Jouy-le-Moutier

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jouy et Moutier (homonymie).
Jouy-le-Moutier
Mairie
Mairie
Blason de Jouy-le-Moutier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Canton de l'Hautil
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise
Maire
Mandat
Jean-Christophe Veyrine
2014-2020
Code postal 95280
Code commune 95323
Démographie
Gentilé Jocassiens
Population
municipale
16 376 hab. (2011)
Densité 2 377 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 00″ N 2° 02′ 00″ E / 49.0167, 2.0333 ()49° 01′ 00″ Nord 2° 02′ 00″ Est / 49.0167, 2.0333 ()  
Altitude 35 m (min. : 21 m) (max. : 175 m)
Superficie 6,89 km2
Localisation

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Jouy-le-Moutier

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Jouy-le-Moutier
Liens
Site web jouylemoutier.fr

Jouy-le-Moutier est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Jocassiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Jouy-le-Moutier se situe sur la rive droite de l'Oise, à trente kilomètres au nord-ouest de Paris. La commune fait partie de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise. Elle comprend outre le vieux village et la ville nouvelle, les hameaux de Vincourt, Glatigny, Jouy-la-Fontaine et Écancourt.

La commune est limitrophe de Maurecourt, Vauréal, Neuville-sur-Oise, Triel-sur-Seine et Boisemont.

Communes limitrophes de Jouy-le-Moutier
Boisemont Vauréal
Jouy-le-Moutier Neuville-sur-Oise
Triel-sur-Seine Maurecourt

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Jouy le Moutier n'est plus desservie par aucune gare. La gare la plus proche de Jouy le Moutier est celle de Neuville-Université sur la ligne A du RER et sur le réseau Transilien Paris Saint-Lazare de la SNCF.

Article détaillé : Réseau de bus STIVO.

Le réseau de la STIVO dessert Jouy-le-Moutier:

Toponymie[modifier | modifier le code]

Jouy est attesté sous la forme latinisée Gaudiaci vers 1116 [1] puis vers 1151-1161[2], en 1220, puis Joi en 1269, on lit dans la charte d'abonnement des tailles de Andresiaco et Joiaco mais également Valle Joiaci, en 1482 Joyaco. Elle s'est nommée occasionnellement Joui-sur-Oise[3].

Le nom de la commune est issu d’un gallo-roman *GAUDIACU très fréquent (généralement latinisé en Gaudiacum, voir Jouy, Gouy, Jaujac, Gaujac), sur la base de l'anthroponyme Gaudius[4] , surnom chrétien basé sur gaudium, gaudia > joie, suivi du suffixe d'origine gauloise -acum[5]. Le déterminant -le-Moutier se réfère à l'église, moutier signifiant précisément « église » en ancien français[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Situé entre le massif de l’Hautil et l’Oise, le territoire jocassien est occupé dès le Néolithique, comme en témoignent le menhir de Jouy-la-Fontaine et quelques haches de pierre polie retrouvées çà et là.

Le lieu est cité pour la première fois au XIe siècle par l'écrivain de la vie de Hildeburge de Gallardon[7] qui vivait sous le règne de Philippe Ier. Elle était fille d'Hervé 1er de Gallardon[7]. Après avoir fondé un hôpital à Ivry, aux confins des diocèses de Chartres et d'Evreux elle fuit cette région, à cause des guerres, et se retire avec son fils Goellus (Ascelin Goël)[7] dans une terre proche du village de Joui situé sur l'Oise : « in confinio Gaudiaci Villae quoe est super Isaram ». Elle se retire ensuite à l'abbaye Saint-Martin de Pontoise et à sa mort la terre de Gaudiaci Villae sur le territoire de Joui est donnée à l'abbaye[3]. Cette donation est confirmée vers 1116 par Ascelin Goël[7] dans lequel Jouy est nommé Gaudiaci[1]
Toujours au XIe siècle, entre 1151 et 1161, le cartulaire de l'abbaye de Saint-Martin de Pontoise fait état du don d'un fief au Val de Jouy, par Robert de Liancourt et ses hoirs. Le val de Jouy est nommé Valle Gaudiaci[2]

Une bulle de Calixte II puis d'Innocent II, indique que les religieux vivant à Jouy n'ont ni église, ni monastère. Il est généralement admis que la paroisse de Jouy fut créée par démembrement de celle d'Andrésy en 1252 à cause de l'étendue du territoire. Toutefois Jean Lebeuf pense que ce démembrement est beaucoup plus ancien[3], et date d'au moins du IXe-Xe siècles. La paroisse de Lieux fut elle-même créée, vers 1253, à partir d'une partie de la paroisse de Jouy en raison de sa population vigneronne en augmentation.

La paroisse, qui dépend du bailliage et de la coutume de Senlis, est totalement agricole l'ensemble du territoire est en vignes, en terre et en prés. Les hameaux et écart de Jouy étaient nombreux; Jouy-la-Fontaine, Vincourt, la Seaule, Vallée d'Orvilliers, Ecancourt où il y avait 2 maisons de Triel[8], Petite-belle-Fontaine, Grande-belle-Fontaine et Glatigny[3]

Au début du XIIe siècle les moines du prieuré Saint-Martin-des-Champs possédaient dans la vallée de Jouy un labourage, un cens et des hôtes qui leur avaient été donnés par un moine nommé Bérenger avec le consentement d'Osmond de Chaumont, seigneur de Chaumont[9] et de Quitry. Jouy était alors l'une des 3 paroisses appartenant au diocèse de Paris, doyenné de Montmorency, qui était au-delà de l'Oise, les deux autres étant Andrésy et Lieux.

Les cisterciens de l'abbaye Saint-Martin de Pontoise et de Notre-Dame-du-Val à Mériel étaient propriétaires de vignes à Jouy dès le XIIe siècle. Ces derniers possédèrent à partir de 1263 une partie du fief de Gaignons ou Vengnions donné par l'écuyer Géraud de Joy[10], achetèrent une vigne situé sur ce fief en 1318 et des vignes au Coudray. Il restait encore au XIIIe siècle quelques fiefs appartenant au roi dans la vallée de Joy qui comprenait le hameau de Lieux. Il existait sur la paroisse de Jouy, dans le territoire du hameau de Jouy-la-Fontaine, un fief appelé fief du pré du Buc ayant appartenu à la comtesse de Conti. C'était toutefois le chapitre de Notre-Dame de Paris qui possédait la plus grande partie du territoire et qui fut seigneur de Jouy jusqu'à la Révolution. Cultivée par de petits vignerons, la vigne produisait un vin aigrelet, « le ginglet », vendu essentiellement aux cabaretiers des environs et à Pontoise.

Concurrencée par les vins du Midi au XIXe siècle grâce au chemin de fer, la viticulture décline rapidement et fait place aux cultures fruitières qui alimentent Paris. Vergers et potagers se multiplient et approvisionnent les Halles de Paris.

Un village agricole typique... Jusqu’au XIXe siècle, Jouy est un petit village caractéristique du Vexin. L’habitat y est concentré en une série de petits hameaux, alignés le long de l’Oise et séparés par des espaces agricoles. Un habitat ancien et serré aux jardins clos de murs et aux formes variées. Certaines sont des maisons vigneronnes, d’autres des demeures bourgeoises entourées d’un parc ou des fermes en pierre avec cour fermée. Il faut rappeler qu’à l’époque, l’activité à Jouy est essentiellement agricole.

La commune a été radicalement transformée depuis son intégration dans la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, le 11 août 1972, qui a fortement modifié sa physionomie. La population s'est alors accrue de 1 200 à 10 000 habitants en moins de cinq ans.

Ainsi vécu Jouy jusqu’en 1975. À la veille de l’édification de la ville nouvelle, elle ne comptait encore que 1 142 habitants.

En décembre 1978, les premiers « nouveaux » habitants, les « pionniers » comme on les surnomme, commencent à s’installer. Plus d’un quart de siècle plus tard, la commune a bien changé. Les Jocassiens sont aujourd’hui plus de 18 000 et le village est devenu un quartier d’une ville plus importante. Mais cet essor n’a pas aboli ni le passé, ni l’environnement rural. Si aujourd’hui on peut toujours découvrir l'histoire du village, c’est que des bâtiments anciens ont été préservés et mis en valeur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[11],[12].

En 2007, la commune a reçu le label « Ville Internet @@@ »[13].

Budget 2008 de la commune : 22,1 millions d’euros : 19,8 M€ en fonctionnement et 2,3 M€ en investissement.[réf. nécessaire]

Nombre de conseillers municipaux 13 de 1971 à 1983 - 29 de 1983 à 1989 - 33 depuis 1989

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 2020 Jean-Christophe Veyrine Independant  
mars 2008 2014 Gilbert Marsac PS  
1977 2008 Gabriel Lainé[14] Divers Droite  
1971 1977 Georges Ajoux Independant  
1965 1971 Octave Treheux Independant  
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Maison de quartier.

En 2011, la commune comptait 16 376 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
919 842 794 762 779 776 790 772 728
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
732 766 713 697 676 627 671 669 688
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
731 726 711 632 721 751 717 678 767
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
954 1 107 1 204 6 557 16 910 17 804 17 102 16 376 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 1999, elle est la 515e ville au classement des communes de France ayant le plus d'habitants, avec 51,0 % de femmes et 49,0 % d'hommes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Six groupes scolaires (maternelle et élémentaire), trois écoles primaires, deux collèges, un lycée, un centre de formation en alternance.

Vie associative[modifier | modifier le code]

43 associations de loisirs, 52 associations de quartiers et ASL, 18 associations diverses.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame.
Façade orientale.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Jouy-le-Moutier compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • Église de la Nativité de la Sainte-Vierge[17], Grande-Rue (classée monument historique par arrêté du 11 décembre 1912[18]) : Elle est le fruit de quatre principales campagnes de construcution distinctes au XIIe siècle, pendant la première moitié du XIIIe siècle, pendant la seconde moitié du même siècle, et pendant le XVIe siècle. L'église est de plan cruciforme classique et se compose d'une nef de trois travées avec ses bas-côtés ; d'un transept non saillant ; d'un chœur au chevet plat avec ses deux collatéraux ; d'un clocher central s'élevant au-dessus de la croisée du transept et d'un grand porche devant le bas-côté nord. Le clocher est l'élément roman le plus significatif qui subsiste. Il se distingue par ses deux étages similaires, ajourés de deux étroites baies abat-son gémelées par face. Les arcades plein cintre sont cantonnées de colonnes à chapiteaux sculptés en feuillages, et surmontées d'archivoltes reposant sur le même type de colonne, celle au centre étant commune aux deux archivoltes. En outre, chaque face du clocher est également flanquée de deux colonnes (simples fûts sans chapiteaux au premier étage), auxquelles s'ajoutent des colonnes à chacun des quatre angles du clocher. La flèche est une pyramide octogonale en pierre, décorée d'écailles. Elle est flanquée de quatre clochetons coniques aux angles. Le chœur gothique date de la période de 1220 à 1240 et constitue un ensemble homogène avec ses collatéraux, et à l'origine aussi avec les croisillons. Hormis la grande verrière du chevet, les baies sont encore des lancettes simples flanquées de colonnes, en tiers-point sauf pour les fenêtres hautes du chœur, qui sont plein cintre et en grande partie occultées par les toits en appentis des collatéraux. Fait plutôt rare, les croisillons du transept sont également couverts de toits en appentis, ce qui a permis de ne pas obstruer le premier étage du clocher. Pendant la seconde moitié du XIIIe siècle, une nef et des bas-côtés neufs remplacent la nef romane, dont ne reste que la façade occidentale. La nef est refaite une seconde fois au XVIe siècle, en ne gardant que les murs extérieurs, le portail nord avec son porche est construit, et le transept est également repris. La nef est éclairée latéralement par trois arcades en cintre surbaissé, deux fois plus larges que hautes, pourvues de remplages flamboyants. La façade occidentale comporte un grand portail pour la nef et un petit portail pour le bas-côté sud, dont l'accès et situé à environ un mètre plus haut. Les deux sont en tiers-point ; le petit portail remonte au XIIIe siècle tout comme par ailleurs les contreforts devant les murs des bas-côtés ; et le grand portail subsiste du XIIe siècle hormis les colonnes refaites au XVIe siècle, époque à laquelle les contreforts correspondant à la nef ont été ajoutés. Les chapiteaux des colonnettes du portail central sont sculptés en feuilles d'acanthe et supportent un triple archivolte ; le tympan est nu. Ce portail central est surmonté par une baie flamboyante à deux lancettes aux têtes tréflées. En haut des façades des bas-côtés, se trouvent deux courtes corniches à modillons sculptés en masques, ayant survécues aux travaux du XVIe siècle[19],[20].
  • Menhir au lieu-dit les Grandes Pierres (classée monument historique par arrêté du 13 juillet 1976[21]) : Ce menhir se situe dans un bois privé près de la limite nord de la commune avec Vauréal, entre le stade et un sentier de petite randonnée. Mesurant 2,55 m sur 3 m, ce mégalithe en grès n'a été découvert par les archéologues qu'en 1874. Dèja fortement incliné à cette époque, le menhir c'est entièrement couché depuis et n'est donc plus reconnaissable comme tel[20]. Le monument ne bénéficie d'aucun entretien, et son site n'est pas indiqué par un panneau ou des balisages. Image voir ci-dessous.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Pont de l'Oise dit de Neuville, RD 48e : Au début du XXe siècle un pont suspendu a été construit entre Neuville et Jouy. Ce pont a remplacé le service de bac entre les communes. À l'aube de la Seconde Guerre mondiale, un nouveau pont fut construit pour remplacer le précédent, mais il fut dynamité quelques mois plus tard au début des hostilités. Un nouveau pont identique au précédent a été reconstruit en 1974.
  • Calvaire de Vincourt, rue de Maurecourt : La croix en fer forgé caractéristique du milieu rural est monté sur un petit socle récent, qui lui-même repose sur un grand socle beaucoup plus ancien.
  • Ancienne gare de « Vincourt-Neuville » de la CGB, chemin des Miettes : Cette gare a été desservie par la voie ferrée d'intérêt local de Pontoise à Poissy de la Compagnie des chemins de fer de grande banlieue (CGB), exploitée entre 1912 et 1948, avec correspondance pour Magny-en-Vexin à Sagy. Toutes les gares de la ligne sont munies de bâtiments-voyageurs en meulière de ce même type, avec halle à marchandises accolée. Le chemin des Miettes n'est autre que l'ancien tracé de la ligne de chemin de fer, aménagé en piste cyclable et promenade à partir du centre de Jouy-le-Moutier jusqu'à Cergy.
  • Croix de cimetière, au cimetière, Grande-Rue : La croix proprement dite est sans intérêt, mais le socle est particulièrement marqué par les traces du temps et l'influence des intempéries, ce qui indique son ancienneté. La croix de cimetière sert en même temps de monument funéraire pour deux curés de Jouy-le-Moutier au XIXe siècle.
  • Lavoir de la fontaine Bénite, rue de la Fontaine-Bénite : Grand lavoir couvert en atrium, avec un bassin rectangulaire au ciel libre en son centre. Comme sur les autres lavoirs de la commune, le côté ouvert sur la rue présente une charpente apparente d'une disposition particulière, avec des poutres formant des croix de Saint-André en en même temps des arcades au-dessus des ouvertures.
  • Mairie-école, 56 Grande-Rue : Depuis 1865, une mairie avec deux salles d'école, une pour les garçons et une pour les filles, existe sur le même lieu, abritée dans une maison de la fin du XVIIIe siècle. En 1900, cet édifice apparaît vétuste et bien exigu pour le nombre d’enfants scolarisés. La ville opte alors pour la reconstruction d’une mairie-école de type classique, en pierre et en brique. Ainsi est né l’hôtel de ville actuel[20]. Autour d’un couloir central se répartissent, au rez-de-chaussée, l’école des filles et celle des garçons qui disposent chacune d’une cour de récréation, d’un préau et d’un logement pour les instituteurs. Les locaux municipaux se trouvent, eux, à l’étage.
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  • Théâtre Saint-Vincent, Grande-Rue (RD 55) : Construit en 1811, partiellement détruit par un incendie en 1866 et entièrement restauré par les Beaux Arts de Paris en 1992, il peut accueillir jusqu'à 120 personnes. Ce superbe théâtre « baroque » à l'italienne se caractérise par ses fresques murales hautes en couleurs, son balcon ancien, son parquet de chêne, sa scène et son lustre central. Ce lieu est unique dans la région. Utilisé pour tous les évènements de Jouy-le-Moutier, il a été un peu oublié avec la naissance de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise dont Jouy-le-Moutier fait partie. Aujourd'hui y sont organisées de nombreuses soirées café-théâtre et musicales, des bals, des mariages, etc[20],[22].
  • Vieux puits au jardin Lapresté, entre l'église et le chemin des Miettes : Puits traditionnel de la région, restauré dans le cadre de l'aménagement du jardin public.
  • Ancien viaduc ferroviaire, rue de la Vallée : Ce viaduc à trois arches appartenait à la ligne CGB de Poissy à Pontoise mentionnée ci-dessus, devenue ici le chemin de la Ligne parcourable à pied ou à vélo par.
  • Lavoir couvert, 21ter Grande-rue : Ce lavoir se situe un peu à l'écart de la rue. Il est accessible par une courte sente en herbe, mais également par un escalier depuis le jardin public à côté.
  • Lavoir de Jouy-la-Fontaine, rue des Blanchards : Il date de la première moitié du XIXe siècle et est strictement identique au lavoir de la fontaine Bénite (voir ci-dessus)[20]. Sans illustration.
  • Château d’Écancourt, au hameau du même nom : Construit à la fin du XIXe siècle, le château d’Écancourt appartenait au général Léon Bassot (1841-1917) militaire, astronome, géographe, membre de l’Institut, commandeur de la Légion d’honneur, vice-président du bureau des longitudes et de la société de géographie. Le château sert aujourd'hui de centre de formation à la société Veolia[23]. Sans illustration.
  • Ferme d’Écancourt, au hameau du même nom, rue de la Roche : Ferme caractéristique du Vexin français s'organisant autour d'une cour rectangulaire, avec un colombier octogonal dans un angle. Après la fin de l'exploitation commerciale, la ferme a été réhabilitée par des bénévoles et transformée en ferme pédagogique. Les programmes éducatifs s'adressent principalement aux enfants des écoles maternelles et élémentaires. La ferme est également ouverte à la visite pour les familles ou les visiteurs individuels, mais un contact avec les animaux et une participation aux activités n'est pas possible dans ce cadre[24].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un centre culturel regroupant différentes activités. Il y a une salle de spectacle, un studio d'enregistrement : le Nautilus. On peut aussi y trouver une bibliothèque pour tous âges.

Jouy-le-Moutier au cinéma[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Jouy-le-Moutier

Les armes de Jouy-le-Moutier se blasonnent ainsi :

Parti, au 1er, d'azur à l'église d'or ajourée et maçonnée de sable posée sur une terrasse isolée de sinople ; au 2e, de gueules au beffroi d'argent ajouré de sable posé aussi sur la terrasse isolée de sinople ; en chef, une grappe d'or, brochant sur la partition ; en pointe, des ondes d'argent, mouvantes d'une plaine d'azur. Et brochant sur le tout, un tilleul de sinople au tronc d'or.

Écu surmonté d'une couronne murale, soutenu d'une branche de chêne à dextre, de laurier à senestre.(non représenté ici)

Devise : Jouy est nôtre... bien en advienne

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Évelyne Demory-Dupré, Jouy-le-Moutier : un patrimoine au fil du temps, Éditions du Valhermeil,‎ 2004, 95 p. (ISBN 291332858X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ascelin Goël confirme le don de la ceaulle de Jouy le Moutier fait à St Martin par sa mère Hildeburge.
  2. a et b Don d'un fief au Val de Jouy, par Robert de Liancourt et ses hoirs.
  3. a, b, c et d Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris volume 2
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 313a sous Gaugeac
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
  6. Site du cnrtl : étymologie de "moutier"
  7. a, b, c et d Les seigneurs de Lèves et de Gallardon
  8. Triel faisait partie du Diocèse de Rouen vicariat de Pontoise
  9. La Seigneurie de Chaumont–en–Vexin
  10. Trésor généalogique, ou Extraits des titres anciens
  11. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  12. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  13. Palmarès 2007 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  14. Interview de Gabriel Lainé en 1972, agriculteur et adjoint au maire
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  17. « Nativité de la Sainte Vierge », sur Groupement paroissial de l'Hautil (consulté le 8 septembre 2013).
  18. « Église Notre-Dame-de-la-Nativité-Saint-Leu », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Jouy-le-Moutier, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 192-195.
  20. a, b, c, d et e Véronique Daver et Hautem Bali, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Jouy-le-Moutier », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 364-367 (ISBN 2-84234-056-6).
  21. « Menhir », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Site du théâtre Saint-Vincent
  23. « Campus Veolia Environnement », sur Veolia Environnement (consulté le 7 novembre 2012).
  24. « Ferme d’Écancourt (site officiel) » (consulté le 7 novembre 2012).
  25. Lieux de tournage de la 7e compagnie.
  26. [PDF] Comité du tourisme et des loisirs du Val-d'Oise, Val-d'Oise - terre de tournages (lire en ligne), p. 53.