Courdimanche
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| Courdimanche | ||
Le château d'eau visible à plusieurs kilomètres à la ronde |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Val-d'Oise | |
| Arrondissement | Pontoise | |
| Canton | Canton de l'Hautil | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise | |
| Maire Mandat |
Elvira Jaouën 2008-2014 |
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| Code postal | 95800 | |
| Code commune | 95183 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Courdimanchois, Courdimanchoises | |
| Population municipale |
6 581 hab. (2008) | |
| Densité | 1 188 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 150 m (min. : 95 m) (max. : 160 m) | |
| Superficie | 5,54 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.ville-courdimanche.fr | |
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Courdimanche est une commune française située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Courdimanchois(es).
Sommaire |
Géographie [modifier]
La partie la plus ancienne du village est située sur une colline. Courdimanche est visible de loin grâce à son château d'eau. La partie la plus récente est située en contrebas et dispose d'un golf. Jouxtant Cergy-le-Haut, Courdimanche dispose du RER de la gare de Cergy-le-Haut à quelques minutes.
Héraldique [modifier]
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Les armes de Courdimanche se blasonnent ainsi : « De gueules au chevron d'argent accompagné d'un mont d'or mouvant de la pointe, au chef aussi d'or chargé d'une fleur de lys cousue d'argent. » |
Histoire [modifier]
Le nom de la commune provient du bas latin curtis dominica, le domaine du seigneur.
La découverte d'outils sur le site permet d'affirmer que Courdimanche était habité au néolithique[1],[2].
À l'époque gauloise l'oppidum de Courdimanche aurait été un centre religieux ou les druides perpétraient des sacrifices[3],[4].
Les romains construisent sur cette colline un temple dédié à Apollon à partir duquel on pouvait communiquer avec deux autres montagnes sacrificielles; le mont Mercure (Montmartre) à l'est et le mont Jupiter (Montjavoult) à l'ouest[2],[4].
En 2009, lors des travaux pour la création de la gendarmerie, les archéologues ont découvert des traces d’un habitat gallo-romain[5].
Par la suite, les moines de l'abbaye Saint-Martin de Pontoise, fondent par la suite une chapelle, puis une église, sous le vocable Saint-Martin[2].
Au début du Moyen Âge, le territoire est divisé entre les seigneurs de Courdimanche, vassaux des comtes de Meulan, l'abbaye Saint-Martin de Pontoise et l'abbaye Notre-Dame du Bec qui sera propriétaire de l’église et du village jusqu’à la Révolution[1].
En 1160, Courdimanche appartient aux seigneurs Mauvoisin, barons de Rosny[6]. par le mariage de Raoul IV Mauvoisin avec Agnès d'Aulnay, veuve de Guillaume III de Garlande[7]. La seigneurie passe, en 1217, aux mains de Guy III Mauvoisin et en 1248 à Guy IV Mauvoisin.
Au cours du XIIe siècle, Courdimanche est fortifiée afin de protéger le village des incursions des barbares.
Au XIIIe siècle l'abbaye Saint-Martin de Pontoise créée au Hazay, au lieudit la friche aux malades, une léproserie[8].
Durant la guerre de Cent Ans, subit plusieurs assauts mais est prise, par les Anglais, une première fois en 1429 et une seconde en 1433[9], ou les godons prennent, pillent et brulent Courdimanche, Vauréal et Puiseux.
De 1482 à 1709, la seigneurie dépend de la famille de l'Isle qui est également seigneur de Boisemont. Elle est ensuite achetée par Jean-Baptiste Dufour de Villeneuve, chevalier, conseillé du roi, maître des requêtes en son hôtel, intendant de justice, police et finances du Berry[10]
C'est à Courdimanche qu'en 1987 fut ouvert le parc d'attractions Mirapolis qui ferma en 1991.
Voies de communication et transports [modifier]
- Réseau routier
Située à la sortie 13 et à environ 40 km de Paris, Courdimanche bénéficie de l'autoroute A15 et de la RN 14 qui devient la RD 14 et continue vers Magny-en-Vexin et Rouen, en voie rapide à deux fois deux voies sur une grande partie de son parcours francilien.
Depuis le 21 mars 2009, Courdimanche est doté d'un système de Vélopartage appelé VélO2 qui permet une liaison avec l'ensemble de Cergy-Pontoise.
- Transports en commun
On accède à Courdimanche, qui se situe en zone 5, par la RER A, à la station terminus de Cergy-le-Haut. Les trains du RER A circulent toutes les 10 min du lundi au vendredi et toutes les 20 min le week-end[11].
Les transports urbains sont assurés par le réseau de bus STIVO, le réseau de l'agglomération de Cergy-Pontoise, dont 2 lignes régulières desservent Courdimanche[12].
Administration [modifier]
La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[13],[14].
Les maires de la commune [modifier]
Tendances politiques [modifier]
Pour les échéances électorales de 2007 Courdimanche faisait partie des 82 communes[17] de plus de 3 500 habitants ayant utilisé les machines à voter. La nouvelle municipalité, élue en mars 2008, a décidé de revenir au vote « papier »[18] dès les élections européennes du 7 juin 2009.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 6 495 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
Monument historique [modifier]
Courdimanche compte un unique monument historique sur son territoire.
- Église Saint-Martin, rue Claire-Girard / place Claire-Girard (inscrite monument historique par arrêté du 27 mai 1987[21], site inscrit) : C'est une petite église villageoise rustique, d'un style roman réduit à sa plus simple expression, avec des baies plein cintre, un clocher central en bâtière gardant des vestiges d'une corniche à modillons sculptés en masques, avec deux baies abat-son par face, sans colonnettes ni cordons. Fondée pendant la seconde moitié du XIIe siècle, l'édifice est endommagé pendant la guerre de Cent Ans en 1429 et une seconde fois quelques années plus tard, puis reconstruit partiellement au XVIIe ou XVIIIe siècle. De plan cruciforme, l'église se compose d'une nef non voûtée de trois travées accompagnée d'un seul et étroit bas-côté au nord ; d'un transept dont le croisillon sud est incomplet ; d'un chœur carré d'une travée au chevet plat ; et d'une chapelle latérale au nord. Le transept se termine par un pignon au nord et au sud. Exception faite des contreforts du clocher et des chaînages d'angle, tout le bâtiment est construit en moellons noyés dans le mortier ; les façades de la nef étant entièrement recouvertes d'enduit. L'on note l'absence de contreforts pour tous les composants de l'église hormis du clocher, la faible hauteur des murs ne les ayant pas rendu nécessaires. L'entrée se situe sous un porche devant la façade occidentale. À l'intérieur, le transept, le chœur et la chapelle sont voûtées d'ogives de style gothique, mais les arcades autour de la croisée du transept sont en partie plein cintre, en partie en tiers-point. Des chapiteaux ne restent que des vestiges. La plupart des nervures des voûtes, des arc-doubleaux et des formerets retombent sur des faisceaux de colonnettes. La chapelle latérale ne communique pas avec le croisillon du transept adjacent et est entièrement dépourvue de fenêtres[22],[23]. Le clocher contient une cloche particulièrement ancienne, nommée Marie et fondue en 1554 par Lemaître. Elle est classée monument historique au titre des objets[24]. En 1992, deux nouvelles cloches, nommées Claire et Apolline, sont installées.
Autres éléments du patrimoine [modifier]
- Escaliers de l'église : L'église étant construite sur un promontoire naturel, ayant sans doute servi de poste d'observation et ayant déjà accueilli un temple voué au culte d'Apollon selon la légende, l'on ne peut y accéder que par des escaliers. L'un est situé au sud, à côté de la mairie ; l'autre est situé à l'ouest et part de la place du village[23].
- Mare Saint-Martin, chemin de la mare Saint-Martin : Cette mare pavée au sud du village est un aménagement communal du XIXe siècle, servant d'abreuvoir au bétail et de pédiluve aux chevaux. Les mares de ce type ont également été utilisées pour le trempage du chanvre[23].
- Lavoir dit la mare Bicourt, au bout d'une courte impasse en herbe partant de la rue Vieille Saint-Martin : Ce lavoir depuis longtemps abandonné est devenu méconnaissable. Envahi par la végétation, il attend une potentielle réhabilitation.
- Le village conserve cinq fermes datant pour la plupart du XVIIIe siècle, dont deux sont encore en exploitation. Les bâtiments s'organisent autour de cours rectangulaires et ne présentent que des murs aveugles sur la rue. Plusieurs fermes possèdent des portails avec des arcs plein cintre[23].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Le chanteur Carlos a habité à Courdimanche et s'est présenté aux élections municipales de 1989[25][26].
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Petite histoire de Courdimanche d’après l’ouvrage de M. Parrain (1946)
- Courdimanche sur artetpatrimoine.net
- La colline sacrée de Courdimanche
- Courdimanche sur topic-topos.com
- Fouilles archéologiques en cours
- Rosny-sur-Seine, Saint Illiers la ville, Rosay, Longues etc. Les Fiefs des Mauvoisins
- Une famille de châtelain du département de Seine Saint Denis et de Bondy; les Garlande
- Plan de Courdimanche en 1911. La friche aux malades est répertoriée en Section C
- Certaines sources indiquent l'année 1452
- Courdimanche sur amisduvexinfrancais.fr
- Horaires consultables à partir du site Transilien - Fiches horaires, sur Transilien (site officiel). Consulté le 26 septembre 2012.
- L'entreprise, sur STIVO (site officiel). Consulté le 26 septembre 2012 ; ainsi que le plan du réseau [PDF] Plan du réseau de bus de l'agglomération de Cergy-Pontoise, sur STIVO (site officiel). Consulté le 26 septembre 2012.
- Site du conseil général - Administration du Val-d'Oise
- Ministère de la Justice - Conseil départemental de l'accès au droit du Val-d'Oise
- Rémy Allain fut enlevé puis abattu en janvier 2000
- Perpétuité confirmée pour l'assassin de Rémi Allain
- La liste des 82 communes équipées de machines à voter sur le site de ZDNet.fr
- Retour au vote "papier"
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no PA00080038, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Courdimanche, Paris, Éditions du Valhermeil, 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 109-110.
- Véronique Daver et Hautem Bali, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Courdimanche », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I, octobre 1999, p. 362-364 (ISBN 2-84234-056-6).
- Cloche, base Palissy, ministère français de la Culture.
- Municipales : Carlos à Cergy Pontoise document INA
- Carlos candidat aux municipales de Courdimanche en 1989
