Alfred de Musset

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Alfred de Musset

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Portrait de Musset par Charles Landelle

Nom de naissance Louis-Charles-Alfred de Musset-Pathay
Activités Poète, dramaturge et romancier
Naissance 11 décembre 1810
Paris,
Décès 2 mai 1857 (à 46 ans)
Paris
Langue d'écriture Français
Mouvement Romantisme
Distinctions Légion d'honneur, Académie française

Œuvres principales

Les Caprices de Marianne (1833), On ne badine pas avec l'amour (1834), Lorenzaccio (1834), La confession d'un enfant du siècle (1836)

Alfred de Musset est un poète et un dramaturge français de la période romantique, né le 11 décembre 1810 à Paris, où il est mort le 2 mai 1857. Lycéen brillant, le futur poète reçoit un grand nombre de récompenses dont le prix d'honneur au Collège Henri IV en 1827 et le deuxième prix d'honneur au concours général la même année. Il s’intéresse entre autres au Droit et à la Médecine. Alfred de Musset abandonne vite ses études supérieures pour se consacrer à la littérature à partir de 1828-1829. Dès l'âge de 17 ans, il fréquente les poètes du Cénacle de Charles Nodier et publie en 1829, à 19 ans, Contes d'Espagne et d'Italie, son premier recueil poétique qui révèle son talent brillant. Il commence alors à mener une vie de « dandy débauché ». En décembre 1830, sa première comédie La Nuit Vénitienne est un échec accablant qui le fait renoncer à la scène pour longtemps. Il choisit dès lors de publier des pièces dans La Revue des Deux Mondes, avant de les regrouper en volume sous le titre explicite Un Spectacle dans un fauteuil. Il publie ainsi À quoi rêvent les jeunes filles ? en 1832, puis Les Caprices de Marianne en 1833. Il écrit ensuite en 1833 son chef-d'œuvre, le drame romantique Lorenzaccio, publié en 1834 (la pièce ne sera représentée qu'en 1896) après sa liaison houleuse avec George Sand, et donne la même année Fantasio et On ne badine pas avec l'amour. Il publie parallèlement des poèmes tourmentés comme la Nuit de mai et la Nuit de décembre en 1835, puis La Nuit d'août (1836) La Nuit d'octobre (1837), et un roman autobiographique La Confession d'un enfant du siècle en 1836.

Dépressif et alcoolique, au-delà de 30 ans, il écrit de moins en moins ; on peut cependant relever les poèmes Tristesse, Une soirée perdue (1840), Souvenir en 1845 et diverses nouvelles (Histoire d'un merle blanc, 1842). Il reçoit la Légion d'honneur en 1845, et est élu à l'Académie française en 1852. Il écrit des pièces de commande pour Napoléon III. Sa santé se dégrade gravement avec son alcoolisme, et Alfred de Musset meurt à 46 ans, le 2 mai 1857 : il est enterré dans la discrétion au Cimetière du Père-Lachaise, après des obsèques en l'église Saint-Roch. Ludovic Vitet, au nom de l'Académie française, prononce l'éloge funèbre.

Redécouvert au XXe siècle, Alfred de Musset est désormais considéré comme un des grands écrivains romantiques français, dont le théâtre et la poésie lyrique montrent une sensibilité extrême, une interrogation sur la pureté et la débauche, une exaltation de l'amour et une expression sincère de la douleur. Sincérité qui renvoie à sa vie tumultueuse, qu'illustre emblématiquement sa relation avec George Sand.

Biographie

Enfance

Né sous le Premier Empire, le 11 décembre 1810, Alfred de Musset appartient à une famille aristocratique, affectueuse et cultivée, lui ayant transmis le goût des lettres et des arts. Il prétend avoir pour arrière-grand-tante Jeanne d'Arc (son ancêtre Denis de Musset ayant épousé Catherine du Lys) et être cousin de la branche cousine de Joachim du Bellay[1],[2].

Son père, Victor-Donatien de Musset-Pathay, est un haut fonctionnaire, chef de bureau au ministère de la Guerre, et un homme de lettres né le 5 juin 1768 près de Vendôme[3],[4]; aristocrate libéral, il a épousé le 2 juillet 1801 Edmée-Claudette-Christine Guyot-des-Herbiers[5], née le 14 avril 1780[6]. Le couple a eu quatre enfants : Paul-Edme, né le 7 novembre 1804, Louise-Jenny, née et morte en 1805, Alfred, né le 11 décembre 1810 et Charlotte-Amélie-Hermine, née le 1er novembre 1819[7].

Son grand-père était poète, et son père était un spécialiste de Rousseau, dont il édita les œuvres. La figure de Rousseau joua en l'occurrence un rôle essentiel dans l'œuvre du poète. Il lui rendit hommage à plusieurs reprises, attaquant au contraire violemment Voltaire, l'adversaire de Rousseau. Son parrain, chez qui il passait des vacances dans la Sarthe au château de Cogners, était l'écrivain Musset de Cogners. L'histoire veut que lors d'un de ses séjours dans le château de son parrain, la vue qu'il avait depuis sa chambre sur le clocher de l’église de Cogners lui ait inspiré la très célèbre Ballade à la Lune. Par ailleurs, il retranscrivit toute la fraîcheur du calme et de l'atmosphère de Cogners dans ses deux pièces ce théâtre On ne badine pas avec l'amour et Margot.[réf. nécessaire]

En octobre 1819, alors qu'il n'a pas encore neuf ans, il est inscrit en classe de sixième au collège Henri-IV[8] — on y trouve encore une statue du poète —, où il a pour condisciple et ami un prince du sang, le duc de Chartres, fils du duc d'Orléans[9], et obtient en 1827 le deuxième prix de dissertation latine au Concours général. Après son baccalauréat, il suit des études, vite abandonnées, de médecine, de droit et de peinture jusqu'en 1829, mais il s'intéresse surtout à la littérature. Le 31 août 1828 paraît à Dijon, dans Le Provincial, le journal d'Aloysius Bertrand, Un rêve, ballade signée « ADM ». La même année, il publie L'Anglais mangeur d'opium, une traduction française peu fidèle des Confessions d'un mangeur d'opium anglais de Thomas de Quincey.

Jeunesse du poète

Grâce à Paul Foucher, beau-frère de Victor Hugo, il fréquente dès l'âge de 17 ans le « Cénacle », ainsi que le salon de Charles Nodier à la Bibliothèque de l'Arsenal. Il sympathise alors avec Sainte-Beuve et Vigny, et se refuse à aduler le « maître » Victor Hugo. Il moquera notamment les promenades nocturnes du « cénacle » sur les tours de Notre-Dame. Il commence alors à mener une vie de « dandy débauché ». En décembre 1830, il écrit sa première pièce de théâtre (seul ce genre littéraire apporte notoriété et beaucoup d'argent) : sa comédie La Nuit Vénitienne est un échec accablant (comédie arrêtée après deux représentations au théâtre de l'Odéon, notamment à cause des sifflets du public et du ridicule subi par la comédienne principale dont la robe est tâchée par la peinture des décors pas encore sèche) qui le fait renoncer à la scène pour longtemps. Il choisit dès lors de publier des pièces dans La Revue des Deux Mondes, avant de les regrouper en volume sous le titre explicite Un Spectacle dans un fauteuil. Il publie ainsi une comédie, À quoi rêvent les jeunes filles ? en 1832, puis Les Caprices de Marianne en 1833. Il écrit ensuite son chef-d'œuvre, un drame romantique, Lorenzaccio en 1834 (la pièce ne sera représentée qu'en 1896) après sa liaison houleuse avec George Sand et donne la même année Fantasio et On ne badine pas avec l'amour. Il publie parallèlement des poèmes tourmentés comme la Nuit de mai et la Nuit de décembre en 1835, puis La Nuit d'août (1836) La Nuit d'octobre (1837), et un roman autobiographique La Confession d'un enfant du siècle en 1836.

Il fait preuve d'une grande aisance d'écriture, se comportant comme un virtuose de la jeune poésie. Il publie en 1829 son premier recueil poétique, les Contes d'Espagne et d'Italie[10], salués par Pouchkine[11]. Il est d'ailleurs le seul poète français de son temps que le poète russe apprécie vraiment[12]. En 1830, à 20 ans, sa notoriété littéraire naissante s'accompagne déjà d'une réputation sulfureuse alimentée par son côté dandy et ses débauches répétées dans la société des demi-mondaines parisiennes. La même année, la révolution et les journées des Trois Glorieuses donnent le trône au duc d'Orléans et son ancien condisciple, le duc de Chartres, devient prince royal.

À l'âge de 22 ans, le 8 avril 1832, Musset est anéanti par la mort de son père, dont il était très proche, victime de l'épidémie de choléra. Cet événement va décider de la carrière littéraire que Musset choisit alors d'entamer.

Musset tente sa chance au théâtre. Mais après l'échec de La Nuit Vénitienne ou les noces de Laurette, comédie en un acte donnée le 1er décembre 1830 à l'Odéon, l'auteur dit « adieu à la ménagerie, et pour longtemps », comme il l'écrit à Prosper Chalas. Cet éloignement durera dix-sept ans, jusqu'au succès d'Un Caprice, comédie en un acte donnée au Théâtre-Français le 27 novembre 1847. À cette époque, devenu alcoolique, il pouvait y revenir plus serein.

Vie sentimentale et théâtre

S'il refuse la scène, Musset n'en garde pas moins un goût très vif du théâtre. Il choisit de publier des pièces dans La Revue des Deux Mondes avant de les regrouper en volume sous le titre explicite « Un Spectacle dans un fauteuil ». La première livraison, en décembre 1832 se compose de trois poèmes, d'un drame, La Coupe et les Lèvres, d'une comédie, À quoi rêvent les jeunes filles ? et d'un conte oriental, Namouna[13]. Musset exprime déjà dans ce recueil la douloureuse morbidité qui lie débauche et pureté, dans son œuvre.

En novembre 1833, il part pour Venise, en compagnie de George Sand, dont il a fait la connaissance lors d'un dîner donné aux collaborateurs de La Revue des Deux Mondes le 19 juin. Ce voyage lui inspire Lorenzaccio, considéré comme le chef-d'œuvre du drame romantique[14], qu'il écrit en 1834. Mais Musset fréquente les grisettes pendant que George Sand est malade de la dysenterie et lorsqu'elle est guérie, Musset tombe malade à son tour, George Sand devenant alors la maîtresse de son médecin, Pietro Pagello. De retour à Paris le 12 avril 1834, il publie la deuxième livraison de son « Spectacle dans un fauteuil », comprenant Les Caprices de Marianne, parue en revue en 1833, Lorenzaccio, inédit, André del Sarto (1833), Fantasio (1834), On ne badine pas avec l'Amour (1834) et La Nuit vénitienne, inédit depuis l'échec de l'Odéon. Le Chandelier paraît dans La Revue des Deux Mondes en 1835, Il ne faut jurer de rien en 1836 et Un caprice en 1837. Il écrit également des nouvelles en prose et La Confession d'un enfant du siècle, autobiographie à peine déguisée dédiée à George Sand, dans laquelle il transpose les souffrances endurées.

De 1835 à 1837, Musset compose son chef-d'œuvre lyrique, Les Nuits, rivales de celles d'Edward Young, James Hervey ou Novalis. Ces quatre poèmes — les Nuits de mai, d'août, d'octobre, de décembre — sont construits autour des thèmes imbriqués de la douleur, de l'amour et de l'inspiration. Très sentimentaux, ils sont désormais considérés comme l'une des œuvres les plus représentatives du romantisme français.

Après sa séparation définitive avec George Sand, en mars 1835, il tombe amoureux de Caroline Jaubert, l'épouse d'un juriste et la sœur d'Edmond d'Alton-Shée, pair de France et son ami, qu'il appelle la petite fée blonde et avec laquelle il a une liaison qui dure trois semaines, avant de reprendre fin 1835 ou début 1836. Hôte assidu de son salon, il en fera sa « marraine » et sa confidente, notamment tout au long de leur correspondance, qui s'étale sur vingt-deux années[15]. C'est chez elle qu'il fait la connaissance, en mars 1837, d'Aimée-Irène d'Alton, sa cousine, avec laquelle il entame une liaison heureuse et durable. Elle lui propose même de se marier avec lui. Abandonnée par Musset pour Pauline Garcia, qui se refuse à lui, elle épousera son frère Paul le 23 mai 1861. Puis il rencontre, le 29 mai 1839, à la sortie du Théâtre-Français, Rachel, qui l'emmène souper chez elle, et avec laquelle il a une brève liaison en juin. En 1842, la princesse Christine de Belgiojoso, amie de Mme Jaubert, lui inspire une passion malheureuse. De 1848 à 1850, il a une liaison avec Louise-Rosalie Ross, dite Mlle Despréaux, qui avait découvert Un caprice dans une traduction russe de Alexandra Mikhaïlovna Karatiguine à Saint-Pétersbourg, et l'avait créé au théâtre Michel, le théâtre français de Saint-Pétersbourg, en 1843, où elle joue Mme de Léry. Ensuite elle joue la pièce au Théâtre-Français en 1847. C'est grâce à cette pièce que Musset rencontre enfin le succès au théâtre, Théophile Gautier la qualifiant dans La Presse « tout bonnement de grand événement littéraire. » En 1852, Louise Colet qui est la maîtresse de Flaubert, a quelque temps une liaison avec Musset.

Dernières années

Grâce à l'amitié du duc d'Orléans, il est nommé bibliothécaire du ministère de l'Intérieur le 19 octobre 1838. Le duc d'Orléans meurt accidentellement en 1842.

Après la Révolution de février 1848, ses liens avec la Monarchie de Juillet lui valent d'être révoqué de ses fonctions par le nouveau ministre Ledru-Rollin le 5 mai 1848. Puis, sous le Second Empire, il devient bibliothécaire du ministère de l'Instruction publique, avec des appointements de trois mille francs, le 18 mars 1853.

Nommé chevalier de la Légion d'honneur le 24 avril 1845, en même temps que Balzac, il est élu à l'Académie française le 12 février 1852 au siège du baron Dupaty, après deux échecs en 1848 et 1850. La réception a lieu le 27 mai suivant. Il fête le même jour sa nomination comme chancelier perpétuel au bordel et ses débordements alcooliques lui valent la formule d'Eugène de Mirecourt de « chancelant perpétuel » au « verre qui tremble »[16]. Ces crises convulsives, associées à des troubles neurologiques, font penser à une syphilis au stade tertiaire qu'il aurait contractée dans un bordel à 15 ans[17]

De santé fragile (malformation cardiaque, voir le signe de Musset), mais surtout en proie à l'alcoolisme, à l'oisiveté et à la débauche, il meurt de la tuberculose le 2 mai 1857, quelque peu oublié. Cependant Lamartine, Mérimée, Vigny et Théophile Gautier assistent à ses obsèques en l'église Saint-Roch. Sa mère, qui était partie vivre chez sa fille Hermine à Angers, décède à Paris le 11 février 1864, à 83 ans. On ne lui a révélé la mort de son fils qu'après son enterrement[18].

Postérité

En 1859, George Sand publie Elle et Lui, roman épistolaire d'inspiration autobiographique. Elle y révèle en particulier l'héautoscopie dont le génie souffrait[19], forme de dépersonnalisation qui explique le caractère hallucinatoire de La Nuit de décembre. Jugeant son frère calomnié par l'ensemble du roman, Paul de Musset lui réplique, six mois plus tard, en faisant paraître Lui et Elle.

Redécouvert au XXe siècle, Alfred de Musset est désormais considéré comme un des grands écrivains romantiques français, dont le théâtre et la poésie lyrique montrent une sensibilité extrême, une interrogation sur la pureté et la débauche, une exaltation de l'amour et une expression sincère de la douleur. Sincérité qui renvoie à sa vie tumultueuse qu'illustre emblématiquement sa relation avec George Sand. Son frère aîné Paul de Musset jouera un grand rôle dans la redécouverte de l'œuvre d'Alfred de Musset, par la rédaction de biographies et la réédition d'un grand nombre de ses œuvres, comme La Mouche ou Les caprices de Marianne.

L'un des textes de son recueil Poésies posthumes, intitulé Nous venions de voir le taureau, a été mis en musique par Léo Delibes en 1874 sous le nom Les Filles de Cadix.

Sépulture

Tombe d'Alfred de Musset au cimetière du Père-Lachaise.

Le poète est inhumé à Paris, au cimetière du Père Lachaise, où son monument funéraire se dresse avenue principale. Sur la pierre sont gravés les six octosyllabes de son élégie " Lucie ":

Mes chers amis, quand je mourrai,
Plantez un saule au cimetière.
J’aime son feuillage éploré ;
La pâleur m’en est douce et chère,
Et son ombre sera légère
À la terre où je dormirai.

et sur la face arrière, le poème " Rappelle-toi ":

Rappelle-toi, quand sous la froide terre
Mon coeur brisé pour toujours dormira ;
Rappelle-toi, quand la fleur solitaire
Sur mon tombeau doucement s'ouvrira.
Je ne te verrai plus ; mais mon âme immortelle
Reviendra près de toi comme une soeur fidèle.
Écoute, dans la nuit,
Une voix qui gémit :
Rappelle-toi.

Filmographie

En 1999, la liaison entre Alfred de Musset et George Sand a fait l'objet d'une adaptation cinématographique de Diane Kurys, Les Enfants du Siècle.

Les œuvres de Musset ont fait l'objet de plusieurs adaptations cinématographiques :

Œuvres

Textes en ligne

Notes et références

  1. Gonzague Saint Bris, Alfred de Musset, Grasset,‎ 2010, 320 p. (lire en ligne)
  2. Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, bureau du Nobiliaire universel de France,‎ 1815 (lire en ligne), p. 48
  3. François-Xavier de Feller, Biographie universelle, ou Dictionnaire historique des hommes qui se sont fait un nom par leur génie, leurs talents, leurs vertus, leurs erreurs ou leurs crimes, Paris, J. Leroux, Jouby & Cie, et Gaume frères, 1849, tome VI, p. 155.
  4. Paul de Musset, Biographie de Alfred de Musset : sa vie et ses œuvres, G. Charpentier, 1877, 372 pages, p. 18.
  5. Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Paris, 1815, tome VI, p. 105.
  6. Les Cahiers haut-marnais, 1953, p. 139.
  7. Mariée le 13 avril 1846 à Timoléon-Désiré Lardin, veuf depuis le 14 mars 1844, elle est décédée le 1er janvier 1905. Ils ont eu un fils, Paul. Voir la Revue d'histoire littéraire de la France, Société d'histoire littéraire de la France, A. Colin., 1957, p. 354.
  8. Voir Pierre Gastinel, Le romantisme d'Alfred de Musset, Librairie Hachette, 1933, 700 pages, p. 4, et Maurice Allemand, Alfred de Musset, B. Arthaud, 1948, 241 pages, p. 15.
  9. Louise Both-Hendriksen, La triade française : Alfred de Musset, Lamartine, et Victor Hugo, C. Schoenhof, 1886, 198 pages, p. VII.
  10. Dont la Ballade à la Lune qui décrit un couple de bourgeois au lit sous l’œil goguenard de la lune, ce qui lui vaut d'être qualifié de poète licencieux par la critique littéraire classique.
  11. Voir Jean Louis Backès, Henriette Levillain, Le sens du détour : contribution à la littérature comparée, Klincksieck, 2005, 266 pages, p. 198-199 (ISBN 978-2-252-03526-9), et les Œuvres complètes de Pouchkine (édition critique d'André Meynieux), A. Bonne, 1953, p. 362.
  12. Michel Cadot, Victor Hugo lu par les Russes, Maisonnneuve & Larose, coll. Victor Hugo et l'Orient, 2001, p. 8 (ISBN 978-2-7068-1541-6).
  13. Anne-Simone Dufief, Le théâtre au XIXe siècle: du romantisme au symbolisme, Éditions Bréal, 2001, 223 pages, p. 85-86 (ISBN 978-2-84291-787-6).
  14. C'est l'avis de Maurice Allem (Alfred de Musset, B. Arthaud, 1948, 241 pages, p. 111), Joyce G. Bromfield (De Lorenzino de Medicis a Lorenzaccio, vol. 64 des Études de littérature étrangère et comparée, M. Didier, 1972, 220 pages, p. 168), Pierre-Henry Bornecque (La France et sa littérature: guide complet dans le cadre de la civilisation, A. Desvigne, 1968, 896 pages, p. 505), Denise P. Cogny (Alfred de Musset, Lorenzaccio: drame avec une biographie chronologique de Musset, une étude générale de son œuvre, une analyse méthodique de la pièce des notes des questions, des sujets de devoirs, Éditions Bordas, 1967, 192 pages, p. 30), ou Pierre Gastinel (Alfred de Musset, Comédies et proverbes, Société Les Belles lettres, 1957, p. 353). Pour Philippe van Tieghem (Histoire de la littérature française, Fayard, 1949, 724 pages, p. 441), c'est « le seul chef-d'œuvre authentique du drame romantique ».
  15. Loïc Chotard, « Confession à la marraine. Les lettres de Musset à Caroline Jaubert », dans Approches du XIXe siècle, Presses de l'université de Paris-Sorbonne, 2000, 454 pages, p. 163-172 (ISBN 978-2-84050-168-8).
  16. Eugène de Mirecourt, Alfred de Musset, J.-P. Roret et cie,‎ 1854, p. 79
  17. Emile Henriot, L'enfant Du Siècle : Alfred De Musset, Amiot Dumont,‎ 1953, p. 167
  18. Ariane Charton, Alfred de Musset, Paris, Gallimard, 2010, édition Folio, p. 267
  19. G. Sand, Elle et lui, p. 112, Hachette, Paris, 1859 « Il avait eu une hallucination… »

Voir aussi

Plaque rue du Mont-Thabor

Bibliographie

  • Maurice Allem, Alfred de Musset, Grenoble, Arthaud, 1948
  • Jean Louis Backès, José-Luis Diaz (dir.), Alfred de Musset : poésies, « faire une perle d'une larme » : actes du colloque d'agrégation du 2 décembre 1995, Paris, SEDES, 1995
  • Laurent Bourdelas, L'ivresse des rimes, Paris, Stock, 2011
  • Augustin Cabanès, Alfred de Musset, in : Grands névropathes, t. 2, p. 183-234, Paris, Albin Michel, 1931
  • Marielle Caors, George Sand, Alfred de Musset et Venise, Paris, Royer, 1995
  • John Charpentier, Alfred de Musset, Paris, Tallandier, 1938
  • Ariane Charton, Alfred de Musset, Paris, Gallimard, 2010
  • Maurice Donnay, Alfred de Musset, Paris, Hachette, 1914
  • Gilbert Ganne, Alfred de Musset : sa jeunesse et la nôtre, Paris, Perrin, 1970
  • Pierre Gastinel, Le romantisme d'Alfred de Musset, Paris, Hachette, 1933
  • Emmanuel Godo, Une grâce obstinée, Musset, éditions du Cerf, 2010
  • Henri Guillemin, La liaison Musset-Sand, Paris, Gallimard, 1972
  • Marthe de Hédouville, Alfred de Musset, Paris, Apostolat de la Presse, 1958
  • Émile Henriot, Alfred de Musset, Paris, Hachette, 1928
  • Léon Lafoscade, Le théâtre d'Alfred de Musset, Paris, Hachette, 1901
  • Sylvain Ledda, Alfred de Musset : les fantaisies d'un enfant du siècle, Paris, Gallimard, 2010
  • Henri Lefebvre, Alfred de Musset dramaturge, Paris, L'Arche, 1955
  • Frank Lestringant, Musset, Paris, Flammarion, 1998
  • Paul Mariéton, Une histoire d'amour : George Sand et A. de Musset, Paris, Havard, 1897
  • Charles Maurras, Les amants de Venise : George Sand et Musset, Paris, Fontemoing, 1902
  • Eugène de Mirecourt, Alfred de Musset, Paris, Roret, 1854
  • Paul de Musset, Biographie d'Alfred de Musset, Paris, Lemerre, 1877 [tome XI de l'édition des œuvres complètes publiée par Lemerre]
  • Philippe Soupault, Alfred de Musset, Paris, Seghers, 1957
  • Henry Stanley Schwarz, Alfred de Musset : dramatiste, conteur, poète, New York, Prentice-Hall, 1931
  • Jean-Marie Thomasseau, Alfred de Musset, Lorenzaccio, Paris, Presses Universitaires de France, 1986
  • Maurice Toesca, Alfred de Musset ou l'amour de la mort, Paris, Hachette, 1970
  • Philippe Van Tieghem, Musset, Paris, Hatier, 1969

Éditions modernes

  • Œuvres complètes, texte établi et annoté par Maurice Allem, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 3 tomes (poésies complètes, théâtre complet, œuvres complètes en prose), 1933, 1934 et 1938, 976, 1712 et 1344 pages. Le tome sur le théâtre a été remplacé par le suivant.
  • Théâtre complet, texte établi et annoté par Simon Jeune, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1990, 1368 pages.
  • Poésies complètes, édition présentée et annotée par Frank Lestringant, Paris, Le Livre de poche classique, 2006, no 21004, 896 pages. Cette édition rompt avec la tradition. Elle retient le texte de 1840, et non plus celui de 1854.

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