Mériel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Mériel
Mairie
Mairie
Blason de Mériel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton L’Isle-Adam
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Oise et des impressionnistes
Maire
Mandat
Jean-Louis Delannoy
2014-2020
Code postal 95630
Code commune 95392
Démographie
Gentilé Meriellois, Merielloises
Population
municipale
4 756 hab. (2011)
Densité 896 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 45″ N 2° 12′ 18″ E / 49.0791666667, 2.205 ()49° 04′ 45″ Nord 2° 12′ 18″ Est / 49.0791666667, 2.205 ()  
Altitude Min. 22 m – Max. 95 m
Superficie 5,31 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Mériel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Mériel
Liens
Site web http://www.ville-de-meriel.fr

Mériel est une commune de France du département du Val-d'Oise, située dans la vallée de l'Oise et à l'orée de la forêt de L'Isle-Adam, à environ 32 km au nord de Paris.

Ses habitants sont les Mériellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Berges de l'Oise à Mériel vues depuis Butry-sur-Oise

La commune est limitrophe de L'Isle-Adam, Villiers-Adam, Méry-sur-Oise, Auvers-sur-Oise et Butry-sur-Oise.

Elle est desservie par une gare de la ligne Paris-Nord - Persan-Beaumont par Ermont-Eaubonne (ligne H du Transilien).

Communes limitrophes de Mériel
L'Isle-Adam
Butry-sur-Oise Mériel
Méry-sur-Oise
Auvers-sur-Oise
Villiers-Adam

Histoire[modifier | modifier le code]

Train des carrières, au début du XXe siècle

Le nom Mériel signifie petit Méry.

Le site de la commune est occupé depuis la période celtique, comme en témoignent des découvertes archéologiques du XXe siècle.

L'abbaye Notre-Dame du Val est fondée à proximité en 1125 par des religieux cisterciens. Le hameau de Mériel se forme, et les rois et prélats, attirés par l'abbaye, s'y arrêtent.

Le hameau, seigneurie au XVe siècle des Orgemont et des Villiers de L'Isle-Adam est rattaché à Villiers-Adam jusqu'en 1713. Il reste sous l'influence des châtelains de Stors jusqu'au XXe siècle. En 1791, Mériel comptait 360 habitants.

Des habitants du village participent en 1804 à l'arrestation de complices de Cadoudal, ce qui leur vaut une lettre de félicitations de Bonaparte, alors Premier Consul.

Le lieu dit Le Champ Poirier a vu s'affronter des soldats français et prussiens pendant la guerre franco-allemande de 1870, sans dommage pour la commune.

Afin d'exploiter des carrières de gypse à Villiers-Adam, une ligne de chemin de fer industriel à voie étroite de 0,75 m de large a été implantée le long de la Route de Villers-Adam puis des rues de l'Abbaye et du Port, afin de permettre l'expédition du plâtre au Port de Mériel[1].

En 1943-1944, l'armée allemande implante dans les anciennes carrières des ateliers de montage des fusées V1, entraînant un bombardement allié sur la commune.

La commune, lieu de villégiature en bord de rivière proche de Paris, attire au vingtième siècle de nombreuses célébrités.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Mériel

Les armes de Mériel se blasonnent ainsi :

De gueules à l'abbaye cistercienne d'or, ajourée et maçonnée de sable, accompagnée en chef à dextre d'un rencontre de cerf et à senestre d'un héron, tous deux d'argent ; à la champagne d'azur chargée de trois fleurs de lys aussi d'or rangées en fasce ; à la devise ondée aussi d'argent brochant sur la partition

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[2],[3].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1959 1971 Henri Bertin   Chef de bureau des affaires juridiques SNCF
1971 1977 Henri Renault    
1977 1980 Eugène Alliot PCF Conseiller général du Canton de L'Isle-Adam (1945-1958), Député
1980 1983 André Le Berre    
mars 1983 1989 Henri de Fraguier Droite  
juin 1989 1995 Brigitte de Roffignac Droite Prés. Syndic. Interco. Alim. Eau Potable Vallée Chauvry
juin 1995 2008 Michel Rigollet Divers Droite Maire honoraire
mars 2008 2014 Jean-Louis Delannoy Divers Droite Président de la Communauté de Communes de la Vallée de l'Oise et des Impressionnistes
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau du Pays de Galles Llanwrtyd Wells (Pays de Galles) depuis 2000Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées.[4]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 756 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
378 388 392 385 444 402 403 391 384
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
448 514 543 553 582 599 603 605 681
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
751 847 874 960 1 096 1 314 1 342 1 370 1 676
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 028 2 436 3 115 3 351 3 985 4 062 4 402 4 376 4 443
2011 - - - - - - - -
4 756 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

L'abbaye Notre-Dame du Val (vestiges).

Mériel ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

Article connexe : Abbaye Notre-Dame du Val.
  • Ancienne abbaye Notre-Dame du Val, rue de l'Abbaye du Val (RD 9) (classée monument historique par arrêtés du 19 décembre 1947 et du 8 février 1965[7]) : C'est la plus ancienne abbaye cistercienne du Val-d'Oise. Elle a été en grande partie détruite en 1845. Ne subsistent que le bâtiment des moines de la fin du XIIe siècle et la galerie nord du cloître, à arcades en plein cintre, refaite en 1725 ainsi que des restes de l'église. Le bâtiment des moines, le mieux conservé de l'ensemble, comprend une façade garnie de contreforts et percée de baies plein cintre. Au rez-de-chaussée, se succèdent la sacristie, la salle capitulaire, le parloir et salle des moines. Au 1er étage, le dortoir du XIIIe siècle est l'un des plus beaux de l'ordre cistercien, voûté d'ogives et divisé en travées par huit colonnes[8].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • Musée Jean-Gabin, 1 place Jean-Gabin : il a été créé par la municipalité en 1993 suite à un don de la famille Moncorgé-Gabin. De nombreux souvenirs personnels du comédien (correspondance, films...) y sont présentés comme dans un scénario animé sur le thème : « Le film de sa vie, la vie de ses films ». Le musée est ouvert les samedis et les dimanches du 15 mars au 15 novembre de 14h à 18h, entrée 4 € [9]. Il est aménagé dans l'ancienne maison ouvrière habitée par l'acteur durant son enfance puis par son beau-fère Jean Poësy, champion de boxe.
  • Maison de la famille Moncorgé-Gabin, Grande-rue : c'est dans cette maison ouvrière avec son étroite façade sur la rue que Jean Gabin passa son enfance et la majeure partie de son adolescence. Il y vint encore fréquemment jusqu'au décès de son père, en 1955[10].
  • Église Saint-Eloi, rue du Chemin-Vert / rue de l'Église : elle est bâtie sur l'emplacement d'un ancien sanctuaire dont ne subsiste qu'une porte dans le bas de la nef. L'édifice originel fut probablement érigé au XIIIe siècle, mais ne fut jusqu'en 1713 qu'une chapelle annexe de l'église de Villiers-Adam. Quatre tombeaux de l'abbaye Notre-Dame du Val furent transférés au printemps 1792 sous les dalles du chœur dont la sépulture de Charles Villiers de L'Isle-Adam (mort en 1535), évêque de Beauvais et commendataire de l'abbaye du Val. Les dalles funéraires furent découvertes en 1981. L'église contient une chaire à prêcher en bois du XVe siècle (provenant de l'abbaye du Val) et trois stalles du XVIe siècle. On peut y voir un Christ sur la croix de 1911 de Madeleine Poésy, sœur de Jean Gabin[11].
  • Ancienne École Montebello, Grande-rue : depuis sa fermeture en 1902, le bâtiment sert d'habitation. Il est l'œuvre de l'architecte Louis-Charles Boileau (1871-1872), qui a notamment travaillé sur le domaine de Stors à proximité. La construction a été commanditée par les Cheuvreux, seigneurs de Stors avant les Montebello[12].
  • Pont de chemin de fer de 1876, RD 151 : il relie les gares de Mériel et de Valmondois de la ligne d'Ermont - Eaubonne à Valmondois. C'est en même temps un pont routier, qui remplace le bac de Stors à la fin du XIXe siècle[12].
  • Croix pour Louis-Auguste-Jean Lanne marquis de Montebello, rue Montebello, au nord du village : érigée par les habitants en souvenir du jeune marquis frappé mortellement par la foudre en son emplacement en date du 24 juillet 1912, à l'âge de 38 ans[10].
  • Moulin de Stors, ou moulin Perrot, rue de Perrot / chemin de Paris : anciennement partie intégrante du domaine de Stors, ce moulin à eau est construit par les moines de l'abbaye du Val à partir de 1525. Sous le Second Empire, le bâtiment est transformé en gentilhommière par l'architecte Louis-Charles Boileau. Il est entouré d'un beau parc à l'anglaise et se situe sur le site classé des marais de Stors (vallée de Chauvry), nés de l'absence d'entretien des étangs créés par les moines. Propriété, comme le château du même nom, des Lannes de Montebello, le moulin voit passer Georges Duhamel et Wladimir d'Ormesson. La famille de ce dernier s'y cache de la Gestapo en 1943-1944. Le moulin principal est agrémenté d'un petit moulin du début du siècle dernier, qui accueillait les invités[13].
  • Marais de Stors, à l'extrémité nord du territoire communal (classé Réserve naturelle régionale par arrêté n° 09-94 du 15 juillet 2009 du Conseil régional d'Île-de-France). Il est constitué d'un vallon en bordure de la forêt domaniale de L'Isle-Adam. D'une surface relativement petite (soixante hectares), il se compose d'une mosaïque de paysages et de milieux très sensibles. Le ru du Vieux Moutiers, qui se jette dans l'Oise, est alimenté en amont par les étangs du domaine de l'Abbaye du Val (domaine privé). Le marais de Stors est aujourd'hui propriété de l'Agence des espaces verts de la région d'Île-de-France, et protégé pour son intérêt remarquable à l'échelle de l'Île-de-France par la richesse de sa faune et de sa flore. Son accès est réglementé[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Buste de Jean Gabin près du musée.
  • Jean Moncorgé, dit Jean Gabin, a passé son enfance et son adolescence à Mériel. Né à Paris le 17 mai 1904, il vécut à Mériel dans une maison de la Grand Rue (au n° 43), le long du chemin de fer. Il rêvera de devenir conducteur de locomotive, rêve exaucé... en 1938 en tournant le rôle d'un mécanicien dans La Bête humaine de Jean Renoir.
  • La famille Lannes de Montebello, anciennement propriétaire du domaine de Stors. Une croix de pierre rue Madeleine-et-Louise-de-Montebello rappelle la mort de Louis de Montebello, frappé par la foudre en 1912.
  • L'architecte Louis-Charles Boileau, à l'origine des plans du moulin de Stors et de l'ancienne école de la ville.
  • L'actrice Cécile Sorel vécut à Mériel.
  • L'auteur dramatique Robert de Flers fit un séjour à Mériel.
  • L'historien Fernand Braudel a été camarade de classe de Jean Moncorgé à Mériel de ses sept à dix ans.
  • André Leducq, coureur cycliste, y habita plusieurs années.
  • L'humoriste Jean Rigaux a longtemps vécu à Mériel. Une allée de Mériel porte son nom.
  • Mylène Farmer a tourné le clip de "Je te rends ton amour" dans l'abbaye en 1999.
  • La coco-girl et danseuse, Fenella Masse Mathews y habite avec son mari, Philippe Masse, guitariste des Forbans. Elle y est professeur de danse de jazz et a en 2008, monté son propre spectacle (Super Trouper For Abba).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Wagner, Les petits trains et les tramways du Val-d'Oise : Du XIXe siècle aux années 2000, Saint-Ouen-l'Aumône, Éditions du Valhermeil,‎ 1994, 250 p. (ISBN 2-905684-57-7), p. 97-104
  2. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  3. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  4. « Jumelage », sur Mériel (site officiel) (consulté le 11 novembre 2012).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. « Notice no PA00080123 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. Cf. René Botto, Stéphane Gasser et Christophe Gicquelay, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Mériel », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 426-432 (ISBN 2-84234-056-6) ; p. 426-429.
  9. Musée Jean-Gabin
  10. a et b Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Mériel, op. cit., p. 432.
  11. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Mériel, op. cit., p. 429.
  12. a et b Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Mériel, op. cit., p. 431.
  13. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Mériel, op. cit., p. 429-430.
  14. « Le marais de Stors », sur Mériel (site officiel) (consulté le 11 novembre 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Aubert, La grande histoire du Val d'Oise - Toutes les communes de Ableiges à Wy-dit-Joli-Village, Edijac, (ISBN 2-904-675-17-5)
  • René Botto, Stéphane Gasser et Christophe Gicquelay, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Mériel », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 426-432 (ISBN 2-84234-056-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]