Luz-Saint-Sauveur

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Luz-Saint-Sauveur
Le village de Luz-Saint-Sauveur
Le village de Luz-Saint-Sauveur
Blason de Luz-Saint-Sauveur
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Argelès-Gazost
Canton Luz-Saint-Sauveur
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Toy
Maire
Mandat
Laurent Grandsimon
2014-2020
Code postal 65120
Code commune 65295
Démographie
Gentilé Luzéens
Population
municipale
980 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 52′ 21″ N 0° 00′ 02″ O / 42.8725, -0.00055555555555642° 52′ 21″ Nord 0° 00′ 02″ Ouest / 42.8725, -0.000555555555556  
Altitude Min. 677 m – Max. 3 194 m
Superficie 50,38 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Luz-Saint-Sauveur en français et Lus e Sent Sauvaire en occitan, est une commune française du département des Hautes-Pyrénées, dans la région Midi-Pyrénées. Longtemps dénommée simplement Luz, la ville a pris son nom actuel de Luz-Saint-Sauveur le 9 avril 1962[1]. Ses habitants se nomment les luzéens.

« Charmante vieille ville (...) délicieusement située dans une profonde vallée triangulaire. Trois grands rayons de jour y entrent par les trois embrasures des trois montagnes. Quand les miquelets et les contrebandiers espagnols arrivaient d'Aragon par la Brèche de Roland, ils apercevaient tout à coup à l'extrémité de la gorge obscure une grande clarté, comme est la porte d'une cave à ceux qui sont dedans. Ils se hâtaient et trouvaient un gros bourg éclairé de soleil et vivant. Ce bourg, ils l'ont nommé Lumière, Luz », Victor Hugo.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Bastan en limite de Luz-Saint-Sauveur et d'Esquièze-Sère.

Commune située dans les Pyrénées (Hautes-Pyrénées)

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

Luz et Villenave ont été réunies en 1823 et agrandies des hameaux d’Ayrues dépendant de Sassis, de Sia et de Trimbareilles dépendant de Sazos, de Saussa et de Héas, dépendant d'Esquièze[2]. Autre hameau de la commune : les Astès. La station thermale de Saint Sauveur constitue aussi un quartier distinct.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Luz-Saint-Sauveur et des proches communes.
Communes limitrophes de Luz-Saint-Sauveur
Sassis Esquièze-Sère Esterre
Sazos Luz-Saint-Sauveur Viella,
Betpouey
Cauterets Gèdre Barèges,
Aragnouet

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Luz-Saint-Sauveur est traversée par le gave de Gavarnie (autre nom du gave de Pau) et le Bastan qui se rejoignent au nord-ouest du village. Luz s'est bâtie sur le cône de déjections morainiques du torrent de l'Yse, qui rejoint le Bastan au niveau de la ville.

Le Bugarret, affluent droit du gave de Gavarnie, prend sa source sur la commune.

De tous temps, l'histoire de la ville (et des villages environnants) a été marquée par des inondations destructrices mais sans perte humaine, qui grâce aux travaux successifs entrepris en amont (digue sur la rive gauche du Bastan décidée en 1905, barrages) sont aujourd'hui relativement maîtrisées :

  • juin 2013 : suite à de fortes pluies, des inondations catastrophiques ont causé des dégâts considérables, dont des maisons emportées[3]
Article détaillé : Crue du 18 juin 2013 en pays Toy.
  • octobre 1937 : grande crue de 30 m3/s du Bastan provoquée par de fortes chutes de neige prématurées, sur laquelle tombe une énorme quantité d'eau, adoucie par un vent du sud particulièrement saharien. Le gave de Gavarnie déborde également et provoque de sérieux dégâts à l'usine hydroélectrique de Luz ;
  • juillet 1897 : deux jours de pluie continue sur les neiges encore présentes sur les hauteurs provoquent la fonte rapide de ces dernières. Une crue exceptionnelle s'ensuit, le Bastan roulant d'énormes blocs de pierre. La route Barèges-Luz est emportée sur plusieurs kilomètres, ainsi que la conduite d'eau des thermes de Barzun, qui alimentait le nouvel établissement thermal situé au centre de Luz ; celui-ci ne sera jamais plus utilisé et bientôt détruit ;
  • 1788 : une digue naturelle à Héas cède sous la pression des eaux ; l'énorme vague formée par les flots du lac dévale sur Luz : le pont de Saint-Sauveur est emporté, beaucoup de dégâts sont constatés dans les propriétés riveraines, la plupart des ponts en aval sont fortement endommagés.
  • 20 et 21 juin 1765 ;
  • 18 décembre 1765 ;
  • 4 juin 1762 : crue du Bastan, provoquée par le débordement du lac d'Oncet (avalanches cassant la glace épaisse qui le recouvrait) ;
  • septembre 1751 : grande crue qui emporte le Pont de Pescadère, construit en 1736 ;
  • 2 juillet 1678 : des pluies torrentielles font enfler le Bastan dans des proportions telles qu'il sort de son lit et en ravage les rives jusqu'à Luz.

Sismologie[modifier | modifier le code]

Toute la vallée de Luz (et plus largement l'ensemble des Pyrénées) se situe dans une zone fortement sensible aux tremblements de terre, dont le plus terrible (intensité MSK=VIII-IX) a été ressenti le 21 juin 1660 dans une zone comprise entre Saint-Savin, Bagnères-de-Bigorre et Luz et a occasionné de gros dégâts dans la région, une douzaine de victimes ainsi qu'un certain nombre de changements naturels (chaos, nouveaux lacs naturels) en montagne. D'une expansion de plus de quatre cents kilomètres, il a ainsi pu être perçu jusqu'en VendéeLouis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche dont l’union venait d’être célébrée ont été les témoins.

Plusieurs fois par an, de petits tremblements de terre dont l'épicentre est plus lointain se font ressentir : leur magnitude est en général comprise entre 2 et 2,5 avec cependant quelques séismes plus rares approchant une magnitude de 5 sur l'échelle de Richter. Ainsi, un tremblement de terre de magnitude 4,9, dont l'épicentre était très proche de Luz (latitude 43°02'10 N et longitude 0°1'30 E) s'est produit le 17 novembre 2006 à 19h19 (18h19 TU)[4] sans causer de dégât à Luz. Un autre tremblement de terre a été enregistré le 1er avril 2010, avec une magnitude de 4,3 sur l'échelle de Richter et un épicentre au sud-est de Tarbes (latitude 43,01 N et longitude 0,31 E)[5].

Panorama de Luz St-Sauveur

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gascogne.
Article détaillé : Bigorre.
Article détaillé : Pays Toy.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Tiercé en fasce de gueules, d'azur et de sinople, au peuplier arraché d'or brochant sur le tout, adextré d'une brebis contournée paissante d'argent et senestré d'une vache passante du même, posés sur la ligne de partition entre le 2 et les 3[6].
Commentaires : Ce blason est officiel (vérifié auprès de la mairie).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1941 Jules Camarot    
1941 1944      
1944 1945 Jules Camarot   Président du comité local de libération
1947 1965 Eugène Lons    
1965 1977 Pierre Foyer    
1977 2005 Claude Massoure PS Conseiller général
2005 avril 2014 Alain Lescoules PS  
avril 2014 en cours Laurent Grandsimon PRG Président de la Communauté de communes du Pays Toy
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée à Luz-Saint-Sauveur.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 980 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 884 1 750 1 867 2 100 2 357 2 678 2 640 1 688 1 642
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 716 1 641 1 671 1 512 1 484 1 554 1 514 1 507 1 504
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 509 1 518 1 525 1 503 1 522 1 292 1 138 1 066 1 891
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 239 1 104 1 040 1 159 1 173 1 098 1 077 1 070 1 014
2011 - - - - - - - -
980 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Quelques données officielles[10] permettent de mieux comprendre l'activité de la ville (commerces, services publics, pôle touristique, très peu d'agriculture)

  • Taux d'activité (population en âge de travailler, ayant un emploi en 2004) : 75,2 %
  • Le chômage touche 5,5 % de la population active totale (vs 7,5 % en 1999)
  • Les actifs occupés représentent 43,5 % de la population totale ; les retraités en représentent 29,4 %
  • Type d'activité : 76 % emploi salarié, 19 % fonction publique, 35 % emploi précaire (CDD, stages, intérim, apprentissage, contrats aidés) et… 4 agriculteurs
  • Activité saisonnière : 192 emplois saisonniers sur le pôle touristique de Luz durant l’été 2005.
  • Localisation : 70 % travaillent et résident à Luz
  • 5,2 % de la population est scolarisée
  • Niveau d'études de la population non scolarisée : 9,5 % n'ont aucun diplôme, 33 % ont au moins le baccalauréat ou un brevet professionnel et 4,4 % ont un diplôme de l'enseignement supérieur

La zone d'activité de Souscatets comprend :

Un casino présent historiquement dans la ville et récemment rénové proposait une boule et 40 machines à sous et employait 18 personnes. Il a été fermé pour raison économique le 16 août 2006.

En raison de son activité touristique été comme hiver, la ville dispose au total d'un nombre élevé de services parmi lesquels : bureau de poste, perception, collège et écoles primaires, centre médical, gendarmerie, banques, supermarchés et quatre campings.

Une campagne de publicité dans le métro parisien sur le thème « Depuis Luz, vous embrassez les Pyrénées » a eu lieu en juillet 2006. Une nouvelle campagne d'affichage métro a eu lieu en mai 2010.

De 1901 à 1939, Luz-Saint-Sauveur a été reliée à Pierrefitte-Nestalas par le tramway Pierrefitte – Cauterets – Luz.

Culture[modifier | modifier le code]

  • Tous les étés, au mois de juillet, a lieu le festival Jazz à Luz[11] qui, en complément des concerts officiels se déploie dans tous les bars de la ville. Cet événement intéresse beaucoup de touristes venant de différents pays (essentiellement espagnols mais il est possible de croiser des anglais).
  • La radio Fréquence Luz[12] a été créée en novembre 2000 sur une initiative conjointe de la mairie et de la Maison de la vallée, c'est une radio de catégorie A non commerciale et de type associatif. Fréquence Luz émet tous les jours en direct de 8 h30 à 10 h, de 12 h à 13 h et de 17h30 à 19h. Elle est labellisée Radio du Pays des Vallées des Gaves et émet aussi à Cauterets et dans les vallées d'Argelès, Lourdes et d'Azun.
  • Né dans le pays Toy en 1888, « l'Orphéon » a marqué au fil des années de son empreinte la tradition de la région : tous originaires du village, ses 29 artistes interprètent le plus souvent en patois en France et à l'étranger les chants montagnards et traditionnels[13]. Nombre de représentations ont eu lieu en 2008 pour célébrer les 120 ans de cette chorale, et en particulier une messe exceptionnelle le 9 novembre 2008 en l'église de Gèdre[14], en la présence de Mgr Lacrampe, archevêque de Besançon. Un nouveau CD a également été produit cette année[Laquelle ?], et le journal de 13h de TF1 leur a consacré un reportage de quelques minutes le 5 janvier 2009[15].

Travail de mémoire intergénérationnel avec les scolaires.

Sports[modifier | modifier le code]

La station de ski Luz-Ardiden[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Luz-Ardiden.

La station de ski a été imaginée en 1966 par les élus locaux de cinq communes : Luz-Saint-Sauveur, Grust, Sazos, Sassis et Viscos. Les travaux ont commencé avec l’ouverture de la route depuis Grust en 1970. La première ouverture de la station a eu lieu le 16 janvier 1975 sur le site du Béderet avec deux téléskis. Le secteur d’Aulian a été ouvert la saison suivante avec les téléskis Turon 1 et Pourtère 1 et 2.

Située à 12 kilomètres du centre-ville, Luz-Ardiden (altitude 1700–2500 m) s'étend aujourd'hui sur un domaine de 110 hectares et propose 60 kilomètres de pistes balisées tous niveaux ainsi que les équipements les plus modernes (deux télésièges débrayables 6 places, 105 canons à neige, un tapis pour débutants de 135 mètres de long, un snowpark au label AFS). Un accident mortel viendra toutefois l'endeuiller (6 morts, 87 blessés) le 1er mars 1987[16]. La rupture du massif d'ancrage du pylône d'arrivée de la gare du télésiège de la Caperette, inauguré en début de saison, avait projeté au sol une cinquantaine de nacelles. Cet accident ainsi que celui de Vaujany a fait évoluer la réglementation concernant la maîtrise d'œuvre des remontées mécaniques (nouveau règlement du 17 mai 1989)[17].

Un investissement de 6,3 millions d'euros sur 8 ans a été mis en place en 2005 afin de moderniser la station (réserve d'eau pour l'enneigement, piste de compétition et piste de promenade).

Cette station employait 110 personnes (en saison) en 2002. Elle s'est associée à 6 autres stations des Pyrénées pour créer N'PY[18] et offrir ainsi un meilleur service aux skieurs.

Le Tour de France : agonie et triomphe des plus grands.[modifier | modifier le code]

Le Tour de France fait régulièrement étape à Luz, et la longue montée (Hors catégorie) à la station de ski de Luz-Ardiden en fait une étape très convoitée depuis sa première apparition au programme du Tour en 1985 et la rude bataille qu'y mena Bernard Hinault pour conserver son maillot jaune. Après le calvaire de Bernard Hinault, c’est Claudio Chiappucci qui y connut le purgatoire, lui aussi vêtu du maillot jaune, en 1990 : après la charge de Greg LeMond, il ne lui restait plus que 5 secondes d’avance au classement général, tandis que Miguel Indurain venait de remporter la seconde étape de montagne de sa carrière, victoire qui annonçait une domination sans partage sur la tour pendant les cinq années suivantes. Quatre ans plus tard, c’est à Luz-Ardiden que commençait, avec une première victoire d’étape après une longue échappée solitaire, le destin montagnard de Richard Virenque qui y gagna sa réputation de grimpeur, en 1994. Lors de l’édition 2003 avec un classement général serré comme jamais pour le texan, Lance Armstrong sut se relever d'une brève défaillance, d'une pédale cassée et d’une chute dans la montée pour revenir sur Jan Ullrich, son dauphin de quelques secondes, avant de s’imposer au sommet et consolider son maillot jaune. Le village est le point de départ de l'ascension du col du Tourmalet, le Tour de France passe donc également par Luz pour escalader ce col prestigieux.

Randonnées pédestres[modifier | modifier le code]

Le village de Luz-Saint-Sauveur est le point de départ pour de nombreuses randonnées car il se trouve au carrefour de plusieurs vallées : la vallée de Luz, la vallée de Barèges et la vallée de Gavarnie. En voiture, Barèges est à une vingtaine de minutes et Gavarnie environ à une demi-heure, permettant de visiter la zone du Néouvielle du côté de Barèges ou d'aller randonner dans les cirques de Gavarnie et de Troumouse. En été, Cauterets est accessible via Pierrefitte-Nestalas en moins d'une heure.

De nombreuses randonnées sont également possibles sans trop s'éloigner du village : lac de Bastampe, Pic de Viscos, lacs d'Ardiden, Pic d'Ardiden.

Autres[modifier | modifier le code]

De nombreux sports peuvent être pratiqués grâce aux installations de la ville :

  • Parc accrobranche « En chêne et frêne »
  • Saut à l'élastique depuis le pont Napoléon
  • Piscine municipale (non couverte)
  • Tennis : plusieurs courts en terre battue ; un tournoi ouvert à tous est organisé tous les étés
  • Mur d'escalade à Saint-Sauveur
  • Via ferrata « Pont Napoléon », installée sur le rocher soutenant le pilier gauche du pont.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux historiques[modifier | modifier le code]

Église des Templiers[modifier | modifier le code]

Dite « des Templiers », en fait des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, l'église saint-André a été construite aux XIIe et XIIIe siècles. Au XIVe siècle, les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem ont construit des remparts autour de l’église pour protéger les habitants de Luz des attaques des bandits espagnols appelés les « miquelets ». À cette époque, un grand fossé entourait l’église et un pont-levis permettait de le franchir. Quelques années plus tard, la chapelle Notre-Dame de la Pitié a été édifiée à l’intérieur des remparts pour demander à Dieu de mettre fin à une épidémie de peste noire qui a ravagé le pays Toy vers 1650. En 1865, une nouvelle porte a été ouverte pour faciliter l’entrée. Plus récemment une nouvelle tribune a été construite

Château Sainte-Marie (ruines)[modifier | modifier le code]

Ruines du château Sainte-Marie vues depuis Luz-Saint-Sauveur.

Perché au sommet d'un éperon rocheux, le château Sainte-Marie a constitué au cours des siècles un véritable lieu stratégique pour la vallée mais aussi un lieu de refuge pour les populations. Sa construction date du Xe siècle par les Comtes de Bigorre. Au XIVe siècle, ce furent les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem puis plus tard les Chevaliers de Malte qui l'occupèrent. Ensuite les Anglais en prirent possession jusqu'au moment où le Comte de Clermont en 1404, aidé des habitants de la vallée commandés par Aougé de Coufitte les en chassa et mit ainsi un terme à l'occupation anglaise de la vallée. Le château fut ensuite peu à peu abandonné. Sa restauration fut entreprise dans les années 1980 sauvegardant ainsi un des vestiges les plus marquants de l'histoire de la vallée. Les vestiges du château Sainte-Marie sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 16 octobre 1930[19]. Bien qu'indiqué couramment comme faisant partie de la commune de Luz-Saint-Sauveur, il est implanté sur la commune voisine d'Esterre.

Chapelle Solférino[modifier | modifier le code]

La chapelle Solférino.

Cette chapelle avec sa tour byzantine a été reconstruite en 1859 sur les ordres de l'Empereur Napoléon III, sur les ruines de l'antique chapelle Saint-Pierre dont la construction remontait aux temps où saint Jacques évangélisait le nord de l'Espagne. Pendant longtemps, son prêtre y bénissait les troupeaux au départ vers les hauts pâturages de la montagne.

Pont Napoléon[modifier | modifier le code]

Le pont Napoléon.

Napoléon III s'éprit des Pyrénées et fit plusieurs séjours de cure en compagnie de l'impératrice Eugénie. Sa grande œuvre à Saint-Sauveur sera la concrétisation d'une idée qui lui est chère : relier, grâce à un pont, les deux rives du gave de Gavarnie. D'abord « américain », puis en « fil de fer », on se décidera finalement pour un pont en pierre d'une seule arche. Commencés immédiatement, sous la houlette de M. Bruniquel, ingénieur des Ponts et Chaussées, les travaux dureront deux ans et seront terminés en juin 1861. Le tablier du pont a 68 mètres de longueur, et est situé à 63 m au-dessus du gave. L'arc qui le soutient a 42 m de diamètre. La voûte repose directement sur les rochers à pic qui bordent le gave. La hauteur du niveau de l'eau à la naissance de la voûte est de 40 m ; elle est de 63 m à la clé de voûte et de 65 m au niveau du pont.

Pour perpétuer le souvenir du séjour de l'Empereur et de ses bienfaits, la Commission syndicale de la vallée de Barèges fit élever une colonne de 12 m de hauteur, surmontée d'un aigle colossal, à l'extrémité orientale du pont. La colonne, formée de 14 anneaux, est en pierre de Lourdes. L'aigle fut fait à la marbrerie de Bagnères. La hauteur totale, aigle compris, est de 14 m. La colonne porte l'inscription : « A leurs Majestés impériales Napoléon III et l'Impératrice Eugénie, les habitants de LUZ St SAUVEUR reconnaissants ».

Le pont sera livré à la circulation en 1861 et Napoléon III reviendra le contempler en septembre 1863.

Autres ponts sur le gave de Gavarnie[modifier | modifier le code]

Ils ont été souvent détruits par les inondations mais systématiquement reconstruits ; le pont de la Hiélandière (fileuse) fut surmonté d'un petit obélisque en 1809 avec cette inscription « la vallée de Barège à la Reine Hortense ».

Thermes de Saint-Sauveur[modifier | modifier le code]

Ancien panneau signalétique des thermes sur la route nationale.
Les thermes.

Exploités depuis le XVIe siècle, très fréquentés par la haute société au XIXe siècle pour des séjours de cures (duchesse d'Angoulême et de Berry, Impératrice Eugénie, aristocrates anglais), les thermes de Saint-Sauveur sont recommandés encore aujourd'hui pour les affections gynécologiques, en phlébologie et ORL grâce à leur eau thermale à la température naturelle de 33° riche en gaz rares, sels minéraux et soufre. Ils ont été entièrement rénovés en 1995 et pourvus d'un espace de remise en forme ouvert été comme hiver. En 2004, celui-ci s’est étoffé d’un spa en balcon sur le gave de Gavarnie et d’un hammam en pierre.

Les thermes sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 9 octobre 1975[20].

Mairie[modifier | modifier le code]

La mairie.

La nouvelle Mairie, ancienne maison « Poque » a été inaugurée en novembre 2008[21]. Quatre ouvriers travaillant à sa rénovation avaient découvert en juillet 2007[22] un trésor estimé à environ 80 000 euros et qui daterait de Napoléon III.

La maison Poque-Gradet s'ouvrait par une porte cochère sur la place du marché. Le domaine lui-même descendait jusqu'au gave. Un jardin et un immense potager entouraient la maison et les 17 mulets de la propriété transportaient alors vers l'Espagne le sel de Salies-du-Salat. En 1828, Pierre Gradet fit construire une nouvelle aile, parallèle à la rue de la poste, confiant les travaux qui dureront deux ans à Jean Beylou, tailleur de pierres à Luz. Il y accueillera des pyrénéistes prestigieux : l'anglais Hamilton, Lady Chatterton (en), d'autres encore. Joseph, le fils, prêtera son salon, le plus vaste de la vallée, à Napoléon III et à ses ministres pour des réunions concernant les grands travaux décidés par l'Empereur (pont Napoléon, chapelle Solférino…). Il s'y tiendra même un conseil des Ministres. Suzanne Poque, la dernière héritière, fit don du domaine à l'Ordre des Chevaliers de Malte.

Cette maison a été récemment rachetée par la mairie. Entièrement rénovée, elle accueille en son sein, outre les services municipaux, six logements saisonniers, le centre de loisirs enfants, des locaux pour le 3e âge ainsi que la salle du patrimoine de la commune. Le parc de la propriété sera utilisé comme théâtre de verdure pour diverses animations, notamment le festival de jazz. Il porte aujourd'hui le nom de « parc Claude Massoure » en souvenir du précédent maire disparu en 2005 dans des circonstances tragiques.

Luz dans les Arts[modifier | modifier le code]

  • Hippolyte Taine (1828-1893) : le "voyage aux Pyrénées", 1858. Illustrations de Gustave Doré.
  • Victor Hugo (1802-1885) a séjourné dans la vallée du 30 août au 1er septembre 1843. Il est descendu à Luz chez Madame Souberbie. De sa chambre, l’écrivain a dessiné l’église de Luz et le château Sainte-Marie.
  • De nombreux photographes ont immortalisé les Pyrénées, et en particulier Luz en raison de ses nombreux édifices architecturaux : ainsi le comte Henri de Lestrange (1853-1926), membre de la société d'excursion des amateurs de photographie et de la société française de photographie, administrateur de compagnies d'assurance et conseiller général de la Charente, Henri Heuzé (1851-1927), membre actif de la société française d'archéologie (secrétaire général en 1919) ou Séraphin-Médéric Mieusement (1840-1905), photographe itinérant pour la Commission des monuments historiques qui souhaitait « dresser une liste définitive des édifices dont la conservation présente un véritable intérêt au point de vue de l’art ».

Télévision[modifier | modifier le code]

Le village a servi de cadre de l'émission télévisée Coup de foudre au prochain village diffusée sur TF1 en janvier 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Code officiel géographique sur le site de l'Insee, consulté le 22 juin 2012.
  2. Historique administratif de Luz-Saint Sauveur, archives départementales.
  3. http://www.ladepeche.fr/article/2013/06/21/1655281-luz-saint-sauveur-est-sinistree.html
  4. Séisme d'Argelès-Gazost sur le site azurseisme, consulté le 22 juin 2012.
  5. Séisme "modéré" près de Tarbes sur le site de TF1 News, consulté le 22 juin 2012.
  6. Passion Bigorre
  7. Site officiel de Höchberg, consulté le 22 juin 2012.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  10. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/resultats/chiffres-cles/n3/65/n3_65295.pdf
  11. Site de jazz à Luz
  12. Site de Fréquence Luz
  13. http://www.kewego.fr/video/iLyROoaft_n3.html
  14. http://paroisse-pays-toy.fr/index2.php?option=com_content&do_pdf=1&id=52
  15. http://videos.tf1.fr/video/news/0,,4215331,00-serie-1-5-l-occitan-.html
  16. Les accidents de téléphérique en Europe depuis 35 ans sur le site du Nouvel Observateur, consulté le 22 juin 2012.
  17. Site de Cat.inist, consulté le 22 juin 2012.
  18. N'PY, consulté le 22 juin 2012.
  19. « Château de Sainte-Marie », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 22 juin 2012.
  20. « Thermes de Saint-Sauveur », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 22 juin 2012..
  21. La nouvelle mairie de Luz-Saint-Sauveur sur le site Lourdes-Infos.com, consulté le 22 juin 2012.
  22. Luz-Saint-Sauveur. Les pièces d'or étaient cachées sous le plancher sur le site de La Dépêche du Midi, consulté le 22 juin 2012.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

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