Argelès-Gazost

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Argelès-Gazost
Argelès-Gazost, vue depuis Hautacam
Argelès-Gazost, vue depuis Hautacam
Blason de Argelès-Gazost
Blason
Argelès-Gazost
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Argelès-Gazost
Canton Argelès-Gazost
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Argelès-Gazost
Maire
Mandat
Dominique Roux
2014-2020
Code postal 65400
Code commune 65025
Démographie
Gentilé Argelésiens
Population
municipale
3 139 hab. (2011)
Densité 1 029 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 00′ 13″ N 0° 05′ 51″ O / 43.0036, -0.097543° 00′ 13″ Nord 0° 05′ 51″ Ouest / 43.0036, -0.0975  
Altitude Min. 412 m – Max. 600 m
Superficie 3,05 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.argeles-gazost.fr

Argelès-Gazost est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, dont elle est une sous-préfecture, en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Argelésiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le gave de Pau en limite d'Argelès-Gazost et d'Ayros-Arbouix.

Argelès-Gazost est une commune située dans les Pyrénées, dans le Lavedan, au confluent du gave de Pau et du gave d'Azun, entre Lourdes et Gavarnie.

Elle est desservie par les routes départementales (RD) 100, 102, 821 et 921b (l'ancienne route nationale 21). La RD 918 permet également d'y accéder depuis les Pyrénées-Atlantiques via le col du Soulor et le col d'Aubisque.

La mise en voie rapide de la RD 821 entre Argelès-Gazost et Tarbes via Lourdes tend à dynamiser l'économie de la vallée et faciliter l'accès des visiteurs aux stations de sports d'hiver.

Il n'y a plus de dessertes ferroviaires mais deux lignes de bus permettent d'accéder à Lourdes, Cauterets, Barèges et Gavarnie.

Le territoire communal, faiblement étendu (3,05 km2), s'étage entre 412 mètres au nord-est, là où le gave de Pau quitte la commune pour servir de limite entre Ayzac-Ost et Boô-Silhen et 600 mètres au sud-ouest en limite d'Arras-en-Lavedan.

Articles détaillés : Climat des Pyrénées et Flore des Pyrénées.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Argelès-Gazost
Ayzac-Ost Boô-Silhen
Gez Argelès-Gazost Ayros-Arbouix
Arras-en-Lavedan,
Arcizans-Avant
Lau-Balagnas

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le parc thermal.

Aujourd'hui principal carrefour du Lavedan, la commune construite en amphithéâtre sur la terrasse surplombe le gave de Pau, ses vieux quartiers ayant englobé les anciens villages d'Ourout et de Vieuzac ; desservie dès 1870 par le chemin de fer, Argelès connaîtra une période dorée à la fin du XIXe siècle.

Le casino et le parc à l'anglaise de 20 hectares témoignent de cette opulente époque. Séduits par son microclimat et la littérature pyrénéniste en plein essor, les curistes n'hésitèrent pas à faire construire de grandes villas. Ils suscitèrent même des activités faisant du village une sorte de Pau en modèle réduit.

La Première Guerre mondiale mit un terme brutal à ces fastes. C'est une station thermale fréquentée. Aujourd'hui, les curistes viennent soigner leurs maladies veineuses et pulmonaires. Parmi les nombreuses balades partant du centre, celle du saut du Procureur rappelle une ancienne histoire de fraude fiscale : le procureur du comte de Bigorre, réputé pour mettre une partie des impôts dans sa poche, fut précipité dans le ravin avec ses soldats par des contribuables excédés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
février 1961   Pierre Perus   Médecin
mars 1971   Maurice Coiquil   Médecin
mars 1989 2008 Robert Coll UDF  
mars 2008 en cours Francis Cazenavette SE  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie de Vieuzac[modifier | modifier le code]

Créée en 1790, Vieuzac est une commune indépendante jusqu'en 1824.

Évolution démographique de Vieuzac
1793 1800 1806 1821
289 270 293 332
(Source : Ldh/EHESS/Cassini[6])


Démographie d'Argelès puis d'Argelès-Gazost[modifier | modifier le code]

Créée en 1790, la commune d'Argelès fusionne avec celle de Vieuzac en 1824[6]. Elle ne prend le nom d'Argelès-Gazost qu'en 1896[7].

Argelès-Gazost est au cœur d'une des vallées les plus peuplées des Pyrénées (10 000 habitants environ), dont 5 000 avec les villages environnants.

En 2011, la commune comptait 3 139 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
775 713 831 878 1 357 1 420 1 589 1 684 1 662
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 684 1 686 1 698 1 658 1 743 1 808 1 894 1 733 1 882
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 836 1 737 1 739 1 632 1 669 1 719 2 019 2 317 2 556
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 414 3 629 3 455 3 304 3 229 3 241 3 254 3 255 3 139
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'éducation est assurée sur la commune d'Argelès-Gazost par les écoles maternelles et les écoles élémentaires, jusqu'au lycée et collège climatique René Billères, avec sa mosaïque de Gustave Singier.

Sports[modifier | modifier le code]

Équipe de rugby à XV évoluant en championnat de France de 2e division fédérale, ski alpin, ski de fond, ville étape du Tour de France : Argelès-Gazost-Pampelune en 1996 et ville régulière de passage du Tour de France chaque année ou presque, la ville se situant au pied des cols de l'Aubisque, du Soulor, du Tourmalet et de la montée vers Hautacam.

L'ancienne voie ferrée reliant Lourdes à Cauterets (par Argelès) a été demontée pour faire place à une piste cyclable, offrant aux utilisateurs de vélos, rollers etc. un espace sécurisé pour pratiquer.

Économie[modifier | modifier le code]

Les thermes.

Les thermes ont adapté leurs installations aux profondes évolutions qui ont marqué le siècle écoulé. De nombreuses personnalités sont venues faire des cures, notamment François Mauriac de manière régulière dans les années 1910 et 1920 ; il en fera le décor de son roman Le Fleuve de feu paru en 1923.

Argelès-Gazost vit beaucoup du tourisme et des équipements et services qui lui sont associés. La ville sert de par sa position de « camp de base » pour un tourisme d'été et d'hiver.

Le marché se tient le mardi matin, de la place de l'Hôtel de ville à la place du Foirail.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Culture et loisirs[modifier | modifier le code]

  • Le parc animalier des Pyrénées présente des animaux pyrénéens en semi-liberté : marmottes, loutres, isards, etc.
  • Le casino de la ville appartenant au groupe Tranchant.
  • Depuis 2001, la réunion des amateurs de chiens pyrénéens (RACP) organise une exposition nationale d'élevage chaque année, aux environs du 20 du mois de septembre. Se déroulant sur les deux jours du week-end et s'ouvre à tous les propriétaires de chiens des cinq races dont s'occupe le club.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bertrand Barère (1755-1841), célèbre orateur de la Révolution française, est originaire de Vieuzac (ancienne commune fusionnée avec Argelès-Gazost en 1824).
  • Germain Dupré (1811-1893), médecin et homme politique du XIXe siècle, est né à « Argelès-de-Bigorre[13] ».
  • Jean Bourdette (1818-1911), ingénieur agronome et historien du Lavedan, est né à Argelès.
  • Jean-Baptiste Gélineau (1828-1906), médecin neurologue, est décédé à Argelès-Gazost.
  • Michel Alicot (1842-1912), homme politique, maire d'Argelès de 1874 à 1877[14]
  • Clément Dupont (1899-1993), joueur de rugby à XV, est né à Argelès-Gazost.
  • René Billères (1910-2004), ancien ministre d'État de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports. Il est à l'origine du lycée climatique d'Argelès-Gazost qui porte son nom depuis 2006.
  • Philippe Oyhamburu, né en 1921 à Argelès-Gazost, spécialiste et ambassadeur de la culture basque.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Ecartelé : au premier d'argent à la hure de sanglier en rencontre de sable défendue aussi d'argent soutenue de trois pieds aussi de sanglier de sable de front rangés en pal, au deuxième d'azur à l'ours en pied d'or descendant d'une montagne d'argent surmontée d'une étoile aussi d'or, au troisième d'or à la vache de gueules allaitant son veau contourné du même, au quatrième coupé au I d'azur au roc d'échiquier d'or et au II d'or aux deux fasces de gueules[15].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr, consulté le 18 juillet 2008.
  2. Source : Ville d'Argelès-Gazost Deux siècles de vie municipale, consulté le 24 juin 2012.
  3. Démissionnaire.
  4. a, b, c, d et e Décédé en fonctions.
  5. Responsable de la délégation spéciale : François Humbert.
  6. a et b « Notice communale de Vieuzac », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 24 juin 2012)
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  9. « Château d'Ourout », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 24 juin 2012.
  10. Tour de Vieuzac sur le site d'Argelès-Gazost, consulté le 24 juin 2012.
  11. La tour Mendaigne sur le site Lourdes Actu, consulté le 24 juin 2012.
  12. « Lycée climatique », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 24 juin 2012.
  13. Armorial du Souvenir, consulté le 24 juin 2012.
  14. Fiche de Jean-Jacques, César, Eugène, Michel Alicot sur le site de l'Assemblée nationale, consulté le 24 juin 2012.
  15. Banque du Blason