Butry-sur-Oise

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Butry-sur-Oise
Plaque de direction à Butry-sur-Oise datant d'avant l'indépendance de la commune
Plaque de direction à Butry-sur-Oise datant d'avant l'indépendance de la commune
Blason de Butry-sur-Oise
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vallée-du-Sausseron
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Oise et des impressionnistes
Maire
Mandat
Daniel Desfoux
2014-2020
Code postal 95430
Code commune 95120
Démographie
Gentilé Butryots
Population
municipale
2 057 hab. (2011)
Densité 791 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 00″ N 2° 12′ 00″ E / 49.0833, 2.249° 05′ 00″ Nord 2° 12′ 00″ Est / 49.0833, 2.2  
Altitude Min. 22 m – Max. 96 m
Superficie 2,60 km2
Localisation

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Butry-sur-Oise
Liens
Site web butry.fr

Butry-sur-Oise est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Butryots.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la rive droite de l'Oise, à 30 km au nord de Paris. Elle fait partie du Parc naturel régional du Vexin français.

Communes limitrophes de Butry-sur-Oise[1]
Valmondois L'Isle-Adam
Butry-sur-Oise[1]
Auvers-sur-Oise Mériel

Butry-sur-Oise est desservie par la gare de Valmondois, située sur son territoire, et par les trains de la ligne H du Transilien. La commune est également desservie par la ligne de bus Busval d'Oise 95.07 (Cergy-Préfecture - Jouy-le-Comte).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune vient du nom d'un notable romain, Butriacus ou Butriacum[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention écrite de Butry, qu'on écrivait Butery ou Buthery, se trouve dans un inventaire des biens de l'abbaye Saint-Martin de Pontoise. Le village en reste pendant longtemps la possession. Le monastère y possède alors la dîme des champs située entre Butry et Hérouville et une grange située au-dessus de Butery, avec les terres et les vignes qui en dépendent. L'abbaye perçoit également, avec le seigneur de Stors, les droits de stationnement et d'amarrage sur le rivage de Stors vis-à-vis de Butry. Le lieu est particulièrement actif et voit transiter de nombreuses marchandises à destination de Paris. En 1239, l'île de Butry, située en face de Stors, est donnée à l'abbaye du Val par Anseau de l'Isle.

Les droits de dîme sur certaines terres font l'objet d'une convention en novembre 1331 entre l'abbaye Saint-Martin et l'abbaye Saint-Vincent de Senlis. En 1522, le nom de Jean Cossart, avocat au Parlement, est cité comme seigneur du lieu[2].

Les habitants ont des seigneurs spéciaux et un rôle d'imposition à part, distinct de leurs voisins d'Auvers. C'est pour cela qu'ils tiennent leur assemblée indépendamment, où sont nommés les syndics et où sont délibérées les affaires en cours. Elle se tient devant la porte de l'église d'Auvers, mais séparément de celles de la paroisse d'Auvers, et à une date différente. Quand la chapelle Saint-Claude est édifiée à Butry, l'assemblée se tient devant celle-ci évitant un long détour par Auvers. Les deux seigneuries sont séparées par la croix Hubert. Celle d'Auvers mesure 2 688 arpents, et celle de Butry 355 arpents et sept perches. Le 7 octobre 1783, le prince de Conti revend tous ses domaines dont Butry et Auvers à Monsieur, futur Louis XVIII[3]. En 1790, Butry est rattaché à Auvers, contre la volonté de ses habitants qui demandaient la création d'une commune indépendante.

Le chemin de fer traverse la commune depuis 1846 mais la gare de Valmondois qui la dessert n'est ouverte qu'avec la ligne Ermont - Valmondois en 1876, qui est mise à double voie en 1889. L'île de Butry disparaît lors du chantier de construction du nouveau pont routier et ferroviaire de Mériel. Butry devient au XIXe siècle et début du XXe siècle un lieu de sortie des parisiens, offrant guinguettes et activités de canotage. Elle accueille à cette époque Robert de Flers et Aristide Bruant. Une auberge fameuse, le Brochet d'Oise, a vu notamment passer durant les années folles Maurice Chevalier, Cécile Sorel (résidente de Mériel), Mistinguett (venue d'Enghien-les-Bains), Yvonne Printemps (résidente de la commune) et Jean Gabin (attaché à Mériel).

Resté un hameau dépendant d'Auvers-sur-Oise durant 158 ans, elle est enfin devenue une commune indépendante le 3 juillet 1948, la plus jeune de l'actuel Val-d'Oise. Butry a ainsi fait édifier en quelques années durant les années 1950 tous les bâtiments nécessaires à une commune : la mairie, les écoles, l'église, la salle des fêtes et la poste. Autrefois groupée à flanc de coteau, l'urbanisation a progressivement conquis la plaine alluviale de l'Oise. Des lotissements pavillonnaires ont été édifiés durant les années 1970, surtout grâce à la proximité de la gare qui a vu sa desserte améliorée avec l'électrification des lignes qui la desservent en 1969 et 1970. Depuis, Butry-sur-Oise demeure une petite commune à vocation résidentielle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.

Butry-sur-Oise fait partie du canton de la Vallée-du-Sausseron. La commune est membre de la communauté de communes de la Vallée de l'Oise et des impressionnistes, créée le 25 novembre 2004 et dont le président est Jean-Pierre Pernot, Maire de Méry-sur-Oise, commune qui héberge le siège de la communauté. Elle rassemble 25 255 habitants (en 1999) de six communes péri-urbaines sur les deux rives de l'Oise.

La commune fait partie de la première circonscription du Val-d'Oise, dont le député est, depuis 1993, Philippe Houillon (UMP), également maire de Pontoise depuis 2001, ainsi que de la juridiction d’instance et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[4],[5].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Philippe Legrand DVD  
mars 2008 2014 Jacques Derue[6]    
mars 2014 en cours Daniel Desfoux    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 057 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1954. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
784 818 883 997 1 646 1 878 1 969 1 987 2 057
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Butry-sur-Oise ne compte aucun bâtiment classé ou inscrit monument historique sur son territoire.

  • Musée des tramways à vapeur et des chemins de fer secondaires français (MTVS), place de la Gare : Ce musée initié et entretenu par des bénévoles abrite la collection la plus importante de France sur le thème des chemins de fer secondaires à voie métrique. Elle se compose notamment de dix locomotives à vapeur, trois locotracteurs, trois autorails, vingt-sept voitures voyageurs dont onze restaurées, vingt-huit wagons de marchandises et quatre fourgons. L'essentiel de ce matériel est plus que centenaire, et trente-sept véhicules sont classés ou inscrits monuments historiques au titre des objets. Les pièces les plus intéressantes sont exposées dans la halle de quatre voies, qui comporte également une salle d'exposition. À l'arrière, l'ancien dépôt de la ligne de Valmondois à Marines fermée en 1951 a été restauré et sert de nouveau à la restauration et à l'entretien du matériel. Une courte ligne de démonstration a par ailleurs été reconstruite sur l'ancien tracé de cette ligne. Le premier et le troisième dimanchede chaque mois de début mai à début octobre, ainsi que les jours fériés, des trains en marche sont présentés au public l'après-midi et permettent un bref voyage dans le temps[9].
  • Église du cœur immaculé de Marie, rue de la Division Leclerc : Édifiée en 1959 seulement, elle possède un chemin de croix, œuvre du graveur Albert Decaris, une Vierge à l'enfant de la fin du XVe-début du XVIe siècle et une mosaïque de chœur réalisée par l'artiste hollandais J.-B. Sleper[10]. La Messe y est célébrée sous la forme ordinaire le samedi à 18 h 00 (messe anticipée du dimanche) et le dimanche à 11 h 00 sous la forme extraordinaire, ainsi que chaque jour de la semaine.
  • Pont ferroviaire sur l'Oise : Il fut édifié en métal en 1877 pour permettre à la ligne d'Ermont - Eaubonne à Valmondois à franchir la rivière. L'ouvrage est détruit en juin 1940 par le Génie français afin de ralentir l'avancée des troupes allemandes, puis reconstruit sous l'Occupation par l'armée allemande en raison de sa valeur stratégique. Pendant les combats de Libération, les forces alliées veulent le détruire de nouveau sans y parvenir, et ce seront finalement les troupes allemands en retraite qui la feront sauter une deuxième fois[10].
  • Hostellerie du Moulin-à-Vent, 13 rue des Rayons : Ce fut l'un des plus célèbres hôtels des rives de l'Oise à la fin du XIXe siècle. Pastiche de château fort médiéval 1845 dans un style troubadour très en vogue à l'époque, il accueillit à la Belle Époque de grands noms de la haute société, baigneurs, canoteurs, venant profiter aux beaux jours de « Butry-Plage ». Une éolienne fournissait de l'eau à l'édifice et alimentait les cascades et étangs des jardins. Le bâtiment est toujours visible aujourd'hui depuis la promenade des berges de l'Oise[10].
  • Croix de Butry, rue de Parmain : Donnée par le propriétaire du château M. Badeuil, cette croix est érigée en 1868 au croisement de plusieurs voies. La croix proprement dite est en fonte et caractéristique de la production en série de l'époque, ajourée et avec une riche ornementation sur la base de motifs végétaux. Le socle octogonal repose sur un soubassement de trois degrés[10].
  • Château d'eau, rue de la Division Leclerc : Visible depuis le sentier qui suit les anciennes voies de chemin de fer, il date de la fin du XIXe siècle et se distingue par son élégance, avec un rez-de-chaussée carré en pierre de taille avec des chaînages d'angle, et un premier étage rond entouré d'un balcon, orné de bandeaux horizontaux de briques rouges. En haut, le réservoir métallique se situe à l'air libre. Ce château d'eau servait à alimenter la maison de maître de style Empire appelée château de Butry.
  • Club d'aviron, 63 rue des Îles : Face au château de Stors, la maison du club d'activités nautiques de 1949 offre ses services sur l'Oise. Le club est cependant plus ancien que la commune, où le canotage et la natation se pratiquaient depuis de longue date[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Butry-sur-Oise (Val-d'Oise).svg Butry-sur-Oise
  • D’azur à la crosse et à l’épée d’argent passées en sautoir, chargées d’une cloche d’or bataillée d’argent, accompagnées de trois fleurs de lys aussi d’or, deux aux flancs et une en pointe ; à la champagne ondée d’argent chargée d’un brochet de sable.
  • Écu timbré de la couronne murale d'or, soutenu par deux gerbes de blé d'or liées d'azur en pointe.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Butry l’indépendante, Éditions du Valhermeil, 1998, 63 p. (ISBN 2905684895)
  • M. Amiot, Yves Breton, Jean-François Humbert, Amélie Marty et Laure Schauinger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Butry-sur-Oise », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 879-882 (ISBN 2-84234-056-6)
  • Nouveau Guide du Vexin Français, Éd. du Valhermeil, 2002, 363 p. (ISBN 2-913328-30-X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Butry-sur-Oise sur Géoportail.
  2. Henri Mataigne, Histoire d'Auvers-sur-Oise, Éditions du Valhermeil,‎ 1985 (première édition : 1906), 256 p. (ISBN 2905684615), p. 94.
  3. Henri Mataigne, Ibid., p. 96-97.
  4. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  5. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  6. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. « Le musée », sur MTVS (site officiel) (consulté le 25 novembre 2012).
  10. a, b, c, d et e M. Amiot, Yves Breton, Jean-François Humbert, Amélie Marty et Laure Schauinger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Butry-sur-Oise », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 879-882 (ISBN 2-84234-056-6).