Pierre Fresnay

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Fresnay et Laudenbach.

Pierre Fresnay

Nom de naissance Pierre Jules Louis Laudenbach
Naissance 4 avril 1897
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Décès 9 janvier 1975 (à 77 ans)
Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine
Profession acteur
Films notables Marius
Fanny
La Grande Illusion
L'assassin habite au 21
Le Corbeau

Pierre Laudenbach, dit Pierre Fresnay, est un acteur français, né le 4 avril 1897 à Paris 5e et mort le 9 janvier 1975 à l’hôpital américain de Paris, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean Henri Laudenbach (né en 1855[2]), professeur de philosophie, et de Désirée Claire Dietz (1870-1960), Pierre Fresnay monte sur scène pour la première fois à quatorze ans. Grâce à son oncle maternel Claude Garry, ex-pensionnaire de la Comédie-Française et acteur en vogue de l’époque, il joue un petit rôle dans L’Aigrette, au Théâtre Réjane. C'est à cette occasion qu’il choisit son premier nom de scène, Pierre Vernet. En 1914, il fait son entrée au Conservatoire national de musique et de déclamation, dans la classe de Paul Mounet et de Georges Berr. Un an plus tard, il est engagé à la Comédie-Française. Dès 1915, il décroche un premier grand rôle au théâtre dans Le Jeu de l’amour et du hasard. La même année, il débute au cinéma muet avec France d’abord, d’Henri Pouctal.

Pierre Fresnay passe ensuite au cinéma parlant et interprète un rôle majeur en 1931 dans Marius, premier volet de la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol transposée à l’écran par Alexandre Korda. Il interprète ensuite Fanny (1932) et César (1936).

En 1934, il joue Armand Duval au côté d’Yvonne Printemps, qui est sa compagne, dans La Dame aux camélias, de Fernand Rivers. Sa diction incisive lui confère des rôles d’hommes de commandement : officier dans La Grande Illusion de Jean Renoir (1937) et Alerte en Méditerranée de Joannon, en inspecteur dans deux adaptations des romans de Stanislas-André Steeman, Le Dernier des six (1941) et L'assassin habite au 21 (1942), en marquis dans Les Aristocrates (1955). Il interprète aussi des journalistes (La Bataille silencieuse de Pierre Billon, en 1934 et Le Journal tombe à cinq heures, de Georges Lacombe, en 1942), un bagnard dans Chéri-Bibi, un homme d’église dans Dieu a besoin des hommes (1949) et Le Défroqué (1954) et dans Il est minuit, Docteur Schweitzer (1952) et même en saint Vincent de Paul dans Monsieur Vincent (1947). À la fin de sa carrière cinématographique, il passe au registre comique, dans Les Affreux (1959) et dans Les Vieux de la vieille (1960).

En quarante ans sur les plateaux de tournage, il joue sous la houlette de grands réalisateurs de l’époque, d’Abel Gance à Marc Allégret, en passant par Alfred Hitchcock (dans la première version de L’Homme qui en savait trop), et Henri-Georges Clouzot. Outre son rôle de Marius dans la trilogie marseillaise, ses compositions dans La Grande Illusion, où il incarne Boëldieu, un aristocrate fier et nostalgique, et dans Le Corbeau, sont restées dans les mémoires.

En 1939, il passe à la réalisation avec Le Duel, aux côtés d’Yvonne Printemps. Le couple Printemps-Fresnay apparaît à de nombreuses reprises à l’écran et triomphe dans l'adaptation de l'opérette d'Oscar Straus, Trois valses (L. Berger, Albert Willemetz, 1938).

À la Libération, les films qu’il avait tournés sous l’Occupation pour le compte de la firme allemande Continental films, dirigée par Alfred Greven, et sa décoration de la Francisque lui valent un séjour de six semaines au Dépôt[3],[4], jusqu’à ce qu’il soit blanchi pour absence de preuves.

Campant après-guerre des personnages sérieux, voire édifiants, dans des films de portée secondaire, il abandonne le cinéma au début des années 1960, pour se consacrer exclusivement au théâtre, qu’il n'a jamais vraiment abandonné. Sociétaire de la Comédie-Française qu’il avait quittée avec fracas en 1927, Pierre Fresnay s’illustre sur les planches notamment dans Un miracle, La Chienne aux yeux de femme, Cyrano de Bergerac, Marius, Bloomfield, Cette vieille canaille, Jean III, L'Hermine, L’Idée fixe, Visitation. À la télévision, il interprète notamment Tête d'horloge (1969) de Jean-Paul Sassy.

En 1954, il publie ses mémoires, Je suis comédien.

Vie privée et famille[modifier | modifier le code]

Pierre Fresnay se marie en 1918 avec Rachel Berendt, jeune condisciple au Conservatoire et comédienne de l’Odéon. Le couple divorce en 1920. Il se remarie en 1929 avec Berthe Bovy, comédienne d’origine belge de dix ans son aînée. Le couple se sépare la même année. Fresnay devient le compagnon d’Yvonne Printemps, de 1932 à sa mort, en 1975.

Pierre Fresnay était l'oncle de Roland Laudenbach (fondateur des éditions de La Table Ronde) et également celui de l'acteur Philippe Laudenbach.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Box-office France[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Comédien[modifier | modifier le code]

Comédie-Française[modifier | modifier le code]

Autres Théâtres[modifier | modifier le code]

Metteur en scène[modifier | modifier le code]

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Je suis comédien, Édition du conquistador, collection Mon métier, 1954 (notice BnF no FRBNF37626495v)
  • Pierre Fresnay, écrit avec François Possot, La Table ronde, 1975 (notice BnF no FRBNF34549000s)

Cinéastes ayant dirigé Pierre Fresnay[modifier | modifier le code]

  • Georg Wilhelm Pabst
  • Marc Allegret
  • Pierre Billon
  • Denys de La Patelliere
  • Alexander Korda
  • Marcel Pagnol
  • Alfred Hitchock
  • Abel Gance
  • Maurice Tourneur
  • Jean Renoir
  • Marcel L'Herbier
  • Leo Joannon
  • Julien Duvivier
  • Georges Lacombe
  • Henri-Georges Clouzot
  • Jean Dreville
  • Maurice Cloche
  • Marcel Achard
  • Richard Pottier
  • Jean Anouilh
  • Henri Decoin
  • Yves Ciampi
  • Jean Delannoy
  • Jean-Paul Le Chanois
  • Alex Joffe
  • Gilles Grangier
  • Christian-Jaque

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 8398 Acte de naissance sur les Archives de l'état civil de Paris en ligne, page 25, acte no 1047
  2. Geneanet.org
  3. 3 quai de l’Horloge à Paris
  4. Ford, Pierre Fresnay (voir Bibliographie), extraits sur Google livres

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]