Fosses
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| Fosses | ||
Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Val-d'Oise | |
| Arrondissement | Sarcelles | |
| Canton | Luzarches | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Roissy Porte de France | |
| Maire Mandat |
Pierre Barros 2008-2014 |
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| Code postal | 95470 | |
| Code commune | 95250 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Fossatussiens | |
| Population municipale |
9 663 hab. (2008) | |
| Densité | 2 677 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 75 m (min. : 65 m) (max. : 130 m) | |
| Superficie | 3,61 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.ville-fosses95.fr | |
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Fosses est une commune française située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Fossatussien(ne)s.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
La ville se situe en plaine de France, à 30 km environ au Nord-Est de Paris. Elle est coupée en deux parties : le vieux-Fosses et le reste de la ville (Plateau et la Cabine). L'Ysieux, petit affluent de l'Oise de 12 kilomètres de longueur y prend sa source. Les communes limitrophes sont Survilliers, Saint-Witz, Marly-la-Ville, Bellefontaine, Luzarches et La Chapelle-en-Serval (dans le département voisin de l'Oise). La ville de Fosses est desservie par la gare de Survilliers - Fosses sur la ligne D du RER, et l'autoroute du nord.
Morphologie urbaine [modifier]
Les principaux quartiers sont :
- La gare de Survilliers-Fosses
- France Foncière, un quartier proche de la gare.
- Provinces
- Le village, qui est la partie ouest de la commune et la plus ancienne.
- 3 collines, un ensemble de quartiers pavillonnaires, avec un parc du même nom.
- Le plateau, qui est un quartier résidentiel de la commune.
- La cabine
Histoire [modifier]
Héraldique [modifier]
Administration [modifier]
Fosses fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[2]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[3],[4]. Depuis Mars 2013, la commune fait partie des ZSP (Zone de Sécurité Prioritaire) qui regroupe aussi Sarcelles et Argenteuil, situées dans le même département. La commune devrait en outre recevoir de nouvelles patrouilles des forces de l'ordre dans les quartiers pour baisser la délinquance et améliorer les conditions de vie des habitants.
Les maires de la commune [modifier]
Pierre barros est élu au conseil municipal extraordinaire le 19 septembre 2007.
Jumelages [modifier]
La commune de Fosses est jumelée avec :
Population et société [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 9 565 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (15,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 49 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,3 %, 15 à 29 ans = 20,3 %, 30 à 44 ans = 23,4 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 13,3 %) ;
- 51 % de femmes (0 à 14 ans = 21,7 %, 15 à 29 ans = 19,4 %, 30 à 44 ans = 23,4 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 14,8 %).
Lieux et monuments [modifier]
Monument historique [modifier]
Fosses ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.
- Église Saint-Étienne, Grande-Rue, au village (classée monument historique par arrêté du 18 mars 1913[9] ) : Des fouilles archéologiques réalisées sur le parvis ont mis en évidence des éléments du IIIe siècle au Xe siècle provenant d'une précédente église. La construction de l'église actuelle fut commencée vers 1130 dans le style roman. De cette période subsistent le chœur et l'abside nord. Puis l'église devint un prieuré de l'abbaye d'Hérivaux en 1260. Le portail et le transept du XIIIe siècle datent de cette époque ; une baie gothique en arc brisé est par ailleurs bien visible depuis la rue. Le transept a la particularité de posséser des toits à très faible pentes, afin de ne pas dissimuler le clocher de faible hauteur. L'abside sud présente également les traits de l'architecture gothique. Dans leur ensemble, le chevet et la façade est de l'église manquent singulièrement d'harmonie, ce qui est due aux dimensions des ouvertures jumelles du clocher, dépassent nettement celles des fenêtres des absides, ainsi qu'à la silhouette trapue du clocher. La façade du bas-côté sud, remaniée dans le style de la Renaissance, ajoute à l'individualisme de cette église. Du fait de la faible hauteur des bas-côtés, leurs baies sont quasiment aussi larges que hautes, et le transept est pratiquement deux fois plus haut. - À l'intérieur, l'on peut observer des chapiteaux ornés de feuilles d'acanthe, grandes feuilles d'eau et masques, indiquant la période artistique du milieu du XIIe siècle. La principale curiosité de l'église réside dans l'armoire reliquaire disproportionnée pour ce petit édifice. Cela se justifie par l'importance des reliques qui y séjournèrent et dont l'archidiacre Ameline donne une description datée du 11 juillet 1673[10] :
- « L'armoire reliquaire était fermée par une double porte : Une grille de fer dont le curé détenait la clef et une forte porte en bois contrôlée par le marguillier. À l'intérieur se trouvaient : Un bras en bois doré, contenant un os du bras de St Etienne, enveloppé d'une toile de satin rouge avec une inscription "très antique" mais sans titre. Un autre petit reliquaire séparé en 4 et qui contenait des reliques de Ste Marguerite et encore plusieurs reliques très anciennes sans titre ni inscription. Deux chefs en bois doré dans l'un desquels est la tête tout entière de St Vit de laquelle on a pris quelques fragments. Dans l'autre chef se trouve la tête de St Modeste, séparée et rompue en deux. La tête de St Modeste avait été coupée en 2 car il était coutume pour la St Guy, le 15 juin, de tremper les reliques dans l'eau et de faire boire cette eau aux malades. Ceux-ci, au dire du curé, éprouvaient un grand soulagement. En cette occasion les reliques étaient portées en procession dans le village. Au-dessus du reliquaire se trouve un écusson en forme de besace aux armes du Royaume de France. »
Autres éléments du patrimoine [modifier]
- Le logis de l'ancienne ferme Delambre à côté du portail de l'église Saint-Étienne : Les façades simples sont en pierres brutes sans décoration aucune. Derrière le bâtiment, des fouilles archéologiques sont menées depuis 1991 et ont mis au jour d'éloquents vestiges d'une riche activité potière, du IXe au XVIIe siècle[11].
- Le monument aux morts, Grande-Rue, au village : édifiée initialement à l'honneur des soldats tombés au cours de la Première Guerre mondiale, sous la forme d'un petit obélisque, l'espace encore libre a ensuite été utilisé pour inscrire les victimes de la Deuxième Guerre mondiale et des guerres dans la France d'outre-mer.
- L'ancienne école « Fosses Gare », puis « école Henri-Barbusse », avenue Henri-Barbusse : construite entre 1932 et 1936 dans le style moderniste influencé par l'Art déco qui fut appliqué à de nombreux édifices publiques de la région à cette époque, elle se distingue par l'utilisation de l'effet décoratif du triangle, sur les pignons et gables au-dessus des portails, ainsi que par les toitures aigües de la multitude de lucarnes[12]. Ce fut une école à quatre classes avec des logements pour deux instituteurs à l'étage. Sa construction était devenue nécessaire avec la création de nouveaux lotissements à proximité de la gare, à partir du début des années 1920 : jusque là, Fosses se limitait au vieux village éloigné de 2 500 m de cette école. - En raison de la séparation des sexes, l'on trouve deux cours de récréation (l'une devant, l'une derrière) ; chacune avec un préau et des sanitaires. L'ancienne école est aujourd'hui utilisée comme école municipale de musique et de danse. La façade attend une réhabilitation.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Communes limitrophes de Fosses sur Géoportail.
- Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
- Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
- Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Fosses en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 3 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population du Val-d'Oise en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 3 novembre 2010
- Notice no PA00080058, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Selon un document conservé aux Archives nationales (CARAN), cote LL 28 / Cf. Catherine Crnokrak, Isabelle Lhomel, Christian Olivereau, Agnès Somers et Jean-Yves Lacôte (photographies), En pays de France : Cantons de Luzarches, Gonesse et Goussainville. Images du patrimoine, Cergy-Pontoise, Association pour le patrimoine d'Ile-de-France et Conseil général du Val d'Oise, 1998, 104 p. (ISBN 2-905913-23-1), p. 18-19 et 36 ; Charles Huet, « Fosses - Saint-Étienne », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France, 2008, p. 127-129 (ISBN 9782953155402) ; et Yann Audino et Christian Garcia, « Le patrimoine des communes du Val-d'Oise : Fosses », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I, octobre 1999, p. 460-461 (ISBN 2-84234-056-6).
- Cf. Rémy Guadagnin, Fosses, vallée de l'Ysieux : mille ans de production céramique en Île-de-France : Tome 2 : catalogue typo-chronologique des produits, Caen, Publications du CRAHM, 2007, 736 p. (ISBN 978-2-902685-41-7), p. 5-7.
- Cf. Le patrimoine des communes du Val-d'Oise : Fosses, op. cit., p. 461 ; et En pays de France, op. cit., p. 84.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Jean Ducos et Gilberte Ducos, Contribution à l'Histoire de la Commune de Fosses : Le Village, l'église St-Étienne, l'abbaye de Hérivaux, Fosses, C.G.H.F.M., s.d., 112 p. (ISBN 2-9522444-0-5), p. 1-79
- Rémy Guadagnin, Fosses, vallée de l'Ysieux : mille ans de production céramique en Île-de-France : Tome 1 : Les données archéologiques et historiques, Caen, Publications du CRAM, 2000, 736 p. (ISBN 2-902685-08-4) [(extraits) lire en ligne]
- Rémy Guadagnin, Fosses, vallée de l'Ysieux : mille ans de production céramique en Île-de-France : Tome 2 : Catalogue typo-chronologique des produits, Caen, Publications du CRAHM, 2007, 736 p. (ISBN 978-2-902685-41-7) [(extraits) lire en ligne]
