Hérouville

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Hérouville
Église Saint-Clair
Église Saint-Clair
Blason de Hérouville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vallée-du-Sausseron
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée du Sausseron
Maire
Mandat
Éric Baert
2014-2020
Code postal 95300
Code commune 95308
Démographie
Gentilé Hérouvillois
Population
municipale
607 hab. (2011)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 00″ N 2° 08′ 00″ E / 49.1, 2.1333 ()49° 06′ 00″ Nord 2° 08′ 00″ Est / 49.1, 2.1333 ()  
Altitude 114 m (min. : 81 m) (max. : 120 m)
Superficie 8,42 km2
Localisation

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Hérouville
Liens
Site web herouville-en-vexin.net

Hérouville est une commune française située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Hérouvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe à une dizaine de kilomètres de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, et jouxte la commune d'Auvers-sur-Oise.

Communes limitrophes de Hérouville[1]
Vallangoujard Labbeville Nesles-la-Vallée
Livilliers Hérouville[1]
Ennery Auvers-sur-Oise

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du nom germanique Herulf et du latin villa (domaine)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue panoramique sous la neige.
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La légende raconte que « Monsieur Saint Clair d'Hérouville » y aurait séjourné avant de mourir décapité à Saint-Clair-sur-Epte.

Les familles de Montmorency et de Laval y sont implantées dès le XIe siècle. De cette époque date une église sur le lieu-dit « la Haulte butte », mais elle subit un incendie et fut ruinée par les troupes anglaises, vers 1435, durant la guerre de Cent Ans. Elle fut reconstruite au XVe siècle grâce à Jeanne de Laval qui donna aux habitants le terrain et l'argent nécessaire pour commencer les travaux.

Le château fut construit en 1740 par l'architecte Gaudot de l'école de Rome. Au XIXe siècle, il servit de relais de poste (entre Versailles et Beauvais) qui comptait une écurie d'une centaines de chevaux. Michel Magne l'achète en 1962 pour y habiter. Un incendie ravage l’aile gauche en 1969. La même année Michel Magne fait faire d'énormes travaux pour y créer un studio, tout d'abord pour son travail de compositeur de musique de films puis il devient résidentiel pour l’enregistrements de musiques où des grands noms de la chanson et de la musique viennent pour travailler et y séjourner : Cat Stevens, Pink Floyd, Michael Schenker Group, Eddy Mitchell, Elton John, Rainbow, Iggy Pop, Nino Ferrer, Jacques Higelin, Pierre Vassiliu, T. Rex, Claude Nougaro, Michel Polnareff, Salvatore Adamo, Gilbert Montagné, Jean-Christian Michel y enregistre un disque avec Kenny Clarke -- David Bowie, Dick Rivers et beaucoup d’autres apprécieront également ce lieu magique. Le succès est énorme entre 1970 - 1980 mais tout va s’arrêter en 1985 car la gestion est déficitaire, les finances sont dans le rouge, le dépôt de bilan et la fermeture définitive mettra un terme à cette épopée... le 25 juillet 1985.

1995 : Hérouville, avec 93 autres communes, est membre fondateur du parc naturel régional du Vexin français.

2003 : le conseil municipal fait la demande officielle du changement du nom de la commune, pour s’appeler dorénavant Hérouville-en-Vexin. La procédure a été refusée.

2010 : inauguration de la nouvelle mairie et d'une salle polyvalente attenante le 18 septembre 2010.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie, rue du Poteau.

En 2005, la commune a reçu le label « Ville Internet @ »[3].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008 en cours Dominique Gernay    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 607 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
331 322 359 301 303 297 303 318 323
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
189 377 308 294 284 279 292 259 260
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
270 252 259 249 246 215 200 249 233
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
254 340 319 398 439 598 559 568 605
2011 - - - - - - - -
607 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

Église Saint-Clair, intérieur.
Article détaillé : Église Saint-Clair d'Hérouville.
  • Église Saint-Clair, place de l'Église (classée monument historique par arrêté du 2 avril 1915[6]) : Régulièrement oriéntée, l'édifice observe un plan cruciforme mais occupe une surface rectangulaire au sol, exception faite du chevet polygonal faisant saillie sur la façade orientale. Le vaisseau central s'accompagne de bas-côtés des deux côtés, dont font partie les croisillons du transept, que rien ne distingue extérieurement des travées voisines. Au niveau du bras méridional, le toit en appentis est simplement interrompu par des pignons intermédiaires, permettant ainsi de distinguer les limites du croisillon. L'ensemble de l'église est recouvert d'une immense toiture unique à deux rampants, présentant une déclivité moins important au-dessus des bas-côtés. Il n'y a que deux pignons, une pour la façade occidentale et une pour la façade du chevet. À l'intérieur, l'église se divise en une nef aveugle et non voûtée de quatre travées, accompagnée de ses bas-côtés ; en un transept dont la transept supporte le clocher en bâtière central ; en un chœur de deux travées dont la seconde se termine en hémicylce ; et en deux chapelles latérales dans la continuité des deux croisillons et bas-côtés. La nef représente environ la moitié de la longueur totale de l'édifice. - De première vue, il semble s'agir d'un édifice homogène du XVe siècle. Effectivement, les façades latérales, la façade du chevet, le clocher et la toiture ont été construits pendant une seule campagne de 1443 à 1468 environ. Mais à l'intérieur, le chœur en cul-de-four est roman, et la nef en grande partie gothique primitif, avec d'intéressants chapiteaux. Le portail extérieur de la chapelle baptismale est exemplaire de l'art gothique flamboyant dans le Vexin français. En plus de ces détails, c'est surtout le clocher qui fait l'attrait de l'église. Considéré souvent comme le plus ancien clocher flamboyant du Vexin, il ne reflète que très peu le style de son époque, et constitue dans son ensemble une reproduction du clocher roman primitif, achevé avant le milieu du XIIe siècle et détruit par les Anglais en 1435. Cette reconstitution quasiment à l'identique, en faisant appel à un langage architectural d'une époque tout à fait différente, est un cas d'une grande rareté dans l'histoire de l'architecture avant le XIXe siècle[7],[8],[9].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Vestiges du château, rue Georges-Duhamel : En subsistent les deux pavillons nord et sud, qui terminaient les deux ails latérales ayant flanqué le corps principal de logis. De style classique, ces pavillons ont un étage ainsi qu'une mansarde, et les façades assez sévères avec de hautes fenêtres sont agrémentées de bossages aux extrémités. Construit en 1740 selon les plans de Gaudot, architecte du roi, pour Ange Pinon, conseiller honoraire de la grande chambre du Parlement de Paris, le château est en grande partie démoli en 1871 après son rachat par un fermier et un marchand de moutons. Sur la cour de la ferme du château, se trouve un intéressant bassin-abreuvoir octogonal, ainsi qu'un vieux puits. L'ancienne enceinte du château reste partiellement visible[10],[9].
  • Ancien relais de poste, à côté du château : fondé au XIXe siècle par Louis Achille de Brisay, il était idéalement situé à mi-chemin entre Beauvais et Versailles et comportait une écurie pour cent chevaux. Cependant, une mauvaise gestion par son propriétaire entraîne une faillite prématurée en 1855[9].
  • Mare-abreuvoir dite la mare à laver, sur la sortie du village par la RD 928 au nord-ouest.
  • Ancienne croix de cimetière, place de l'Église.
  • Monument aux morts, place de l'Église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Michel Magne fut le propriétaire du château de 1962 à 1985

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Hérouville

Les armes d'Hérouville se blasonnent ainsi :

De gueules à l'agneau d'argent paissant sur une terrasse de sinople, surmonté à dextre d'une gerbe de blé d'or et à senestre d'une tête de loup arrachée et cousue de sable, lampassée d'azur ; au chef cousu d'azur semé de fleurs de lys d'or brisé d'un lambel d'hermine

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Duclos, « Hérouville-en-Vexin du XIe au XVIIIe siècle », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Ligugé (Vienne), Imprimerie E. Aubin et fils, vol. 39,‎ 1929, p. 31-91 (ISSN 11488107, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Hérouville sur Géoportail.
  2. Guide du Vexin français[réf. incomplète]
  3. Palmarès 2005 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. « Notice no PA00080092 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. « Inventaire général du patrimoine culturel - église paroissiale Saint-Clair », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Hérouville, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 177-182.
  9. a, b et c M. Amiot, Yves Breton, Jean-François Humbert et Laure Schauinger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Hérouville », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 897-900 (ISBN 2-84234-056-6).
  10. « Inventaire général du patrimoine culturel - château dit d'Hérouville », base Mérimée, ministère français de la Culture.