Asnières-sur-Oise

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Asnières-sur-Oise
Abbaye de Royaumont, cloître et bâtiment des moines.
Abbaye de Royaumont, cloître et bâtiment des moines.
Blason de Asnières-sur-Oise
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Viarmes
Intercommunalité Communauté de communes Carnelle - Pays de France
Maire
Mandat
Claude Krieguer
2014-2020
Code postal 95270
Code commune 95026
Démographie
Gentilé Asnièrois
Population
municipale
2 531 hab. (2011)
Densité 180 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 00″ N 2° 21′ 00″ E / 49.1333, 2.3549° 08′ 00″ Nord 2° 21′ 00″ Est / 49.1333, 2.35  
Altitude 55 m (min. : 22 m) (max. : 208 m)
Superficie 14,07 km2
Localisation

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Asnières-sur-Oise

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Asnières-sur-Oise
Liens
Site web ville-asnieres-sur-oise.fr

Asnières-sur-Oise est une commune du département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Asnièrois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Étang au parc de Touteville.

Asnières-sur-Oise se situe dans le nord-est du Val-d'Oise, à la limite avec le département de l'Oise, près de la la rive gauche de l'Oise et sur le versant nord de la butte-témoin de la forêt de Carnelle, à une distance orthodromique de 31 km au nord de Paris. La distance routière de la capitale est de 39 km par la RD 922 et la RD 316 en contournant Viarmes, respectivement de 34 km par la RD 909 et la RD 301 en traversant le centre-ville de Viarmes. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est distant de 27 km par la RD 922, la RD 316 et la Francilienne. L'agglomération de Persan / Beaumont-sur-Oise, à l'ouest, est très proche. La commune d'Asnières comprend deux écarts, l'abbaye de Royaumont au nord et le hameau de Baillon au nord-est, au nord du bois de Bonnet et au sud du marais du Lys sur la commune voisine de Lamorlaye.

Asnières-sur-Oise compte huit communes limitrophes, dont trois appartiennent au département de l'Oise : Boran-sur-Oise, Lamorlaye et Coye-la-Forêt. La limite commune avec Coye est assez courte et correspond à la RD 316 au sud de Lamorlaye. Boran-sur-Oise et Bruyères-sur-Oise se situent sur la rive droite de l'Oise, et aucune liaison routière directe n’existe vers ces communes. Le bourg de Viarmes est établi en continuité urbaine avec Asnières, et la limite entre les deux agglomérations est à peine perceptible. Elles se partagent le parc du château de Touteville, qui est un jardin public. Par ailleurs, Asnières arrive à une centaine de mètres de la limite de la commune de Chaumontel, près du moulin de Bertinval, écart de Luzarches[1].

Communes limitrophes de Asnières-sur-Oise
Bruyères-sur-Oise Boran-sur-Oise Lamorlaye
Coye-la-Forêt
Noisy-sur-Oise Asnières-sur-Oise Viarmes
Luzarches
Saint-Martin-du-Tertre

Topographie[modifier | modifier le code]

Bois de Bonnet, route de Royaumont.

Le sud du territoire communal inclut une fraction de la forêt domaniale de Carnelle, point culminant du nord du bassin parisien avec une altitude de 210 m au-dessus du niveau de la mer au carrefour de Carnelle. Le point culminant d'Asnières atteint 210 m à la limite avec Saint-Martin-du-Tertre, si bien qu'avec un dénivelé de 186 m entre le point le plus élevé et le point le plus bas, Asnières compte parmi les quatre communs avec le relief le plus développé de la région (avec Beaumont-sur-Oise, Saint-Martin et Nointel). Le village lui-même est bâti à une altitude comprise entre 63 m et 34 m, à la lisière nord de la forêt. La moitié nord du territoire se compose de champs cultivés, de bois et de marais. Près de l'Oise, plusieurs points de captage d'eau potable ont été forés. Au nord-est, le territoire communal fait une incursion dans l'Oise, et ce secteur est presque entièrement couvert du bois de Bonnet, massif annexe de la forêt de Chantilly représentant 25 % de la superficie d'Asnières. Au nord du bois de Bonnet, arrive la Nouvelle Thève, et au sud, l'Ysieux. Entre le hameau de Baillon et l'abbaye de Royaumont, ces deux petites rivières se rapprochent de 500 m peu avant de se jeter dans l'Oise. En passage, l'Ysieux alimente les canaux de Royaumont et des étangs. Par ailleurs, Asnières est l'unique commune du cours de la Thève à être située dans le Val-d'Oise. Asnières est membre à part entière du Parc naturel régional Oise-Pays de France créé par décret du 13 janvier 2004[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Nouveau barrage de l'Oise.

La commune ne dispose pas d'un accès à l'Oise, que ce soit pour le transport fluvial ou les sports nautiques. Asnières-sur-Oise est desservie par deux routes départementales : la RD 909 dans un sens nord-sud, et la RD 922 dans un sens est-ouest. La première vient de Chantilly et Gouvieux, dans l'Oise, et se dirige vers le lieu-dit la Croix Verte à côté de Montsoult, où elle se raccorde à la RD 301 ainsi qu'à la Francilienne. Quant à la RD 922, elle vient de l'ancienne RN 17, actuelle RD 317 (raccordement avec l'autoroute A1 à Saint-Witz), de Fosses et Luzarches et se dirige vers Noisy-sur-Oise et Beaumont-sur-Oise. La RD 922 contourne le centre par le nord, alors que son ancien tracé appelé RD 922z traverse le village et le relie à Viarmes.

Sur le plan des transports ferroviaires, Asnières est proche de deux gares, mais ne dispose pas de gare sur son territoire communal. La Gare de Viarmes est la plus proche et n'est éloignée que de 3 km. Cette gare se situe sur la ligne H du Transilien, branche Paris-NordLuzarches. Elle est desservie à raison d'un train omnibus par heure en heures creuses et par un train semi-direct à la demi-heure (direct de Sarcelles - Saint-Brice à Montsoult-Maffliers et omnibus ensuite) en heure de pointe. Il faut 40 min environ de trajet à partir de la gare du Nord. La ligne (BUS) CIF 14 assure la correspondance entre Asnières-sur-Oise, Noisy-sur-Oise, le hameau de Baillon, l'abbaye de Royaumont et la gare de Viarmes pendant les heures de pointe.

Sinon, la gare de Persan - Beaumont est à moins de 7 km d'Asnières, et présente l'avantage d'être desservie par des TER Picardie rejoignant Paris en 30 min sans arrêt intermédiaire. À Persan, des lignes existent également vers Beauvais, Creil et Pontoise. La ligne de bus express Mobilien (BUS) CIF 100 (3) Roissypôle - Persan SNCF (avec deux arrêts près du stade et du cimetière) rejoint la gare de Persan sans arrêt intermédiaire, toutes les heures, y compris le week-end. La ligne 100 permet également de se rendre à Viarmes, Seugy et Luzarches, pour le tarif d'un ticket t+ quelle que soit la distance. Finalement, une troisième ligne de bus est destinée à la desserte locale entre Montsoult SNCF et Persan SNCF. C'est la ligne (BUS) CIF 2 qui permet notamment d'atteindre les communes voisines de Noisy-sur-Oise, Viarmes, Saint-Martin-du-Tertre et Belloy-en-France. Toutes ces lignes sont exploitées par les Courriers de l'Île-de-France du groupe Keolis, pour partie sous la raison sociale de « Keolis Val-d'Oise » (ex- « Cariane Val-d'Oise »).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village tire son nom du latin Asinarium, haras d'ânes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Possession de l'abbaye de Saint-Denis en 907 comme en atteste un acte du roi Robert, le village est déjà à cette époque un bourg structuré avec une église et un château royal. En 1223, les habitants obtiennent du roi Louis VIII plusieurs franchises, dont le droit d'élire un maire et de posséder un sceau. Son fils saint Louis décide l'établissement d'une abbaye cistercienne en 1228 dans les marais isolés, à proximité de l'Oise (l'abbaye de Royaumont). En avril 1339, Philippe VI de Valois concède à l'abbaye l'essentiel des possessions royales d'Asnières.

Sous l'Ancien Régime, le village relève de l'évêché de Beauvais. Au XIXe siècle, la commune vit essentiellement de la culture des asperges, de la pomme de terre ou encore des prairies. À cette époque débute une timide modernisation du village avec l'apparition de quelques petites industries. Asnières-sur-Oise est de nos jours une petite commune résidentielle et agricole.

La commune est membre du parc naturel régional Oise-Pays de France.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Carte judiciaire[modifier | modifier le code]

Asnières-sur-Oise fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[3]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[4],[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Janvier 1886 Mai 1908 Frédéric Masson   Haut fonctionnaire, Historien
  1997 Paul Lassus DVD Avocat international
Mars 1997 en cours
(au avril 2014)
Claude Krieguer DVD puis UMP  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 531 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
932 1 029 1 149 1 106 1 106 1 151 1 051 1 086 909
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
978 875 952 1 019 1 100 1 055 1 089 1 170 1 261
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 294 1 224 1 172 1 064 1 140 1 149 1 116 1 007 1 255
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 399 1 462 1 450 2 186 2 321 2 479 2 494 2 495 2 527
2011 - - - - - - - -
2 531 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Asnières-sur-Oise est une des deux seules commune du département, avec l'L'Isle-Adam à posséder le statut de commune touristique et ce depuis l'arrêté préfectoral du 11 mai 2010[8]. Ce classement est dû aux capacités d'hébergement touristique de la commune avec deux campings, des chambres d'hôtes et 45 chambres dans l'abbaye de Royaumont. Son syndicat d'initiative est devenu office de tourisme 1 étoile en décembre 2009[9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Asnières-sur-Oise compte trois monuments historiques sur son territoire.

  • Ancienne abbaye de Royaumont, en dehors de la ville (cloître, élévation, escalier, logis abbatial, pavillon, laiterie, parc, étang classés monuments historiques respectivement en 1927 et 1948[10]) : Il s'agit de la plus grande abbaye cistercienne d'Île-de-France, fondée par Saint Louis en 1228. Les salles les plus intéressantes de l'abbaye et le cloître sont ouverts à la visite à longueur d'année, mais l'abbaye abrite également une fondation qui se consacre principalement à la formation de jeunes musiciens. Le palais abbatial construit à la fin de l'Ancien Régime s'apparente à un château. Entre 1899 et 1923, il appartint à la famille Goüin, qui était également propriétaire de l'abbaye, puis fut vendu à la famille Fould-Springer. Leur dernier héritier Nathaniel de Rothschild vivant plus aux États-Unis qu'en France, il décida d'en faire un lieu de séminaire haut de gamme et vendit aux enchères le mobilier en septembre 2011[11],[12].
  • Église Saint-Rémi d'Asnières, place du village (rue Pierre-Brossolette / rue du Crocq) (inscrite monument historique par arrêté du 22 novembre 1985[13]) : Elle se situerait à l'emplacement d'un oratoire primitif, bâti au VIe siècle à un emplacement désigné par saint Rémi lui-même. L'église d'Asnières-sur-Oise, sans doute déjà dédiée à Saint-Rémi, est donnée à l'abbaye de Saint-Denis en 775, et la paroisse est mentionnée dans un acte de 907. Un nouveau chœur roman est édifié sans doute au premier quart du XIIe siècle. Ses deux premières travées, voûtées en berceau, existent toujours et représentent la partie la plus ancienne de l'église actuelle. À la première période gothique, la nef est reconstruite avec des arcades en tiers-point retombant sur les chapiteaux de crochets de piliers cylindriques, sans voûtement, puis l'abside romane est remplacée par deux nouvelles travées avec un chevet à pans coupés, curieusement voûtées d'arêtes. Le clocher-porche doit dater de la même époque, et est considéré comme l'élément le plus intéressant de l'église. Par la suite, à la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle, deux chapelles latérales sont ajoutées au nord et au sud du chœur, qui sont les seules parties de l'église à avoir bénéficié d'un voûtement d'ogives. La première travée de la chapelle du nord, qui est la chapelle seigneuriale, a encore été modifiée à la période gothique flamboyant. En 1792, l'église reçoit le retable de l'abbaye de Royaumont, flanquée de deux colonnes de marbre. Dans son ensemble, l'église Saint-Rémi se remarque moins pour sa qualité architecturale, même si le chœur n'est pas sans originalité, que comme témoin précieux de l'architecture religieuse en pays de France au XIIe siècle, époque peu représenté parmi les églises aujourd'hui conservées. En plus, un mobilier riche et varié ajoute au charme de l'église, qui est bien entretenue et accueille encore une célébration eucharistique presque chaque dimanche[14],[15].
  • Château de Touteville, rue Frileuse (château, voûtes, escalier, décorations peintes et glacière inscrits monument historique par arrêté du 27 septembre 1990 ; cave médiévale classée depuis le 31 mars 1992[16]) : succédant à un premier château dont les origines remontent à une période inconnue, le château actuel date des XVIe et XVIIIe siècles, mais a été érigé sur des caves et fondations du XIIIe siècle. Les façades de ce château ne présentent pas un intérêt particulier, mais son intérieur renferme un escalier remarquable et des décorations peintes. En dessous du château, subsiste une immense salle souterraine du XIIIe siècle, en très bon état de conservation. Anciennement appelé château d'Estouville, son nom viendrait d'estoc[14].
Comme plusieurs autres manoirs de la commune, Touteville était devenu le centre d'un fief appartenant à l'abbaye de Royaumont vers le milieu du XVIe siècle. Les premiers titulaires du fief furent M. de la Porte et M. Binot. À la Révolution, le seigneur aurait été M. Chouard, président de la Cour des aides. La comtesse de Kerkado (de la famille de Saulx-Tavannes fit aménager les pièces d'eau du parc[17],[18]. Les 80 % de la superficie du jardin à l'Anglaise du château forment aujourd'hui un parc public ; il se situe à cheval sur les communes d'Asnières et de Viarmes. Le château, quant à lui, reste une propriété privée dont les principales façades vers le nord et vers le sud sont seulement partiellement visibles depuis la rue.
Châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

En plus des deux châteaux présentés ci-dessus, une dizaine d'autres châteaux et manoirs se situent sur la commune d'Asnières, dont les plus importants sont les suivants :

  • Le château de Baillon, à l'est du hameau de Baillon (parc inscrit Jardin remarquable le 31 juillet 2003[19]) : il semble remonter au XVIIe siècle, mais fut alors un petit bâtiment sans caractère. Sous François de Mareuil, propriétaire de 1701 à 1728, l'architecte compiègnois Jacques Danuin est chargé de concevoir un projet pour l'embellissement et l'agrandissement de la demeure, en 1726. Ce projet reste sans suite dans un premier temps. Gérard Lefranc de Brumpé acheta le domaine deux ans plus tard, et il y installa sa fille et son gendre, Jacques Accarias, en 1752. Ce dernier fait adjoindre un deuxième étage selon les plans de Danuin, et consacre beaucoup d'argent à l'aménagement du château et de son parc. Il fait également construire les pavillons de la cour d'honneur. Montesquieu, ami de la famille, vint alors fréquemment rendre visite à Baillon. Mais cinq ans plus tard, Accarias est ruiné et perd le château. Lenormand d'Etiolles achète le domaine en 1759 pour ses enfants et sa maîtresse ; c'est lui qui mène à terme l'aménagement du parc selon les plans de l'époque de Lefranc de Brumpé, avec notamment le creusement du grand canal six cents mètres de long. L'eau y est très présente avec le grand canal, une cascade et un abreuvoir.
Louis Bonaparte ne resta pas longtemps propriétaire de Baillon, de 1801 à 1803, quand il vendit le domaine à Napoléon. Mais ce dernier ne le garda pas longtemps non plus : le frontispice avec son inscription renseigne sur les circonstances du changement de propriétaire qui suivit : « Le château de Baillon a été donné par l'Empereur Napoléon au Maréchal Duc de Conegliano », titre par ailleurs créé exprès pour Bon Adrien Jeannot de Moncey dont la chapelle funéraire se trouve sur le cimetière d'Asnières. - Une autre occupante, au XXe siècle, demeura vivante dans la mémoire des habitants pour sa générosité : ce fut Mme Frédéric Bemberg. Depuis les années 1980, le château de Baillon est la propriété de Khalifa ben Zayed Al Nahyane, émir d’Abu Dhabi et président des Émirats arabes unis, également très généreux envers la commune[20],[21]. Le parc actuel du château, du XIXe et du deuxième quart du XXe siècle, est une création de Achille-Jean-Henri Duchêne[19].
  • Le château de la Reine Blanche (nommé ainsi d'après Blanche de Castille), rue des Auges : ce fut un domaine royal avec une forteresse en son centre, dont les origines se perdent dans le temps. La configuration des bâtiments est connue par le cadastre de 1742. Des larges fossés d'eau entouraient le château pour faciliter sa défense. Le plan du château avait la forme d'un fer à cheval oblong. Neuf tours semi-circulaires protégeaient l'enceinte, dont une seule a été conservé. Le donjon constituait l'entrée du fer à cheval et la façade principale. Le portail était flanqué par deux grosses tours, dont l'une des deux subsiste partiellement, mais a perdu son apparence d'origine. L'enceinte avait huit pieds d'épaisseur et était probablement munie d'un chemin de ronde. Le château dominait une plaine entre l'Oise, dont il devait assurer la défense du port aux Anglais, et le versant nord de la forêt de Carnelle, où un ouvrage militaire connu comme la motte du parc à une distance de deux kilomètres environ devait à son tour renforcer la protection du château. saint Louis y séjourna fréquemment avec sa mère Blanche de Castille, en raison de la richesse en gibier de la forêt de Carnelle toute proche, et pour la proximité d'avec l'abbaye de Royaumont qu'il affectionnait[22],[23].
La cour se sépara du château après 1763. Suite à sa vente comme bien national à la Révolution, il devint la propriété de M. Coulon, fileur de coton, et puis de M. Piébaud[24]. Mais bientôt, il se dégrada jusqu'à devenir inhabitable. Le propriétaire en 1829, l'académicien Étienne de Jouy, fit entamer des travaux de remise en état, qu'il ne parvint cependant pas à mettre à terme, et après sa mort en 1849, le château tombait de nouveau en ruine. Ce fut le général Charlemagne qui fit reconstruire le château entièrement en 1882 et lui donna son aspect actuel. Après lui, les propriétaires changeaient fréquemment jusqu'en 1950 ; parmi eux, une nièce de Adolphe Thiers et l'épouse d'Émile Pereire. Ensuite, une congrégation religieuse acquit le château et le garda pendant une bonne quarantaine d'années, pour le vendre ensuite à des particuliers[14].
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  • Le Château-Neuf, rue du Four : érigé à la place d'un ancien hôtel seigneurial du XIIIe siècle où aurait également résidé saint Louis. Il ne subsiste que sa tour, ses caves et ses souterrains, l'habitation datant probablement de 1830 quand le domaine a été restauré. C'est à partir de cette date qu'il prit son nom d'aujourd'hui[25]. Émile Pereire acquit le château vers la fin de sa vie, et resta la propriété de sa veuve après son décès. Ainsi, le Château-Neuf tout comme le château de la Reine Blanche étaient dans la même famille. Mme Alby, fille d'Émile Pereire, en devint l'unique propriétaire au début du XXe siècle. Sous l'Occupation, les allemands firent du château une Kommandantur. Devenu la propriété d'une congrégation religieuse peu après la Libération[14], il a longuement été utilisé comme maison d'enfants pour filles[26]. Vendu à des particuliers dans les années 2000[14], l'édifice est aujourd'hui vacant et en mauvais état.
  • La « Comerie », rue du Four : anciennement appelé la « Commerie » ou « Commerye », ce manoir est issu d'un ancien hôtel seigneurial du début du XVIIe siècle, centre d'un fief appartenant à l'abbaye de Royaumont. L'abbaye ne géra pas directement ce fief avec ses terres et revenus, mais le loua (inféoda) à de différents seigneurs : Jean de Torterain, commissaire des guerres, jusqu'en 1661 ; Nicolas de Laistre jusqu'en 1666 ; Mathurin et puis Jacques de Crépy jusqu'à la fin du XVIIe siècle ; Claude Morel, papetier et artificier du roi ; sa veuve Jeanne-Charlotte Berthier à partir de 1731 au plus tard ; etc. Après la Révolution, les propriétaires se succédaient : M. Bénard, Mme Hennequin, M. Lhuillier. Plus tard, au début du XIXe siècle, le propriétaire de la Cômerie fut le Conseiller d'État, ministre plénipotentiaire et publiciste [Armand Lefebvre]], auteur de L'Histoire des Cabinets de l'Europe. Le domaine resta ensuite dans la famille, en passant par le fils du Conseiller, le comte Pigneaux Lefevre de Béhaine, jusqu'à la dernière comtesse décédée en 1960.
Au milieu du XIXe siècle, la Cômerie est décrite comme un « séjour plein de silence, de calme enchanteur, avec ses champs, ses jardins, ses sentiers, ses sources abondantes qui courent "le long des pelouses fuyantes sous les grands arbres ». Après le décès de la dernière comtesse, le domaine a été morcelé[27], et le manoir se trouve aujourd'hui dans un état d'abandon avancé. La partie centrale est déjà parfaitement ruinée, dépourvue de toit et de plafonds.
  • Le « Petit Royaumont », à l'ouest de la Grande-Rue : ancien hôtel seigneurial dont les origines remontent au XIIIe siècle. Avec une ferme, des terres labourables et des vignobles (78 ha au total à la Révolution), le Petit Royaumont formait un fief appartenant à l'abbaye de Royaumont, qu'elle afferma à de différents seigneurs au plus tard depuis sa mise sous commende. Après la dissolution de l'abbaye, le domaine fut vendu comme bien national à un particulier, à l'instar de l'ensemble de ses possessions. Au début du XXe siècle, les Alby (propriétaires du Château-Neuf) installèrent leur régisseur dans l'hôtel. De dimensions modestes, le manoir occupe une place de choix parmi le patrimoine bâti d'Asnières : c'est le seul à présenter encore des traits caractéristiques de l'architecture Renaissance rurale, avec une tour d'escalier octogonale haute de trois étages et des murs assemblés de pierres parfaitement taillées. L'étage présente en partie une façade en colombages. Sous les dépendances du manoir, se situe une grande galerie souterraine bien conservée[21],[28].
  • Le « Clos des Fées », Grande-Rue : appelé « le clos des Faits » jusqu'au XVIIIe siècle, ce fut le plus important domaine bourgeois de la commune jusqu'à son récent morcellement à la fin du XXe siècle. Il paraît que son nom fut volontairement transformé par la nouvelle propriétaire du domaine en 1857, madame Ledicte-Duflos, veuve Masson et mère de Frédéric Masson. Cet académicien, historien et maire d'Asnières, passa les plus beaux jours de sa vie au Clos de Fées. Après son décès, le domaine fut acquis par la famille d'industriels Delacoste, qui étaient parmi les propriétaires de l'usine de jouets. Avec la faillite de l'usine en 1981, la famille a dû vendre le Clos des Fées[21]. Les impressionnants communs et une maison d'habitation donnent directement sur la Grande-Rue. Les photos les plus connues ont été prises au milieu du parc, cette façade n'est pas visible depuis le domaine public. Il propose aujourd'hui plusieurs chambres d'hôtes.
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  • Le « Vert-Galant », rue Pierre-Brossolette : manoir du XIXe siècle d'architecture classique, construit en briques rouges et pierres, couvert d'ardoise. Il a été édifié pour la famille Gardin, négociants et industriels de génération en génération. Le dernier propriétaire de cette famille fut maire de la commune et décéda en 1938[14],[29].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Les trois vieux lavoirs du bourg d'Asnières : lavoir des Auges, rue des Auges, reconstruit en 1845[29] ; lavoir de la rue de Touteville ; lavoir de la rue d'Aval-Eau. Les deux premiers sont alimentés par la source du Crocq, et le troisième par la source des Gourdeaux, qui se trouve dans le parc de Touteville. Le hameau de Baillon possède également un lavoir, rue des Marais, construit sur la Nouvelle Thève[29]. Un cinquième lavoir se trouve près de l'abbaye de Royaumont, sur l'Ysieux. L'ensemble des cinq lavoirs datent de la période 1845-1870[21], le lavoir des Auges ayant également été utilisé comme abreuvoir.
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  • Les cinq fontaines : la plus émblématique est celle de 1864 près du carrefour de la croix Boissiée, à l'angle de la rue d'Aval-Eau avec la Grande Rue[30]. Cette fontaine ne dispense plus qu'un mince filet d'eau. Trois autres fontaines sont encore abondantes : celle du cimetière, celle du lavoir des Auges et celle à l'entrée du parc de Touteville. Une cinquième fontaine, aujourd'hui à sec et en mauvais état, se situe à l'angle des rues de Gouvieux et de Noisy.
  • Le capteur de source de la fontaine du Crocq, en haut de la rue du Croq : protégée par une petite bâtisse en pierre de 1875, à moitié enterré et ressemblant à un réservoir. Il s'agit de la principale source d'Asnières qui n'était pas enclavée dans une propriété privée (la source des Gourdeaux ne l'est plus depuis l'acquisition du parc de Touteville par la commune)[18].
  • Plusieurs bornes-fontaines implantées dans la première période de l'adduction d'eau potable quand l'eau ne fut pas encore acheminée à l'intérieur des maisons, subsistent au village : rue Pierre-Brossolette, face à la rue d'Aval-Eau ; rue du Four ; rue Delchet, non loin de l'école.
  • Le monument aux morts de 1920, rue d'Aval-Eau, face à la mairie. Un deuxième monument aux morts, plus simple, se situe au cimetière ancien, rue du Cimetière[31].
  • Le mémorial des dames Écossaises, en dehors du village : il fut érigé à la mémoire des soldats soignés lors de la Première Guerre mondiale dans l'hôpital des dames Écossaises à l'abbaye de Royaumont. Cet hôpital fonctionna avec un personnel médical excluisvement féminin venu d'Écosse, et son médecin-chef, Frances Evens, finança ce monument. Il fut inauguré en 1922, mais un grave endommagement en 2000 a rendu nécessaire sa complète reconstruction[32].
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  • Le calvaire ou « croix Boissiée » de 1873, grand crucifix taillé en pierre, au milieu du carrefour Grande-Rue / rue de Touteville[30].
  • Sur le cimetière d'Asnières, plusieurs sépultures de personnages importants pour l'histoire de la commune : les trois tombes de la famille Travanet, au fond à droite (le marquis de Travanet ayant acquis l'abbaye de Royaumont à la Révolution pour y créer une filature de coton) ; la chapelle funéraire du maréchal de Moncey[18] ; la sépulture de la famille Derolland-Delacoste, fondateurs de l'usine[23].
  • Également sur le cimetière, le monument aux cendres des enfants d'Asnières, c'est-à-dire de soldats morts pour la patrie lors de la Première Guerre mondiale et enterrés ici[23].
  • L'ancienne usine Derolland-Delacoste, à l'entrée est du village en venant de Viarmes : reprise par Vulli en 1981, elle reste connue pour un jouet célèbre, Sophie la girafe, qui y fut fabriquée jusqu'en 1991 en des millions d'exemplaires. La fermeture définitive de l'usine intervint en 1993, avec la concentration de la production à Rumilly (Haute-Savoie). L'ancien bâtiment administratif a été transformé en logements, tandis que les halles de l'usine restent en partie vacantes. L'architecture de briques est digne d'intérêt[21],[29],[33], mais a disparu sous une couche d'enduit sur plusieurs bâtiments.
  • La chapelle de Baillon : bénie le 23 novembre 1883, elle a pu être construite grâce à la générosité de Jules Gautier, sous-gouverneur de la Banque de France et protestant converti. Le banquier fut également parmi les donateurs ayant financé l'école communale à droite de la chapelle, dont les noms sont mentionnés sur une plaque posée sur la façade. Gautier s'était installé à Baillon vingt ans auparavant, dans l'ancien prieuré. Lui et son épouse Julie reposent aujourd'hui dans le caveau familial à droite dans la chapelle. Une statue localement célèbre de « Notre-Dame de Baillon », du XIVe siècle, est installée en face : elle serait capable de guérisons miraculeuses[14],[34],[31]. Le chœur de la chapelle est orienté vers le sud, contrairement à l'usage général qui veut qu'il soit orienté vers le levant.
  • La forêt de Chantilly et plus particulièrement le Bois de Bonnet, forêt annexe au sud-ouest du massif principal.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Asnières-sur-Oise

Les armes d'Asnières-sur-Oise se blasonnent ainsi :

De gueules à un maire d'argent debout et de face, vêtu d'une longue robe à plis du même, serrant de sa dextre un bâton fleurdelisé d'or qui se repose sur l'épaule, accosté en chef de deux fleurs de lis d'or soutenues de deux ânons du même, en pal, cabrés et affrontés vers le personnage

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Delaigue, Promenade en vallée de Thève : Saint-Sulpice-la-Ramée, Vallière-Mortefontaine, Thiers-sur-Thève, Pontarmé, Montgrésin, Comelle, Coye-la-Forêt, Lamorlaye-le-Lys, Baillon, Royaumont, s.l., à compte d'auteur,‎ s.d. (ca. 1990), 109 p. (ISBN 295045691X)
  • Henri Duclos (abbé), Histoire de Royaumont : Sa fondation par Saint-Louis et son influence sur la France, deux tomes, Ch. Douniol, Paris 1867, 696 p. et 800 p.; Lire sur Google livres - Tome 1 et Lire sur Google livres - Tome 2. L'histoire d'Asnières-sur-Oise occupe une place importante dans cette étude.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes et autres renseignements topographiques selon la carte topographique 1 : 25000e « TOP 25 » de l'IGN, consultable en 3D sur le site « Geoportail » (consulté le 19 novembre 2011). Distances mesurées par l'outil proposé dans le mode de visionnage en 3D.
  2. Cf. [PDF] « Journal officiel de la République française du 15 janvier 2004, p. 1143-1144 », sur DREAL Picardie (consulté le 21 novembre 2011).
  3. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  4. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  5. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. Arrêté préfectoral du 11 mai 2010
  9. article du journal Le Parisien du 29 juillet 2010
  10. « Abbaye de Royaumont », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. Cf. article dans le Figaro du 20 mai 2011.
  12. [PDF] « Guide municipal d'Asnières-sur-Oise, Baillon & Royaumont », sur Asnières-sur-Oise (site officiel) (consulté le 20 mai 2011), p. 8 et 10-11.
  13. « Église Saint-Rémi », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. a, b, c, d, e, f et g [PDF] « Guide municipal d'Asnières-sur-Oise, Baillon & Royaumont », sur Asnières-sur-Oise (site officiel) (consulté le 20 mai 2011), p. 8-9 ; Pierre Autin, Daniel Baduel, Yves Breton et M. Johnson, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Asnières-sur-Oise », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 925-938 (ISBN 2-84234-056-6) ; p. 925.
  15. Mathieu Lours, « Asnières-sur-Oise - Saint-Rémy », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ 2008, p. 48-49 (ISBN 9782953155402).
  16. « Château de Touteville », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Cf. Henri-Louis Duclos (abbé), Histoire de Royaumont : sa fondation par Saint-Louis et son influence sur la France, Tome second, Ch. Douniol, Paris 1867, 800 p. ; p. 93 et 647-648 (http://books.google.fr/books?id=I4lAELubFrsC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false lire sur Google livres).
  18. a, b et c Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Asnières-sur-Oise, op. cit., p. 934.
  19. a et b « Notice no IA95000001 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Cf. « Baillon - le château », sur Asnières-sur-Oise (site officiel) (consulté le 20 mai 2011).
  21. a, b, c, d et e [PDF] « Guide municipal d'Asnières-sur-Oise, Baillon & Royaumont », sur Asnières-sur-Oise (site officiel) (consulté le 20 mai 2011), p. 10-11.
  22. Cf. Henri-Louis Duclos (abbé), Histoire de Royaumont : sa fondation par Saint-Louis et son influence sur la France, Tome premier, Ch. Douniol, Paris 1867, 696 p. ; p. 187-189 ; Lire sur Google livres.
  23. a, b et c Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Asnières-sur-Oise, op. cit., p. 935.
  24. Cf. Henri-Louis Duclos, Histoire de Royaumont : sa fondation par Saint-Louis et son influence sur la France, Tome second, op. cit., p. 648.
  25. Cf. Claude Danis, Châteaux et manoirs en Val-d'Oise, éditions du Valhermeil, Saint-Ouen-l'Aumône 2002.
  26. Cf. la plaque à l'entrée, toujours visible en mai 2011.
  27. [PDF] « Guide municipal d'Asnières-sur-Oise, Baillon & Royaumont », sur Asnières-sur-Oise (site officiel) (consulté le 20 mai 2011), p. 9-10 et Henri-Louis Duclos, Histoire de Royaumont : sa fondation par Saint-Louis et son influence sur la France, Tome second, op. cit. ; p. 388-392 et 654-657 ; et Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Asnières-sur-Oise, op. cit., p. 933.
  28. Cf. Henri-Louis Duclos (abbé), Histoire de Royaumont : sa fondation par Saint-Louis et son influence sur la France, Tome second, op. cit., p. 224-225 et 545 ; et Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Asnières-sur-Oise, op. cit., p. 926.
  29. a, b, c et d Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Asnières-sur-Oise, op. cit., p. 936.
  30. a et b Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise, op. cit., p. 937.
  31. a et b Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise, op. cit., p. 938.
  32. [PDF] « Guide municipal d'Asnières-sur-Oise, Baillon & Royaumont », sur Asnières-sur-Oise (site officiel) (consulté le 20 mai 2011), p. 13-14.
  33. Cf. « Un peu d'histoire - passé industriel », sur Asnières-sur-Oise (site officiel) (consulté le 20 mai 2011).
  34. Cf. « Baillon - le prieuré », sur Asnières-sur-Oise (site officiel) (consulté le 20 mai 2011).
  35. [PDF] « Guide municipal d'Asnières-sur-Oise, Baillon & Royaumont », sur Asnières-sur-Oise (site officiel) (consulté le 20 mai 2011), p. 14-15.