Groupe Lucien Barrière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Groupe Lucien Barrière

Description de l'image  Logo Groupe Lucien Barrière.jpg.


Fondateurs François André
Personnages clés Lucien Barrière, Diane Barrière-Desseigne, Dominique Desseigne
Forme juridique SAS au capital de 1 215 144,68 euros
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Dominique Desseigne (président directeur général), Christian Meunier et Jacky Sticker (directeurs généraux délégués)
Actionnaires Famille Desseigne-Barrière (60 %), Fimalac (40 %)[1]
Activité hôtels, casinos, poker en ligne, restaurants et bars, loisirs et bien-être
Site web www.lucienbarriere.com
Chiffre d’affaires 1 065 M€ (au 31/10/2009)

Le groupe Lucien Barrière est un groupe hôtelier français spécialisé dans l'hôtellerie de luxe et les casinos.

Le groupe est leader sur le marché des casinos en France[2] et en Suisse[3] et l'un des principaux acteurs de ce marché en Europe.

Historique[modifier | modifier le code]

François André, fondateur[modifier | modifier le code]

Lire l'article détaillé François André

Lucien Barrière[modifier | modifier le code]

La période allant de 1951 à 1987 voit la création et le développement du groupe Lucien Barrière à travers la France.

En 1951, Lucien Barrière, neveu de François André, le rejoint au sein du groupe.

Lucien Barrière est nommé, en 1957, au sein des différents conseils d’administration des entités du groupe et devient en 1961 légataire universel de son oncle. Il entreprend un projet de modernisation et développe le groupe en achetant de nouveaux établissements à Trouville-sur-Mer, Dinard, Saint-Malo, Royan et Enghien-les-Bains.

En 1980, la société hôtelière de la chaîne Lucien Barrière (SHCLB) est créée et regroupe les hôtels et le casino de La Baule-Escoublac.

En 1987, le groupe bénéficie de l'autorisation d'exploitation des machines à sous en France décidée par le ministre de l'Intérieur Charles Pasqua.

Diane Barrière-Desseigne[modifier | modifier le code]

Au début des années 1990, le groupe Accor prend une participation significative dans la société des hôtels et casino de Deauville (SHCD).

En 1990, Diane Barrière-Desseigne succède à son père, Lucien Barrière, et initie d’importants projets de rénovation. Au prestige des établissements est intimement lié le monde de la culture et du cinéma. Ainsi, l’hôtel Normandy Barrière et l’hôtel Royal Barrière participent au festival du film américain de Deauville. En 1991 décède Lucien Barrière, père de sa fille adoptive Diane.

En 1995, Diane Barrière-Desseigne est victime d’un grave accident d’avion. À partir de 1997, Dominique Desseigne assure avec son épouse la codirection de la SHCD et de la SHCLB.

En 1998, la SHCD fait l’acquisition du restaurant Le Fouquet’s à Paris et de la marque attachée.

Diane Barrière-Desseigne décède en 2001. Dominique Desseigne prend alors seul la direction du groupe.

Dominique Desseigne[modifier | modifier le code]

Depuis 2001, sous la présidence de Dominique Desseigne, la SHCD et de la SHCLB acquièrent se développent à l’international.

En 2003, la SHCLB ouvre le casino Barrière de Montreux en Suisse qui devient en 2008 le premier casino suisse en termes de PBJ total[4].

La même année, la SHCD prend le contrôle de Ryads Resort Development, propriétaire des terrains sur lesquels sera édifié l’hôtel Naoura Barrière à Marrakech au Maroc.

En 2004, la famille Desseigne-Barrière, Accor et le fonds d’investissement Colony Capital décident de réunir sous la SHCD, renommée Groupe Lucien Barrière, les actifs de SHCD, SHCLB et Accor Casinos, créant ainsi un groupe de casinos et d’hôtels de luxe.

Depuis 2005, l’expansion continue avec l’ouverture des casinos Barrière de Toulouse, du Caire, de Leucate, de Blotzheim et de Lille, de l'hôtel Naoura Barrière de Marrakech, du Fouquet's Barrière de Paris, de l'hôtel Barrière de Lille, du centre de remise en forme à Enghien-les-Bains. Le complexe hôtel et balnéothérapie attenant au casino de Ribeauvillé devrait ouvrir ses portes en début d'année 2012.

Pendant cette même période, les concessions de service public des casinos de La Baule-Escoublac, Dinard, Deauville, Saint-Malo, Nice, Cassis et Saint-Raphaël ont fait l’objet de renouvellements.

Le , Colony Capital cède sa participation dans le groupe à Accor qui détient depuis 49 % du capital social de la société.

Le , le groupe lance, en association avec la Française des jeux, une société spécialisée dans les jeux de poker en ligne[5].

À la suite d'un recentrage sur ses activités hôtelières, Accor choisit de se désengager du Groupe Lucien Barrière. La famille Desseigne-Barrière prévoit alors d'augmenter sa participation de 51 à 53 % et d'introduire les 47 % restants en bourse en septembre 2010[5],[6]. Néanmoins, le , Accor annonce renoncer à l'opération du fait du faible intérêt des investisseurs. L'introduction en bourse est annulée.

À la suite de la décision du groupe Accor de céder sa participation dans Groupe Lucien Barrière, le Groupe présidé par Dominique Desseigne annonce le la signature d’un accord entre Fimalac, le groupe Lucien Barrière et Accor en vue de la cession par celui-ci de sa participation de 49 %.

À l’issue de l’acquisition de cette participation par Fimalac et Groupe Lucien Barrière et de la réduction de capital de Groupe Lucien Barrière, la famille Desseigne Barrière, actionnaire majoritaire détient 60 % du capital du groupe et le groupe Fimalac, quant à lui, en détient 40 %[1].

En 2012, le Groupe Lucien Barrière fête un siècle d'existence [7].

Le , le groupe ferme son site de poker en ligne[8].

Établissements du Groupe Lucien Barrière[modifier | modifier le code]

Hôtels[modifier | modifier le code]

Lucien Barrière hôtels et casinos est une marque sous laquelle sont commercialisés les hôtels et casinos de deux groupes distincts : le groupe Lucien Barrière (GLB) et la Société Fermière du Casino Municipal de Cannes (SFCMC).

Le groupe Lucien Barrière exploite plusieurs hôtels en France et un à Marrakech, totalisant 1 726 chambres auxquelles s’ajoutent les 26 ryads de Marrakech.

Casinos[modifier | modifier le code]

Le groupe compte 37 casinos implantés dans les villes suivantes :

Sport et « bien-être »[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le Figaro.fr
  2. au 31 octobre 2009
  3. au 31 décembre 2009
  4. Selon la Commission fédérale des maisons de jeux en Suisse
  5. a et b Jean-Michel Normand, « Lucien Barrière mise sur l'étranger pour contourner la crise des casinos en France », sur www.lemonde.fr, Le Monde,‎ 17 septembre 2010 (consulté le 16 septembre 2010)
  6. « Lucien Barrière : le numéro 1 français des casinos de jeux arrive en bourse », sur www.boursier.com, Groupe Lagardère,‎ 16 septembre 2010 (consulté le 17 septembre 2010)
  7. "Dominique Desseigne : « Notre entreprise ? Une affaire de générations »", entretien avec Jean-Pierre Thiollet, France-Soir, 26 octobre 2009, http://www.francesoir.fr/actualite/societe/dominique-desseigne-“notre-entreprise-une-affaire-generations”-44572.html
  8. Barrière Poker ferme et dit merci à ses membres (Poker Attitude).
  9. Groupe Lucien Barrière, « Ouverture de l’Hôtel Barrière de Lille », sur www.presse-fr.com, sociétés Toucouleur & B. Huber,‎ 29 octobre 2010 (consulté le 1er novembre 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

(fr+en) Site Officiel Lucien Barrière