Niederbronn-les-Bains

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Niederbronn-les-Bains
L'ancien Bureau central (De Dietrich) et le Falkensteinerbach
L'ancien Bureau central (De Dietrich) et le Falkensteinerbach
Blason de Niederbronn-les-Bains
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Haguenau
Canton Niederbronn-les-Bains
(chef-lieu)
Intercommunalité C.C. du Pays de Niederbronn-les-Bains
Maire
Mandat
Frédéric Reiss
2008-2014
Code postal 67110
Code commune 67324
Démographie
Population
municipale
4 366 hab. (2010)
Densité 139 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 02″ N 7° 38′ 41″ E / 48.9506, 7.644748° 57′ 02″ Nord
       7° 38′ 41″ Est
/ 48.9506, 7.6447
  
Altitude Min. 192 m — Max. 581 m
Superficie 31,4 km2
Localisation

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Niederbronn-les-Bains

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Niederbronn-les-Bains

Niederbronn-les-Bains est une commune française, située dans le département du Bas-Rhin et la région Alsace.

La commune fait partie du Parc naturel régional des Vosges du Nord. Niederbronn les Bains est une ville thermale et accueille de nombreux touristes et curistes.

Sommaire

Géographie [modifier]

La localité est traversée dans toute sa longueur par le Falkensteinerbach, un sous-affluent du Rhin.

Histoire [modifier]

Préhistoire et Antiquité [modifier]

Les premières traces de l'occupation par l'Homme remontent probablement à la préhistoire à partir de l'époque celtique, comme l'attestent les vestiges du camp situé dans le massif du Wintersberg ainsi que des inscriptions dédiées au dieu Voségus.

Des fouilles archéologiques successives ont établi l'existence d'une cité romaine entre le Ier siècle et le IVe siècle de l'ère chrétienne, avec des installations thermales d'envergure. Les bains romains ont certainement connu une activité importante jusqu'aux invasions barbares du Ve siècle, comme en témoignent les centaines de pièces de monnaie romaine qui ont été retrouvées lors du curage de la source.

Les restes d’un oppidum au Ziegenberg sur le massif du Grand Wintersberg, sont parfaitement visibles et attestent de la présence des triboques dans la région.

La présence de sources d'eaux minérales, dont la source « romaine » a incité les romains à créer une cité dès le Ier siècle[1].

Vers l'an 90 un groupe de la VIIIe légion ancrée à Argentoratum surveillait la vallée du Falkensteinbach à partir d'un rocher en grès vosgien appelé le Wachfels (le rocher de veille) sur le site de l'actuel château du Wasenbourg. Les romains y ont construit un temple dédié à Mercure. On peut encore y lire l'épigraphe suivant: "DEO MERCURIO ATTEGIAM . TEGULICIAM COMPOSITAM . SEVERINIUS SATULLINUS C. F. EX . VOTO POSUIT L. L. M." traduit ainsi: "Severinius Satullinus, fils de Caïus, a, en exécution d'un vœu librement fait, élevé et consacré ce petit édifice en tuiles au Dieu Mercure comme monument." Le site romain a probablement été abandonné lors de l'invasion des Huns après 451.

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Moyen Âge [modifier]

Durant le Moyen Âge, on continue de prendre les eaux, mais dans des cuves chez l'habitant.

De la Renaissance au XVIIIe siècle [modifier]

Les bains vont connaître une nouvelle période de prospérité à la fin du XVIe siècle avec Philippe V de Hanau-Lichtenberg qui procède à la construction d'une maison des bains, au recaptage de la source et à la première analyse des eaux. Cette initiative permet rapidement de faire reconnaître, de manière unanime, les effets bienfaisants des sources.

C’est à la même époque que la Réforme est introduite en Alsace et à Niederbronn-les-Bains, qui permet aux deux confessions catholique et protestante de célébrer leurs offices religieux dans la même église, et ce jusqu'à la fin du XIXe siècle. La guerre de Trente Ans amène son lot de misère et de ruines avec la destruction de la ville et des thermes.

La Révolution française et l’Empire [modifier]

De la Restauration à la Guerre de 1870 [modifier]

Le cimetière de la ville abrite la tombe du premier soldat français tombé lors de la guerre de 1870. Il s'agit du sous-lieutenant Claude Pagnier, un garde-frontière qui a ouvert le feu sur une patrouille prussienne au premier jour des hostilités. Sa tombe porte la cocarde du Souvenir français.

En juillet 2008, la tombe était en état très délabré : la stèle présentait trois gros éclats et la croix qui la surmonte avait une branche de cassée. Le Conseil Général 67 a inventorié les tombes du conflit et entreprit leurs rénovations. L'été 2010, celle du sous-lieutenant Claude Pagnier était rénovée par la section locale de l'association.

La période allemande : 1871-1918 [modifier]

Comme les autres communes d'Alsace et de l'actuel département de la Moselle, Niederbronn est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Alsaciens se battent pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tomberont au champ d'honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest. Sujets loyaux de l'Empereur, ils accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée. "Bad Niederbronn" redevient française en 1918.

Le retour à la France et la Seconde Guerre mondiale [modifier]

L'après-guerre [modifier]

Héraldique [modifier]

Blason de Niederbronn-les-Bains

Les armes de Niederbronn-les-Bains se blasonnent ainsi :
« D'azur au bassin d'or dans lequel tombe un jet d'eau d'argent issu d'une nuée du même mouvant du canton dextre du chef, dont l'eau aussi d'argent s'écoule en pointe par une ouverture au bas du bassin. »[2].
Autre blasonnement : « D'azur, canton à nuée avec cours d'eau le tout d'argent qui s'écoule dans un puits d'or avec évacuation d'eau d'argent vers le bas. »[3].

Administration [modifier]

En 2012, la commune de Niederbronn-les-Bains a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[4]. ( @ en 2008, @@ en 2009/2010, @@@ en 2011 & 2012/2013 )

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1860[5] 1861 de Dietrich (fils)    
1861[6]   Graeter    
1867[7]   de Dietrich    
    Emile Osswald    
1953 1971 Nicolas Henrich   Chef de service société de Dietrich, conseiller général
1971 1977 Michel Nussbaum    
1977 1995 Alfred Pfalzgraf RPR Adjoint DRH société de Dietrich, conseiller général
1995 2008 Frédéric Reiss UMP Professeur de mathématiques, député
mars 2008 en cours Frédéric Reiss[8] UMP Professeur de mathématiques, député
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

Évolution démographique
(Source : Insee[9])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008
4069 4401 4455 4446 4372 4319 4402
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

population provisoire pour 2005 : 4 329 [10]

Lieux et monuments [modifier]

Personnalités liées à la commune [modifier]

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Association d'Alsace pour la conservation des monuments napoléoniens, De Niederbronn à Lembach : histoire, sites, monuments, Y. Bonnel, 1986, 110 p. (ISBN 2-904701-05-2)
  • Paul Gerbod, « Niederbronn, station thermale alsacienne de 1800 à 1939 », in Revue d'Alsace, no 111, 1985, p. 99-110
  • Groupe Mémoire, Niederbronn-les-Bains : aux sources de la mémoire (ouvrage collectif réalisé avec la participation de la commune de Niederbronn-les-Bains), Carré blanc, Strasbourg, 2007, 240 p. (ISBN 2-84488-099-1)
  • Edmond Jung, Niederbronn antique, E. Jung, Engwiller, 1994, 21 p.
  • Kuhn (Dr), Histoire de Niederbronn, Res Universis, Paris, 1991, 187 p. (ISBN 2-87760-533-7) (réédition de l'éd. de 1866)
  • Jean Kuhn, Les Eaux de Niederbronn : description physique et médicale de cet établissement de bains, Berger Levrault, V. Masson, 1860, (3e éd.)
  • Francine Maggay, Les thermes de Niederbronn de l'antiquité au XVIIIe siècle, Université de Strasbourg, 1989, 222p. (thèse de Médecine)
  • Charles Matthis, « La Préhistoire de Niederbronn en Alsace », in Bulletin de la Société préhistorique française (Vve E. Monnoyer, Le Mans), 27 juillet 1911, 16 p.
  • Michel Rauch, Ginette Rohmer (et al.), Balades enchantées à Niederbronn-les-Bains, Carré blanc, Strasbourg, 1998, 223 p. (ISBN 2-84488-000-2)

Liens externes [modifier]

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Notes et références [modifier]

  1. P. Prevost-Bouré, Revue Les Vosges, n°2/09 p.7, 2009.
  2. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr. Consulté le 24 mai 2009.
  3. Bernard Schmitt, « Les armoiries du canton de Niederbronn-les-Bains », sur http://reichshoffen.free.fr. Consulté le 28 mai 2009.
  4. Toutes les villes labellisées Ville Internet depuis 1999 sur le site officiel de l'association. Consulté le 6/03/2013.
  5. Nomination publiée au B.O. du Ministère de l'Intérieur 1860-9. Texte sur BNF Gallica
  6. Nomination publiée au B.O. du Ministère de l'Intérieur 1861-8. Texte sur BNF Gallica
  7. Nomination publiée au B.O. du Ministère de l'Intérieur 1867-4. Texte sur BNF Gallica
  8. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  9. Niederbronn-les-Bains sur le site de l'Insee
  10. source : Insee, enquête annuelle
  11. Notice no PA00084830, base Mérimée, ministère français de la Culture Ruines du château de Wasenbourg
  12. Notice no IA67005214, base Mérimée, ministère français de la Culture Tribunal, Musée dit maison de l'Archéologie
  13. Inventaire général du patrimoine culturel Notice no IA67005213, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Notice no PA00085300, base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue
  15. Inventaire général du patrimoine culturel Notice no IA67005240, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Notice no PA00085295, base Mérimée, ministère français de la Culture Ancienne usine d'électricité
  17. Notice no IA67005243, base Mérimée, ministère français de la Culture usine métallurgique dite usine de Dietrich
  18. Notice no IA67005244, base Mérimée, ministère français de la Culture usine métallurgique, forge de Jaegerthal
  19. Notice no IA67005238, base Mérimée, ministère français de la Culture Moulin Graumuhle, puis scierie
  20. Notice no IA67005241, base Mérimée, ministère français de la Culture Moulin à papier de la Liesclamm Amont
  21. Notice no IA67005242, base Mérimée, ministère français de la Culture Moulin à papier de la Liesclamm Aval, puis scierie
  22. Notice no IA67005254, base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière de catholiques, de protestants