Fosses

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Fosses
Image illustrative de l'article Fosses
Blason de Fosses
Blason
Fosses
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Luzarches
Intercommunalité Communauté d'agglomération Roissy Porte de France
Maire
Mandat
Pierre Barros (PCF)
2008-2014
Code postal 95470
Code commune 95250
Démographie
Gentilé Fossatussiens
Population
municipale
9 574 hab. (2011)
Densité 2 652 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 00″ N 2° 29′ 00″ E / 49.1, 2.4833 ()49° 06′ 00″ Nord 2° 29′ 00″ Est / 49.1, 2.4833 ()  
Altitude 75 m (min. : 65 m) (max. : 130 m)
Superficie 3,61 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Fosses

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Fosses
Liens
Site web ville-fosses95.fr

Fosses est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Fossatussiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville se situe en plaine de France, à 30 km environ au Nord-Est de Paris. Elle est coupée en deux parties : le vieux-Fosses et le reste de la ville (Plateau et la Cabine). L'Ysieux, petit affluent de l'Oise de 12 kilomètres de longueur y prend sa source.

Les communes limitrophes sont Survilliers, Saint-Witz, Marly-la-Ville, Bellefontaine, Luzarches et La Chapelle-en-Serval (dans le département voisin de l'Oise). La ville de Fosses est desservie par la gare de Survilliers - Fosses sur la ligne D du RER, et l'autoroute du nord.

Communes limitrophes de Fosses[1]
La Chapelle-en-Serval
Bellefontaine Fosses[1] Survilliers
Marly-la-Ville Saint-Witz

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Les principaux quartiers sont :

  • La gare de Survilliers-Fosses
  • France Foncière, un quartier proche de la gare
  • Provinces
  • Le village, qui est la partie ouest de la commune et la plus ancienne
  • Les Trois Collines, un ensemble de quartiers pavillonnaires, avec un parc du même nom
  • Le Plateau, qui est un quartier résidentiel de la commune
  • La Cabine

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Fosses fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[2]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[3],[4]. Depuis Mars 2013, la commune fait partie des ZSP (Zone de Sécurité Prioritaire) qui regroupe aussi Sarcelles et Argenteuil, situées dans le même département. La commune devrait en outre recevoir de nouvelles patrouilles des forces de l'ordre dans les quartiers pour baisser la délinquance et améliorer les conditions de vie des habitants.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 septembre 2007 Alain Lacombe PCF  
19 septembre 2007 en cours Pierre Barros Apparenté PCF Architecte

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Fosses est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 574 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
197 202 196 174 201 187 186 195 175
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
158 176 194 226 246 260 206 230 224
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
217 329 251 270 350 786 1 261 1 207 1 525
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 773 2 209 6 453 8 832 9 620 9 998 9 738 9 663 9 574
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (15,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,3 %, 15 à 29 ans = 20,3 %, 30 à 44 ans = 23,4 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 13,3 %) ;
  • 51 % de femmes (0 à 14 ans = 21,7 %, 15 à 29 ans = 19,4 %, 30 à 44 ans = 23,4 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 14,8 %).
Pyramide des âges à Fosses en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,3 
2,4 
75 à 89 ans
3,7 
10,8 
60 à 74 ans
10,8 
19,7 
45 à 59 ans
20,8 
23,4 
30 à 44 ans
23,4 
20,3 
15 à 29 ans
19,4 
23,3 
0 à 14 ans
21,7 
Pyramide des âges du département du Val-d'Oise en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,7 
3,6 
75 à 89 ans
5,9 
9,7 
60 à 74 ans
10,0 
20,4 
45 à 59 ans
20,4 
21,5 
30 à 44 ans
21,7 
21,9 
15 à 29 ans
20,9 
22,7 
0 à 14 ans
20,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Fosses ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

Article détaillé : Église Saint-Étienne de Fosses.
  • Église Saint-Étienne, Grande-Rue, au village (classée monument historique par arrêté du 18 mars 1913[9]) : Elle a été édifiée pendant deux campagnes de construction, dont la première entre 1170 et 1200 porte sur le chœur, le croisillon nord, l'absidiole nord, la nef et les deux bas-côtés. Ces derniers ont cependant été reconstruits au XVIe siècle. Le croisillon sud et la chapelle de la chapelle de la Vierge ont été ajoutées pendant la seconde campagne vers 1230 / 1240 environ, et présentent ainsi des différences par rapport à leurs homologues au nord. L'ensemble est de style gothique primitif, comme l'indiquent le remarquable clocher et la sculpture des chapiteaux, qui sont de belle facture et représentent de façon assez naturaliste quelques éléments de la flore locale. L'on ne peut en même temps pas nier l'influence persistante de l'architecture romane, qui se traduit par la forme en plein cintre des fenêtres issues de la première campagne, et par le plan en hémicycle du chœur, que l'église de Fosses partage avec quelques autres églises gothiques de la même époque. L'absidiole nord est d'une conception archaïque, et son architecture est moins évoluée que celle de son homologue de l'église de Luzarches, pourtant de cinquante ans plus ancienne. La nef appartient à un type protogothique se caractérisant par des fenêtres hautes alignées au-dessus des piliers des grandes arcades, conçue pour ne pas être voûtée. Un changement de parti est toutefois intervenu lors de la construction du mur du sud, dont les fenêtres sont désormais situées au-dessus des arcades, qui sont donc de plus faible hauteur ; des contreforts latéraux indiquent que l'option d'un voûtement d'ogives a été retenue. Celui-ci ne s'est jamais réalisé, et l'église est effectivement bâtie à l'économique, avec emploi très limité de la pierre de taille et une restriction de l'ornementation au strict nécessaire. La sobriété architecturale avait été compensée par des peintures murales, dont ne subsistent plus que des vestiges, assez éloquents pour permettre une reconstitution. Peu avant le milieu du XIIIe siècle, la nef a été dotée d'un nouveau portail occidental, dont l'agencement fait preuve d'une ambition que l'on ne constate pas ailleurs dans l'église. Elle est la seule église villageoise de style essentiellement gothique primitif dans tout l'est du Val-d'Oise, et à ce titre précieux témoin de l'histoire. Aujourd'hui bien restaurée, elle a toutefois été évincée du calendrier des messes de la paroisse, et l'église Saint-Étienne ne joue presque plus aucun rôle dans la vie religieuse locale[10],[11].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Le logis de l'ancienne ferme Delambre à côté du portail de l'église Saint-Étienne : Les façades simples sont en pierres brutes sans décoration aucune. Derrière le bâtiment, des fouilles archéologiques sont menées depuis 1991 et ont mis au jour d'éloquents vestiges d'une riche activité potière, du IXe au XVIIe siècle[12].
  • Le monument aux morts, Grande-Rue, au village : édifiée initialement à l'honneur des soldats tombés au cours de la Première Guerre mondiale, sous la forme d'un petit obélisque, l'espace encore libre a ensuite été utilisé pour inscrire les victimes de la Deuxième Guerre mondiale et des guerres dans la France d'outre-mer.
  • L'ancienne école « Fosses Gare », puis « école Henri-Barbusse », avenue Henri-Barbusse : construite entre 1932 et 1936 dans le style moderniste influencé par l'Art déco qui fut appliqué à de nombreux édifices publiques de la région à cette époque, elle se distingue par l'utilisation de l'effet décoratif du triangle, sur les pignons et gables au-dessus des portails, ainsi que par les toitures aigües de la multitude de lucarnes[13]. Ce fut une école à quatre classes avec des logements pour deux instituteurs à l'étage. Sa construction était devenue nécessaire avec la création de nouveaux lotissements à proximité de la gare, à partir du début des années 1920 : jusque là, Fosses se limitait au vieux village éloigné de 2 500 m de cette école. - En raison de la séparation des sexes, l'on trouve deux cours de récréation (l'une devant, l'une derrière) ; chacune avec un préau et des sanitaires. L'ancienne école est aujourd'hui utilisée comme école municipale de musique et de danse. La façade attend une réhabilitation.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Fosses (Val-d'Oise).svg

Les armes de Fosses se blasonnent ainsi : D'azur à la champagne cousue de sinople, à la devise ondée d'argent brochant sur la partition, à l'arbre chimérique du même, le fût arraché et sommé de deux mains, l'une dextre et l'autre senestre, soutenant et supportant une ville d'or, brochant sur le tout.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Ducos et Gilberte Ducos, Contribution à l'Histoire de la Commune de Fosses : Le Village, l'église St-Étienne, l'abbaye de Hérivaux, Fosses, C.G.H.F.M.,‎ s.d., 112 p. (ISBN 2-9522444-0-5), p. 1-79
  • Rémy Guadagnin, Fosses, vallée de l'Ysieux : mille ans de production céramique en Île-de-France : Tome 1 : Les données archéologiques et historiques, Caen, Publications du CRAM,‎ 2000, 736 p. (ISBN 2-902685-08-4, (extraits) lire en ligne)
  • Rémy Guadagnin, Fosses, vallée de l'Ysieux : mille ans de production céramique en Île-de-France : Tome 2 : Catalogue typo-chronologique des produits, Caen, Publications du CRAHM,‎ 2007, 736 p. (ISBN 978-2-902685-41-7, (extraits) lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Fosses sur Géoportail.
  2. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  3. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  4. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. « Évolution et structure de la population à Fosses en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population du Val-d'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  9. « Notice no PA00080058 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. Marcel Aubert, « Les églises de Marly-la-Ville, Fosses, Plailly, Othis, Dammartin, Saint-Pathus », Bulletin monumental, Paris, Société française d'archéologie, vol. 94,‎ 1935, p. 319-321 (ISSN 0007473X).
  11. Charles Huet, « Fosses - Saint-Étienne », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ 2008, p. 133-136 (ISBN 9782953155402).
  12. Cf. Rémy Guadagnin, Fosses, vallée de l'Ysieux : mille ans de production céramique en Île-de-France : Tome 2 : catalogue typo-chronologique des produits, Caen, Publications du CRAHM,‎ 2007, 736 p. (ISBN 978-2-902685-41-7), p. 5-7.
  13. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d'Oise : Fosses, op. cit., p. 461 ; et En pays de France, op. cit., p. 84.