Niederbronn-les-Bains

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Niederbronn-les-Bains
L'ancien Bureau central (De Dietrich) et le Falkensteinerbach.
L'ancien Bureau central (De Dietrich) et le Falkensteinerbach.
Blason de Niederbronn-les-Bains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Haguenau
Canton Niederbronn-les-Bains
(chef-lieu)
Intercommunalité C.C. du Pays de Niederbronn-les-Bains
Maire
Mandat
Anne Guillier
2014-2020
Code postal 67110
Code commune 67324
Démographie
Gentilé Niederbronnois
Population
municipale
4 339 hab. (2011)
Densité 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 02″ N 7° 38′ 41″ E / 48.9506, 7.6447 ()48° 57′ 02″ Nord 7° 38′ 41″ Est / 48.9506, 7.6447 ()  
Altitude Min. 192 m – Max. 581 m
Superficie 31,4 km2
Localisation

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Niederbronn-les-Bains

Niederbronn-les-Bains est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

La commune fait partie du Parc naturel régional des Vosges du Nord.

Niederbronn-les-Bains est une ville thermale qui accueille de nombreux touristes et curistes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La localité est traversée dans toute sa longueur par le Falkensteinerbach, un sous-affluent du Rhin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Les premières traces de l'occupation par l'Homme remontent probablement à la préhistoire à partir de l'époque celtique, comme l'attestent les vestiges du camp situé dans le massif du Wintersberg ainsi que des inscriptions dédiées au dieu Voségus.

Des fouilles archéologiques successives ont établi l'existence d'une cité romaine entre le Ier siècle et le IVe siècle de l'ère chrétienne, avec des installations thermales d'envergure. Les bains romains ont certainement connu une activité importante jusqu'aux invasions barbares du Ve siècle, comme en témoignent les centaines de pièces de monnaie romaine qui ont été retrouvées lors du curage de la source.

Les restes d’un oppidum au Ziegenberg sur le massif du Grand Wintersberg, sont parfaitement visibles et attestent de la présence des Triboques dans la région.

La présence de sources d'eaux minérales, dont la source « romaine », a incité les Romains à créer une cité dès le Ier siècle[1].

Vers l'an 90, un groupe de la VIIIe légion ancrée à Argentoratum surveillait la vallée du Falkensteinbach à partir d'un rocher en grès vosgien appelé le Wachfels (le rocher de veille) sur le site de l'actuel château du Wasenbourg. Les Romains y ont construit un temple dédié à Mercure. On peut encore y lire l'épigraphe suivant : "DEO MERCURIO ATTEGIAM . TEGULICIAM COMPOSITAM . SEVERINIUS SATULLINUS C. F. EX . VOTO POSUIT L. L. M." traduit ainsi : « Severinius Satullinus, fils de Caïus, a, en exécution d'un vœu librement fait, élevé et consacré ce petit édifice en tuiles au Dieu Mercure comme monument. » Le site romain a probablement été abandonné lors de l'invasion des Huns après 451.

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Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Durant le Moyen Âge, on continue de prendre les eaux, mais dans des cuves chez l'habitant.

De la Renaissance au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Les bains vont connaître une nouvelle période de prospérité à la fin du XVIe siècle avec Philippe V de Hanau-Lichtenberg qui procède à la construction d'une maison des bains, au recaptage de la source et à la première analyse des eaux. Cette initiative permet rapidement de faire reconnaître, de manière unanime, les effets bienfaisants des sources.

C’est à la même époque que la Réforme est introduite en Alsace et à Niederbronn-les-Bains, qui permet aux deux confessions catholique et protestante de célébrer leurs offices religieux dans la même église, et ce jusqu'à la fin du XIXe siècle. La guerre de Trente Ans amène son lot de misère et de ruines avec la destruction de la ville et des thermes.

La Révolution française et l’Empire[modifier | modifier le code]

De la Restauration à la Guerre de 1870[modifier | modifier le code]

Le chemin de fer desservit la commune dès 1864, avec la mise en service de la gare de Niederbronn, sur la ligne de Haguenau à Hargarten - Falck, photographiée ici dans les années 1920.

Le cimetière de la ville abrite la tombe du premier soldat français tombé lors de la guerre franco-allemande de 1870. Il s'agit du sous-lieutenant Claude Pagnier, un garde-frontière qui a ouvert le feu sur une patrouille prussienne au premier jour des hostilités. Sa tombe porte la cocarde du Souvenir français.

En juillet 2008, la tombe était en état très délabré : la stèle présentait trois gros éclats et la croix qui la surmonte avait une branche de cassée.

Le Conseil général 67 a inventorié les tombes du conflit et entreprit leurs rénovations. L'été 2010, celle du sous-lieutenant Claude Pagnier était rénovée par la section locale de l'association.

La période allemande : 1871-1918[modifier | modifier le code]

Comme les autres communes d'Alsace et de l'actuel département de la Moselle, Niederbronn est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Alsaciens se battent pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tomberont au champ d'honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest. Sujets loyaux de l'Empereur, ils accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée. "Bad Niederbronn" redevient française en 1918.

Le retour à la France et la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Niederbronn-les-Bains

Les armes de Niederbronn-les-Bains se blasonnent ainsi :
« D'azur au bassin d'or dans lequel tombe un jet d'eau d'argent issu d'une nuée du même mouvant du canton dextre du chef, dont l'eau aussi d'argent s'écoule en pointe par une ouverture au bas du bassin. »[2].
Autre blasonnement : « D'azur, canton à nuée avec cours d'eau le tout d'argent qui s'écoule dans un puits d'or avec évacuation d'eau d'argent vers le bas. »[3].

Administration[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune de Niederbronn-les-Bains a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[4]. ( @ en 2008, @@ en 2009/2010, @@@ en 2011 & 2012/2013 )

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1860[5] 1861 de Dietrich (fils)    
1861[6]   Graeter    
1867[7]   de Dietrich    
    Emile Osswald    
1953 1971 Nicolas Henrich   Chef de service société de Dietrich, conseiller général
1971 1977 Michel Nussbaum    
1977 1995 Alfred Pfalzgraf RPR Adjoint DRH société de Dietrich, conseiller général
1995 2014 Frédéric Reiss UMP Professeur de mathématiques, député
2014 en cours Anne Guillier[8]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 339 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 542 1 438 1 952 2 315 2 467 2 680 2 922 3 071 3 224
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
3 319 3 203 3 391 3 194 3 176 3 161 3 132 3 029 2 984
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 056 3 120 3 323 3 131 3 088 3 350 3 501 3 491 3 701
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4 074 4 407 4 461 4 446 4 372 4 319 4 329 4 387 4 366
2011 - - - - - - - -
4 339 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10])
Histogramme de l'évolution démographique

population provisoire pour 2005 : 4 329 [11]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Association d'Alsace pour la conservation des monuments napoléoniens, De Niederbronn à Lembach : histoire, sites, monuments, Y. Bonnel, 1986, 110 p. (ISBN 2-904701-05-2)
  • Paul Gerbod, « Niederbronn, station thermale alsacienne de 1800 à 1939 », in Revue d'Alsace, no 111, 1985, p. 99-110
  • Groupe Mémoire, Niederbronn-les-Bains : aux sources de la mémoire (ouvrage collectif réalisé avec la participation de la commune de Niederbronn-les-Bains), Carré blanc, Strasbourg, 2007, 240 p. (ISBN 2-84488-099-1)
  • Edmond Jung, Niederbronn antique, E. Jung, Engwiller, 1994, 21 p.
  • Kuhn (Dr), Histoire de Niederbronn, Res Universis, Paris, 1991, 187 p. (ISBN 2-87760-533-7) (réédition de l'éd. de 1866)
  • Jean Kuhn, Les Eaux de Niederbronn : description physique et médicale de cet établissement de bains, Berger Levrault, V. Masson, 1860, (3e éd.)
  • Francine Maggay, Les thermes de Niederbronn de l'antiquité au XVIIIe siècle, Université de Strasbourg, 1989, 222p. (thèse de Médecine)
  • Charles Matthis, « La Préhistoire de Niederbronn en Alsace », in Bulletin de la Société préhistorique française (Vve E. Monnoyer, Le Mans), 27 juillet 1911, 16 p.
  • Michel Rauch, Ginette Rohmer (et al.), Balades enchantées à Niederbronn-les-Bains, Carré blanc, Strasbourg, 1998, 223 p. (ISBN 2-84488-000-2)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. P. Prevost-Bouré, Revue Les Vosges, n°2/09 p.7, 2009.
  2. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le )
  3. Bernard Schmitt, « Les armoiries du canton de Niederbronn-les-Bains », sur http://reichshoffen.free.fr (consulté le )
  4. Toutes les villes labellisées Ville Internet depuis 1999 sur le site officiel de l'association. Consulté le 6/03/2013.
  5. Nomination publiée au B.O. du Ministère de l'Intérieur 1860-9. Texte sur BNF Gallica
  6. Nomination publiée au B.O. du Ministère de l'Intérieur 1861-8. Texte sur BNF Gallica
  7. Nomination publiée au B.O. du Ministère de l'Intérieur 1867-4. Texte sur BNF Gallica
  8. [PDF] [1]
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  11. source : Insee, enquête annuelle
  12. « Notice no PA00084830 », base Mérimée, ministère français de la Culture Ruines du château de Wasenbourg
  13. « Notice no IA67005214 », base Mérimée, ministère français de la Culture Tribunal, Musée dit maison de l'Archéologie
  14. Inventaire général du patrimoine culturel « Notice no IA67005213 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Notice no PA00085300 », base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue
  16. Inventaire général du patrimoine culturel « Notice no IA67005240 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Notice no PA00085295 », base Mérimée, ministère français de la Culture Ancienne usine d'électricité
  18. « Notice no IA67005243 », base Mérimée, ministère français de la Culture usine métallurgique dite usine de Dietrich
  19. « Notice no IA67005244 », base Mérimée, ministère français de la Culture usine métallurgique, forge de Jaegerthal
  20. « Notice no IA67005238 », base Mérimée, ministère français de la Culture Moulin Graumuhle, puis scierie
  21. « Notice no IA67005241 », base Mérimée, ministère français de la Culture Moulin à papier de la Liesclamm Amont
  22. « Notice no IA67005242 », base Mérimée, ministère français de la Culture Moulin à papier de la Liesclamm Aval, puis scierie
  23. « Notice no IA67005254 », base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière de catholiques, de protestants