Bagnères-de-Bigorre

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Bagnères-de-Bigorre
Vue générale de Bagnères-de-Bigorre.
Vue générale de Bagnères-de-Bigorre.
Blason de Bagnères-de-Bigorre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Bagnères-de-Bigorre
(chef-lieu)
Canton Bagnères-de-Bigorre
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Haute-Bigorre
Maire
Mandat
Jean-Bernard Sempastous
2014-2020
Code postal 65200, 65710
Code commune 65059
Démographie
Gentilé Bagnérais, Bagnéraise
Population
municipale
7 906 hab. (2011)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 03′ 54″ N 0° 09′ 02″ E / 43.065, 0.1506 ()43° 03′ 54″ Nord 0° 09′ 02″ Est / 43.065, 0.1506 ()  
Altitude Min. 440 m – Max. 2 872 m
Superficie 125,86 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Bagnères-de-Bigorre, en occitan Banhèras de Bigòrra, est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées dont elle est une des sous-préfectures, et dans la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Bagnérais(es)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Bagnères-de-Bigorre se situe en Haute-Bigorre au pied des Pyrénées dans la vallée de l'Adour au contact avec la vallée de Campan sur la départementale 935.

Communes limitrophes de Bagnères-de-Bigorre
Labassère
(vers Pau)
Pouzac, Trébons
(vers Lourdes, Tarbes, Bordeaux)
Ordizan, Mérilheu, Cieutat
(vers Tournay,Lannemezan, A64)
Lesponne Bagnères-de-Bigorre Uzer, Lies
Beaudéan, Campan
(vers La Mongie, Arreau)
Gerde, Asté

Hydrographie[modifier | modifier le code]

En aval du barrage de Castillon et du fleuve Adour et ses affluents, l'Adour du Tourmalet et l'Adour de Lesponne, sont les principaux cours d'eau qui traversent la ville de Bagnères-de-Bigorre. La Gailleste, autre affluent (rive gauche) de l'Adour, prend sa source sur la commune.

L'Arrêt-Darré, affluent de l'Arros, prend sa source au nord de la commune. Le riou Arrouy, affluent gauche de l'Arros, arrose également le territoire de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Bagnères-de-Bigorre est relativement épargnée par les perturbations d'ouest-sud-ouest qui se déchargent avant sur la haute chaîne frontalière. En revanche, elle est intensément exposée aux perturbations nord-nord-ouest qui viennent heurter le relief. Cet effet de barrière se fait ressentir jusqu'au niveau du piémont, aussi les printemps, les automnes et les hivers sont frais et pluvieux; les étés, souvent chauds, sont particulièrement orageux.

Transports[modifier | modifier le code]

On accède généralement à Bagnères-de-Bigorre depuis Tarbes par la RD935 qui continue jusqu'à Sainte-Marie de Campan avant de se détacher, soit vers La Mongie (Domaine du Tourmalet), soit vers Arreau et l'Espagne, ou par la RD938 depuis Tournay et l'A64. On peut enfin rejoindre Lourdes depuis Bagnères-de-Bigorre via Montgaillard et la RD937. Un projet de mise à deux fois deux voies de "l'ancienne route de Bagnères", aujourd'hui RD8/16, est à l'étude depuis l'échangeur de Tarbes-Est. La liaison ferroviaire qui reliait Bagnères à Tarbes a été supprimée à la fin des années 1980, la ligne est aujourd'hui assurée par bus TER, depuis l'ancienne gare ferroviaire, devenue aujourd'hui gare routière. L'aéroport le plus proche est celui de Tarbes-Lourdes-Pyrénées à 30 kilomètres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Begorra, relevé vers 400, serait l'ancien nom de Bagnères-de-Bigorre ou de Cieutat, et aurait donné le toponyme Bigorre[2]. Au Moyen Âge, la ville aurait porté le nom d'Aquae Convenarum ou de Vicus Aquensis[3],[4]. Le nom actuel est formé à partir de l'occitan Banheras (bains) et du nom de la région, Bigorre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vicus Aquensis, la Romaine[modifier | modifier le code]

Grands Thermes.

En 28 avant Jésus-Christ, sous le règne de l'empereur Auguste, Valerius Messala sort vainqueur de sa lutte contre l'un des derniers foyers de résistance de la tribu aquitaine des Campani sur une colline de Pouzac. Les Romains y découvrent les eaux chaudes qui coulent du mont Olivet. Autour des thermes qui se construisent, une ville apparaît, qui atteint une taille égale à la moitié de la superficie de Bagnère au début du XXIe siècle[4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

De la fin de l'Empire romain à 1171, aucun document ni aucun vestige n'apporte d'indications sur l'histoire locale. L'archéologie a permis de déduire que la cité romaine, détruite par un séisme, aurait été abandonnée à cause de l'épidémie de peste qui a sévi dans la ville vers 580[4].

Entre cette période et 1171 la ville se repeuple et se structure. Quatre bourgs entourés de remparts sont évoqués par Centulle III, comte de Bigorre, dans le texte d'une charte de droits et franchises aux habitants de Bagnères. Du XIIe siècle au début du XIVe siècle la ville s'accroît. En 1313, 800 feux sont recensés, autant qu'à Tarbes, la capitale du Comté[4]. L'agriculture emploie 40 % de la population, et la ville est également un lieu d'échanges, sur les marchés les artisans joignent leurs produits à ceux des agriculteurs. Pour alimenter en énergie hydraulique plusieurs moulins, des canaux alimentés par l'Adour sont creusés. Ces moulins permettent de moudre le blé, forger les faux, emboutir les chaudrons, fouler les draps ou tanner les cuirs[4].

Bagnères est devenue une ville riche lorsqu'une épidémie de peste la frappe en 1348. Au cours de la Guerre de Cent ans, en 1360, la Bigorre devient possession anglaise, un an avant une nouvelle épidémie de peste. Henri de Trastamare, allié du roi de France, pille, rançonne et incendie la ville en 1427. Deux ans après, on ne recense plus que 291 feux à Bagnères. La population a diminué de deux tiers par rapport à 1313. La ville se repeuple et revient peu à peu à la prospérité[4].

Renaissance[modifier | modifier le code]

La croissance économique modifie la structure sociale de la ville, devenue plus commerçante que rurale, ce qui conduit Henri III de Navarre à établir en 1551 un nouveau mode de gouvernance de la cité. Un conseil de quarante membres se substitue aux six consuls qui étaient jusqu'alors élus indirectement par l'assemblée générale des habitants[4].

Jeanne d'Albret, reine de Navarre et comtesse de Bigorre, se convertit au protestantisme en 1560. L'année suivante, elle tente d'imposer la Réforme mais les Bagnérais restent majoritairement fidèles au catholiscisme. En 1562 ont lieu les premières arrestations pour hérésie. Le roi de France réagit militairement contre les protestants. Alors que Jean d'Albret est à La Rochelle pour porter secours aux Protestants qui s'y battent, les armées françaises s'emparent du Béarn. La reine de Navarre fait alors appel à Montgommery pour récupérer ses terres. C'est chose faite en 1569, mais le chef de guerre pille et rançonne les villes. Il menace Bagnères, réclame une forte somme. On ne sait pas si la somme demandée a bien été versée avant que le chef de guerre se dirige vers le Gers. En 1574 le chef de guerre protestant Lizier tend un piège près de Pouzac au gouverneur de Bagnères Antoine de Beaudéan, qui y trouve la mort[4].

Au sortir des guerres de religion Bagnères est ruinée, la malnutrition qui y règne favorise le retour de la peste en 1588. Cet épisode est l'occasion de la mise en lumière de Liloye (surnommée « pure comme le lys » à cause de sa grande piété). Celle-ci aurait prophétisé l'épidémie, annoncée par une apparition de la Vierge à la chapelle Notre-Dame-de-Médous. Ce ne serait qu'après une procession collective que la peste aurait cessé ses ravages à Bagnères[4].

En 1606, l'accession de Henri de Navarre au trône de France sous le nom d'Henri IV rattache définitivement la province au royaume de France[4].

Époque classique : les XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

La peste frappe de nouveau Bagnères en 1628, 1653 et 1654. Des mesures de salubrité publiques sont prises. Les malades les plus atteints sont isolés au vallon de Salut. La maladie de réapparaît pas après décembre 1654[4].

Le 21 juin 1660, de fortes secousses sismiques frappent la ville. Les tremblements de terre se poursuivent durant trois semaines. Seulement sept personnes trouvent la mort, cent cinquante maisons sont détruites au moins en partie, et surtout les sources thermales semblent taries. Cet épisode n'est que passager, et l'eau coule de nouveau quelque temps après[4].

La reconstruction s'effectue avec de la pierre de taille de la carrière de Salut. Cette pierre a la particularité de devenir du marbre une fois polie, élément qui va caractériser l'architecture de la cité par la suite. Le thermalisme prend de l'importance. À partir de 1670, les établissements privés se multiplient, on en compte 25 en 1787. Le bâtiment d'un couvent est transformé en 1775 en établissement de jeux où l'on peut aussi se restaurer et danser : le Vaux-Hall. C'est le premier casino de Bagnères[4].

Révolution[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1793, durant la Révolution française les « modérés suspects » viennent se réfugier dans la ville, prêts à fuir en Espagne si la situation s'aggrave. Les autorités départementales se méfient des Bagnérais, qui selon eux ont bien peu d'esprit civique et révolutionnaire. Fin 1793, devant la saturation des hôpitaux du Sud-Ouest, les blessés sont évacués vers les stations thermales. À Bagnères, l'hospice Saint-Barthélémy, les maisons d'Uzer et de Lanzac, puis l'hospice des Capucins de Médous font office d'hôpitaux militaires[4].

Industrialisation[modifier | modifier le code]

Plan de Bagnères au XIXe siècle.

L'économie bagnéraise est fondée sur le commerce, l'artisanat et le thermalisme jusqu'à la fin de la Seconde Restauration. Les établissements thermaux privés étant vieillissants, la municipalité organise la construction du Grand établissement thermal achevé en 1828. L'exploitation du marbre devient un pilier de l'économie locale avec l'expansion de la la marbrerie Géruzet, qui de 1829 à 1880 devient l'une des plus importantes de France. Son exemple est suivi par de petites entreprises locales. Cette industrie emploie mille personnes en 1870[4].

Des entrepreneurs diversifient les secteurs d'activité. S'installant dans un ancien moulin en 1862, Dominique Soulé fonde ce qui deviendra au siècle suivant la plus grande usine de la ville. 1862 est également l'année de l'arrivée du chemin de fer à Bagnères. Le XIXe siècle est une période d'expansion urbaine au terme de laquelle la forme du centre-ville se fige jusqu'au début du XXIe siècle. Le gain d'espace après la démolition des remparts autorise l'achèvement des boulevards périphériques[4].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale permet l'expansion de l'industrie bagnéraise, notamment dans le domaine du matériel ferroviaire roulant. L'industrie du marbre s'est effondrée, mais les industries mécaniques et textiles la suppléent. La part du thermalisme dans l'économie a beaucoup diminué[4]. Lors de la Seconde Guerre mondiale, une expédition punitive d'une compagnie de SS en représailles contre les actions de la résistance dans la région, en juin 1944, fait 32 morts à Bagnères et une centaine dans la vallée[4].

L'après-guerre connaît une période de forte croissance urbaine, notamment dans les années 1960. Les zones rurales de la commune disparaissent. Le territoire est occupé par des habitations jusqu'aux limites des communes voisines, comme Gerde ou Pouzac, qui deviennent urbaines à leur tour[4].

À la fin du XXe siècle, l'activité industrielle décroît. Les curistes sont toujours présents et de nouveaux emplois sont créés par l'implantation du nouveau centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelle (d'importance régionale), d'une grande maison de retraite et d'une maison de repos médicalisée[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 mars1977 André de Boysson RI  
mars 1977 mars 1989 Eugène Toujas PCF Conseiller général du Canton de Bagnères-de-Bigorre (1976-1988)
mars 1989 août 2013 Rolland Castells[5] AC Conseiller général du Canton de Bagnères-de-Bigorre (1988-2013)
août 2013 en cours Jean-Bernard Sempastous UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La Communauté de communes Haute-Bigorre (CCHB) a été créée en décembre 1994, pour doter le territoire d'une structure intercommunale capable de porter un projet commun de développement. Elle bénéficie d'une Dotation Générale de Fonctionnement (DGF) accordée par l'État et de subventions importantes du Conseil général, du Conseil régional, de l'État et de l'Europe.

Ses compétences sont :

  • le développement économique (entreprises, artisanat, tissu commercial…) ;
  • les services à la personne âgée, à l'enfance et à la personne handicapée ;
  • la protection et la mise en valeur de l'environnement ;
  • la collecte sélective des déchets ;
  • la politique du logement et du cadre de vie ;
  • l'aménagement de l'espace ;
  • le tourisme.

Santé[modifier | modifier le code]

Bagnères-de-Bigorre dispose d'un centre hospitalier régional qui dispose de 25 lits en médecine, 20 lits en moyen séjour (dont 4 de post-cure sevrage alcoolique) et 220 lits en rééducation ou médecine physique de réadaptation (et 25 places d'hospitalisation de jour). Sur le site de Castelmouly (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) la capacité d'accueil est de 142 lits dont 2 d'accueil temporaire, 36 lits en long séjour et 8 places d'accueil de jour pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou de troubles apparentés. La commune abrite également un centre thermal réputé.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements scolaires de la ville dépendent de l'académie de Toulouse.

La commune recense trois écoles maternelles (Clair Vallon, Carnot et Achard) et six écoles primaires (Calandreta de Banhèras (École occitane), Jules Ferry, Pic du Midi, Carnot, Lesponne, les Palomières, Saint-Vincent).

Le Conseil général gère les collèges Blanche Odin (ancienne cité scolaire Achard) et Saint-Vincent, tandis que la Région prend en charge le lycée Victor Duruy.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 906 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 440 5 656 6 001 6 834 7 586 8 108 8 448 8 467 8 485
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 885 9 169 9 433 9 464 9 508 9 498 9 248 8 638 8 837
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 671 8 591 8 455 8 261 8 880 9 211 8 633 9 941 11 044
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
10 314 10 216 9 947 9 242 8 424 8 048 8 030 8 003 7 906
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


L'agglomération et l'aire urbaine de Bagnères-de-Bigorre[modifier | modifier le code]

L'unité urbaine de Bagnères-de-Bigorre (l'agglomération) comprend cinq communes de la communauté de communes Haute-Bigorre : Bagnères-de-Bigorre, Beaudéan, Campan, Gerde et Pouzac, auxquelles s'ajoutent Asté et Trébons[8].

Elle regroupe 13 378 habitants en 2009[9].

L'aire urbaine, plus étendue, regroupe au total 15 communes[10] et 14 819 habitants en 2009[11].

Sports[modifier | modifier le code]

Le Stade bagnérais est un club de rugby à XV français qui a longtemps joué en Première Division, atteignant à deux reprises la finale du Championnat de France (1979 et 1981), et qui évolue en Championnat de France de rugby à XV de 1re division fédérale pour la saison 2012-13.

La ville de Bagnères met à disposition des associations sportives, des structures scolaires et du centre de loisirs, de nombreux équipements sportifs : les gymnases de la Plaine, Henri Cordier, Jules Ferry et Carnot ; la salle de dojo Apollo ; le stade nautique André de Boysson ; les terrains de rugby et football de la Plaine, Parc des sports (Marcel Cazenave), Cordier et du SIVU des sports Bagnères-Pouzac ; des terrains couverts et extérieurs pour le tennis ; le centre équestre municipal ; le golf de la Bigorre (à Pouzac) ; le stade d'eau vive de l'Adour ; le fronton du Parc des sports ; un skatepark ; le stand de tir du Bédat ; le domaine des activités de montagne du Tourmalet.

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse de Bagnères-de-Bigorre regroupe treize communes au sein du diocèse de Tarbes et Lourdes[12].

Le carmel du Petit-Rocher a été fondé en 1833 par Mère Marie-des-Anges. Expulsées en 1901, les Carmélites sont revenues en 1921 et une nouvelle communauté s'est constituée en 2009[13].

Un temple de l'Eglise Réformée, bâtit par Emilien Frossard en 1857, est également présent. Il est rattaché à la paroisse des Hautes-Pyrénées avec Tarbes et Cauterets.

Économie[modifier | modifier le code]

Bagnères-de-Bigorre s’est illustrée dans le secteur secondaire notamment un temps à travers le matériel ferroviaire mais le thermalisme et le tourisme restent la véritable activité marquant la commune.

Industries[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, de nombreuses PME et PMI spécialisées dans l'appareillage électrique, la mécanique ou l'aéronautique sont installées dans la commune. Maîtrisant les hautes technologies, certaines d'entre elles comptent parmi les plus innovantes du marché, dans leur secteur.

Les acteurs de l'économie locale travaillent en concertation avec la Communauté de communes Haute-Bigorre (CCHB) pour le développement de leur entreprise. Celle-ci accompagne également les porteurs de projets, dans un environnement industriel fort et complémentaire : la CCHB dispose en effet d'un service de développement économique local et d'un partenaire majeur, la SEMADEV (Société d'économie mixte pour l'aménagement et le développement).

Quatre zones d'activités :

  • Parc d'activités Dominique Soulé : sur une superficie de plus de 11 hectares, ce site accueille 14 entreprises (400 emplois). Les principales entreprises sont: Constructions Ferroviaires de Bagnères ex Soulé devenue CFD Bagnères, Novexia, Pommier, Nouvelle Bagnères Aéro, Protoplane - Avenir Composites, et Bigorre Ingénierie.
  • Zone industrielle de l'Adour : sur une superficie de près de 16 hectares, la zone accueille 23 entreprises, (280 emplois). Les principales entreprises sont Electraline CBB, Adour Industries, Duteil Arnauné sas, Spem Aéro, et Montages Câblages Industriels Pyrénéens (MCIP).
  • Parc d'activités de la Haute-Bigorre : sur une superficie de plus de 4 hectares, ce parc accueille 9 entreprises (70 emplois). Les principales entreprises sont Areva T&D, Amaré Charpentes, Chaussons Matériaux, Adour Prothèses et l'entreprise AOD.
  • Parc industriel de la Haute-Bigorre : sur une superficie de plus de 3 hectares, le site accueille 3 entreprises (70 emplois). Les principales entreprises sont ABB Soulé Protection Surtensions - Hélita, Mang Métal Industries.

Thermalisme et tourisme[modifier | modifier le code]

Les Grands Thermes de Bagnères-de-Bigorre proposent des cures dans les domaines de la rhumatologie, des affections psychosomatiques et des voies respiratoires. Les eaux de Bagnères-de-Bigorre (38 sources) étaient déjà appréciées des Romains en tant qu'agent de désintoxication. Comme la plupart des cités thermales, Bagnères-de-Bigorre possède un casino. Il fait bâtiment commun avec le spa thermal Aquensis.

L'histoire de Bagnères est à lié à la station de sports d'hiver de La Mongie, située en partie sur le territoire de la commune et rattachée au domaine du Tourmalet, plus grand domaine skiable des Pyrénées françaises.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

De type gothique flamboyant, la Tour des Jacobins, beffroi carré aux deux premiers étages puis octogonal de 35 mètres de hauteur, est le vestige de ce qui fut l'église des frères prêcheurs. L'église fut ravagée par un incendie en 1343. Le couvent et le cloître furent démoli en 1793. L'édifice a fait l'objet d'un classement par arrêté du 16 février 1932 aux monuments historiques[14]

L'église Saint-Vincent, datant du XIVe siècle, fut bâtie sur un sanctuaire d'origine paléo-chrétienne, a été classé par arrêté du 21 août 1990[15]. Le style est de type gothique rayonnant pour la façade ouest alors que l'entrée sud se distingue par son porche en plein cintre de style Renaissance. La ville abrite également l'église Saint-Jean dont le portique à l'angle des deux rues Saint-Jean et des thermes a été inscrit aux titre des monuments historiques par arrêté du 15 novembre 1926[16].

La ville présente des habitations remarquables inscrits aux monuments historiques, dont la maison d'Uzer dont les façades, toitures et de nombreux éléments intérieurs[17] ou la maison de Jeanne d'Albret, remarquable pour le rez-de-chaussée de sa façade[18].

Les Grands Thermes de Bagnères-de-Bigorre se caractérisent, pour une grande part, par une architecture classique du XIXe siècle, utilisant de nobles matériaux tel que le marbre des Pyrénées. Le Palmarium offre un exemple de l'architecture caractéristique de l'ère industrielle.

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Theodoxus fluviatilis thermalis (Muséum de Toulouse).

Musées[modifier | modifier le code]

La ville compte trois musées : le musée des beaux-arts (musée Salies) qui se trouve au-dessous de la partie la plus ancienne des thermes (les bains du Dauphin datant de 1783), le Musée d'histoire naturelle Salut et le Musée du marbre créé en 2007. Ce dernier présente plus de 300 grands échantillons de marbres européens identifiés[19].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La ville dispose de plusieurs centres culturels : la Médiathèque, le Centre culturel municipal et un cinéma, « le Maintenon ».

Plusieurs manifestations culturelles sont organisées, dont le festival du Piano Pic, « Chopin à Bagnères », le « Week-end des Arts de la Rue », le festival musical « À Voix Haute », « Les rencontres lycéennes de vidéo » (week-end de l'ascension) et le salon du Livre Pyrénéen.

La ville possède aussi un orchestre appelé l'Harmonie Bagnéraise, ainsi qu'une chorale, La chorale des chanteurs montagnards qui est la plus ancienne chorale profane de France et d'Europe[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à trois tours d'argent, celle du milieu plus élevée, le tout enfermé dans une enceinte de murailles du même, ajouré et maçonné de sable.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 18/07/2008.
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1, 1990, page 59.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1, 1990, page 296.
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t « Découvrir la ville/Histoire/Un peu d'histoire... », sur site de la mairie de Bagnères-de-Bigorre (consulté le 19 décembre 2010). Le document est précédé de la mention : « D'après l'ouvrage de Philippe Mayoux, « Bagnères-de-Bigorre, Histoire d'une ville thermale » (aux éditions Alan Sutton).»
  5. Décès du maire de Bagnères-de-Bigorre, Rolland Castells sur ladepeche.fr
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. Unité urbaine 2010 de Bagnères-de-Bigorre, sur Insee, consulté le 20 juillet 2012.
  9. Unité urbaine de Bagnères-de-Bigorre, sur Insee, consulté le 20 juillet 2012.
  10. Zonage en aires urbaines 2010 de Bagnères-de-Bigorre, sur Insee, consulté le 20 juillet 2012.
  11. Aire urbaine de Bagnères-de-Bigorre, sur Insee, consulté le 20 juillet 2012.
  12. secteur du haut Adour sur le site du diocèse de Tarbes et Lourdes, consulté le 12 décembre 2010.
  13. Famille chrétienne no 1829, 2 au 8 février 2013, p. 28-30
  14. « Notice no PA00095340 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Notice no PA00095337 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Notice no PA00095336 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Arrêté du 31 octobre 1986. « Notice no PA00095339 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Arrêté du 10 août 1927. « Notice no PA00095338 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. Musées de Bagnères, consulté le 19 décembre 2010.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

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