Méry-sur-Oise

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Méry-sur-Oise
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Saint-Ouen-l'Aumône
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Oise et des impressionnistes
Maire
Mandat
Pierre-Édouard Éon
2014-2020
Code postal 95540
Code commune 95394
Démographie
Gentilé Mérysiens, Mérysiennes
Population
municipale
9 290 hab. (2011)
Densité 832 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 42″ N 2° 11′ 13″ E / 49.0617, 2.186949° 03′ 42″ Nord 2° 11′ 13″ Est / 49.0617, 2.1869  
Altitude 38 m (min. : 22 m) (max. : 96 m)
Superficie 11,17 km2
Localisation

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Méry-sur-Oise
Liens
Site web http://www.merysuroise.fr

Méry-sur-Oise est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Bonneville, Vaux, la Haute-Borne et Sognolles sont des hameaux rattachés à la commune de Méry-sur-Oise.

Communes limitrophes de Méry-sur-Oise[1]
Auvers-sur-Oise Mériel
Saint-Ouen-l'Aumône Méry-sur-Oise[1] Villiers-Adam
Bessancourt, Pierrelaye Frépillon

La ville est desservie par la gare de Méry-sur-Oise sur la ligne Paris - Persan-Beaumont (TransilienLigne H du Transilien).

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville de Méry-sur-Oise est mentionnée au IXe siècle dans une charte accordée aux religieux de Saint-Denis, sous le nom de Madriacus (madrier).

La seigneurie de Méry, propriété d'Henry de Milly, fut vendue en 1375 à Pierre d'Orgemont, conseiller de Charles V et chancelier de France.

Elle fut ensuite vendue en 1597 par la descendante des Orgemont à Antoine du Pescher, comte de Saint-Chamans. En 1696, le comté de Méry fut érigé en marquisat au profit de François de Saint-Chamans. La fille de François de Saint-Chamans épousa en 1720 le financier Samuel Bernard. Ce dernier, après avoir racheté le domaine en 1728, l'offrit à la fille issue de cette union, Bonne-Félicité Bernard, qui épousa le président Mathieu-François Molé, président à mortier au Parlement de Paris. Méry entra alors dans la famille Molé.

Charles V, Charles VII, Henri IV et Gabrielle d'Estrées, Louis XIV, Buffon, Saint-Just et Charles X y ont séjourné.

Le Baron Haussmann souhaitait fermer tous les cimetières parisiens intra muros dans un but d'hygiène et édifier en contrepartie une immense nécropole à Méry qui accueillerait tous les défunts de la capitale (il pensait que l'agglomération parisienne n'atteindrait jamais cette commune). Une voie ferrée dédiée aurait relié Paris à Méry. L'opposition de l'opinion publique entraîna l'échec de ce projet et de celui du Préfet Ferdinand Duval qui l'avait repris après la chute du Second Empire[2]. Toutefois, sur les terres acquises par la ville de Paris pour ce premier projet, fut en fait créé la ferme modèle de la Haute-Borne, très moderne pour l'époque, qui devint un laboratoire de développement du maraîchage pour toute la France.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la carrière Hennocque a été aménagée en base militaire allemande comprenant une gare souterraine et un site de stockage et d'assemblage de missiles V2. En conséquence, Méry-sur-Oise a été la cible de trois missions de bombardement alliées en 1944[3]. Elle avait déjà subie un bombardement allemand le 10 mai 1940.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 290 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
579 609 618 628 678 689 708 805 800
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
910 1 214 1 463 1 390 1 478 1 557 1 587 1 600 1 839
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 849 2 119 2 156 2 195 2 386 2 630 2 566 2 386 2 785
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 275 3 469 4 708 5 741 6 179 8 929 9 178 9 190 9 290
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'ancienne mairie de Méry-sur-Oise, tableau du peintre contemporain Dominique Jurie.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2003 Jean-Pierre Pernot[6] MRC  
mars 2001 2003 Jean-Pierre Pernot MDC  
juin 1995 mars 2001 Jean-Pierre Pernot PS  
 ? juin 1995 Marcel Perrin PCF  
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Méry était l'un des principaux lieux de la culture du champignon en Île-de-France, grâce à la présence de plusieurs carrières souterraines et à la relative proximité de l'hippodrome de Chantilly, qui alimente les cultures en fumier. Face à la concurrence des pays de l'Est, cette culture traditionnelle a progressivement disparu durant les années 1980. En 2007, un Mérysien a néanmoins redémarré une exploitation privilégiant les petites quantités et la qualité de la production[7], les « Champignons La Marianne »[8].

La commune compte un hypermarché et son commerce de proximité est en recul constant.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Méry-sur-Oise.
L'église Saint-Denis.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Méry-sur-Oise compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • Château de Méry-sur-Oise (inscrit monument historique par arrêté du 23 juillet 1937, site inscrit par arrêté du 12 décembre 1946[9]) : Il a été édifié par les Buffé, premiers seigneurs du lieu connus, à partir des années 1220 sur un domaine appartenant précédemment à l'abbaye de Saint-Denis. Une « maison de campagne » est érigée en 1375 par Pierre d'Orgemont, conseiller du roi Charles V. Des modifications sont apportées par Claude d'Orgemont en 1583, puis celles apportées par François de Saint-Chamans donnent l'apparence que possède le château au début du XXIe siècle. Les jardins sont réaménagés à partir de 1735 selon des dessins de Buffon. Durant la Révolution, le domaine est pillé mais l'ensemble est remis en état en 1845 par l'héritière des Orgemont, la vicomtesse de Ségur-Lamoignon. Le château et son vaste parc, un temps propriété de la multinationale Vivendi, a été racheté par la municipalité en 2004. Le château accueille un hôtel de conférences et de séminaires, et le parc est ouvert à la promenade pour tous, avec toutefois des horaires d'ouverture restreints et un jour de fermeture hebdomadaire hors saison estivale[10].
  • Église Saint-Denis (classée monument historique par arrêté du 2 avril 1915[11]) : Elle a été reconstruite à partir de 1485 sur ordre de Charles d'Orgemont à l'emplacement d'un édifice primitif détruit durant la guerre de Cent Ans. Il n'en subsiste que le mur du chevet du XIIIe siècle ainsi que les fonts baptismaux en pierre. Le nouvel édifice a été consacré le 5 août 1487 comme l'atteste la pierre de dédicace située dans la chapelle latérale. L'église a subi plusieurs remaniements durant les siècles qui ont suivi[12].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint Jean-de-Bosco, 90 avenue Marcel-Perrin : Elle se situe entre la gare et le centre-ville et est toujours utilisée par la paroisse. La maison attenante sert de presbytère et de maison paroissiale[13].
  • Anciennes écuries du château, impasse du château[12] : Leur partie réhabilitée accueille des logements et l'école municipale de musique, alors que l'ancienne remise est toujours à l'état d'abandon.
  • Calvaire devant l'église.
  • Monument aux morts, devant la mairie.
  • L'usine des eaux traite l'eau de l'Oise afin de la rendre potable et alimente plusieurs dizaines de communes. Elle a été la première usine à expérimenter la nanofiltration[14].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Méry-sur-Oise sur Géoportail.
  2. Philippe Ariès, Essais sur l'histoire de la mort en Occident du Moyen Âge à nos jours, Éd. du Seuil, Paris, 1977 (ISBN 2-02-004736-5).
  3. « Carrière Hennocque », sur Rue des lumières - histoire de carrières (consulté le 28 juin 2011).
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires [PDF].
  7. « Méry-sur-Oise : la culture des champignons relancée », sur VO News,‎ 21 septembre 2007 (consulté le 28 juin 2011).
  8. « Champignons La Marianne », site du producteur (consulté le 28 juin 2011).
  9. « Château de Méry-sur-Oise », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Le château » et « Les horaires d'ouverture du parc » sur le site « Méry-sur-Oise (site officiel) » (consulté le 11 novembre 2012).
  11. « Église Saint-Denis », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. a et b Claude Adam, M. Murschler, M. Remondet et Mme Saghaar-Bessière, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Méry-sur-Oise », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 785-787 (ISBN 2-84234-056-6).
  13. « Lieux de culte », sur Paroisse de Méry-sur-Oise (consulté le 11 novembre 2012).
  14. SEDIF - Usine de Méry.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]