. Actualités de l'Académie française
  39. Holocaust Survivor Simone Veil joins Académie Française
  40. Simone Veil : une icône à l'Académie, Le Parisien, 18 mars 2010.
  41. « Réception de Mme Simone Veil - Institut de France », 18 mars 2010.
  42. Institut français de relations internationales
  43. La CPI lance un appel de fonds pour aider 1,7 million de victimes de violences sexuelles sur le site du centre d'actualité de l'ONU, consulté le 24 septembre 2008
  44. « Simone Veil faite grand’croix de la Légion d’honneur », sur LeParisien.fr,‎ 10 septembre 2012 (consulté le 10 septembre 2012)
  45. (en), page « Recipients of Bar-Ilan University Honorary Doctorates », sur le site biu.ac.il, consultée le 14 août 2010.
  46. (en), page « 1963-2008 Honorary Degree Recipients », sur le site georgetown.edu, consultée le 14 août 2010.
  47. (en), Brandeis Review, vol. 10 no 1, (Spring 1990), p. 58, sur le site archive.org.
  48. (en), Lynne Williams, article « Honorary degrees », 17 février 1995], sur le site du Times Higher Education.
  49. (en), page « The Baccalaureate Addresses of President Rodin and Mme. Veil; The Commencement Addresses of Senate Chair Seltzer and Bill Cosby », 20 mai 1997, Almanac, vol. 43 no 35, sur le site upenn.edu.
  50. (it), page « Sabato 2 dicembre: Laurea honoris causa a Simone Veil », 27 novembre 2006, sur le site unicas.it, consultée le 14 août 2010.
  51. (en), page « BGU Confers Honorary Doctoral Degrees on Six People », 12 mai 2010, sur le site bgu.ac.il, consultée le 14 août 2010.
  52. Site de l'académie de Lyon
  53. Compte rendu de la commission permanente du 14 décembre 2009, du conseil général du Calvados
  54. « Inauguration de l’amphithéâtre Simone Veil », sur Université d'Angers
  55. « Bienvenue sur l'Environnement Numérique de Travail du lycée des métiers Simone Veil »
  56. http://www.erea-amilly.fr/