Osny

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Osny
Château d'Osny
Château d'Osny
Blason de Osny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Cergy-Nord
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise
Maire
Mandat
Jean-Michel Levesque (UMP)
2011-2014
Code postal 95520
Code commune 95476
Démographie
Gentilé Onyssois, Onyssoises
Population
municipale
16 333 hab. (2011)
Densité 1 305 hab./km2
Population
aire urbaine
16 537 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 00″ N 2° 04′ 00″ E / 49.0667, 2.0667 ()49° 04′ 00″ Nord 2° 04′ 00″ Est / 49.0667, 2.0667 ()  
Altitude 30 m (min. : 27 m) (max. : 102 m)
Superficie 12,52 km2
Localisation

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Osny
Liens
Site web http://www.osny.fr

Osny [oni] est une commune du Val-d'Oise, région Île-de-France, située sur la Viosne et un autre bras de celle-ci nommé la Couleuvre. Ses habitants se nomment les Osnyssois et Osnyssoises. Malgré son urbanisation récente relativement rapide, il existe encore aujourd'hui de très vastes champs sur le territoire de la commune.

Village du Vexin français, la commune a connu une importante poussée démographique à partir des années 1970 consécutive à son incorporation dans la ville nouvelle de Cergy-Pontoise. Lieu de séjour des peintres impressionnistes et post-impressionnistes Camille Pissarro, Paul Gauguin et surtout William Thornley, elle conserve un patrimoine historique assez remarquable.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Entourée de Pontoise à l'est, Cergy au sud, Puiseux-Pontoise et Boissy-l'Aillerie à l'ouest, Génicourt et Ennery au nord, Osny compte près de 16 000 habitants concentrés surtout autour du vieux village (rue Aristide Briand, ancienne route de Paris à Rouen) et du parc d'activité des Beaux-Soleils. Avec sa superficie totale de 12,52 km2, Osny possède le territoire le plus étendu de l'agglomération de Cergy-Pontoise; cela lui permet de conserver une activité agricole encore importante malgré son urbanisation rapide.

Communes limitrophes d’Osny[1]
Génicourt Livilliers Ennery
Boissy-l'Aillerie Osny[1] Pontoise
Puiseux-Pontoise Cergy

Le vieux village, la gare, les quartiers de la Ravinière, du Vauvarois et du Val de Viosne (ex Moulinard) (cités) qui doivent leurs noms à d'anciens termes locaux constituent l'essentiel des lotissements de la commune au sud.
Le nord est composé de quartiers pavillonnaires, de champs et de bois (la moitié du territoire).

Grâce au développement de la RD 915 et du viaduc de la Viosne pour Pontoise, il existe désormais une zone commerciale qui grandit de jour en jour (l'Oseraie), associée à des maisons individuelles, à un lycée important, à la clinique Sainte Marie (déménagement de Pontoise à Osny en août 2005).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Chemin d'Immarmont, au nord de la commune, vers Génicourt.

Les voies routières les plus importantes en trafic qui traversent la commune sont l'autoroute A15 au sud, à deux fois deux voies, et la route départementale 915, au nord, également à deux fois deux voies. Osny est par ailleurs traversée par la ligne de chemin de fer Pontoise - Gisors, au trafic assez modéré.

Ces différentes infrastructures terrestres ont un impact assez élevé en termes de pollution sonore selon la réglementation[2]. Les principales voies routières du centre-ville au trafic peu soutenu sont classées en catégorie 4 ou 5, de niveau modéré. La voie ferrée est classée en catégorie 4. En revanche, la D 915 est classée en catégorie 2 (élevée) et l'autoroute A15 est classée en catégorie 1, le plus élevé[3]. Cependant ces infrastructures se situent pour l'essentiel à distance des zones habitées.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Osny comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. Il se différencie du climat de Paris intra-muros par un écart de température de quelques degrés, particulièrement notable au lever du jour, et qui a tendance à s'accentuer au fil des années. Cet écart, de 2° en moyenne mais qui peut atteindre 8° par une nuit claire et un vent faible, s'explique par la densité urbaine qui augmente la température au cœur de l'agglomération. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière)[4].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France[5]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces d'habitation à Osny se situent surtout sur les terres d'Immarmont, où des bifaces ont été retrouvés proches les uns des autres, validant la thèse d'une implantation préhistorique. Des poteries ainsi que des mégalithes montrent quant à eux la sédentarisation des hommes préhistoriques à Osny. Sous la domination romaine, Osny jouissait de sa position sur une voie de passage important, la Chaussée Jules César, qui traversait le sud-est du village. La présence romaine favorisa la culture de la vigne en exploitant les coteaux orientés vers le sud et vers l'est.

Au début du IXe siècle, une partie de la seigneurie d'Osny fut léguée aux abbayes de Saint Denis, Saint Martin de Pontoise et Chelles. Le premier seigneur d'Osny à céder une terre fut Guérin Lasne. Raoul Vasleth, seigneur d'Osny et de Génicourt, fit également un don, au diocèse de Rouen. Ainsi, les seigneurs d'Osny se montrèrent généreux envers l'Église, mais aussi à l'égard d'autres organismes à but lucratif dont la léproserie Saint-Lazare de Pontoise. Barthélémy d'Osny ainsi que son épouse Aude furent d'ailleurs cités comme bienfaiteurs de cet établissement.

Moyen Âge - XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Plusieurs familles se succédèrent par la suite à Osny, souvent connues à la Cour du roi de France. On peut ainsi citer les Rouvray Saint-Simon, mais surtout les Le Sueur. Cette famille, en quelques années, devint l'une des plus riches de la région. À partir de 1500, Maître Jacques Le Sueur commença une série d'acquisitions à Osny. Guillaume I, seigneur d'Osny, était conseiller du Roi et Maître Ordinaire de la Chambre. En 1630, Nicolas Le Sueur devint maître du domaine. Il fut Conseiller du Roi en son Conseil d'État ; il avait pour épouse Marie Sublet, cousine du secrétaire d'État de Louis XIII. François Sublet des Noyers devint seigneur d'Osny lorsqu'il épousa Isabeau Le Sueur, fille de Guillaume Le Sueur et Marie du Bouchet. À la mort de son fils en 1673, le domaine revint à Louis Le Sueur. En 1678, le Maréchal de Chamilly devint seigneur d'Osny à la suite de plusieurs acquisitions sur les héritiers Le Sueur. Après plusieurs ventes successives à la suite de la mort de ce dernier en 1715, la seigneurie d'Osny revint finalement à Antoine de Nicolay en 1719, puis à Jean Aymar, son père, en 1731. La seigneurie demeura propriété des Nicolay jusqu'en 1785, date à laquelle Jean Baptiste de Picot en prit possession avec son gendre, le comte de Lameth. Ce dernier, seigneur d'Osny puis maire du village mourut en 1832. Son gendre, Scipion de Nicolay, devint propriétaire du château d'Osny cette année-là, et la légua à son fils Cypien de Nicolay.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Paul Gauguin (1848 - 1903), Rue du village, Osny, 1883.
La rue Aristide Briand aujourd'hui.

Au XIXe siècle, Osny était un petit village comptant une centaine de maisons. À partir de 1860, le confort de ces maisons s'améliora nettement : la surface habitable des logements augmenta et les cours extérieures devinrent plus vastes. Les vieux bâtiments en ruine furent remplacés par des constructions neuves. Les matériaux de construction connurent aussi une amélioration. L'activité agricole dominante était celle des céréales.
L'ouverture de la gare en 1866 contribua à augmenter considérablement la population du village, qui passa ainsi de 495 habitants en 1836 à 677 habitants cette année-là. En effet, sa proximité avec Pontoise et Paris constituait un sérieux atout pour le développement du village, qui percevait déjà un revenu important du fait de la présence dans la commune de moulins à blé actionnés par moteur hydraulique et utilisés par les habitants des villes de Sartrouville, Houilles, Maisons-Laffitte et L'Isle-Adam. Mais progressivement, ces moulins furent vendus par leurs propriétaires avant d'être reconvertis. Osny suivait ainsi son développement industriel, en produisant notamment des tissus de coton et des sangles ou encore en effectuant la taille de l'acier et le polissage des tonneaux.

Les XXe et XXIe siècles[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, Osny fut touchée, au même titre que les autres communes du pays, par des réquisitions, qui consistaient en des versements de fourrage, de vivres, de bois et de combustibles. Après la guerre, la ville reçut le Maréchal Joffre.
La Seconde Guerre mondiale vit l'occupation allemande d'Osny peu après l'armistice du 22 juin 1940. Madame de Grouchy, propriétaire du château d'Osny, déposa alors plainte pour pillage de la demeure. Pendant cette guerre, la ville connut deux bombardements (l'un toucha le quartier de la Groue et l'autre Immarmont) ; les dégâts matériels furent importants. La Résistance à Osny était représentée par l'Abbé Léonard, curé de la ville. Ce dernier n'hésitait pas à critiquer l'occupant, alors que certains officiers ennemis assistaient à l'office.

Depuis les années 1930, le nombre d'habitants à Osny n'a cessé de croître, atteignant plus de 16 000 habitants en 2006. Ceci est dû en particulier à l'essor impressionnant de la ville ces dernières décennies où bon nombre d'entreprises et d'activités se sont installées sur le territoire de la commune, notamment dans la zone industrielle des Beaux Soleils ainsi que le centre commercial de l'Oseraie, mais aussi en centre-ville, qui a vu de nombreux petits commerces apparaître.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 16 333 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
422 426 455 479 482 495 495 497 471
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
462 467 677 506 473 428 445 450 488
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
512 522 627 518 585 672 1 152 1 516 2 226
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 738 3 905 7 195 10 736 12 195 14 309 15 996 16 333 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Écoles :
    • Lameth (élémentaire/maternelle)
    • Saint Exupery (élémentaire)
    • La Ravinière (élémentaire/maternelle)
    • Charcot (maternelle)
    • Immarmont (maternelle/élémentaire)
    • Paul Roth (maternelle/élémentaire)
    • Les Vignes (maternelle)
    • Yves Le Guern ( anciennement L'Oseraie ) (maternelle/élémentaire)
  • Collège La Bruyère
  • Collège Saint-Stanislas (privé)
  • Lycée polyvalent Paul-Émile Victor
  • Institut de formation par alternance Adolphe Chauvin
  • Lycée Professionnel de la Communication et des Industries Graphiques (privé)

La ville abrite par ailleurs le siège de l'Inspection académique du Val-d'Oise.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Osny est une commune du canton de Cergy-Nord, de l'arrondissement de Pontoise et membre de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Osny était une commune ancrée à droite, l'évolution de la population nouvelle fait que le vote de droite s’érode.

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer nettement en tête Nicolas Sarkozy avec 34,43 %, suivi par Ségolène Royal avec 24,84 %, François Bayrou avec 19,41 %, et Jean-Marie Le Pen avec 9,55 %, puis Olivier Besancenot avec 3,81 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2,5 %. Le second tour a vu arriver largement en tête Nicolas Sarkozy avec 56,28 % (résultat national : 53,06 %) contre 43,72 % pour Ségolène Royal (national : 46,94 %)[8].

À l'élection présidentielle française de 2012, sur 10035 inscrits et 7924 votants, le candidat en tête au premier tour fut François Hollande 28,18 % suivi à quelques voix de Nicolas Sarkozy 28,13 %, Marine Le Pen était à 17,66 %, Jean-Luc Mélenchon 10,51 %, François Beyrou 9,87 %, Nicolas Dupont-Aignan 1,94 %, Eva Joly 1,92 %. Au second tour Nicolas Sarkozy récolta 51,05 % des voix sur François Hollande.

Les maires d'Osny[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1805 1808 Nicaise Noël    
1808 1809 Charles Malo de Lameth    
1809 1813 Scipion de Nicolay    
1813 1824 Aimar Rambour    
1824 1825 Jean-Baptiste Pierre    
1825 1830 Le Marquis de Nicolay    
1830 1832 Le comte de Lameth    
1832 1873 Le Marquis de Nicolay    
1873 1879 Eléonore Legrand    
1879 1886 Bénoni Leduc    
1886 1891 Eléonore Legrand    
1891 1896 Jean-Louis Carbonnier    
1896 1912 François Squeville    
1912 1920 Louis Ancourt    
1920 1929 Victor Sergent    
1929 1930 Charles Oriot    
1930 1935 Fernand Laurence    
1935 1945 Albert Pelletier    
1945 1947 Marcel Gorce    
1947 1950 Louis Meeus    
1950 1971 Paul Roth    
1971 2011 Christian Gourmelen UDF puis UMP Député (1993-97), conseiller général (1985-2001)
Démissionnaire en octobre 2011
octobre 2011 2012 Jean-Michel Levesque UMP  

Justice[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[9],[10]. Une maison d'arrêt se situe à Osny et a été mise en service en 1990. Elle remplace l'ancienne prison de Pontoise, considérée comme la plus vétuste de France avant sa fermeture définitive[11].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Zone commerciale régionale de « L'Oseraie »
  • Zone industrielle des « Beaux Soleils »
  • Lycée Paul-Émile Victor
  • le Collège Saint Stanislas et le Lycée de la Communication et des Industries Graphiques " LPCIG Notre Famille " se situent dans le parc de « Busagny »
  • Nouveau site de la Maison d'Arrêt du Val-d'Oise
  • Clinique Sainte-Marie

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Osny compte cinq monuments historiques sur son territoire, le château, son parc à fabriques et son colombier étant protégés par le même arrêté.

  • Église Saint-Pierre-aux-Liens, rue Aristide-Briand (clocher inscrit monument historique par arrêté du 16 juin 1926, chœur inscrit par arrêté du 27 janvier 1948[12]) : Elle date en partie du XIIIe siècle et succède à une ancienne chapelle romane du XIe siècle dont les vestiges peuvent se retrouver dans la construction actuelle ; ils constituent le croisillon nord du sanctuaire actuel. La croisée du transept, en même temps base du clocher central, conserve à ses quatre extrémités des colonnes aux chapiteaux romans. Le clocher est caractéristique de la transition du roman vers le gothique. Ses deux hautes baies abat-son en arc brisé par face sont cantonnées de colonnes à chapiteaux et surmontées d'un tore. Des colonnes à chapiteaux ornent également les quatre angles du clocher, coincées entre les contreforts. Hormis ces éléments, seul une partie du chœur est ancien. En effet, ce dernier est reconstruit en 1895, et la nef est entièrement remplacée en même temps. L'église actuelle se compose d'une nef aveugle de quatre travées avec des bas-côtés, d'un transept, d'un chœur au chevet plat de deux travées, flanqué de deux chapelles latérales d'une seule travée[13].
  • Château de Grouchy, actuelle mairie, rue de l'Abbé Léonard (inscrit monument historique par arrêté du 4 mai 1990[14]) : Construit au XVIIIe, il trouve vraisemblablement ses origines au Xe siècle. Le bâtiment de style classique comporte deux étages. Le corps de logis central porte sur onze travées ; il est flanqué de deux pavillons de trois travées aux extrémités, qui offrent un fronton vers la façade principale. Les baies du rez-de-chaussée sont des portes-fenêtres plein cintre ; les autres baies sont rectangulaires. La façade très austère n'est orné que par des bossages, des chaînages d'angle très soulignés sur les deux pavillons, et des simples corniches de corbeaux en haut des murs. Propriété municipale depuis 1987, le château abrite l'hôtel de ville, une galerie de peintures, l'espace William-Thornley exposant des œuvres de cet artiste-peintre, ainsi qu'un un musée des sapeurs-pompiers. Ce dernier présente véhicules, pompes attelées ou à bras, mannequins en tenue de 1830 à 1976, casques, médailles et autres matériels rappelant l'évolution des moyens d'intervention des hommes du feu[13].
  • Parc de Grouchy, rue de l'Abbé Léonard : Propriété municipale, il est accessible à tous, et offre un espace privilégié de détente, de loisirs et de promenade. Bien que dévasté par les bombardements alliés du , du fait que le château appartenait à l'Entr'aide française, le parc conserve plusieurs fabriques de jardin. La plus remarquable est un péristyle rond reposant sur sept colonnes, batpisé temple d'Amour. Au milieu, trône la copie d'une statue de Christophe-Gabriel Allegrain, représentant une nymphe sortant du bain. L'original est au musée du Louvre. Le parc abrite également une glacière de 8 m de profondeur et un petit pavillon de chasse, dans le même style que le château[13].
  • Colombier du château : Il a été aménagé dans une tour du Xe siècle, qui était probablement le donjon du château féodal. Les vestiges de ce dernier sont encore visibles sur place. La terrasse avec son jardin est le vestige d'une galerie du XIVe siècle, destiner à faire communiquer avec le parc et la tour les anciens appartements du premier étage[13].
  • Colonne de Réal, au carrefour rue des Marines / chemin de la Colonne (inscrite monument historique par arrêté du 27 janvier 1948[15]) : Dite aussi pyramide des Lameth, c'est en réalité un obélisque érigé par Charles Malo de Lameth en l'honneur de ses neveux Alfred et Adolphe de Lameth, et Malo de Montozon, morts en jeune âge lors des guerres napoléoniennes[13].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Château de Busagny, actuel collège Saint-Stanislas, rue Aristide-Briand : Il remonte au début du XVIIe siècle et a vu se dérouler une partie de l'affaire Marie Lafarge au XIXe siècle. L'édifice actuel date de l'époque du Directoire.
  • Moulin d'Ars, rue Henri-Léchauguette : La roue à aubes ce ce moulin à eau de la fin du XVIIe siècle a été remis en état de fonctionnement par l'actuel propriétaire. Le moulin a laissé son nom à un quartier d'Osny, devenu Moulinars puis Moulinard[13].
  • La partie rurale est encore présente avec le hameau d'Immarmont, la rue Aristide-Briand (anciennement Grand' Rue), rue centrale du village, et les vieux bâtiments de la rue des Pâtis menant à Pontoise[16].

Culture[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Osny

Les armes d'Osny se blasonnent ainsi :

D'azur à l'aulne fruité d'or issant d'un nid du même posé sur des ondes d'argent mouvant de la pointe, une levrette courante du même au collier de gueules bordé et bouclé aussi d'or, brochant sur le fût de l'arbre ; au chef aussi d'azur semé de fleurs de lys d'or brisé d'un lambel d'hermine ; le chef soutenu d'une devise d'argent. Elles sont des Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes ( rébus: Aulne - nid). .

Camille Pissarro, 1830-1903, Les Chataîgniers à Osny, 1873

Osny dans les beaux-arts[modifier | modifier le code]

Osny est un des lieux peints par Camille Pissarro qui y vécut en 1883 et 1884 et représenta la commune dans au moins soixante-dix-huit toiles, et quelques autres peintres impressionnistes ou post-impressionnistes tel Paul Gauguin puis Alexandre-René Véron et William Thornley. Cependant les lieux qui furent représentés, essentiellement le petit patrimoine rural, ne font l'objet d'aucune protection ou mise en valeur, contrairement à ce qui s'est produit dans les communes voisines de Pontoise ou Auvers-sur-Oise par exemple qui ont mis en place des ZPPAUP (Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager). Au contraire, certains lieux sont menacés de disparition afin de laisser place à des programmes immobiliers, la commune connaissant un fort accroissement démographique faisant partie intégrante de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, et la municipalité en place semblant peu préoccupée par son patrimoine vernaculaire[17].

Depuis 2009, huit grandes salles de cérémonie de la Mairie abritent, tous les ans le "Salon du Val de Viosne" [18] qui a lieu en début novembre. Il s'agit d'un des meilleurs salons de peintures et sculptures du département de par le cadre prestigieux du Château de Grouchy mais aussi le nombre d’œuvres exposées et leurs diversités.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes d'Osny sur Géoportail.
  2. Prévention du bruit des infrastructures de transports terrestres - Législation et réglementation
  3. Classement sonore des infrastructures terrestres du Val-d'Oise
  4. Météo France - Climatologie
  5. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle distant de 30 kilomètres au sud-est en plaine constitue la station de référence pour le département du Val-d'Oise.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. Scrutin présidentiel de 2007 - Osny
  9. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  10. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  11. Histoire du Barreau de Pontoise, collectif, tome I (1887-1900), 2005
  12. « Église Saint-Pierre-aux-Liens », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. a, b, c, d, e et f Jean Aubert, Gondret, Jean Lacassy, M. Lefèvre, Yves Mâchefert-Tassin, M. Mélique et Valérie Jacquemin, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Osny », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 140-146 (ISBN 2-84234-056-6).
  14. « Château de Grouchy », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Château de Grouchy », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Cergy-Pontoise - Description d'Osny
  17. Journal Libération du 19 septembre 2006 : Pissarro et Gauguin au secours des Osnyssois
  18. [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Dupâquier, Osny : du village à la ville, éd. des Etannets, 1997, 303 p.
  • Emmanuelle-Anne Fernandez, Osny au fil du temps… : l'histoire d'Osny et de ses monuments, éd. Val de Viosne, 1995, 103 p.
  • Bernard Hirsch, L’invention d’une ville nouvelle : Cergy-Pontoise, 1965-1975, 2000.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]