Éragny

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Éragny
La mairie.
La mairie.
Blason de Éragny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Cergy-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise
Maire
Mandat
Thibault Humbert (UMP)
2014-2020
Code postal 95610
Code commune 95218
Démographie
Gentilé Éragniens
Population
municipale
16 912 hab. (2011)
Densité 3 583 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 00″ N 2° 06′ 00″ E / 49.0167, 2.149° 01′ 00″ Nord 2° 06′ 00″ Est / 49.0167, 2.1  
Altitude 52 m (min. : 22 m) (max. : 56 m)
Superficie 4,72 km2
Localisation

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Éragny

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Éragny
Liens
Site web eragny.fr

Éragny est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Elle est souvent appelée Éragny-sur-Oise afin de la distinguer de la commune d'Éragny-sur-Epte.

Ses habitants sont appelés les Éragniens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la rive gauche de l’Oise, à 30 km au nord-ouest de Paris.

Elle est membre de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, tout comme les villes de Cergy, Pontoise, Saint-Ouen-l'Aumône, Jouy-le-Moutier, Osny, Vauréal, Menucourt, Courdimanche, Neuville-sur-Oise, Puiseux-Pontoise et Boisemont (depuis 2005).

Communes limitrophes d’Éragny[1]
Pontoise Saint-Ouen-l'Aumône
Cergy Éragny[1] Herblay
Neuville-sur-Oise Conflans-Sainte-Honorine

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Évolution du nombre de logements :

La répartition locatif/accession est environ de 50/50 pour la région, la proportion collectif/individuel est aussi de 50/50, ce qui démontre un équilibre dans la répartition. L’évolution de la quantité de logements a suivi et absorbé le pic de croissance de la population entre 1975 et 1982, pour quasi stagner aujourd’hui (18 en 9 ans). Ce faible taux de construction actuel de logements montre que le rapport offre/demande est des plus corrects, surtout au vu de la densité moyenne, encore faible pour une région urbaine (12 logements par hectare).

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il est vraisemblable que ce sont les habitants venus se grouper autour de la fontaine à l’époque gallo-romaine qui ont dénommé Heriniacus ou Areniacus ce site qui s’est appelé Eraisgny, Eraigny, Erargny, et enfin Éragny depuis le Xe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Placé sur la falaise exposée au nord et dominant l’Oise, Éragny ne fut jusqu’au XXe siècle qu’un très modeste village.

C’est en 1564 que Jean d’Alesso, venu d’Italie avec saint François de Paule, achète la seigneurie d'Éragny. Leur blason, d’azur au sautoir d’or cantonné de quatre limaçons d’argent, a servi de base à celui de la ville. François d'Alesso, Marquis d'Eragny fut Gouverneur Général des Antilles(?-1691). Leurs descendants étendront leur domaine sur la commune et le conserveront jusqu’à la Révolution où il sera confisqué comme « bien d’émigré ».

Au XIXe siècle, un personnage d’importance s'installe : Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, célèbre auteur de Paul et Virginie, disciple de Rousseau, prend possession en 1804 de l’ancien presbytère. Après la mort de l’écrivain à Éragny en 1814, le village retombe dans un relatif anonymat.

À la fin du XIXe siècle, Éragny compte moins de 500 habitants, vivants essentiellement de l’agriculture et du maraîchage.

Contrairement à ce que l’on peut parfois lire, le peintre Camille Pissarro n’a jamais habité Éragny-sur-Oise, ni peint aucun paysage d’Éragny-sur-Oise, mais Éragny-sur-Epte.

Grâce à l’arrivée du chemin de fer (gare d'Éragny - Neuville), on parvient à mettre en exploitation une carrière de calcaire qui jusqu’alors ne servait qu’aux besoins locaux. L’installation, au XXe siècle, d’une papeterie, a constitué la seule activité industrielle notable, donnant un certain essor à Éragny. Cette papeterie, qui fut aussi la première entreprise à s’installer dans la zone d’activité nouvelle, a donné son nom au quartier où une très belle salle qui abritait les presses à papier a été transformée en salle d’exposition.

L’église du XIVe siècle a été détruite en juin 1944 par la chute d’un avion bombardier anglais Lancaster abattu par la DCA allemande installée autour de Pontoise dans les anciennes casemates d'origine française de la Ligne Chauvineau pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le développement de l’agglomération nouvelle de Cergy-Pontoise, qui a débuté à la fin des années soixante, a fait se transformer la bourgade de village en ville. De nombreux quartiers ont vu le jour sur ce qu’on appelle « le plateau » et, en moins de 20 ans, Éragny a pris son visage d’aujourd'hui avec ses quelques 16 000 habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[2],[3].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1995 Louis Don Marino PCF  
1995 2001 Muriel de Coster UDF  
2001 2014 Dominique Gillot PS Sénatrice depuis 2011
2014 en cours Thibault Humbert UMP Cadre bancaire

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Résultats du second tour tour aux municipales de 2014 :

Candidat Liste Nombre de voix Résultats Sièges
Thibault Humbert Un autre avenir pour eragny (UMP - Union de la droite) 3 300 50,94 % 26
Dominique Gillot Un cœur pour Eragny (PS - Union de la gauche) 2 544 39,27 % 6
Stéphane Capdet Eragny bleu marine (FN) 634 9,78 % 1


Résultats du premier tour aux municipales de 2008 :

Candidat Liste Nombre de voix Résultats Sièges
Dominique Gillot Un cœur pour Eragny (PS - Union de la gauche) 3 470 55,97 % 26
Muriel De Coster Ensemble pour Eragny (NC - Union de la droite) 2 439 39,35 % 7
Paul Laucourt liste "Ouvrière, Socialiste et Laïque" (PT) 290 4,68 %

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune d’Éragny maintient trois jumelages. Celui avec Nioko dans la banlieue d’Ouagadougou au Burkina Faso est le plus ancien, ensuite il y a eu le jumelage avec Komlò dans le bassin houiller de la Hongrie. Le dernier jumelage en date est celui avec la ville de Munster dans le Land de Basse-Saxe en Allemagne

Eragny est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Neuville-sur-Oise étant partie intégrante de la commune jusqu’en 1868, toutes les données démographiques antérieures comprennent la population de ces deux futures communes, ce qui expliquent un décrochement dans les tableau et graphique de la population entre 1866 et 1872.

En 2011, la commune comptait 16 912 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
908 987 918 874 926 876 884 909 887
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
886 921 900 412 611 436 466 412 508
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
515 516 555 684 883 1 166 1 223 1 297 1 928
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 837 3 638 3 638 15 034 16 941 15 568 16 383 16 912 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


On note un très léger infléchissement de la croissance les dix dernières années, preuve que l’on a atteint la taille nominale, après la très forte croissance de 1975/1982. Au contraire, Cergy-Pontoise, sur la même période affiche une croissance de 16,16 %, montrant que l'agglomération est encore en progression rapide.

La densité actuelle (de 1999) est de 3 291 habitants par km². Elle est très en deçà de celle de Paris (de moins de 10 000hab./km² dans le 1er arrondissement à plus de 40 000hab./km² dans le XXe arrondissement, données 1999), et au-dessus de la densité moyenne de l’Île-de-France (900 hab./km²), ce qui est normal pour une zone urbaine.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La Quinzaine de la Qualité de la vie : Depuis 2001, la commune d’Éragny s’engage à améliorer la qualité de la vie de chacun. De multiples actions illustrent cet engagement comme l’utilisation de vélos électriques, la récupération d’eau de pluie ou l’arrêt de l’utilisation de pesticides et insecticides chimiques. Durant le mois de novembre, deux semaines sont consacrées à la qualité de la vie. Des expositions, animations et spectacles sont proposés gratuitement aux Éragniens. Après « l’arbre », « la sécurité routière », « l’énergie » et « la santé », le thème de l’année 2007 est « l’eau ».

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église St Pie X.
Le presbytère où vécut et mourut Bernardin de Saint-Pierre.

Éragny ne compte aucun monument historique classé ou inscrit sur son territoire.

  • Presbytère, 31 rue Bernardin de Saint-Pierre : Souvent appelé le prieuré, ce presbytère est construit sous le curé Sigogne vers le milieu du XVIIIe siècle. Sous la Révolution française, son successeur meurt sous la guillotine, et la maison change plusieurs fois de propriétaire avant d'être donnée en 1804 à Bernardin de Saint-Pierre pour éteindre une dette de famille. L'écrivain, connu surtout pour Paul et Virginie, habite les dix dernières années de sa vie dans l'ancien presbytère. La municipalité le rachète en 1834[6].
  • Source du rû, rue de la Fontaine : Cette source réputée jusqu'au début du XXe siècle pour sa bonne qualité se situe dans un local sous la rue. L'eau alimente ensuite un lavoir, avant de disparaître dans une canalisation enterrée le long de la rue du Rû, s'écoulant vers l'Oise[6].
  • Maison des pêcheurs, 24 rue de la Fontaine : Cette maison construite derrière une guinguette des bords de l'Oise était destiné aux pêcheurs du dimanche parisien, profitant de la proximité d'avec la gare. Le rez-de-chaussée et l'étage contiennent à l'origine des pièces à accès individuel, ceux de l'étage étant accesibble par un balcon extérieur[6].
  • Portail de l'ancien château, 6 rue de Saint-Ouen-l'Aumône : Les deux piliers carrés du portail sont le dernier vestige du château des d'Alesso du milieu du XVIe siècle. Du fait que le seigneur est appelé en Martinique par le roi Louis XIV, l'entretien du château est négligé, et il s'effondre avant la Révolution. Le parc a été morcelé, et son site est aujourd'hui traversée par une route. Les dépendances du château subsistent encore en partie[6].
  • Mairie, 170 rue Nationale : Elle est installée dans l'ancienne demeure de M. Moreau, maire d'Éragny décédé en 1895 au cours de son mandat. La maison est ultérieurement acquise par la papeterie Grillet-et-Féau, qui la subdivise pour y loger ses directeurs. Ce n'est qu'après la cessation d'activités de l'usine que la municipalité rachète la propriété pour y installer sa mairie. Face à l'afflux de nouveaux habitants, l'ancienne mairie-école de 1899 est en effet devenue insuffisante. Le parc de la mairie est ouvert à la promenade pour tous. Il contient encore le premier château d'eau de la papeterie, s'étant vite avéré trop petit[6].
  • Ancienne mairie-école, route Nationale : Ce bâtiment en pierre de taille à un étage est bordé par une unique aile latérale, ayant accueilli l'école des garçons. Le conseil municipal avait longtemps hésité entre un emplacement au centre du village ancien et le quartier nouveau le long de la route Nationale[6].
  • Église St Pie X : Elle a été construite à la fin des années 1950 pour remplacer l'église précédente, entièrement détruite pendant la Seconde Guerre mondiale.
  • Écurie de l'armée, clos du Manège : Sous l'appellation de dépôt de Remonte, l'armée de terre entretenait à Éragny un haras composé de sept écuries identiques, construit au début du XXe siècle. Le dépôt cesse de fonctionner dès 1918 lors de la mise en service des casernes de Pontoise. L'une de ces écuries est aujourd'hui utilisée par un cercle hippique[6].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Le théâtre de l'Usine.

Installé dans une ancienne usine de papeterie dans le quartier de la gare en 1978, Hubert Jappelle (metteur en scène, comédien et graphiste) créé le Théâtre de l'Usine. Aujourd'hui ce théâtre, géré et animé par la compagnie Hubert Jappelle est un lieu de création artistique dédié aux œuvres du répertoire offrant des pièces de théâtre pour comédiens et marionnettes[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Éragny

Les armes d'Éragny se blasonnent ainsi :

d'azur au sautoir d'or accompagné en chef d'une fleur de lys du même, aux flancs de deux limaçons d'argent posés en pal et affrontés par leur pied, en pointe d'une boucle d'Oise stylisée du même ; sur le tout de sinople aux deux palmes stylisées adossées aussi d'argent, soutenues d'une fasce ondée en barre et alésée du même[8]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes d'Éragny sur Géoportail.
  2. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  3. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. a, b, c, d, e, f et g Jean Aubert, Gondret, Jean Lacassy, M. Lefèvre, Yves Mâchefert-Tassin, M. Mélique et Valérie Jacquemin, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Éragny », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 135-139 (ISBN 2-84234-056-6).
  7. Compagnie Hubert Jappelle / Théâtre de l'Usine
  8. La fasce en barre est une aberration totale (une telle figure prendrait tout simplement le nom de barre). La forme figurée sur l'écu en abîme n'est en rien une fasce. Est-ce aussi un bout d'Oise ?