Le Thillay

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Le Thillay
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Gonesse
Intercommunalité Communauté d'agglomération Roissy Porte de France
Maire
Mandat
Georges Delhalt
2008-2014
Code postal 95500
Code commune 95612
Démographie
Gentilé Thillaysiens
Population
municipale
4 011 hab. (2007)
Densité 1 018 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 00″ N 2° 28′ 00″ E / 49.0000, 2.466749° 00′ 00″ Nord
       2° 28′ 00″ Est
/ 49.0000, 2.4667
  
Altitude 67 m (min. : 52 m) (max. : 104 m)
Superficie 3,94 km2
Localisation

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Le Thillay
Liens
Site web http://www.mairie-le-thillay.fr

Le Thillay est une commune française située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France.

Ses habitants se nomment les Thillaysien(ne)s.

Sommaire

Géographie [modifier]

Le Thillay se situe sur les rives du Croult au cœur de la plaine de France, à 13 km au nord-est de Paris par la porte de la Villette et la route nationale N2 ou 19 km par la porte de la Chapelle et l'autoroute A1.

La commune est limitrophe, par ordre de longueur des limites communes, de : Gonesse, Goussainville, Roissy-en-France et Vaudherland (3e plus petite commune de France). En outre, Le Thillay, Goussainville, Gonesse et Bouqueval se rencontrent en un quadripoint à la limite nord-ouest du territoire communal.

Communes limitrophes du Thillay[1]
Goussainville Roissy-en-France
du Thillay[1] Vaudherland
Gonesse

À son extrémité ouest, le territoire communal est traversé par deux voies ferrées, la ligne D du RER entre les gares de Villiers-le-Bel et Goussainville, ainsi que plus près du village, la LGV Nord juste après sa séparation d'avec la ligne de Paris-Nord à Lille.

Toponymie [modifier]

Le nom provient du latin tilia, tilleul, avec le suffixe -etum[réf. nécessaire].

Histoire [modifier]

Le village a longtemps gardé un caractère profondément rural, jusqu'après la Seconde Guerre mondiale, d'autant qu'il ne bénéficiait pas, contrairement aux communes voisines (Gonesse ou Goussainville) d'une gare de la ligne de chemin de fer Paris Nord-Creil (aujourd'hui la ligne D du RER). Ce caractère rural se retrouve d'ailleurs dans la présence ancienne de moulins, tandis qu'une activité agricole a continué d'être exercée sur la commune. Son développement économique date donc essentiellement de la Libération et s'est accompagné du lotissement progressif des terrains agricoles, notamment dans les quartiers dits des Grands Champs, de l'Avenir et du Château. Au début des années soixante, un ensemble immobilier en copropriété a été réalisé, participant de l'accroissement sensible de la population locale. Dans les années 1980 et 1990, la réalisation d'une zone d'aménagement concerté (ZAC), au lieu dit des Courbéantes, s'ajoutant à un processus de construction neuve sur des surfaces plus réduites qu'auparavant, a contribué à accroître un peu plus encore la population du village qui est devenu aujourd'hui une petite ville d'un peu moins de 4000 habitants, selon les dernières estimations du recensement général de la population. Si un certain nombre d'habitants continuent de travailler sur place, une grande part des actifs de la commune travaillent sur la zone aéroportuaire ou dans d'autres localités et départements de la région.

Héraldique [modifier]

Blason de Le Thillay Blason Taillé au 1) d’azur au tilleul au naturel sur une terrasse de sinople herbée de sable adextré du château du lieu d’or, au 2) mi-taillé d’azur au pont d’une arche d’or maçonnée de sable, l’ouverture de l’arche remplie de même et adextrée de feuillage aussi de sinople, ledit pont mouvant de la partition et posé sur une rivière du champ d’ou émergent à senestre, deux bouquets de roseaux aussi de sable brochant en partie sur le pont[2].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration [modifier]

Le Thillay fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[3],[4].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014[5] Georges Delhalt DVG  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 4 118 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
650 556 545 503 634 579 624 606 594
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
584 610 593 535 514 497 470 451 480
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
540 604 544 656 887 1 047 1 047 1 052 1 570
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010
2 186 2 836 2 762 2 804 3 419 3 665 3 969 4 011 4 118
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[6] puis Insee à partir de 1968[7].)

Histogramme de l'évolution démographique


Économie [modifier]

La commune présente la caractéristique d'avoir une activité économique relativement importante, même si celle-ci a connu de profondes évolutions durant les années 1970 et 80. Dans les années 1960, la localité comptait en effet plusieurs entreprises industrielles importantes : une usine du groupe l'Oréal (Chimex, Soprocos), une usine de peinture (La société Villemer), chacune comptant plusieurs centaines de salariés ainsi que de nombreuses entreprises de transports routiers ou encore une entreprise spécialisée dans la fabrication de produits abrasifs (VSM Impavide). Aujourd'hui, plus de 2 200 emplois sont répertoriés à Le Thillay, dont encore 120 à 130 sur le site de l'Oréal, tandis que les locaux de l'Usine Villemer sont devenus un parc d'activités diverses, complété par de nouveaux locaux d'activité le long de la route nationale 17. Le principal employeur de la ville est une entreprise de nettoyage industriel intervenant notamment sur la zone de l'aéroport Charles de Gaulle voisin.

La présence de la grande plate forme aéroportuaire a toutefois un certain nombre d'inconvénients, liés notamment à la gêne acoustique occasionnée par la rotation régulière des avions sur les pistes de Roissy. Le haut de la commune (quartier des Grands Champs) est ainsi très nettement exposé au bruit, ce qui limite de fait les possibilités de développement sur cette partie de la commune. Pour autant, l'action des habitants a fini par aboutir, à la fin des années 1990, comme dans d'autres communes du secteur, à la prise en charge de travaux d'isolation phonique de l'habitat par Aéroports de Paris.

Lieux et monuments [modifier]

Monument historique [modifier]

L'église Saint-Denys.
L'église Saint-Denys.

Le Thillay ne possède qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Denys, rue de Paris (inscrite monument historique par arrêté du 5 novembre 1965[8]) : La paroisse est mentionnée pour la première fois en 1273, ce qui sous-entend l'existence d'une église à cette date. Elle est partiellement reconstruite entre 1545 et 1583. Entièrement voûtée d'ogives, l'église de plan irrégulier se compose d'une nef de cinq travées ; d'un chœur d'une grande travée à pans coupés ; d'un bas-côté nord de six travées, dont la dernière abrite la sacristie ; d'un clocher de deux étages au sud de la première travée de la nef ; ainsi que d'une chapelle sud devant la quatrième et cinquième travée. Cette chapelle ne reprend pas la physionomie du bas-côté. Elle est plus basse encore et couverte d'un toit à deux croupes, au-dessus duquel deux grandes demi-lunes éclairent la nef. Le bas-côté possède par contre une toiture commune avec la nef, qui de cette façon ne comporte aucune fenêtre au nord. Toutes les baies de l'église sont plein cintre ; seulement celles du chœur et de la chapelle sud étant pourvues d'un remplage simple de deux lancettes surmontées d'un cercle. Les contreforts de la façade nord, très homogène, sont couronnés par des boules, reflet de l'architecture Renaissance, qui se manifeste plus clairement sur le clocher carré, dont les huit contreforts d'angle se terminent par de grosses spirales. Le rez-de-chaussée sert de porche à l'église, le premier étage est aveugle, et le second étage est ajouré d'une baie abat-son par face. La flèche couverte d'ardoise est particulière ; carrée à sa base, il devient octogonal en aboutissant sur le lanterneau à deux égouts, qui pour sa part est coiffé d'une haute flèche octogonale de petit diamètre. Comme autre particularité, l'église possède un caveau entre la nef et la deuxième travée de la chapelle sud. Les sept clés de voûte pendantes sculptées de motifs de la Renaissance sont particulièrement remarquables. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, l'église a subi plusieurs modifications, dont la réfection de la façade occidentale à une époque indéterminée, la dépose de la tribune pour motif de vétusté et le remplacement des vitraux d'origine en 1876. Ce n'est qu'en 1874 que l'édifice est dégagé des maisons mitoyennes qui l'entouraient[9],[10].

Autres éléments du patrimoine [modifier]

Le lac et ses occupants.
Le lac et ses occupants.
  • Le lac du Thillay, promenade du Lac : Le Thillay est de longue date, le rendez vous des pêcheurs à la ligne. En effet, le Croult, qui prend sa source au Trou du Diable à Goussainville, passe au Thillay où son cours forme étang, plan d'eau dédié à la promenade mais aussi à la pratique de la pêche, notamment du fait du ré-empoissonnement régulier des eaux en espèces d'eau douce (truites notamment) par l'association locale des pêcheurs à la ligne. Le Lac du Thillay est de fait fréquenté par de nombreux amateurs de ce sport venant parfois de communes d'autres départements de la région parisienne.
  • Moulin à Drap, sur le Croult, à la limite sud de la commune : Appelé également moulin Jumeau, ce moulin à eau est transformé dans une importante minoterie après son rachat par Louis Destors. Elle est victime d'un incendie en 1902 et agrandie pour une dernière fois en 1920. La famille des propriétaires s'est fait construire une vaste demeure de style néoclassique à côté[11].

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Magalie Vaé (née en 1987) a habitée avec ses parents au Thillay de 14 à 18 ans.

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Communes limitrophes du Thillay sur Géoportail.
  2. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=4126
  3. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  4. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  5. Préfecture du Val-d'Oise - Liste des maires du département du Val-d'Oise, avril 2008
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  8. Notice no PA00080215, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. Charles Huet, « Le Thillay - Saint-Denys », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France, 2008, p. 275-277 (ISBN 9782953155402) .
  10. Inventaire général du patrimoine culturel - église paroissiale Saint-Denis, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. François Doury et Dominique Foussard, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Le Thillay », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I, octobre 1999, p. 324-329 (ISBN 2-84234-056-6) .

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]