Royat

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Royat
Royat et son église fortifiée et le Puy-de-Dôme en toile de fond.
Royat et son église fortifiée et le Puy-de-Dôme en toile de fond.
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Arrondissement de Clermont-Ferrand
Canton Canton de Royat
Intercommunalité Clermont Communauté
Maire
Mandat
Marcel Aledo
2008-2014
Code postal 63130
Code commune 63308
Démographie
Population
municipale
4 473 hab. (2010)
Densité 676 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 52″ N 3° 02′ 52″ E / 45.7644, 3.047845° 45′ 52″ Nord
       3° 02′ 52″ Est
/ 45.7644, 3.0478
  
Altitude Min. 457 m — Max. 904 m
Superficie 6,62 km2
Localisation

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Royat

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Royat

Royat est une commune française, située dans le département de Puy-de-Dôme et la région d'Auvergne. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Ses habitants sont les Royatais ou Royadaires.

Sommaire

Géographie [modifier]

Situation [modifier]

Localisation [modifier]

La ville de Royat est située au sud-ouest de Clermont-Ferrand.

Rose des vents Orcines (3,4) Nohanent (5,2)
Durtol (3,4)
Clermont-Ferrand (3,2)
Chamalières (2)
Rose des vents
N Aubière (5,2)
O    Royat[1]    E
S
Saint-Genès-Champanelle (5,5) Ceyrat (4) Romagnat (5,4)
Beaumont (2,8)

Voies de communication et transports [modifier]

Voies routières [modifier]
Entrée de Royat par la route départementale 68 avec panneau et radar pédagogique
Entrée de Royat par la D 68
  • D 68 (Clermont-Ferrand - Ceyssat)
  • D 944
  • D 5 (Royat - Circuit de Charade - Murol - Besse)
  • D 5E
Transports ferroviaires [modifier]

La gare de Royat - Chamalières (desserte de Clermont-Ferrand, Volvic, Le Mont-Dore).

Transports en commun [modifier]

La ville de Royat est desservie par trois lignes du réseau T2C :

  • la ligne B relie la place Allard au stade Marcel-Michelin ;
  • la ligne 5 relie Royat Pépinière à Gaillard via la place Allard ;
  • la ligne 26 relie la place Allard à Ceyrat Fontimbert.

Géologie [modifier]

Royat est située sur les hauteurs qui dominent Clermont-Ferrand, sur les contreforts du plateau granitique constituant la chaîne des puys. Cette ville se situe donc sur la faille de la Limagne.

Histoire [modifier]

Toponymie [modifier]

Vue sur le vieux bourg de Royat

Royat est attesté sous les formes latinisées Rubiacum (1147) ; Rumbiacum (1284) ; Rubyacum (vers 1337) ; Rubiacensis (1510) et romanes Royac (1229) ; Raiac (1286).

Il dérive du nom de personne gallo-romain Rubius ou Rubbius et du suffixe -acum indiquant la propriété[2],[3]. Homonymie avec Royas, Robiac, Roubia, Rougé, Rouffach, etc.

Thermalisme [modifier]

Vue de l'établissement thermal de Royat, œuvre de l'architecte Agis-Léon Ledru.

Royat est essentiellement connue pour ses eaux thermales, depuis l'installation de bains romains, qui furent utilisées notamment par Napoléon III et l'Impératrice Eugénie et qui demeurent l'un des principaux attraits de la ville.

On y soigne les affections cardiaques. La technique de la carboxythérapie a été mise au point à Royat, dans les années 1930.

Constitution de la commune [modifier]

La commune de Royat a été créée par démembrement de la commune de Chamalières en 1829.

Politique et administration [modifier]

Après avoir fait partie du canton de Clermont-Ferrand-Nord (ancien) entre 1829 et 1982[4], Royat est à présent chef-lieu du canton de Royat.

Liste des maires [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008   Marcel Aledo UMP  
1995 2008 Jean-Pierre Bara    
1978 1995 Jean Claude Pons   Médecin
1960 1978 Jean Revenel   Architecte
1960   Eugene Bertrand    
1853 1855 Pierre Gabriel Auguste Peghoux    
1839 1840 Jean Faye    
1833 1835 François Bouchet-Rigoullet    
1830 1833 Jean Bourgoignon    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Population et société [modifier]

Évolution démographique [modifier]

Évolution de la population [modifier]

D’après le recensement Insee de 2010, la commune de Royat compte 4 473 habitants.

L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Royat depuis 1831. Le maximum de la population a été atteint en 2006 avec 4 797 habitants, à partir des données existantes dans le tableau ci-dessous.

Évolution démographique de Royat depuis 1831
1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
1 086 1 067 1 005 1 122 1 142 1 145 1 147 1 224 1 208
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 220 1 415 1 560 1 511 1 560 1 580 1 534 1 679 2 170
1926 1931 1936 1946 1968 1975 1982 1990 1999
2 350 2 524 2 566 3 515 4 416 4 467 4 072 3 950 4 658
2006 2007 2008 2009 2010 - - - -
4 797 4 613 4 522 4 431 4 473 - - - -
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes.
Sources : Cassini (données de 1831 à 1954)[4], INSEE (chiffres 2008 et 2009)[5], A.-G. Manry (1921 à 1946)[6].

Pyramide des âges [modifier]

Pyramide des âges de Royat (2009) en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
90 et plus
2,3 
7,7 
75 à 89
13,2 
15,6 
60 à 74
15,2 
25 
45 à 59
22,4 
19,2 
30 à 44
17,3 
15,8 
15 à 29
16,5 
15,6 
0 à 14
13,1 

Personnalités [modifier]

Personnes célèbres nées à Royat [modifier]

Personnes célèbres décédées à Royat [modifier]

Environnement [modifier]

Bien qu'étant une ville citadine, tournée vers Clermont-Ferrand tout proche, Royat possède un vaste territoire où la forêt règne en maître. Royat, « ville fleurie », possède deux fleurs à son palmarès.

Cours d'eau [modifier]

La rivière Tiretaine coule à Royat, en provenance d'Orcines et en direction de Clermont-Ferrand.

Parc [modifier]

Le parc Bargoin possède le plus gros érable de France qui a 250 ans et une circonférence de 7,50 mètres[réf. nécessaire].

Le jardin botanique d'essai de Charade [modifier]

Depuis avril 2007, la commune de Royat abrite les premiers travaux d'une association pour la création d'un jardin botanique d'essai sur le hameau de Charade.

L'association Jardin en Herbes, qui a pour objectif de créer un futur et grand jardin botanique à vocation écologique dédié à la flore de l'Auvergne, réalise et gère actuellement l'aménagement du jardin botanique d'essais de Royat. Grâce à cela elle compte expliquer les très nombreux avantages d'une telle réalisation aux portes de la capitale auvergnate.

Ce Jardin botanique est de type associatif, et que l'équipe de Jardin en Herbes s'active à vouloir présenter les plantes sauvages dans leurs milieux naturels.

Tourisme et patrimoine [modifier]

Église Saint-Léger.
Gravure de l'église Saint-Léger à la fin du XIXe siècle.

La « grotte du chien » [modifier]

Il s'agit une grotte dans laquelle se trouve une mofette qui dégage des émanations de dioxyde de carbone. Pour démontrer au public la réalité de ces émanations, on y descendait autrefois un chien qui, au bout de quelques minutes, titubait, car il était asphyxié : le dioxyde de carbone étant plus lourd que l'air, celui-ci stagne vers le bas ; on le remontait alors à l'air libre, où il pouvait à nouveau respirer normalement. De nos jours, on y descend une bougie qui s'éteint aussitôt, ou bien on y fait flotter des bulles de savon. Le public peut aussi y descendre et s'asseoir sur le « banc des belles-mères » où, au bout de quelques minutes, on ressent des vertiges et des picotements dans le nez ; il faut alors remonter, car l'asphyxie est vite arrivée. Il est déconseillé d'y laisser descendre des enfants, car leur nez étant plus bas que celui des adultes, ils ressentent plus rapidement l'effet du gaz.

Bâtiments religieux [modifier]

Taillerie de Royat [modifier]

La Taillerie de Royat a été créée en 1899 par Joseph Demarty. Il s'agissait d'ateliers de taille de pierres fines (améthystes, fluorines, quartz divers…). L'activité de taille a cessé durant le XXe siècle et il n'y a plus aucune activité commerciale depuis 2003[8].

La Marquise de Sévigné [modifier]

La Marquise de Sévigné, chocolatier français spécialisé dans la création et la vente de chocolats fins, a été fondé en 1898 à Royat par Clémentine et Auguste Rouzaud. Cette compagnie s'est largement développée en France au début du XXe siècle puis dans le monde. Elle n'a aujourd'hui plus d'activité à Royat.

Le centre thermoludique Royatonic [modifier]

La ville de Royat a fait le choix de diversifier ses activités thermales et de construire le plus grand centre thermoludique d’Auvergne. Le centre thermoludique Royatonic[9] a ouvert ses portes en novembre 2007[10]. La source des Grottes Rouges a été choisie pour alimenter en eau le centre thermoludique Royatonic.

L’eau de la source des Grottes Rouges est une eau thermale. Elle émerge à une température de 28 à 30 °C et est captée par un forage situé à proximité du centre.

Royatonic offre aux visiteurs 2 espaces dédiés à la détente et au bien être avec d'un côté les bains intérieurs et extérieurs, jacuzzis, lits à bulles, caldarium, tepidarium, frigidarium, bain parfumé, jets de massage ainsi que deux saunas et hammams et de l'autre côté un spa proposant des modelages, soins visage et corps.

Autres curiosités [modifier]

  • Les anciennes voies romaines (chemin des Crêtes).
  • Puy Chateix : montagne au-dessus de Royat sur laquelle se trouvait un château que Pépin le Bref fit détruire en 761 d'après l'historien Félix Ribeyre. Sur la route de Puy Chateix, un lieu appelé les greniers de César laisserait apparaître du blé calciné, traces supposées du grenier à grains du château.
  • Villa Stella, art nouveau.
  • Grotte des laveuses (ou du lavoir) : ancien haut lieu celtique ou païen, comme on disait à l'époque, au-dessus duquel l'église a été construite.
  • Une étude de Royat aurait servi de modèle au peintre Jean-Baptiste Corot pour le paysage de son tableau « Homère et les bergers » (1845, Musée de Saint-Lô)[11].
  • Le dessin « Eglise de Royat et le torrent » (milieu du XIXe siècle) de Paul Huet est conservé au Musée du Louvre[12].
  • L'établissement thermal (situé en partie sur la commune de Chamalières), construit par l'architecte Agis-Léon Ledru entre 1852 et 1856[13], est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1990[14]
  • La Gare de Royat - Chamalières (inscrite au titre des monuments historiques depuis 1994) et le « Casino Royat Partouche » sont situés sur la commune de Chamalières.

Musée [modifier]

Le Musée de Royat reconstitue l'histoire de la ville, en particulier depuis le XIXe siècle[15].

Notes et références [modifier]

  1. Royat, sur Lion 1906. Consulté le 28 octobre 2011. Distances à vol d’oiseau.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  3. Pierre-Yves Lambert, La langue Gauloise, édition errance 1994.
  4. a et b Royat - Notice communale, sur le site de Cassini (École des hautes études en sciences sociales). Consulté le 31 octobre 2011
  5. a et b Royat sur le site de l'Insee
  6. André-Georges Manry, Histoire de Clermont-Ferrand, Bouhdida éditeur, 1993 (ISBN 2-903377-15-4) 
    Pour les chiffres de population de 1921 à 1946 – p. 392
  7. Notice no PA00092332, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Taillerie de Royat
  9. Description du centre Royatonic sur le site de la ville de Royat
  10. Ouverture de Royatonic
  11. D'après « L’œuvre de Corot » (1905), ouvrage de Alfred Robaut et Etienne Moreau-Nélaton
  12. Eglise de Royat et le torrent, Catalogue des collections des musées de France, sur ministère de la Culture
  13. Les origines du thermalisme, sur office de tourisme de Royat / Chamalières
  14. Notice no PA00092530, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Page internet du Musée de Royat

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

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