Montbrun-les-Bains

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Montbrun-les-Bains
Image illustrative de l'article Montbrun-les-Bains
Blason de Montbrun-les-Bains
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Séderon
Intercommunalité Communauté de communes des Hautes Baronnies
Maire
Mandat
Didier Gillet
2014-2020
Code postal 26570
Code commune 26193
Démographie
Gentilé Montbrunois(es)
Population
municipale
415 hab. (2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 10′ 34″ N 5° 26′ 37″ E / 44.1761111111, 5.4436111111144° 10′ 34″ Nord 5° 26′ 37″ Est / 44.1761111111, 5.44361111111  
Altitude Min. 568 m – Max. 1 362 m
Superficie 33,26 km2
Localisation

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Montbrun-les-Bains
Liens
Site web Mairie de Montbrun les Bains

Montbrun-les-Bains est une commune française située dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

vue panoramique de la ville

Montbrun-les-bains est situé à 15 km au sud-ouest de Séderon qui est le chef-lieu de canton, à 12 km au nord de Sault dans le Vaucluse et à 26 km au sud-est de Buis-les-Baronnies. La commune est accessible par la route départementale RD546, depuis Barret-de-Lioure et Aurel, ainsi que par la RD72 depuis Reilhanette et la RD 159 depuis Aulan.

Communes limitrophes de Montbrun-les-Bains
Plaisians Aulan Mévouillon
Reilhanette Montbrun-les-Bains Barret-de-Lioure
Reilhanette Aurel (Vaucluse) Ferrassières

Montbrun-les-Bains est entouré de champs de lavande, situé à environ 600 mètres d'altitude au pied du Mont Ventoux. Le vieux village est construit sur une colline, à mi-hauteur se trouve un beffroi et un château Renaissance au sommet. Le site est classé parmi les 157 plus beaux villages de France et est parsemé de nombreuses fontaines souvent potables.

Le territoire communal comporte également quelques hameaux et lieux-dits : Boucoule, Vergols, La Gabelle.

Le Toulourenc traverse la commune dans le sens nord-sud, en passant à l'ouest du village.

Le climat est méditerranéen sec et ensoleillé.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La toponymie est celle d’un terroir de montagne. On retrouve les versants nommés adrets et ubacs (Adret et Ubac de la Courge, Adret et Ubac de Vic), par paire de chaque côté d’un ravin, ou seul : l’Ubac, ou le Grand Adret. On trouve aussi la Côte Masseline[1].

Le nom même de Montbrun désigne un mont sombre, d’après Dauzat et Rostaing, ou une forteresse d’après Sauze[2]. Il devient Montbrun-les-Bains en 1887[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Façades des maisons formant fortification
Montbrun-les-Bains, haut-lieu du calvinisme

Les Romains y eurent un établissement.

La seigneurie appartint aux d’Agoult et aux Mévouillon, ensuite aux Dupuy.

Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait un prieuré et trois églises, dont elle percevait les revenus. Au XIIIe siècle, elle en conserve une ainsi que le prieuré[4]. Le nom du village apparaît la première fois dans les chartes en 1274, Montis Bruni[2].

Charles Dupuy de Montbrun (1530-1575), lieutenant, puis successeur du baron des Adrets, devient le chef des calvinistes et se bat avec une bravoure à toute épreuve. On l’a surnommé le Bayard protestant, ou le Brave. Blessé et fait prisonnier au pont de Blacons en Diois, il est conduit à Grenoble où le parlement le condamne à mort, par arrêt du 12 août 1575. Son exécution a lieu le lendemain.

Sous l'Ancien Régime, la communauté gérait ses affaires de manière autonome, tous les habitants ayant part à l'assemblée du village. Cette assemblée était fréquentée de manière variable, selon l'importance du sujet et l'espoir que les habitants pouvait avoir dans l'efficacité de la prise de décision[5].

Article détaillé : Maquis Ventoux.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Habitat perché[modifier | modifier le code]

Montbrun, village perché
Puits couvert dans les champs, fontaine dans le village

Ce type d'habitat est considéré comme typiquement provençal, il est surtout typiquement méditerranéen. Ces villages sis sur leur « acropole rocheuse », qui ont gardé leur aspect médiéval, forment par l'orientation des façades de leurs maisons - vers la vallée ou la voie de communication - un véritable front de fortification[6].

Fernand Benoit souligne leur origine quelques fois préhistorique en signalant que Cicéron, à propos des Ligures qui peuplaient la région, les dénomme castellani, c'est-à-dire habitants des castellas (Brutus, LXXIII, 256)[6].

Ces villages perchés se trouvent dans essentiellement dans les zones collinaires dont le terroir est pauvre en alluvions et où l'eau est rare. Ce qui est le cas général en Provence sauf dans la basse vallée du Rhône et dans celle de la Durance, où les terres alluvionaires abondent et surtout où l'eau est facilement accessible pour chaque propriété grâce à un puits creusé dans la cour de la maison[7].

De plus ce groupement en communauté refermée sur elle-même correspond à des régions de petites propriétés, où les seules terres fertiles se situent au fond de quelques vallons, et ce regroupement a facilité l'existence d'un artisanat rural indispensable aux villageois (charron, forgeron, etc.). À contrario, l'habitat dispersé implique de grands domaines qui tendent à vivre en autarcie. D'où la loi émise par Fernand Benoit « La misère groupe l'habitat, l'aisance le disperse »[7].

Maisons en hauteur[modifier | modifier le code]

Maisons en hauteur à Montbrun

Fernand Benoit explique que « son originalité consiste à placer les bêtes en bas, les hommes au-dessus ». Effectivement ce type d'habitation, qui se retrouve essentiellement dans un village, superpose sous un même toit, suivant une tradition méditerranéenne, le logement des humains à celui des bêtes. La maison en hauteur se subdivise en une étable-remise au rez-de-chaussée, un logement sur un ou deux étages, un grenier dans les combles. Elle était le type de maison réservée aux paysans villageois qui n'avaient que peu de bétail à loger, étant impossible dans un local aussi exigu de faire tenir des chevaux et un attelage[8].

Elle se retrouve aujourd'hui dans nombre de massifs montagneux ou plateaux de la Provence occidentale[9].

Ces maisons datent pour la plupart du XVIe siècle, période où les guerres de religion imposèrent de se retrancher derrière les fortifications du village. Celles-ci finies, il y eut un mouvement de sortie pour établir dans la périphérie de l'agglomération des « maisons à terre », plus aptes à recevoir des bâtiments annexes[9].

En effet, ce type d'habitation, regroupant gens et bêtes dans un village, ne pouvait que rester figé, toute extension lui étant interdite sauf en hauteur. Leur architecture est donc caractéristique : une façade étroite à une ou deux fenêtres, et une élévation ne pouvant dépasser quatre à cinq étages, grenier compris avec sa poulie extérieure pour hisser le fourrage. Actuellement, les seules transformations possibles - ces maisons ayant perdu leur statut agricole - sont d'installer un garage au rez-de-chaussée et de créer de nouvelles chambres au grenier[10]. Pour celles qui ont été restaurées avec goût, on accède toujours à l'étage d'habitation par un escalier accolé à la façade[9].

Maisons à treille au début du XXe siècle
Maisons à treille et à pontin

La présence de terrasse ou balcon était une constante. La terrasse servait, en priorité, au séchage des fruits et légumes suspendus à un fil de fer. Elle était appelée trihard quand elle accueillait une treille qui recouvrait une pergola rustique. Quand elle formait loggia, des colonnettes soutenant un auvent recouvert de tuiles, elle était nommée galarié ou souleriè[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Montbrun-les-Bains

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2005 Marie-Rose Bourrely    
2005 mars 2008 Paul Arnoux PS conseiller général
mars 2008   Didier Gillet    

Services publics[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Montbrun-les-Bains n'a, actuellement, d'accord de jumellage avec d'autres villes.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Courant 2011 la commune a mis en place un programme Agenda 21 local[13]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Montbrunois(es). En 2011, la commune comptait 415 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 060 1 022 1 152 1 312 1 446 1 341 1 360 1 407 1 381
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 288 1 328 1 360 1 338 1 349 1 267 1 259 1 160 1 102
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 032 910 911 712 658 643 603 552 535
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
482 464 479 523 467 428 438 415 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Grenoble. Montbrun-les-Bains possède une école maternelle (18 enfants) et primaire (39 enfants) qui se situe au rez-de-chaussée du bâtiment de la mairie. L'école accueille également les enfants des villages alentours, dans 3 classes[15].

Santé[modifier | modifier le code]

Un cabinet médical est situé dans l'enceinte des Thermes. les médecins y pratiquent également la médecine générale. Un cabinet de kinésithérapeute et ostéopathe se trouve dans le village ainsi qu'un cabinet d'infirmières, et une pharmacie.

Un peu en retrait du village se trouve une station thermale qui exploite une source d'eaux sulfurées déjà utilisée à l'époque romaine pour soulager les rhumatismes et soigner les voies respiratoires.

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Montbrun-les-Bains dépend du Diocèse de Valence, doyenné de Buis-les-Baronnies[16].

Sports[modifier | modifier le code]

Le Sentier de grande randonnée 91, reliant Grenoble à Fontaine-de-Vaucluse, passe par Montbrun-les Bains.

Économie[modifier | modifier le code]

Entrée des Thermes de Montbrun-les-Bains
Établissement thermal

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme tient également une grande part dans l'économie locale puisque de nombreux hébergements sont présents sur la commune et notamment deux grands villages de vacances ainsi que deux résidences de tourisme.

Un des villages de vacances est un VVF Villages, anciennement Village Vacances Famille. Depuis 2012, Montbrun-les-Bains est également devenu une Station Verte[17].

Thermalisme[modifier | modifier le code]

C'est un centre de thermalisme situé à l'extrémité occidentale de la montagne de Lure. Depuis 2006, l’établissement thermal a été agrandi et constitue un élément majeur de la vie économique du village et de tout ce secteur. Ses sources d'eau fortement sulfurées étaient déjà connues du temps des Romains et la station fut très en vogue dès le XVIe. La Première Guerre mondiale lui fut fatale et elle ne put rouvrir que dans les années 1970. Elle traitait alors les affections respiratoires, l'arthrose, les rhumatismes, l'ostéoporose et les séquelles de traumatismes[18]. Actuellement, elle offre en plus un espace détente avec piscine thermale, sauna, terrasse avec jacuzzi, aquagym et stage de relaxation. Quant à l'institut, il propose des soins à la carte à partir d'un forfait de un à cinq jours allant de la balnéothérapie, au modelage et aux soins esthétiques[19].

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'élevage caprin est la seule activité agricole importante. Montbrun-les-bains se trouve dans la zone de production de deux AOC de fromages : le Picodon et le Banon. La production de lavande et de tilleul importante autrefois, est devenue quasi inexistante. Le terroir de la commue fait partie de la zone de production de vins labellisés Coteaux-des-baronnies.

Industrie[modifier | modifier le code]

Deux très anciennes entreprises réputées se trouvent sur la commune. Elles sont spécialisées : l'une, dans les plantes aromatiques et médicinales, l'autre, dans les huiles essentielles.

Commerces[modifier | modifier le code]

Le village regroupe plusieurs commerces et services:

  • Un supermarché de proximité
  • Tabac-Presse
  • Boulangerie
  • Station service
  • de nombreux restaurants et autres commerces

Le samedi matin, un marché provençal est organisé[20].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

Le Marché aux Fromages se déroule le 1er dimanche d'avril. La Journée Bien-être au Naturel se déroule le 1er dimanche de septembre La fête votive se déroule le deuxième week-end de septembre

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L’église paroissiale: elle date du XIIe siècle; elle possède un magnifique retable d’autel, de Bernus, avec un tableau de Parrocel.
  • Château des Gipières, établissement de bains du XIXe siècle
  • Château Reybaud, donjon isolé de plan quadrangulaire construit à l'aplomb de la falaise.
  • Tour de l'Horloge nommé Beffroi: tour-porte quadrangulaire du XIVe siècle, crénelée et surmontée d'un campanile avec lanterne en fer forgé. Le village s'entourait d'une enceinte à quatre portes.
  • le village comporte 16 fontaines du XIXe siècle et XXe siècle (avant-guerre) dont celle du Beffroi datée de 1841 qui se trouvait au centre de la place, et qui fut déplacée en 1905 dans un angle[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Dupuy-Montbrun (1530-1575), né à Montbrun-les-Bains, décapité à Grenoble, chef huguenot.
  • Marquis d'Aulan, qui voulut faire de Montbrun une ville thermale.
  • Jan Brousses, historien des Baronnies.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Martel, « L’oronymie d’une montagne provençale », in Guy Barruol, André de Réparaz, Jean-Yves Royer (directeurs de la publication), La montagne de Lure, encyclopédie d’une montagne en Haute-Provence, Forcalquier, Alpes de Lumière, collection « Les Alpes de Lumière », no 145-146, 2004, ISBN 2-906162-70-1, 320 p., p. 221
  2. a et b Claude Martel, Ibid., p. 222
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, 24-26 septembre 999-1999, 1999, Éd. Alpes de Lumières, Mane, 2001, coll. « Cahiers de Salagon » no 4, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 222
  5. Roger Pierre, « Libertés et contraintes des communautés villageoises dans les pays de la Drôme à la veille de la Révolution », Études drômoises, (no)64, mars 1985, p. 21-22.
  6. a et b Fernand Benoit, op. cit., p. 43.
  7. a et b Fernand Benoit, op. cit., p. 44.
  8. Fernand Benoit, op. cit., p. 48.
  9. a, b et c Fernand Benoit, op. cit., p. 49.
  10. Fernand Benoit, op. cit., p. 50.
  11. Fernand Benoit, op. cit., p. 51.
  12. médiathèque
  13. Agenda 21
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. école de Montbrun-les-Brun
  16. paroisse catholique de Montbrun
  17. Station verte
  18. Station thermale de Montbrun-les-Bains
  19. Montbrun-les-Bains, spa-thermal
  20. marché de Montbrun-les-Bains
  21. Sentier des fontaines pt1